Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

C’est quoi un immigré ?

Une personne née de l’autre côté d’une ligne imaginaire.

Et c’est tout.

@mozitux @mmu_man Je crois que la bonne réponse est celle de l'oracle : https://theoatmeal.com/comics/oracle ^^"

Soirée observation avec un groupe de minots. Un collègue avec le télescope et moi avec la lunette astronomique. Des nuages, mais qui ont eu la gentillesse de nous laisser voir les constellations importantes au début et ne nous ont pas empêchées d'observer la Lune, puis Jupiter ensuite. C'était bien cool.

Mon taff, c'est de faire en sorte que les gens aient des étoiles plein les yeux <3

@Cambrian_Kid @uxor Alors, je ferai très vraisemblablement un thread plus détaillé pour parler de trucs de ce style un peu plus tard, mais en gros, les particules solaires transmettent leur énergie aux particules de l'atmosphère avec lesquelles elles interagissent ; lesquelles qui vont ensuite revenir à leur état de repos en émettant un photon correspondant à la différence d'énergie.

Or, comme mentionné dans le thread sur Max Planck, au niveau atomique, l'énergie est quantifiée : elle ne peut varier que par sauts successifs d'un niveau à l'autre, et pas de façon continue. La fréquence précise de chaque photon émis par ce processus dépend de la répartition des électrons autour de l'atome, qui elle-même dépend du nombre de protons dans le noyau et donc de l'élément chimique dont il s'agit.

Et la fréquence d'un photon, c'est ce que notre système visuel interprète comme étant une couleur, comme j'en parle dans la vidéo sur le sujet dont je vous ai plusieurs fois donné le lien. Donc chaque élément chimique convenablement excité va émettre une lumière d'une couleur précise. C'est d'ailleurs aussi ce qui nous permet d'avoir les couleurs des feux d'artifice.

Dans le local ménage du Planétarium, il y a un aspirateur avec deux yeux, une bouche et le nom « Henry » dessinés dessus.

Chaque fois que je passe devant, je me dis qu'il aimerait bien réussir sa vie, être aimé, être beau, gagner de l'argent…

Allez, c'est l'heure d'un nouveau #Vulgadredi ! Et donc comme on a eu droit à une surprise cette semaine, on va faire une petite pause dans notre exploration du passé de la Terre pour parler un peu de ce qui vient de se passer : les seize pouets de ce nouveau #VendrediVulga vont donc être consacrés aux aurores polaires.

Parce que oui, commençons par là : normalement on dit « aurores boréales » seulement pour celles visibles au nord, et pour celles du sud, on dit plutôt « aurores australes », ce dont je ne pige pas trop l'intérêt vu que c'est exactement le même phénomène des deux côtés, mais bon, hein. Il s'agit donc de ces lumières étranges dans le ciel que vous avez probablement déjà croisées au moins ici en photos. Mais d'où ça vient, au juste ?
Photo prise par un de mes collègues (on en reverra quelques autres plus bas et je le crédite proprement à la fin du thread) montrant l'aurore polaire dont on va parler dans ce thread. On voit des arbres dans l'ombre au premier plan, avec derrière les lampadaires d'une ville (en l'occurrence celle de Lannion, on reparlera des lampadaires un peu plus bas), avec dans le ciel des lueurs vertes au dessus de l'horizon, et dans un ton rouge-violet plus haut. On repère assez bien les sept étoiles formant la casserole de la Grande Ourse, actuellement à la verticale, nous indiquant que la photo a été prise globalement en direction du nord.

De manière générale, je préférerais que les entreprises et les institutions arrêtent d’utiliser le courrier électronique comme système de notification et recommencent à l’utiliser comme un système de *courrier*.

« Oui mais c’est pas sécurisé ! »

Et alors ? La moitié de ses structures fait fuiter mes données personnelles tous les six mois de toute façon.

