Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

Donc : un enfant dans cet état on
- le met à l'ombre assis
- le mouille sur la tête, les cheveux etc avec la main ou un tissu
- essaie de le faire boire, si possible un truc un peu sucré qui passera mieux, à petites gorgées
S'il ne garde rien et/ou s'il a de la fièvre, c'est aux urgences DIRECT.

♪♫ Parlez-moi de la pluie, et non pas du beau temps,
Le beau temps me dégoutte, et m'fait grincer les dents,
Le bel azur me met en rage ! ♫♪

Sinon, depuis dix heures et demie ce matin, la Terre a dépassé la position dans laquelle l'hémisphère nord est tourné au maximum vers le Soleil.

On va se garder les températures d'été un moment, mais, au moins, les nuits vont commencer à être de plus en plus longues et on va pouvoir progressivement recommencer à en profiter.

@orange_lux @ilusenn J'aurais mis « vous préparant » ou « vous apprêtant » aussi. En plus ça me semble mieux coller dans le contexte que de dire qu'on est déjà prêt·e, ce qui, m'est avis, est une tournure un brin optimiste.

@Looping Si jamais, ça peut être intéressant d'aller faire un tour du côté de https://fr.openfoodfacts.org/ (Mes excuses si tu connaissais déjà)

Au passage, Pleroma a l'air de faire pas mal d'activité à la reprise (enfin, ça reste raisonnable, hein, mais on passe de 1% de CPU et 20 i/o par seconde en temps normal à 6% de CPU et 100 i/o par seconde pendant les ≃3h qui suivent le redémarrage de la machine. Je suppose que c'est le temps de rattraper d'un coup toute l'activité de la nuit…

De son côté, comme les dernières fois, Etherpad ne répond juste plus après le redémarrage de la machine alors que les services tournent bien, mais je n'ai pas besoin d'intervenir dessus, au bout d'un certain temps il refonctionne tout seul. Ça a d'ailleurs l'air d'être environ la même durée que pour la charge d'activité de Pleroma, je me demande si les deux sont liés (peut-être parce que les deux utilisent postgres ?)

Apparemment, le courant a sauté cette nuit et mon serveur, bien qu'il ait une batterie pour ce genre de cas, s'est éteint. Comme j'étais claqué et que j'ai dormi longtemps avant de me réveiller toujours au ralenti à cause de la chaleur, je ne m'en suis rendu compte qu'après midi.

Bon, tout est reparti convenablement, ça fait juste un gros trou dans les courbes d'activité, mais si vous avez tenté d'interagir avec le #vulgadredi ce matin (par exemple en votant au sondage), 'possible que ce ne soit pas passé, mes excuses.

Je commence le livre II d'Hérodote.

J'ai dit : je commence le livre II d'Hérodote.

Bref on s'en reparle dans à peu près huit mois et vingt-huit digressions.

17/16 Et allez, vu que j'ai mis pas mal de liens dans ce thread-ci, j'en profite pour ajouter un petit sondage, histoire de savoir si ça sert à quelque chose ou pas.

Quand je renvoie vers un thread précédent, cliquez-vous ?

16/16 Si les télescopes nous permettent, en collectant de la lumière partie il y a plus ou moins longtemps, de remonter d'une certaine façon dans le passé, imaginer aller voir sur place nous demande donc de nous projeter vraiment loin dans le futur.

Bon, je comptais enchaîner en vous parlant d'une planète sur laquelle on a envoyé pas mal de robots ; mais on m'a entretemps posé une question assez intéressante sur les saisons des autres planètes, qui mérite bien un thread à elle, donc je m'occupe de ça la semaine prochaine et on verra la suite plus tard. D'ici-là, comme d'hab, merci pour vos retours et partages ! :-)
Autre capture d'écran du jeu Osmos, que je vous présentait au pouet 4. Il s'agit d'un niveau un peu plus avancé dans lequel on voit notre boule entourée de plein d'autres, rouges ou bleu (je ne détaille pas la signification de ces couleurs, je vous laisse découvrir le jeu), mais surtout une boule gigantesque située en l'occurrence en bas à droite, et autour de laquelle toutes les autres sont en train de tourner. Cette boule particulière, en effet, baptisée un « Attracteur » dans le vocabulaire du jeu, génère une sorte de champ gravitationnel qui fait ressembler l'aire de jeu à une sorte de système stellaire. On peut d'ailleurs remarquer que l'orbite actuellement suivie par notre boule est indiquée, elle est stable actuellement, mais en cas de transfert raté, on peut se retrouver sur une orbite qui nous précipite dans l'Attracteur, ou au contraire qui nous expédie hors du système (les deux étant généralement plutôt déconseillés).

15/16 En l'occurrence, l'accélération était telle que New Horizons, arrivée à proximité de Pluton, n'avait pas assez de carburant dans ses moteurs pour ralentir suffisamment, et n'a donc pas pu se mettre en orbite de la planète naine : après neuf ans de voyage dans l'espace, elle n'a eu qu'une quarantaine de minutes pour prendre des images en étant suffisamment près !

