@hist_myth D'acc, merci pour la réponse. Beh je suis toujours intéressé pour l'acheter quand ce sera le cas :-)
@hist_myth D'ailleurs, il y a moyen de l'acheter hors Steam ou pas encore ? O:-)
Stand Skeptikon aux JdLL, peu de monde à cette heure-ci, donc j'en profite pour montrer à @Tranxen quelques comptes chouettes à suivre parce qu'il a l'impression que ça manque d'activité ici.
(Donc si je suis votre compte et que vous le voyez arriver aujourd'hui, c'est sûrement ma faute :-°)
(Donc si je suis votre compte et que vous le voyez arriver aujourd'hui, c'est sûrement ma faute :-°)
Bon, sinon, les gens qui sont aux #JdLL, vous pouvez passer papoter un peu au stand de @skeptikon !
Vous pouvez passer prendre un bonbon, aussi, mais je vous préviens, ils sont eu chaud ^^"
Vous pouvez passer prendre un bonbon, aussi, mais je vous préviens, ils sont eu chaud ^^"
Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine…
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine…
Bon, trois coups pour le metazooa du jour. C'est évidemment pas mal de bol, mais jusque là, mes heuristiques ont l'air de bien fonctionner.
@charles Même pas encore, ils sont particuliers ?
Je suis parti début 2020, déjà y a plusieurs travaux qui se sont terminés entre temps.
Je suis parti début 2020, déjà y a plusieurs travaux qui se sont terminés entre temps.
@Anaterya Je crains que non. À ma connaissance (mais je ne suis pas spécialiste, donc à prendre avec des pincettes), le seul moyen de faire une fontaine dans laquelle l'eau monte plus haut que ce qu'il faut pour compenser la pression atmosphérique, c'est de la mettre au préalable sous pression autrement, par exemple avec du gaz dissout dedans (le principe de fonctionnement d'un geyser).
16/16 La méthode expérimentale illustrée ici n'est qu'une des manières de faire de la science, bien sûr, on en a déjà abordé d'autres à d'autres reprises, mais ça nous donne déjà quelques bons éléments sur la démarche générale qui guide l'activité scientifique. On aura l'occasion d'en reparler !
Je ne sais pas encore quel sera le sujet de la semaine prochaine, n'hésitez pas si vous avez des demandes et suggestions, j'y réfléchirai après les JdLL (les gens qui seront sur Lyon ce week-end, venez dire bonjour !), mais en attendant, j'espère que ces petits threads vous plaisent encore, et donc merci par avance pour les retours et partages :-)
Je ne sais pas encore quel sera le sujet de la semaine prochaine, n'hésitez pas si vous avez des demandes et suggestions, j'y réfléchirai après les JdLL (les gens qui seront sur Lyon ce week-end, venez dire bonjour !), mais en attendant, j'espère que ces petits threads vous plaisent encore, et donc merci par avance pour les retours et partages :-)
15/16 Ce n'est d'ailleurs pas la seule réalisation de Guericke : celui-ci reproduira quelques unes des expériences de Torricelli avec un tube contenant du mercure, et constatera comme lui de légères différences, d'un jour sur l'autre, dans la hauteur atteinte par le liquide.
Guericke parviendra à faire le lien entre ces variations et le temps qu'il fait, donnant à l'invention de Torricelli un intérêt météorologique. Le scientifique irlandais Robert Boyle (qui améliorera également les pompes et étudiera le vide) proposera alors vers 1665 de nommer cet instrument « baromètre ».
Guericke parviendra à faire le lien entre ces variations et le temps qu'il fait, donnant à l'invention de Torricelli un intérêt météorologique. Le scientifique irlandais Robert Boyle (qui améliorera également les pompes et étudiera le vide) proposera alors vers 1665 de nommer cet instrument « baromètre ».
14/16 Le principe est plutôt simple : deux hémisphères posées l'une contre l'autre, de façon hermétique, mais sans rien qui les colle ensemble. La machine de Guericke retire alors l'air à l'intérieur de la sphère ainsi formée, et la différence de pression d'air entre l'extérieur et l'intérieur suffit à les maintenir si fort qu'il devient impossible de les séparer.
Pour voir à quel point cette pression est importante, on attache des chevaux à chacune des deux hémisphères et ont les fait tirer de chaque côté : les efforts conjugués de vingt-quatre chevaux n'ont pas réussi à séparer la sphère !
Pour voir à quel point cette pression est importante, on attache des chevaux à chacune des deux hémisphères et ont les fait tirer de chaque côté : les efforts conjugués de vingt-quatre chevaux n'ont pas réussi à séparer la sphère !
13/16 Guericke va commencer à travailler sur la question en 1650, et parviendra à mettre au point un outil qu'il appelle « pompe à air », qui est un peu l'ancêtre de nos pompes à vide (à une époque, on disait aussi « machine pneumatique », mais de nos jours ce nom n'est plus utilisé que pour la constellation de l'hémisphère sud qui rend hommage à l'instrument).
Une démonstration de l'instrument aura lieu en 1654 : il s'agit de l'expérience dite des « hémisphères de Magdebourg », du nom de la ville où elle a lieu, dont Guericke est alors le bourgmestre.
Une démonstration de l'instrument aura lieu en 1654 : il s'agit de l'expérience dite des « hémisphères de Magdebourg », du nom de la ville où elle a lieu, dont Guericke est alors le bourgmestre.