Jadis, mon chemin de prof a croisé celui d'une gamine. Pas très longtemps. C'était une brindille, diaphane et sage, oh si sage !
Elle est morte de faim parce que sa mère la nourrissait de croquettes pour chats, quand elle la nourrissait.
J'ai connu aussi une autre fillette, elle était parait-il insupportable dans les autres cours, mais chez moi c'était une image d’Épinal. Un jour, je lui avais demandé pourquoi, vu que je n'étais pas le meilleur prof du monde non plus, ça je n'y ai jamais cru. Elle m'a répondu. "Vous savez le premier jour ? Vous nous avez raconté Tristan et Iseult, et moi je ne crois pas aux histoires qui finissent bien. Alors j'ai su que vous me diriez la vérité". Son père venait de sortir de prison, pour violences conjugales et viol de la sœur aînée ; il était revenu vivre avec sa femme. La même avait 14 ans.

Sans compter les deux miens, ni ceux adoptés en route, en 35/38 ans de carrière (ça dépend si vous comptez ou non mes années de pionne), j'ai connu environ 7000 enfants, à raison de 200 à 250 par an, voire plus.

Je n'ai jamais rencontré d'enfant roi.

J'ai surtout rencontré des gosses abandonnés.
Ou surprotégés, jusque dans leurs conneries, (ce qui revient souvent au même) oui, mais ils n'étaient pas des enfants-rois. Ils étaient les enfants de gens qui, y compris pour eux-mêmes, rejetaient systématiquement la faute de tout le reste sur tous les autres.
Je suis même tombée sur l’adorable gamin génial de l’ignoble femme stupide dont le but dans la vie était clairement de camper le modèle iconique de la Karen à la française.
Elle nous a tout fait, dénigrer les gamins noirs ou arabes de la classe et exiger que son génie (tout mignon, on oubliait fort heureusement pour lui qu’il était d’elle.) soit dans un groupe de bons (entendre blancs) écrire au rectorat chaque mois pour dénoncer l’ensemble de l’équipe pédagogique au fur et à mesure pour finalement gifler une AED (noire).

J'ai connu aussi des enfants très sages, qui étaient battus comme plâtre à la maison, ou violés, ou les mêmes, ingérables pour les mêmes raisons. J’ai rencontré deux garçons angéliques (pas la même année ni au même endroit, mais c’était bizarre comme ils se ressemblaient avec leur tronche de bébé du Village des damnés) qui faisaient au collège leurs premiers pas dans la collectivité et qui trébuchaient partout comme Bambi au début du film.

J’ai enseigné à des générations d’une secte qui s’appelle « La Famille » (allez voir sur Wikipédia) . (Et ceux-là, ils filaient droit, vous pouvez me croire). Mais ils étaient quasiment tous malades, fantomatiques, d’une tristesse infinie.
Je me souviens parmi ceux-là surtout de Y. qui à la fin de l’année, alors que ses camarades me confiaient « leurs projets secrets pour l’avenir », nous a dit à tous et à plat « Je vous envie. Vous avez des rêves, moi, j’ai même pas le droit d’en avoir ».

Bref, des gens.

JE N'AI JAMAIS RENCONTRE D'ENFANT ROI.
Jamais.
Des gamins aussi mal élevés que leurs vieux oui, des enfants-roi non. L'enfant-roi est un mythe, un mythe épouvantail, un mythe qui tente de camoufler qu'on regrette le temps où on pouvait assommer son môme à coups de baffes, un mythe qui permet toujours plus de sanctions, toujours plus d'interdictions, jamais de dialogue, jamais de discussions, jamais surtout d'espace de contestation.

Aux côté de l'enfant roi, il y a évidemment les parents ou les profs laxistes.
Ça non plus, ça n’existe pas.
J’ai connu des profs méchants (ceux-là n’étaient pas laxistes dans cette acception du mot) des profs dépassés ou en train de découvrir que l’agrégation à 21 ans ne protège pas d’une classe REP dans 93 (et j’ai fait classe la porte ouverte entre nos classes pour empêcher qu’il se fasse casser la gueule par les 3° techno), des fainéants, des qui collaient leurs échecs sur le dos des mômes, des surinvestis qui craquaient au bout de 3 ans, des investis raisonnables qui survivaient, bref des gens.
Le prof laxiste, c’est l’autre personnage du même théâtre réactionnaire. Le prof laxiste, c’est celui qui « laisse tout passer ». Celui qui aurait renoncé. Celui qui ne sanctionne plus parce qu’il est faible, ou idéologue, ou complaisant, voire les trois à la fois. Ou qui achète la paix sociale à coups de bonnes notes. C’est la version scolaire de ce vieux fantasme national : de l’autorité démissionnaire.

