Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

@RaieFutee La probabilité d'apparition d'un truc conscient basé sur la techno actuelle des LLM est franchement trop faible pour s'en préoccuper. L'outil est bluffant parce qu'il semble pouvoir faire pas mal de choses, mais c'est très exactement ça : du bluff. Uniquement.
L'histoire de l'apparition d'une IA consciente et qui se retourne contre nous est quelque chose qui a été monté en épingle plusieurs fois parce que c'est un outil marketing intéressant pour promouvoir leur activité (et son dernier usage en date est assez clairement d'essayer de ralentir l'explosion de la bulle), mais il n'y a strictement rien de concret derrière, juste de la com' relayée par des médias qui n'ont fait aucun effort de vérification.
Ça nécessiterait une techno complètement différente pour arriver ; et quand bien même ça arriverait, l'impact sur nous ne serait pas forcément si terrible : https://what-if.xkcd.com/5/

OK, #Vulgadredi ? On a parlé ces dernières semaines de la façon dont on peut, ou pas, lutter contre certains des micro-organismes qui nous pourrissent parfois la vie. Mais avant d'arriver à comprendre et à mettre au point ces techniques, on avait déjà pu compter sur un peu d'aide extérieure.

Et comme il n'y a pas que pour se soigner que le monde autour de nous a des choses à nous proposer, on va élargir un peu le sujet (en continuant de tourner autour, et on y reviendra au prochain thread). Et donc, c'est parti pour ce nouveau #VendrediVulga de seize pouets et demi !
Image prise au microscope de cellules végétales, dans lesquelles on peut voir de petites boules vertes : les chloroplastes, qui réalisent la photosynthèse dont on va parler au prochain pouet, grâce au pigment qu'ils contiennent, la chlorophylle (l'image a d'ailleurs été trouvée sur la page Wikipédia dédiée à cette sorte de molécules). On ne va pas beaucoup parler de photosynthèse dans ce thread, mais le point commun à une bonne partie de ce qu'on va voir est qu'il s'agit de molécules produites par des plantes, donc au moins ça donne le ton. Notez que les alt-text contiennent pas mal de précisions supplémentaires ici, comme souvent, donc n'hésitez pas à consulter tout ça.

16/16 On va donc en rester là pour le thread de cette semaine, un peu plus hétéroclite que les précédents mais qui nous aura fait une petite pause, mais nous nous pencherons la semaine prochaine un peu plus en détails sur la façon dont on détermine ce qui a, ou pas, un effet sur notre santé.

Ce qui sera l'occasion de reparler un peu de méthodo, parce que mine de rien, ça fait un moment qu'on parle de la façon dont nos connaissances ont évolué ces derniers siècles, mais ça fait aussi un moment qu'on n'a pas parlé de la façon dont cette évolution se fait. Donc, si ça continue de vous plaire, on pourra se pencher là-dessus !
Photo, prise par la NOAA et trouvée sur la page Wikipédia dédiée aux cheminées hydrothermales, de certaines des formes de vies qu'on trouve à leur proximité, et dont on a parlé il y a quelques pouets. On voit un relief sous-marin dont une fumée noire s'échappe, quelques conteneurs ressemblant à des bouteilles d'oxygène avec des tuyaux, sans doute déposés là pour une expérience (l'image est prise au fond du Pacifique, donc il s'agit probablement d'une descente en bathyscaphe), et surtout un grand nombre de trucs rouges et blancs qui sont une colonie de vers tubicoles géants, et ce n'est qu'une des très nombreuses espèces que l'on trouve dans ce genre d'endroits et qui sont susceptibles de synthétiser des molécules que nous ne connaissons pas encore.

15/16 En effet, la vie là-bas se fait dans des conditions assez différentes, notamment en se basant sur de la chimiosynthèse plutôt que la photosynthèse dont on parlait au début, ce qui a peut-être conduit à d'autres adaptations intéressantes et à d'autres molécules utiles.

Reste… à arriver à déterminer si ces molécules peuvent nous servir à quelque chose ou pas. Car il faut dire aussi que parfois, les effets que l'on observe ne sont même pas dus aux substances elles-mêmes, mais plutôt, par exemple, à la façon dont nous les prenons.

C'est d'ailleurs une partie de ce dont le Pharmachien parlait dans sa B.D. sur les remèdes plus ou moins utiles contre le rhume : https://lepharmachien.com/rhume

14/16 Si certaines molécules peuvent avoir des effets assez intéressants, il n'est donc pas toujours facile de s'en rendre compte… on l'a d'ailleurs déjà rapidement évoqué la semaine dernière par le fait qu'il y a eu pas mal de temps entre la découverte de la pénicilline, le premier antibiotique, et le moment où on a réussi à en produire assez pour que ça serve⁽*⁾.