Ces difficultés à freiner dues au fait d'être dans le vide, sans air autour de nous pour nous ralentir, compliquent évidemment beaucoup l'exploration spatiale car nous devons choisir entre mettre beaucoup trop longtemps à aller sur place, et y aller trop vite pour que ça ait un intérêt immense.

Alors même que « trop vite » peut déjà être sacrément lent : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B5rJPaHc0C2xmKgUmu

14/16 On dit donc dans ce cas qu'on utilise l'assistance gravitationnelle de la planète, et c'est ce à quoi New Horizons à eu droit au voisinage de Jupiter. On parle également de « fronde gravitationnelle », car la planète transfère une partie de son propre mouvement à la sonde comme une fronde le transfère à son projectile.

On peut d'ailleurs noter que, l'énergie se conservant, si la sonde accélère… alors la planète ralentit ! Toutefois, pour un objet aussi lourd qu'une planète lancée sur son orbite, ce ralentissement est infime, négligeable, tandis que pour la sonde, ça représente une accélération énorme.

Pour plus de détails, vous pouvez aller lire là-bas : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assistance_gravitationnelle

13/16 Mais quand on vise bien, on peut aussi se servir du passage à proximité des planètes pour accélérer ou ralentir, selon un principe assez proche : quand la sonde passe devant la planète et continue son chemin dans la direction opposée, la gravité de cette planète va la retenir et gêner son éloignement : notre sonde va donc ralentir.

À l'inverse, une sonde qui passe derrière la planète et continue dans une direction proche va être tirée par la gravité environ dans la direction dans laquelle elle avance, et cela va la faire accélérer, sans qu'elle ait besoin de rallumer ses moteurs pour cela.
Animation, trouvée sur la page Wikipédia anglophone dédiée à l'assistance gravitationnelle, de différentes combinaisons possibles de cet effet selon les trajectoires respectives de la sonde et de l'objet visé. Il s'agit d'une grille de trois cases par trois cases avec une direction différente de l'objet visé dans chaque, que j'aurais un peu de mal à décrire en détail, toutes mes excuses (si quelqu'un veut s'en charger, je veux bien éditer ce pouet), mais on constate que dans certaines configurations la sonde accélère et que dans d'autres elle ralentit.

12/16 Au passage, je précise bien qu'on vise l'orbite de l'objet visé au moment où il s'y présentera : vu le temps que prennent les déplacement spatiaux, il faut toujours énormément anticiper et ne surtout pas partir tout droit vers l'objet visé, sinon il ne sera plus là le temps qu'on arrive.

Mais donc, bien maîtrisées, ces trajectoires de Hohmann sont l'un des moyens les plus économes en énergie, puisqu'on a juste à allumer légèrement les moteurs au moment de passer d'une orbite à l'autre, et que, le reste du temps, ce sont l'inertie et la gravité qui font tout le travail à notre place.
Photo, trouvée sur Internet, du décollage de la mission Artémis Ι, mission entièrement automatisée partie en direction de la Lune en 2022, dans le but de tester les nouveaux équipements avant d'y embarquer des êtres humains. On voit en bas une marina avec plusieurs bateaux, et en haut la trajectoire courbe de la fusée… qui n'a pas l'air du tout de viser la Lune, visible plus haut dans le ciel. Il faut dire que le trajet de la Terre à la Lune dure quatre jours, et qu'en quatre jours, la Lune a le temps de faire pas mal de chemin… À noter que j'ai pensé à illustrer ce point car il me semble avoir vu passer une photo du même style pour Artemis Ⅱ, mais dans ce cas, la question des trajectoires est différente, car si Artemis Ⅰ est partie droit vers la Lune, Artemis Ⅱ a d'abord effectué un tour en orbite terrestre avant de partir vers notre satellite.

11/16 Une conséquence de ça est qu'en allumant les moteurs pour changer légèrement de direction, on va modifier la taille de notre orbite ; mais tant qu'on garde la vitesse imposée par celle-ci, on chemine tranquillement dans l'espace sans avoir besoin d'énergie, et selon une trajectoire relativement simple à calculer.

Un voyage d'une planète à l'autre consiste donc en le fait d'utiliser les moteurs juste ce qu'il faut pour se placer sur une orbite particulière autour du Soleil, orbite qui nous fera passer suffisamment près de celle de la planète visée lorsque celle-ci s'y présentera. C'est ce qu'on appelle une trajectoire de Hohmann, du nom du type qui a eu l'idée.
Schéma d'une trajectoire de Hohmann, trouvé sur la page Wikipédia dédiée aux orbites de transfert. On voit au centre un objet O autour duquel notre sonde tourne. Elle est initialement sur une orbite stable (1), indiquée en vert, et doit se rendre sur une orbite stable (3), indiquée en rouge. Pour aller de l'une à l'autre, elle déclenche une première fois ses moteurs pour dévier de sa trajectoire initiale et se retrouver sur une orbite de transfert (2), indiquée en jaune et beaucoup plus elliptique que les deux autres, puis, une fois arrivée à la bonne distance, rallume une seconde et dernière fois ses moteurs pour dévier de sa trajectoire et se retrouver sur l'orbite désirée. Notons que dans le cas d'un voyage vers notre Lune, la manœuvre est baptisée « injection trans-lunaire », ce que je trouve particulièrement classe.