@Anaterya Pense à vérifier où passe la totalité, pour éventuellement te déplacer un peu le jour J : une éclipse partielle, même à plus de 90%, c'est « seulement » une baisse de luminosité et, si tu regardes avec les lunettes spéciales ou un masque de soudeur (jamais directement avec les yeux !) la forme qui devient un genre de croissant. C'est pas mal, mais pas top non plus.

Si tu as la possibilité, en faisant quelques kilomètres, d'assister à la Lune qui masque complètement le Soleil et donc où tu peux retirer les lunettes spéciales et regarder la couronne, ça vaut *vraiment* le coup.

https://xkcd.com/2914/

@uxor Ah oui, tiens, j'ai décalé tous les noms de jours d'un cran ^^" Bon, allez, corrigeons ça…

16/16 On reprendra dès la semaine prochaine notre exploration du passé de la Terre, en en arrivant enfin aux fossiles et aux phases importantes de l'évolution animale et végétale, mais c'était quand même plutôt chouette de repartir faire un petit tour dans l'espace pour un phénomène astronomique, puisque l'actualité était là. En tout cas, j'espère que ça vous a plu aussi !

D'autant qu'un phénomène comme les aurores, ça touche comme on l'a vu à plusieurs des éléments qui rendent notre planète habitable (activité de l'étoile, structure interne de la planète, présence d'un champ magnétique et d'une atmosphère), donc ça faisait aussi une bonne révision pour ces aspects-là. Et ça nous rappelle que l'univers, c'est quand même quelque chose de très très cool.
Images de l'éjection de masse coronale prises par la sonde SoHO le 18 janvier 2026, trouvée sur le site de l'Agence Spatiale Européenne (ESA). On voit notre Soleil au centre avec différents filtres permettant de distinguer des détails, et on distingue la position de planètes en train de tourner autour. Le jet de matière semble particulièrement brusque, ainsi que gigantesque (plusieurs fois la largeur du Soleil, qui est déjà lui-même plus de cent fois plus large que la Terre).

15/16 Et même au delà du système solaire : il semble que des données récupérées au radiotélescope en 2013 aient permis de mettre en évidence des signaux provenant d'exoplanètes similaires à ceux que l'on reçoit de Jupiter lorsque des aurores s'y produisent : il est donc vraisemblable que les éjections de matière d'autres étoiles que notre Soleil éclairent ces cieux lointains, même si nous ne pouvons pas observer ça directement.

En tout cas et puisqu'on arrive à la fin de ce thread, je remercie mon collègue Maxime Piquel, du Planétarium de Bretagne, qui m'a fourni les images que vous pouvez observer aux pouets 1, 8, 9 et 10 de ce thread, et si ce genre d'images vous plaît, vous pouvez aussi aller jeter un œil à celles partagées par @gribouilleuse.

J'aime particulièrement celle-ci, par exemple : https://framapiaf.org/@gribouilleuse/115929981602600837

14/16 On a d'ailleurs aussi pu observer, notamment grâce à nos sondes et télescopes spatiaux, des aurores se produisant sur d'autres planètes. Mars, par exemple, ne possède pas de champ magnétique global, son noyau s'étant solidifié il y a longtemps, mais certaines zones à sa surface ont un magnétisme suffisant pour en provoquer de plus localisées.