La nature autour de nous reste donc une bonne source d'inspiration pour nous… à condition de ne pas s'y limiter. Et de trouver où chercher, aussi. En ce moment, nos regards sont pas mal tournés vers les espèces vivant dans les fonds marins, à proximité des cheminées hydrothermales, que nous connaissons encore très peu.

(∗) Pour les gens qui l'auraient manqué, le thread de la semaine dernière est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/BAXW0Jo1bmvdFy4dMG

13/16 La concentration est en effet quelque chose auquel il convient de faire attention, car parfois, des molécules intéressantes ne sont pas en quantité suffisante pour produire un effet, à moins de manger des quantités de plantes assez gênantes. Et la même chose vaut aussi pour les substances nocives, d'ailleurs.

On peut ainsi mentionner le fait que les pépins de pomme contiennent du cyanure, qui est un poison mortel pour nous. Il n'y a en revanche pas de risque à avaler par erreur un pépin, ni même à manger le trognon complet : pour arriver à une quantité de cyanure dangereuse pour nous, il faudrait manger tous les pépins d'au moins une dizaine de kilos de pommes !
Image humoristique (une signature « Two Streams » apparaît en bas) montrant un Dalek, extraterrestre particulièrement agressif de la série Doctor Who, ouvrir son frigo pour en sortir une pomme. Sur le frigo est accroché une petite affichette où est marqué un proverbe anglophone qu'on traduit habituellement par « Une pomme par jour éloigne le médecin », mais qui dans sa langue d'origine utilise le mot « docteur », ce qui peut donc faire référence au héros de la série, ennemi juré des Daleks. À noter que le proverbe date du dix-neuvième siècle, et que, paraît-il, Winston Churchill précisait que, pour que la pomme éloigne effectivement le médecin, il est quand même nécessaire de bien viser.

12/16 Il a donc fallu pas mal de boulot pour que les anglophones en arrivent à dire « vanilla » de la façon dont nous disons « nature », pour parler du parfum par défaut, sans rien de spécial ! Mais on peut noter que, comme pour l'aspirine, on a découvert depuis une autre molécule qui peut, selon ce que l'on souhaite, s'avérer plus intéressante pour nous.

Au début des années 1920 a en effet été mise au point l'éthylvanilline (de formule C₉H₁₀O₃, même si on croise aussi une version plus détaillée dont je parle un peu en alt-text) qui reproduit fidèlement l'odeur et le goût de la vanilline, mais de façon beaucoup plus intense, nécessitant donc une concentration beaucoup plus faible pour être efficace.
Représentations de la molécule d'éthylvanilline trouvées sur la page Wikipédia dédiée à la molécule, sur le même modèle que ceux de la molécule d'aspirine présentée au pouet 8 (donc schéma à gauche et modèle moléculaire à droite). Cette molécule est visiblement globalement assez ressemblante aux précédentes, même si la page Wikipédia francophone actuelle nous en donne uniquement une formule qui a l'air beaucoup plus moche de prime abord : « C₂H₅OC₆H₃(OH)CHO ». En fait, on peut souvent, dans les grosses molécules, identifier des structures caractéristiques qui vont se retrouver à l'identique sur plusieurs molécules différentes et vont déterminer comment elles peuvent réagir dans certains cas, et que donc on peut vouloir mettre en valeur dans la formule. Par exemple, le « OH » entre parenthèses désigne un « groupe hydroxyle », qui facilite la solubilité dans l'eau.

11/16 C'est donc pas mal de travail, et on comprend en quoi identifier, puis parvenir à synthétiser la molécule produisant cet arôme (la vanilline, de composition C₈H₈O₃), comme on l'a fait au cours des années 1870, a pas mal intéressé les gens qui s'en servaient, car cela l'a rendue beaucoup plus facile à obtenir !

On peut d'ailleurs en profiter pour réfléchir à ce qu'on appelle « naturel » ou « artificiel » : la vanilline de synthèse est rigoureusement identique à la vanilline obtenue depuis les plantes, sans qu'on puisse les différencier… et les deux nécessitent de toute façon pas mal de travail humain ! En tout cas, les deux sont « chimiques », comme toute la matière qui nous entoure.
Photo, trouvée sur Wikipédia, d'un tas de gousses de vanille « bourbon », nom qui désigne la vanille produite à Madagascar et à la Réunion, et qui vient de l'ancien nom de cette dernière (à l'époque où la culture de la vanille y a été introduite, on l'appelait « l'île Bourbon », du nom de la famille royale française de l'époque). On voit ici des gousses après étuvage et séchage, donc pas tout à fait dans l'état dans lequel on les trouve dans la nature, même dans les endroits où la vanille pousse sans notre intervention. Ce n'est d'ailleurs pas le seul produit pour lequel on peut se demander comment la recette a été mise au point à la base, parce que ce n'est pas forcément à ça qu'on penserait spontanément.