10/16 Quant à la troisième loi, elle nous donne carrément le rapport entre la vitesse globale de la planète et la taille de son orbite : de nouveau, plus l'orbite est petite, donc plus la planète est proche de son étoile, plus cette planète va vite. Nous doublons régulièrement Mars et les planètes géantes, tandis que Mercure et Vénus nous doublent allègrement.

Au passage, ça fait qu'il existe une orbite (en l'occurrence à ≃36000km au dessus de nos têtes) pour laquelle nos satellites tournent précisément à la vitesse à laquelle la Terre tourne sur elle-même, ce qui fait qu'ils restent toujours au dessus des mêmes endroits… à condition aussi de tourner selon le bon angle, évidemment.

C'est ce qui fait qu'on a placé certains satellites de telle sorte qu'on a fabriqué un anneau artificiel à notre planète : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B6KMHnRV7rZ1ip7s3s

9/16 Mais les deux autres lois de Kepler sont aussi importantes. La seconde nous indique que, quelle que soit la distance effectivement parcourue, la planète mettra le même temps à parcourir deux portions de son orbite dont l'aire est égale.

En d'autres termes : plus la planète se rapproche de son étoile, plus elle accélère ; plus elle s'en éloigne, plus elle ralentit. Notez évidemment que je parle ici des planètes autour du Soleil, vu que c'est ce qu'étudiait Kepler, mais que c'est vrai pour tout objet tournant autour d'un autre par gravité.
Animation, trouvée sur la page Wikipédia anglophone dédiée aux trois lois de Kepler, montrant la seconde de ces lois. On voit un repère dont l'origine représente la position de l'étoile, qui sert de foyer à une ellipse. Sur cette ellipse, un disque représente la position de la planète, avec une flèche verte représentant sa vitesse (accompagnée de trois flèches violettes pour montrer plus précisément différents aspects). On voit donc la planète tourner autour de son étoile, plus rapidement quand elle en est plus près, avec une zone en bleu indiquant l'aire de la portion de l'ellipse que la planète est en train de parcourir.

8/16 D'ailleurs, je mentionne dans la vidéo que cette sonde est passée à proximité de Jupiter, ce qui l'a fait accélérer. Quelques précisions là-dessus s'imposent donc elles aussi. En fait, la trajectoire et la vitesse sont assez liées.

On sait ainsi depuis Kepler, c'était la première de ses trois lois, que les orbites des planètes ne sont pas des cercles parfaits, mais des ellipses, dont le Soleil est un des foyers. Elles vont donc se rapprocher et s'éloigner de notre étoile au fil du temps (on a déjà mentionné ça pour la Terre dans le thread sur les saisons).

Si vous voulez des détails sur les circonstances dans lesquelles Kepler a travaillé, voyez ce thread-là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/Azm7oxzbjuzK2vMu8G

7/16 C'était déjà la trajectoire qu'avait suivi la mission Apollo 13, que j'ai mentionnée dans le thread d'il y a deux semaines, parce que c'était à l'époque, après l'explosion ayant endommagé le module de contrôle, le seul moyen encore possible pour ramener l'équipage sain et sauf sur Terre.

Cependant, ça demande que l'engin céleste ne soit pas trop rapide, et que le corps céleste soit suffisamment lourd, faute de quoi la trajectoire ne sera pas suffisamment modifiée. Typiquement, lorsque New Horizons est arrivée à proximité de Pluton, sa trajectoire a été légèrement déviée, mais pas assez pour lui faire faire le tour de la planète naine.

Allez, ça faisait longtemps que je vous avais spammé une de mes vidéos : https://skeptikon.fr/w/9T2t6pUNCztxzXxhP4BmmB

6/16 Quand un objet avance dans l'espace, il avance donc « tout droit » devant lui sans qu'on ait besoin de le pousser. Mais, quand il passe suffisamment près d'un objet lourd, ce « tout droit » est en fait légèrement courbe, en raison de cette déformation, ce qui le fait dévier de sa trajectoire initiale.

C'est typiquement ce qu'a fait Artémis Ⅱ lors de son voyage en avril dernier : le module est allé jusqu'à la Lune et en est revenu sans avoir à rallumer ses moteurs, le passage à proximité de notre satellite naturel déviant suffisamment sa trajectoire pour qu'il se retrouve directement sur la route du retour vers la Terre.

Après un petit tour en orbite de la Terre au départ, ça donnait donc une magnifique clef de sol : https://aus.social/@dgar/116372935527447101

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