Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

re: Canicule, records

Ce n'est pas "logique" qu'on batte autant de records le jour du solstice : c'est certes le jour le plus ensoleillé au-dessus du tropique nord, mais l'inertie du sol est censée atténuer le réchauffement de l'air.

Le pic moyen de chaleur survient après la mi-juillet, raison pour laquelle, météorologiquement, on considère que l'été débute le 1er juin (6 semaines avant le pic) et finit le 1er septembre (6 semaines après).

Autrement dit, si les mêmes conditions météo qu'aujourd'hui survenaient à la mi-juillet ces prochaines années, on pourrait encore ajouter à ces valeurs 1 ou 2 degrés, voire 3.

Le souci avec l'espace, c'est qu'il n'y a pas d'air. Du coup personne ne vous entend crier, certes, mais surtout, ça complique quand même pas mal les déplacements. Alors vu qu'on vient d'enchaîner deux #Vulgadredi à parler d'aller visiter l'espace, il faut peut-être aussi qu'on parle un peu de ça.

Donc, pour ce nouveau #VendrediVulga, on va partir explorer un peu ça, ça nous fera bien les seize pouets habituels. Et commençons donc par dire que l'air, qui transporte donc le son, permet aussi de manœuvrer beaucoup plus facilement.
Capture d'écran du film Alien (premier du nom) dans lequel on voit l'USCSS Nostromo, un remorqueur spatial, commencer son approche de la planète LV-426 où les ennuis vont commencer. On voit la planète en arrière-plan à droite, et sur la gauche, on repère des formes qui évoquent des moteurs qui semblent tous pointer dans la même direction, ce qui ne me semble pas forcément le plus pertinent pour un engin spatial, car ça limite un peu les virages qu'il peut faire, comme on va le détailler plus bas (à la limite, ça pourrait servir à ce que l'engin redécolle, mais sauf erreur de ma part (je suis loin d'être spécialiste de ce film), cette partie est supposée être l'arrière du vaisseau, pas le bas). Mais bon, de toute façon, le film se concentre sur ce qui se passe à l'intérieur.

@cnes Je crois que le thread a été un peu cassé ^^"

Mais du coup j'en profite pour remercier pour ces chouettes infos et images, et aussi pour squatter un peu : j'ai consacré récemment un de mes threads du vendredi en partie à Titan, et j'ai mis dedans un extrait de conf' d'André Brahic qui présente des images reçues par la sonde Huygens, la précédente à être allée visiter cette chouette lune.

Si ça intéresse des gens, c'est par là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B59spsqoXPe8KqBn7Y

@gee Perso j'ai une AG à partir de 20h, donc j'aurais bien fait le début avec vous mais s'il y a je devrai regarder la fin en replay…

Donc : un enfant dans cet état on
- le met à l'ombre assis
- le mouille sur la tête, les cheveux etc avec la main ou un tissu
- essaie de le faire boire, si possible un truc un peu sucré qui passera mieux, à petites gorgées
S'il ne garde rien et/ou s'il a de la fièvre, c'est aux urgences DIRECT.

♪♫ Parlez-moi de la pluie, et non pas du beau temps,
Le beau temps me dégoutte, et m'fait grincer les dents,
Le bel azur me met en rage ! ♫♪

Sinon, depuis dix heures et demie ce matin, la Terre a dépassé la position dans laquelle l'hémisphère nord est tourné au maximum vers le Soleil.

On va se garder les températures d'été un moment, mais, au moins, les nuits vont commencer à être de plus en plus longues et on va pouvoir progressivement recommencer à en profiter.

@orange_lux @ilusenn J'aurais mis « vous préparant » ou « vous apprêtant » aussi. En plus ça me semble mieux coller dans le contexte que de dire qu'on est déjà prêt·e, ce qui, m'est avis, est une tournure un brin optimiste.

@Looping Si jamais, ça peut être intéressant d'aller faire un tour du côté de https://fr.openfoodfacts.org/ (Mes excuses si tu connaissais déjà)

Au passage, Pleroma a l'air de faire pas mal d'activité à la reprise (enfin, ça reste raisonnable, hein, mais on passe de 1% de CPU et 20 i/o par seconde en temps normal à 6% de CPU et 100 i/o par seconde pendant les ≃3h qui suivent le redémarrage de la machine. Je suppose que c'est le temps de rattraper d'un coup toute l'activité de la nuit…

De son côté, comme les dernières fois, Etherpad ne répond juste plus après le redémarrage de la machine alors que les services tournent bien, mais je n'ai pas besoin d'intervenir dessus, au bout d'un certain temps il refonctionne tout seul. Ça a d'ailleurs l'air d'être environ la même durée que pour la charge d'activité de Pleroma, je me demande si les deux sont liés (peut-être parce que les deux utilisent postgres ?)