10/16 Les Européens, après avoir colonisé une bonne partie de la planète, parvinrent à importer cette orchidée de l'autre côté de l'Océan, dans l'île que nous appelons aujourd'hui la Réunion, puis à Madagascar. Toutefois, la culture de cette plante y est plus délicate, car, sans l'aide des insectes sud-américains, une intervention manuelle est nécessaire pour les féconder !

Une fois des fruits obtenus, plusieurs étapes de travail sont encore requises, nécessitant notamment de les mettre à chauffer, puis à sécher, afin de pouvoir obtenir les précieuses gousses de vanille qui nous permettent d'aromatiser les plats, parce que oui, c'est de vanille que je parle depuis deux pouets (on mentionnera sans doute le chocolat la semaine prochaine).

On avait ceci dit déjà parlé d'orchidées, d'insectes et de Madagascar, mais c'était pour autre chose : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AybcCRXAswcqPg6ZLE

9/16 Mais les molécules qui nous intéressent ne le font pas seulement pour leurs effets sur notre santé. Parfois, c'est seulement… pour leur goût ! On peut ainsi mentionner une certaine orchidée lianescente qui ne pousse que dans les régions tropicales humides, donc un peu loin de nous, la plupart de ces régions étant dans l'hémisphère sud.

Cette plante, originaire du continent américain, n'a été découverte par les Européens que lors de la conquête de ce que nous appelons « l'Empire Aztèque », où elle était utilisée pour aromatiser une boisson de luxe. Elle n'était cependant pas produite là-bas, le climat ne le permettant pas : les Mexicas eux-mêmes l'obtenaient en commerçant avec leurs voisins du sud.
Dessin, trouvée sur Wikimédia Commons, montrant un groupe de Mexicas en train de jouer de la musique, parce que je n'en ai trouvé aucun les montrant en train de déguster cette boisson particulière, le « xocoatl », une boisson au cacao assaisonné de vanille et de piment. Il semble d'ailleurs que le mot « xocoatl » soit l'origine de notre mot « chocolat ». Notons au passage que le mot « aztèque » est due à une incompréhension de la part des conquistadors, d'où le fait que j'utilise ici « mexicas », qui correspond mieux au nom que ces gens ce donnaient. Même si ça reste une adaptation, car « mexica » sans s final était déjà un pluriel dans leur langue, le singulier étant « mexicatl ». Dans tous les cas, c'est ce mot qui a donné le nom actuel du pays situé à peu près là où s'étalait l'empire à l'époque, et par extension le nom du golfe où l'on trouve les gobis qu'on avait mentionné dans un ancien thread.

HS/16 D'ailleurs, vu que je viens de parler d'aspirine, je ne résiste pas à vous parler d'une autre molécule servant de principe actif à certains de nos médicaments courants : celle dont la formule chimique est C₈H₉NO₂ (N étant ici pour l'Azote, Nitrogenium en latin (et Nitrogen en anglais)), qu'on a découverte à peu près à la même époque. On lui a donné un nom un peu étrange, « para-acétylaminophénol ». Mais comme c'était trop long pour un usage courant, ce nom a été découpé… de plusieurs façons différentes. Ici, en Europe, on n'a gardé que les syllabes qui, une fois réunies, forment « paracétamol », tandis que de l'autre côté de l'Atlantique, on a plutôt opté pour les autres, ce qui donne donc « acétaminophène ».

8/16 Et c'est à la fin du dix-neuvième siècle que ces diverses tentatives nous ont permis de découvrir une autre molécule, de formule chimique un peu différente de la précédente, C₉H₈O₄, qui a les mêmes effets bénéfiques, mais moins d'effets secondaires. On l'a baptisée pour sa part « acide acétylsalicylique », mais on la connaît un peu mieux sous un nom plus simple : « aspirine ».