Sur Jupiter, les mouvements continus des satellites contribuent à l'environnement magnétique de la planète et peuvent également affecter les aurores, donnant, comme souvent avec cette planète, des spectacles assez magnifiques. Dans l'ensemble, Mercure est la seule planète du système solaire sur laquelle ce phénomène n'ait pas pu être observé jusque là.
Photo (trouvée sur Wikimédia Commons) d'une aurore polaire vue sur Jupiter. On voit globalement la planète sur fond noir, avec ses couloirs de vents violents autour de l'équateur et la grande tache rouge clairement visible sur l'image, mais la partie intéressante est ici au niveau du pôle nord de la planète, où une lueur bleutée semble former une sorte de spirale. Étant donné la taille de la planète, cette aurore est probablement large comme deux à trois fois notre Terre.

13/16 En tout cas, notre technologie nous aura au moins permis d'apprécier ces aurores en sachant ce qui se passe au juste et comment ça marche, ce qui est quand même plutôt chouette et les rend peut-être encore plus appréciables. Comprendre un phénomène n'empêche pas de s'émerveiller en l'observant, au contraire.

Elle nous aura aussi permis d'observer ce phénomène sous d'autres angles, car, si les aurores sont magnifiques depuis le sol, elle sont aussi visibles depuis le ciel où ça peut rendre aussi de façon particulièrement chouette. Mais ça, évidemment, on ne peut s'en rendre compte qu'en envoyant des fusées dans l'espace.
Célèbre photo prise à bord de la navette Discovery et montrant une aurore polaire vue depuis l'espace. On voit la navette sur le côté gauche de l'image, la Terre avec ses nuages blancs au dessus d'une surface majoritairement bleutée en bas, et à la limite entre l'atmosphère et l'espace, les voiles lumineux de l'aurore, ici principalement cyan mais passant au pourpre dans les zones les plus en hauteur.

12/16 Notons aussi que, si l'atmosphère et le champ magnétique terrestre nous protègent de ces éruptions solaires, les machines que nous mettons en orbite apprécient moins. Et les fortes tempêtes solaires, même si elles sont rares, peuvent également générer assez d'effets électromagnétiques pour affecter nos appareils électroniques au niveau du sol.

Si ces aurores sont un spectacle assez magnifique à regarder, il faut donc aussi se rappeler que nos modes de sociétés très dépendants de la technologie nous rendent plus vulnérables à une éventuelle hausse de l'activité solaire. Même si je suis beaucoup moins spécialiste de ces aspects, ce qui m'empêche de donner tellement plus de détails.

Mais vous en trouverez peut-être par là, par exemple : https://www.meteospatiale.fr/satellites-tempetes-solaires/

11/16 Quelques lueurs, beaucoup plus faibles, étaient encore visibles dans le ciel mardi soir, correspondant à la fin de la CME, mais cette éruption-ci est maintenant terminée. La tache solaire qui en était à l'origine est cependant toujours là et toujours pas trop mal orientée, il me semble, donc cela pourrait se reproduire à nouveau, mais les chances sont faibles.

Globalement, l'activité de surface du Soleil suit (en tout cas depuis le milieu du siècle dernier où on a détecté cela) un cycle de plus ou moins onze ans, et après les quelques aurores auxquelles nous avons pu assister ces dernières années, nous devrions normalement être sur une période plutôt calme de notre étoile. Mais visiblement, parfois ce calme reste relatif.

Tenez, si vous voulez plus d'info sur ce qui s'est passé, le CNRS en parle là : https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/tout-sur-leruption-solaire-du-18-janvier-2026

10/16 D'autant que le phénomène a duré un certain temps, même si la météo n'a été au rendez-vous qu'une partie de la nuit et que les nuages ont finit par cacher le spectacle (ce qui a hélas été le cas aussi à d'autres endroits où il aurait été possible d'observer l'aurore si le ciel avait été dégagé).