Apparemment, le courant a sauté cette nuit et mon serveur, bien qu'il ait une batterie pour ce genre de cas, s'est éteint. Comme j'étais claqué et que j'ai dormi longtemps avant de me réveiller toujours au ralenti à cause de la chaleur, je ne m'en suis rendu compte qu'après midi.

Bon, tout est reparti convenablement, ça fait juste un gros trou dans les courbes d'activité, mais si vous avez tenté d'interagir avec le #vulgadredi ce matin (par exemple en votant au sondage), 'possible que ce ne soit pas passé, mes excuses.

Je commence le livre II d'Hérodote.

J'ai dit : je commence le livre II d'Hérodote.

Bref on s'en reparle dans à peu près huit mois et vingt-huit digressions.

17/16 Et allez, vu que j'ai mis pas mal de liens dans ce thread-ci, j'en profite pour ajouter un petit sondage, histoire de savoir si ça sert à quelque chose ou pas.

Quand je renvoie vers un thread précédent, cliquez-vous ?

16/16 Si les télescopes nous permettent, en collectant de la lumière partie il y a plus ou moins longtemps, de remonter d'une certaine façon dans le passé, imaginer aller voir sur place nous demande donc de nous projeter vraiment loin dans le futur.

Bon, je comptais enchaîner en vous parlant d'une planète sur laquelle on a envoyé pas mal de robots ; mais on m'a entretemps posé une question assez intéressante sur les saisons des autres planètes, qui mérite bien un thread à elle, donc je m'occupe de ça la semaine prochaine et on verra la suite plus tard. D'ici-là, comme d'hab, merci pour vos retours et partages ! :-)
Autre capture d'écran du jeu Osmos, que je vous présentait au pouet 4. Il s'agit d'un niveau un peu plus avancé dans lequel on voit notre boule entourée de plein d'autres, rouges ou bleu (je ne détaille pas la signification de ces couleurs, je vous laisse découvrir le jeu), mais surtout une boule gigantesque située en l'occurrence en bas à droite, et autour de laquelle toutes les autres sont en train de tourner. Cette boule particulière, en effet, baptisée un « Attracteur » dans le vocabulaire du jeu, génère une sorte de champ gravitationnel qui fait ressembler l'aire de jeu à une sorte de système stellaire. On peut d'ailleurs remarquer que l'orbite actuellement suivie par notre boule est indiquée, elle est stable actuellement, mais en cas de transfert raté, on peut se retrouver sur une orbite qui nous précipite dans l'Attracteur, ou au contraire qui nous expédie hors du système (les deux étant généralement plutôt déconseillés).

15/16 En l'occurrence, l'accélération était telle que New Horizons, arrivée à proximité de Pluton, n'avait pas assez de carburant dans ses moteurs pour ralentir suffisamment, et n'a donc pas pu se mettre en orbite de la planète naine : après neuf ans de voyage dans l'espace, elle n'a eu qu'une quarantaine de minutes pour prendre des images en étant suffisamment près !

Ces difficultés à freiner dues au fait d'être dans le vide, sans air autour de nous pour nous ralentir, compliquent évidemment beaucoup l'exploration spatiale car nous devons choisir entre mettre beaucoup trop longtemps à aller sur place, et y aller trop vite pour que ça ait un intérêt immense.

Alors même que « trop vite » peut déjà être sacrément lent : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B5rJPaHc0C2xmKgUmu

14/16 On dit donc dans ce cas qu'on utilise l'assistance gravitationnelle de la planète, et c'est ce à quoi New Horizons à eu droit au voisinage de Jupiter. On parle également de « fronde gravitationnelle », car la planète transfère une partie de son propre mouvement à la sonde comme une fronde le transfère à son projectile.

On peut d'ailleurs noter que, l'énergie se conservant, si la sonde accélère… alors la planète ralentit ! Toutefois, pour un objet aussi lourd qu'une planète lancée sur son orbite, ce ralentissement est infime, négligeable, tandis que pour la sonde, ça représente une accélération énorme.

Pour plus de détails, vous pouvez aller lire là-bas : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assistance_gravitationnelle

13/16 Mais quand on vise bien, on peut aussi se servir du passage à proximité des planètes pour accélérer ou ralentir, selon un principe assez proche : quand la sonde passe devant la planète et continue son chemin dans la direction opposée, la gravité de cette planète va la retenir et gêner son éloignement : notre sonde va donc ralentir.