12/16 Mais l'histoire ne s'arrête pas là, car une nouvelle chose qu'on apprend peut ensuite être réutilisée, aussi bien pour poursuivre notre démarche de compréhension du monde que pour mettre ces informations en application. Une quatrième personne va donc intervenir dans notre histoire.
Il s'agit d'un scientifique allemand nommé Otto von Guericke. Celui-ci conclut des travaux réalisés par ses collègues que, contrairement à ce que l'on croyait au départ, la nature tolère plutôt bien le vide. Donc, est-il possible de l'atteindre ?
Il s'agit d'un scientifique allemand nommé Otto von Guericke. Celui-ci conclut des travaux réalisés par ses collègues que, contrairement à ce que l'on croyait au départ, la nature tolère plutôt bien le vide. Donc, est-il possible de l'atteindre ?
11/16 Et donc, « toutes choses égales par ailleurs », on constate bien que le mercure monte moins haut au sommet de la montagne qu'à son pied, dans les proportion que nous prédisait la théorie. Voilà qui confirme donc celle-ci.
De la même manière que pour le papillon de Wallace dont on avait parlé dans un autre thread, un travail théorique nous permet de faire des prédictions sur ce qu'on peut observer ou pas dans la nature, la différence ici étant que l'on a une expérience précise à réaliser de façon contrôler, plutôt que d'attendre de finir par observer quelque chose.
Si cette histoire de papillon ne vous dit rien, c'était ce thread-ci : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AybcCRXAswcqPg6ZLE
De la même manière que pour le papillon de Wallace dont on avait parlé dans un autre thread, un travail théorique nous permet de faire des prédictions sur ce qu'on peut observer ou pas dans la nature, la différence ici étant que l'on a une expérience précise à réaliser de façon contrôler, plutôt que d'attendre de finir par observer quelque chose.
Si cette histoire de papillon ne vous dit rien, c'était ce thread-ci : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AybcCRXAswcqPg6ZLE
10/16 Blaise Pascal envisage qu'au sommet d'une montagne, il doit y avoir moins d'air au dessus de nous, et que cet air doit donc exercer une pression inférieure à celle qu'on rencontre au niveau de la mer. Or il se trouve que son beau-frère, Florin Périer, habite à Clermont-Ferrand, donc tout près du Puy-de-Dôme.
Si notre compréhension du phénomène est correcte, alors le mercure doit monter moins haut au sommet de cette montagne, à un kilomètre et demi d'altitude, qu'au niveau du sol. Les deux hommes organisent donc deux équipes qui vont faire l'essai le même jour aux deux endroits, afin que la hauteur d'air soit le seul paramètre à varier.
Si notre compréhension du phénomène est correcte, alors le mercure doit monter moins haut au sommet de cette montagne, à un kilomètre et demi d'altitude, qu'au niveau du sol. Les deux hommes organisent donc deux équipes qui vont faire l'essai le même jour aux deux endroits, afin que la hauteur d'air soit le seul paramètre à varier.
9/16 Et nous allons pour cela changer de pays, puisque la personne qui va se charger de cette étape est un dénommé Blaise Pascal. Mis au courant des travaux de Torricelli, celui-ci va chercher à vérifier les conclusions de son collègue avec le moins possible d'intervention humaine.
Pour cela, il cherche à jouer sur le dernier paramètre : la quantité d'atmosphère au dessus de nos têtes. Comme on ne peut pas la faire varier « manuellement », il nous faut trouver un endroit où celle-ci sera « naturellement » différente de celle qu'on croise habituellement, pour y tenter l'expérience.
Pour cela, il cherche à jouer sur le dernier paramètre : la quantité d'atmosphère au dessus de nos têtes. Comme on ne peut pas la faire varier « manuellement », il nous faut trouver un endroit où celle-ci sera « naturellement » différente de celle qu'on croise habituellement, pour y tenter l'expérience.
8/16 Hors situations particulières, nous ne ressentons pas spécialement la pression de l'air sur nous : la modélisation réalisée par Torricelli permet donc d'étendre le monde connu, de nous faire prendre conscience de quelque chose qui, de base, échappe à nos sens.
Mais il s'agit ici seulement de travaux contrôlés, « en condition de laboratoire ». Si cela donne une idée cohérente de ce qui se passe, et répond donc à la question initiale des fontainiers, cela ne suffit pas à établir un savoir nouveau : il faut pouvoir le vérifier « en conditions réelles ».
Mais il s'agit ici seulement de travaux contrôlés, « en condition de laboratoire ». Si cela donne une idée cohérente de ce qui se passe, et répond donc à la question initiale des fontainiers, cela ne suffit pas à établir un savoir nouveau : il faut pouvoir le vérifier « en conditions réelles ».
7/16 Torricelli imagine aussi d'autres manières de tester le phénomène. Plutôt qu'une pompe, il commence ainsi à utiliser un tube en forme de U. Classiquement, dans un tel objet placé à la vertical, le liquide va monter au même niveau des deux côtés.
Mais en penchant le tube, ou en mettant deux liquides de densités différentes, notre scientifique peut constater des variations qui lui permettent peu à peu d'identifier un possible coupable : l'atmosphère. C'est lui qui, en appuyant d'un côté, fait monter le liquide de l'autre.
Mais en penchant le tube, ou en mettant deux liquides de densités différentes, notre scientifique peut constater des variations qui lui permettent peu à peu d'identifier un possible coupable : l'atmosphère. C'est lui qui, en appuyant d'un côté, fait monter le liquide de l'autre.