La plupart des produits que nous utilisons dans la vie de tous les jours ont une origine relativement similaire : les êtres vivants autour de nous, avec les millions d'années d'évolution aléatoire, ont produit quelques trucs qui peuvent être assez sympas pour nous, et avec un objectif en tête, on peut parfois arriver à les modifier pour arriver à faire encore mieux.
Deux représentation de la molécule d'aspirine, car derrière ces formules chimiques se cachent des atomes ayant une disposition spatiale. Ces deux images viennent de la page Wikipédia sur cette molécule, le premier est une représentation schématique avec des traits entre les lettres représentant les atomes (étant la plus fréquente dans les molécules organiques, la lettre C n'est conventionnellement pas affichée), indiquant les positions des double-liaisons, mais je détaillerai peut-être ça un peu à une autre occasion. L'autre est un modèle moléculaire, donc un agencement de boules avec des couleurs différentes symbolisant les différents atomes (noir pour carbone, rouge pour oxygène et blanc pour hydrogène). J'ai eu l'occasion d'avoir des modèles moléculaires entre les mains quand j'étais môme, et ça fait un bon jeu de constructions même quand on n'a aucune idée de ce que ça représente en vrai (on peut faire des simili-animaux avec).

7/16 Pendant une quarantaine d'années, bien que la molécule ait été identifiée, l'écorce de saule restait le seul moyen connu de nous procurer cette substance. Toutefois, en 1859, on parvint à reproduire cette molécule directement en laboratoire, sans avoir besoin de passer par la plante pour ça.

Ce qui n'a pas été la fin de nos travaux à ce sujet. En effet, l'acide salicylique, malgré ses effets bénéfiques sur notre santé, provoquait parfois quelques effets secondaires indésirables, par exemple des inflammations de l'estomac. On s'est donc demandé si on pouvait modifier cette molécule pour améliorer ce point.
Photo, trouvée sur la page Wikipédia qui leur est dédiée, d'un saule pleureur, ou Salix babylonica, l'un de ces arbres dont l'écorce était utilisée autrefois pour préparer des décoction soulageant la douleur. Ne me demandez pas comment les gens ont eu l'idée de manger de l'écorce à la base, ceci dit. L'arbre est ici au milieu de ce qui doit être un jardin visitable, car on peut voir quelques panneaux explicatifs à côté de plusieurs massifs de fleurs. L'arbre lui-même est plutôt large, et son feuillage semble retomber un peu comme des larmes, d'où le fait qu'on ait considéré que l'arbre pleurait.

6/16 Pour rester davantage dans le thème de la santé, on sait depuis l'antiquité que l'écorce de saule permet notamment de soulager la fièvre en cas de maladie et la douleur en cas… de douleur. Sauf que bon, bouffer de l'écorce, ça n'est pas spécialement le plus agréable qui soit. On a donc pris l'habitude de la réduire en poudre, donnant l'ancêtre de nos médicaments modernes.

Ce n'est qu'au cours des années 1820 que les chimistes parvinrent à identifier, puis à isoler, le « principe actif » produisant ces effets. Une formule chimique plutôt simple, C₇H₆O₃, pour une molécule à laquelle on a donné le nom d'« acide salicylique » (de « Salix », le nom latin du saule).

« Acide » parce qu'elle peut facilement réagir en « perdant » un ion H⁺, comme on l'avait évoqué dans le thread sur le feu : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B8QvYKJDw3WVrWC2oS

5/16 Mais on a remarqué depuis un bon moment que certaines de ces molécules ont un effet sur nous. Enfin, à la base, on a remarqué que manger certaines plantes, ou certains champignons, avait des effets ; et beaucoup plus tard on a pu identifier quelles molécules parmi tout ce qu'ils produisent ont cet effet.

Ainsi, la morphine, produite notamment par une plante, le pavot somnifère, ou la psilocybine, produit par certains champignons appelés psilocybes, ont un effet sur notre système nerveux. Mais vu qu'on n'a pas encore parlé des neurones ici, on va garder ce point pour plus tard. (Peut-être pour un après-midi d'automne, quand on aura trouvé un moyen de locomotion ?)
En attendant qu'on se penche plus en détails sur le fonctionnement du cerveau, et plutôt qu'une image extraite du clip de Mangez-moi parce que les références c'est mieux quand c'est quand même un petit peu plus subtil, voici une photo, trouvée sur la page Wikipédia dédiée à la morphine, d'une fleur prise au milieu d'un chant de pavot. On détaillera un peu plus dans un autre thread, mais la morphine et la psilocybine agissent sur nos synapses, donc sur les connexions entre nos neurones, l'une avec un effet inhibiteur et l'autre avec un effet excitant.

4/16 Ainsi, l'ADN permet de stocker de l'information. Certaines personnes ont même eu l'idée de s'en servir pour stocker des données numériques, comme on le fait dans nos disques durs : la technique peut être intéressante pour stocker des choses à bas coût et sur de longues durées, mais coder et décoder est assez peu pratique de cette façon⁽*⁾.