À l'inverse, une sonde qui passe derrière la planète et continue dans une direction proche va être tirée par la gravité environ dans la direction dans laquelle elle avance, et cela va la faire accélérer, sans qu'elle ait besoin de rallumer ses moteurs pour cela.
Animation, trouvée sur la page Wikipédia anglophone dédiée à l'assistance gravitationnelle, de différentes combinaisons possibles de cet effet selon les trajectoires respectives de la sonde et de l'objet visé. Il s'agit d'une grille de trois cases par trois cases avec une direction différente de l'objet visé dans chaque, que j'aurais un peu de mal à décrire en détail, toutes mes excuses (si quelqu'un veut s'en charger, je veux bien éditer ce pouet), mais on constate que dans certaines configurations la sonde accélère et que dans d'autres elle ralentit.

12/16 Au passage, je précise bien qu'on vise l'orbite de l'objet visé au moment où il s'y présentera : vu le temps que prennent les déplacement spatiaux, il faut toujours énormément anticiper et ne surtout pas partir tout droit vers l'objet visé, sinon il ne sera plus là le temps qu'on arrive.

Mais donc, bien maîtrisées, ces trajectoires de Hohmann sont l'un des moyens les plus économes en énergie, puisqu'on a juste à allumer légèrement les moteurs au moment de passer d'une orbite à l'autre, et que, le reste du temps, ce sont l'inertie et la gravité qui font tout le travail à notre place.
Photo, trouvée sur Internet, du décollage de la mission Artémis Ι, mission entièrement automatisée partie en direction de la Lune en 2022, dans le but de tester les nouveaux équipements avant d'y embarquer des êtres humains. On voit en bas une marina avec plusieurs bateaux, et en haut la trajectoire courbe de la fusée… qui n'a pas l'air du tout de viser la Lune, visible plus haut dans le ciel. Il faut dire que le trajet de la Terre à la Lune dure quatre jours, et qu'en quatre jours, la Lune a le temps de faire pas mal de chemin… À noter que j'ai pensé à illustrer ce point car il me semble avoir vu passer une photo du même style pour Artemis Ⅱ, mais dans ce cas, la question des trajectoires est différente, car si Artemis Ⅰ est partie droit vers la Lune, Artemis Ⅱ a d'abord effectué un tour en orbite terrestre avant de partir vers notre satellite.

11/16 Une conséquence de ça est qu'en allumant les moteurs pour changer légèrement de direction, on va modifier la taille de notre orbite ; mais tant qu'on garde la vitesse imposée par celle-ci, on chemine tranquillement dans l'espace sans avoir besoin d'énergie, et selon une trajectoire relativement simple à calculer.

Un voyage d'une planète à l'autre consiste donc en le fait d'utiliser les moteurs juste ce qu'il faut pour se placer sur une orbite particulière autour du Soleil, orbite qui nous fera passer suffisamment près de celle de la planète visée lorsque celle-ci s'y présentera. C'est ce qu'on appelle une trajectoire de Hohmann, du nom du type qui a eu l'idée.
Schéma d'une trajectoire de Hohmann, trouvé sur la page Wikipédia dédiée aux orbites de transfert. On voit au centre un objet O autour duquel notre sonde tourne. Elle est initialement sur une orbite stable (1), indiquée en vert, et doit se rendre sur une orbite stable (3), indiquée en rouge. Pour aller de l'une à l'autre, elle déclenche une première fois ses moteurs pour dévier de sa trajectoire initiale et se retrouver sur une orbite de transfert (2), indiquée en jaune et beaucoup plus elliptique que les deux autres, puis, une fois arrivée à la bonne distance, rallume une seconde et dernière fois ses moteurs pour dévier de sa trajectoire et se retrouver sur l'orbite désirée. Notons que dans le cas d'un voyage vers notre Lune, la manœuvre est baptisée « injection trans-lunaire », ce que je trouve particulièrement classe.

10/16 Quant à la troisième loi, elle nous donne carrément le rapport entre la vitesse globale de la planète et la taille de son orbite : de nouveau, plus l'orbite est petite, donc plus la planète est proche de son étoile, plus cette planète va vite. Nous doublons régulièrement Mars et les planètes géantes, tandis que Mercure et Vénus nous doublent allègrement.

Au passage, ça fait qu'il existe une orbite (en l'occurrence à ≃36000km au dessus de nos têtes) pour laquelle nos satellites tournent précisément à la vitesse à laquelle la Terre tourne sur elle-même, ce qui fait qu'ils restent toujours au dessus des mêmes endroits… à condition aussi de tourner selon le bon angle, évidemment.

C'est ce qui fait qu'on a placé certains satellites de telle sorte qu'on a fabriqué un anneau artificiel à notre planète : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B6KMHnRV7rZ1ip7s3s

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