homophobie d'état ; suicide
Vous avez lu le CW donc vous voyez sans doute l'exemple que je vais prendre : celui d'Alan Turing, condamné en 1952 au Royaume Uni à cause de son homosexualité, qui a eu le choix entre la prison et la castration chimique. Il a choisi cette dernière, et certaines personnes affirment que ça aurait pesé sur son suicide deux ans plus tard (même si le lien n'a pas l'air si évident).
Alors, évidemment, je ne veux pas faire de pente glissante ou quoi, voter ça maintenant ne veut pas forcément dire que ça va être appliqué ensuite dans d'autres cas, mais le poids de l'extrême droite et la tendance à criminaliser des tas de trucs qui ne devraient pas l'être (cf mon repouet précédent sur ce qui se passe aux USA) font que c'est peut-être aussi une question à prendre en compte.
C'est une nouvelle preuve, s'il le fallait, que lutter pour l'inclusion des personnes trans dans la société, lutter pour la liberté académique, c'est essentiel *pour toute la démocratie*.
Si on l'oublie, on a des lois qui contrôlent qui peut accéder aux soins dans les hôpitaux.
C'est pour ça que l'article de @Projet_Arcadie me semble particulièrement intéressant et que je l'ai repartagé : il y a un état des connaissances sur la question, mais surtout de bonnes remarques sur la démarche à appliquer pour tester ça, ses limites, et surtout sur le fait qu'il y a d'autres questions que la seule efficacité à prendre en compte si l'objectif est de légiférer.
Depuis quelques jours, Bruno Retailleau, patron des Républicains et candidat à la présidentielle, évoque l'idée d'avoir recours à la castration chimique contre les criminels sexuels.
Est-ce réellement une solution ?
https://projetarcadie.com/castration-chimique-solution-illusion/
Le 10 juin y une grève des cheminot-es. Ça serait super si on allait toustes dans les grandes gares où les journalistes passent leur temps à chercher des gens emmerder par la grève pour leur saboter leurs "voilà les français-es pris-es en otages" avec des "non, ça ne me dérange pas ce qui m'emmerde c'est le capitalisme, le fait qu'on broie les gens au travail, que pour être écouté-es iels vont devoir encore perdre du salaire, risquer de perdre une main ou un oeil tout ça parce qu'un gland à l'Élysée a choisi, lui, de prendre tout un pays en otage en ne respectant pas le résultat des élections".
Après c'est une idée comme ça.
Mais surtout, la conf' se passera dans un hôtel qui s'appelle apparemment « Le Meurice ». Ce qui fait que le titre du mail était « Vivez l'IA au Meurice ». Ce qui surprend un peu vue l'homonymie.
J'intuite qu'il y a probablement un rapport entre ce qui fait adhérer aux deux, mais j'aimerais bien savoir si ça a été étudié ou pas, et si oui si mon intuition est correcte ou non.
Je pourrais juste racheter un transfo. Mais avec le clavier qui a une touche cassée, la batterie qui vieillit pas mal et quelques désagréments mineurs du même style, je me dis que ce serait peut-être quand même plus sûr d'en racheter un.
Si quelqu'un ici a des plans pour un ordi de récup' solide et pas trop cher, je prends !
Par contre l'outil indique @Illyse comme hébergeur, alors que c'est mon FAI, le serveur étant posé chez moi (et Illyse ne fournissant pas de service d'hébergement, ç'pas le même boulot).
Je comprends évidemment que ce ne soit pas évident à détecter, mais c'est quand même un peu dommage que l'auto-hébergement ne puisse pas être un cas pris en compte pour ce type de question.
Voilà pour l'exploration humaine. Mais la semaine prochaine, on se penchera plutôt sur les missions robotisés, ce qui nous permettra au passage de parler un peu d'un certain nombre de choses chouettes qu'on a pu apprendre grâce à la conquête spatiale. Si vous êtes toujours avec moi, bien sûr, donc merci par avance pour vos partages et retours !
Sur ces six missions, une seule a échoué : Apollo 13, au cours de laquelle l'explosion d'un réservoir d'oxygène (« Allo, Houston ? On a un problème ! ») a contraint l'équipage à se réfugier dans le module lunaire. Ne pouvant plus aller se poser, le véhicule a changé de trajectoire pour faire un tour de la Lune et revenir au plus vite sur Terre.
Pour les calculs, trois noms en particulier méritent d'être évoqués : celui des mathématiciennes Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson. Si vous voulez vous renseigner sur l'histoire de ces femmes, un roman leur a été dédié, adapté par la suite en film, et intitulé « Les Figures de l'ombre ».
Du côté informatique, je voulais bien sûr parler de Margaret Hamilton, qui a réalisé le système embarqué du programme Apollo, ce qui a visiblement été assez indispensable : https://hachyderm.io/@mralancooper/116360019561877316
« C'est un petit pas pour l'homme, mais un bond de géant pour l'humanité », a déclaré Armstrong, mais tout le monde connaît déjà cette phrase. Notons que cette mission, baptisée Apollo 11, ne s'est pas tout à fait déroulée comme prévu : Armstrong a dû prendre le pilotage manuel pour gérer l'alunissage, le site initialement prévu étant impraticable.
La fusée qui en résulte, qui devait amener des cosmonautes sur la Lune, sera l'objet de quatre tentatives de lancement, du 21 février 1969 au 23 novembre 1972. Aucune ne fonctionnera, et la seconde en particulier, le 3 juillet 1969, générera ce qu'on considère comme la plus puissante explosion non-nucléaire d'origine humaine, endommageant gravement le site de lancement.
Et donc, c'est à ça que Blue Origins fait de la concurrence, si j'en crois l'article relayé ici par @Khrys : https://arstechnica.com/space/2026/05/blue-origins-new-glenn-rocket-just-exploded-during-a-static-fire-test/
Ces trois hommes sont donc les premiers à avoir vu la Lune de près… et sont restés les êtres humains partis le plus loin de la Terre pendant un certain temps, puisque leur mission les emmenait plus loin que la Lune. Ils ont toutefois été battus, sur ce dernier point, lors de la mission Apollo 13, puis de la récente mission Artémis Ⅱ, passées encore plus loin.
Il était nécessaire que le module parti se poser sur la Lune puisse au retour s'amarrer à un autre engin resté en orbite, et c'est que ce Scott et Armstrong devaient expérimenter au cours de cette mission. Ce fut à la fois un succès et un échec car, après un amarrage réussi, un souci technique les obligea à se séparer du module Agena qu'ils venaient de récupérer.
Et le premier succès de cette seconde course arriva avec la mission Gemini Ⅷ, lancée le 16 mars 1966. À son bord, Neil Armstrong et David Scott, qui allaient ensuite devenir le premier être humain à respectivement marcher et rouler sur la Lune, mais on va y revenir.
Rappelons qu'à cette époque, on était seulement en train de se rendre compte qu'ici sur Terre, les continents ont bougé au fil du temps : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B65nkH9C3qLzLhy5nU