En fait, les interactions atmosphériques à l'origine des aurores ont probablement continué une bonne partie de la journée… mais évidemment, les lueurs qu'elles produisent sont beaucoup trop faibles par rapport aux lumières du jour, et que donc on ne pouvait plus rien voir une fois le Soleil levé. Même de nuit, la pollution lumineuse des villes affecte pas mal le spectacle.
Autre photo prise par mon collègue un peu plus loin de la maison des deux précédentes. On voit cette fois une rangée d'arbres dans l'obscurité du premier plan, mais qui est loin de cacher les lampadaires allumés situés derrière, formant une bande de lumière quasi-continue. Avec tous ces lampadaires, le ciel est également beaucoup plus lumineux, ce qui rend les lueurs des aurores beaucoup plus pâles et plus difficiles à discerner (on repère quand même une zone rosâtre assez bien prononcée, et un peu plus haut, une légère teinte de vert). On voit aussi que les nuages commencent à arriver, ce qui n'aide pas.

9/16 Plus précisément, le vert est la couleur dominante a proximité des pôles magnétiques, là vers où les particules sont déviées, mais disparaît habituellement quand on s'en éloigne trop. C'est la raison pour lesquelles les lueurs qu'on voyait, en France, danser dans le ciel lors des aurores de ces dernières années étaient surtout dans des tons rouges-violets et ne ressemblaient pas aux photos venues de Scandinavie ou du Groenland.

Mais l'éruption solaire de dimanche dernier a été tellement intense que les aurores qui ont suivi ont été particulièrement exceptionnelles, permettant d'observer les voiles verts jusqu'en Normandie et en Bretagne, ce qui était donc un spectacle assez rare pour les quelques personnes qui ont eu la chance de pouvoir l'observer.
Autre photo prise par mon collègue ce soir-là, toujours à proximité de Lannion. On voit en bas la même maison plongée dans l'obscurité et quelques lampadaires lointains, mais la partie importante est de nouveau surtout le ciel nocturne où les quelques étoiles (on en voit plus que sur la photo précédentes) sont en partie masquées par magnifiques lueurs en trois couches, un vert bien lumineux, puis une partie rouge plus sombre, puis plus loin une autre bande verte au ton un peu différent de la première.

8/16 Être dévié par le champ magnétique terrestre fait considérablement ralentir les particules issues du Soleil, assez pour ne pas causer trop de dégâts, mais elles restent ionisées et fortement énergétiques, ce qui les fait interagir avec celles de notre atmosphère, et ce sont ces interactions qui génèrent ces lumières que nous pouvons observer dans le ciel.

Ces lumières sont de plusieurs couleurs différentes en fonction des particules qui interagissent, et donc de l'altitude où ce phénomène a lieu, la composition de notre atmosphère changeant en fonction de la hauteur à laquelle on se trouve. Les couleurs dominantes sont habituellement le vert et le pourpre, mais d'autres peuvent également apparaître selon les cas.
Photo prise par mon collègue lors de l'aurore du 19 janvier 2026, à proximité de Lannion. On voit en bas de l'image une maison plongée dans l'obscurité et, dans le lointain, quelques arbres et la lumière de lampadaires. Au dessus, le ciel nocturne est presque entièrement occupé par deux grosses zones lumineuse, une présentant plusieurs nuances de vert juste au dessus de l'horizon, et une autre rouge-violacée occupant la quasi-totalité du ciel restant, soit environ la moitié de l'image. Quelques étoiles peuvent être devinées à travers la partie rouge.

7/16 En effet, les particules éjectées par notre étoile sont ionisées, c'est-à-dire qu'elles n'ont pas le bon compte d'électrons⁽*⁾ par rapport à leurs protons, et sont donc chargées électriquement. Ce qui les rend sensibles aux champs magnétiques. Plutôt que de foncer tout droit, ces particules sont donc déviées par celui de notre planète et suivent ses lignes de champ.

C'est donc la raison pour laquelle ces aurores sont des phénomènes « polaires » puisque, comme un gros aimant, notre Terre présente un pôle nord et un pôle sud par lesquels passent ces lignes (je parle bien ici des pôles magnétiques, pas des pôles géographiques. Les deux sont en pratique relativement proches l'un de l'autre, mais pas confondus, donc le nord qu'indique votre boussole n'est pas exactement celui de votre carte, même si ça suffit largement pour s'orienter.)

(∗) Allez, un dernier petit lien pour réviser, le thread sur la structure des atomes : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B0i3iWqqbgijU0cabg

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