Les différentes protéines, elles, prennent des formes différentes qui leur permettent d'accomplir pas mal de rôles. On peut mentionner notamment les anticorps, mais aussi par exemple l'hémoglobine, qui permet à nos globules rouges de transporter le dioxygène dans le sang.

(∗) Ah, si cette histoire de stockage numérique avec de l'ADN vous intéresse, voyez par exemple par là : https://www.sciences-mag.fr/adn-disque-dur-et-stockage-des-donnees-selon-harvard/

3/16 Le glucose est une molécule assez simple et comptant peu d'atomes, par rapport à des trucs comme notre ADN, ou les anticorps qu'on a mentionnés il y a deux semaines. Mais plusieurs glucoses peuvent être assemblés pour former des molécules plus grandes, comme par exemple l'amidon.

En fait, l'essentiel de l'activité du vivant est de réassembler des molécules par diverses réactions chimiques, et, au fil du hasard des mutations, pas mal de molécules assez complexes ont pu apparaître, certaines pouvant avoir divers effets plus ou moins intéressants pour nous.

Quant au dioxygène, pour sa part, il s'accumule dans notre atmosphère depuis plus de deux milliards d'années : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B2LuuVzTLtGtHpY252

2/16 Vous savez déjà, j'imagine, qu'à la base de (presque) toutes les chaînes alimentaires de notre planète se trouvent les organismes capables de faire de la photosynthèse. Il s'agit d'une réaction chimique particulière qui, à partir du dioxyde de carbone capté dans l'air et de l'eau capté par les racines de la plante, produit du glucose et du dioxygène.

En chimie, on écrit ça sous la forme d'une équation : « 6 CO₂ + 6 H₂O → 6 O₂ + C₆H₁₂O₆ », chaque lettre représentant un des atomes concernés (ici, Carbone, Hydrogène et Oxygène), qui sont donc réassemblés différemment, grâce à l'énergie produite par la lumière du Soleil.
Petit schéma représentant la photosynthèse, que j'ai assemblé pour le deuxième livre que je ferais bien de finir un de ces jours. On voit au centre une cellule (positionnée sur une feuille parce que c'est une cellule végétale) qui capte d'un côté du dioxyde de carbone (CO₂, en six exemplaires) et de l'eau (H₂O, en six exemplaires aussi) ainsi que de la lumière (représenté par un petit soleil avec un éclair à côté), et qui produit d'un côté le dioxygène (O₂, toujours en six exemplaires), et de l'autre le glucose (C₆H₁₂O₆, en un seul exemplaire et ici représenté avec quelques carrés de sucre à côté, vu que le glucose est, avec le fructose, un des composants principaux du sucre de table). Cette image est donc juste basiquement l'équation de la réaction mise sous une forme un peu plus visuelle.

OK, #Vulgadredi ? On a parlé ces dernières semaines de la façon dont on peut, ou pas, lutter contre certains des micro-organismes qui nous pourrissent parfois la vie. Mais avant d'arriver à comprendre et à mettre au point ces techniques, on avait déjà pu compter sur un peu d'aide extérieure.

Et comme il n'y a pas que pour se soigner que le monde autour de nous a des choses à nous proposer, on va élargir un peu le sujet (en continuant de tourner autour, et on y reviendra au prochain thread). Et donc, c'est parti pour ce nouveau #VendrediVulga de seize pouets et demi !
Image prise au microscope de cellules végétales, dans lesquelles on peut voir de petites boules vertes : les chloroplastes, qui réalisent la photosynthèse dont on va parler au prochain pouet, grâce au pigment qu'ils contiennent, la chlorophylle (l'image a d'ailleurs été trouvée sur la page Wikipédia dédiée à cette sorte de molécules). On ne va pas beaucoup parler de photosynthèse dans ce thread, mais le point commun à une bonne partie de ce qu'on va voir est qu'il s'agit de molécules produites par des plantes, donc au moins ça donne le ton. Notez que les alt-text contiennent pas mal de précisions supplémentaires ici, comme souvent, donc n'hésitez pas à consulter tout ça.

@lord Alors, Microsoft pousse à mort *les LLM*. Soit une techno qui n'est pas du tout pensée pour le cas d'usage que tu décris (analyser le comportement de l'utilisateur pour essayer de déterminer ce qu'il cherche à faire). Alors, ça ne les empêcherait pas de développer autre chose qui fasse ça, mais ce serait une techno complètement différente, donc pas forcément la priorité du moment.

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