Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

Bien rentré chez moi. Maintenant il faut que je me décide sur ce dont je vais vous causer vendredi. Suggestions bienvenues, si jamais.

Dans le train place 813.

…mince, je n'ai pas pensé à prendre un haut de forme et un monocle.

Avec la fin du mois de mai arrivent sur mon bureau les formulaires du Grand oral sur lesquels nos élèves écrivent les problématiques qu'ils présenteront au Grand oral. Et je me régale à lire toutes ces questions, qui témoignent d'une vivacité dont beaucoup auraient à apprendre pour se rappeler ce que sont vraiment nos jeunes, si loin du cliché des godillots surconnectés auquel ils aiment tant les réduire.
Petit florilège.
-1

J'ai pas croisé toutes les personnes que j'aurais aimé croisé, mais on aura été bien occupé durant ces .
Merci à l'orga et aux bénévoles !

Par contre, la fatigue est bien là, j'ai pas hâte d'être demain matin.

@FLOZz @pvheditions @gee Alors, Superflu, ça se lit vite, par contre le risque c'est que t'aies envie de jouer à un chouette jeu vidéo après O:-)

@Khrys Tiens, ce titre me fait penser au dernier xkcd.

https://xkcd.com/3252/

@hist_myth D'acc, merci pour la réponse. Beh je suis toujours intéressé pour l'acheter quand ce sera le cas :-)

@hist_myth D'ailleurs, il y a moyen de l'acheter hors Steam ou pas encore ? O:-)

Stand Skeptikon aux JdLL, peu de monde à cette heure-ci, donc j'en profite pour montrer à @Tranxen quelques comptes chouettes à suivre parce qu'il a l'impression que ça manque d'activité ici.

(Donc si je suis votre compte et que vous le voyez arriver aujourd'hui, c'est sûrement ma faute :-°)

@deneb @Anaterya C'est un autre moyen de mettre l'eau sous pression en effet, mais ç'n'est pas le genre de techno qui aurait pu être mise en place au ⅩⅦème, je crois ^^

Bon, sinon, les gens qui sont aux #JdLL, vous pouvez passer papoter un peu au stand de @skeptikon !

Vous pouvez passer prendre un bonbon, aussi, mais je vous préviens, ils sont eu chaud ^^"

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine…

Bon, trois coups pour le metazooa du jour. C'est évidemment pas mal de bol, mais jusque là, mes heuristiques ont l'air de bien fonctionner.

@charles Même pas encore, ils sont particuliers ?

Je suis parti début 2020, déjà y a plusieurs travaux qui se sont terminés entre temps.

Villeurbanne a changé depuis l'époque où j'y habitais !

@Anaterya Je crains que non. À ma connaissance (mais je ne suis pas spécialiste, donc à prendre avec des pincettes), le seul moyen de faire une fontaine dans laquelle l'eau monte plus haut que ce qu'il faut pour compenser la pression atmosphérique, c'est de la mettre au préalable sous pression autrement, par exemple avec du gaz dissout dedans (le principe de fonctionnement d'un geyser).

16/16 La méthode expérimentale illustrée ici n'est qu'une des manières de faire de la science, bien sûr, on en a déjà abordé d'autres à d'autres reprises, mais ça nous donne déjà quelques bons éléments sur la démarche générale qui guide l'activité scientifique. On aura l'occasion d'en reparler !

Je ne sais pas encore quel sera le sujet de la semaine prochaine, n'hésitez pas si vous avez des demandes et suggestions, j'y réfléchirai après les JdLL (les gens qui seront sur Lyon ce week-end, venez dire bonjour !), mais en attendant, j'espère que ces petits threads vous plaisent encore, et donc merci par avance pour les retours et partages :-)
Photo d'une chambre à vide, trouvée sur la page Wikipédia qui leur est dédiée. On voit globalement plusieurs tuyaux reliés les uns aux autres avec des plaques de métal tenues par des vis, et au centre de l'image, un petit hublot permettant de jeter un œil pour voir ce qui se passe dedans. Il s'agit d'une version très perfectionnée des cloches à vide qui permettent déjà de faire quelques expériences sympa (on pourra d'ailleurs en reparler à l'occasion). Ce modèle-ci permet de retirer beaucoup plus d'air… même si le « vide » obtenu contient toujours beaucoup plus de matière que le vide spatial.

15/16 Ce n'est d'ailleurs pas la seule réalisation de Guericke : celui-ci reproduira quelques unes des expériences de Torricelli avec un tube contenant du mercure, et constatera comme lui de légères différences, d'un jour sur l'autre, dans la hauteur atteinte par le liquide.

Guericke parviendra à faire le lien entre ces variations et le temps qu'il fait, donnant à l'invention de Torricelli un intérêt météorologique. Le scientifique irlandais Robert Boyle (qui améliorera également les pompes et étudiera le vide) proposera alors vers 1665 de nommer cet instrument « baromètre ».
Zoom sur un baromètre à mercure, semblant être du modèle inventé par Torricelli. On voit un tube de métal contenant une certaine quantité de mercure, à côté duquel on voit des inscriptions comme « rain » (pluie) ou « fair » (beau temps). En effet, la météo est liée aux conditions atmosphériques, et notamment aux variations de la pression de l'air (on parle de « dépression » par opposition aux « anticyclones », par exemple) et mesurer les variations de cette pression, et donc de la hauteur du mercure dans le tube, permet d'anticiper un peu le temps qu'il va faire, comme Guericke l'avait compris.

14/16 Le principe est plutôt simple : deux hémisphères posées l'une contre l'autre, de façon hermétique, mais sans rien qui les colle ensemble. La machine de Guericke retire alors l'air à l'intérieur de la sphère ainsi formée, et la différence de pression d'air entre l'extérieur et l'intérieur suffit à les maintenir si fort qu'il devient impossible de les séparer.

Pour voir à quel point cette pression est importante, on attache des chevaux à chacune des deux hémisphères et ont les fait tirer de chaque côté : les efforts conjugués de vingt-quatre chevaux n'ont pas réussi à séparer la sphère !
Dessin en noir et blanc de l'expérience des hémisphères de Magdebourg, que j'avais à l'époque trouvée sur Wikimédia Commons pour la mettre dans mon livre. On voit le ciel, des arbres et quelques bâtiments en fond, et un groupe de gens au premier et à l'arrière-plan regardant l'expérience, mais le détail important est évidemment la grosse sphère située vers le milieu de la partie inférieur de l'image, à laquelle sont attachés un certain nombre de chevaux de part et d'autre, qui tirent pour écarter les deux hémisphères mais n'y parviennent pas.

13/16 Guericke va commencer à travailler sur la question en 1650, et parviendra à mettre au point un outil qu'il appelle « pompe à air », qui est un peu l'ancêtre de nos pompes à vide (à une époque, on disait aussi « machine pneumatique », mais de nos jours ce nom n'est plus utilisé que pour la constellation de l'hémisphère sud qui rend hommage à l'instrument).

Une démonstration de l'instrument aura lieu en 1654 : il s'agit de l'expérience dite des « hémisphères de Magdebourg », du nom de la ville où elle a lieu, dont Guericke est alors le bourgmestre.
Capture d'écran de Stellarium (pour ne pas changer) montrant leur version de la constellation de la machine pneumatique. On voit qu'elle est dans le ciel, présentement du côté du sud-est (mais j'ai dû retirer le sol et l'atmosphère pour qu'on arrive à voir quelque chose), entourée par les constellations de la Coupe, du Sextant, de l'Hydre, de la Boussole et des Voiles (on avait déjà vu cette dernière dans un thread récent, pas très loin de celle du Centaure. Et franchement, on repère surtout ces constellations parce que leurs noms sont écrits). La machine pneumatique elle-même est ici représentée par un support de bois à quatre pieds au dessus duquel est fixé une boule, rappelant celle de l'expérience de Magdebourg que l'on va détailler dans le prochain pouet.

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