Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

Nan mais ç'te bande de sans-gêne…

Le générique du film a à peine débuté, je n'ai même pas encore eu le temps d'allumer les lumières, que la moitié des gens se barre ostensiblement par l'entrée et l'autre par la sortie. Les seules personnes qui sont restées dans la salle jusqu'au bout sont celles qui avaient tenté d'entrer trop tôt.

Y a des gens qui ont vraiment des choses à apprendre sur les bonnes manières de base.

J’ai appris hier que je n’étais pas retenu pour un contrat doctoral.

Ce n’est évidemment pas la nouvelle que j’espérais. Mais ce qui rend la situation difficile à formuler, c’est qu’elle ne ressemble pas exactement à un échec. J’ai repris mes études, validé mon master, soutenu un mémoire dont je suis fier, construit un projet doctoral, présenté un dossier solide et franchi les différentes étapes de sélection. Arriver jusqu’au dernier palier, en soi, dit déjà quelque chose du travail accompli.

La difficulté, c’est qu’à ce niveau-là, la qualité du dossier ne suffit plus toujours à expliquer le résultat. Quand une quinzaine de candidat·es arrivent au dernier stade pour 7 contrats doctoraux, il faut bien trancher. Et quand plusieurs dossiers sont très bons, il reste trop peu de places pour que chacun·e puisse poursuivre dans les conditions espérées.

Il en va de même pour les recrutements d’enseignant·es-chercheur·ses. Combien de personnes envoient des dossiers de très grande qualité, parfois pendant des années, sans jamais obtenir de poste, simplement parce qu’il y a beaucoup de très bon·nes candidat·es et très peu de postes ? Ce ne sont pas celles et ceux qui font le choix final qui sont responsables : encore une fois, quelqu’un doit bien trancher. Mais cette situation est le résultat d’années de précarisation de la recherche, de sous-financement, voire de mise sous pression politique de l’enseignement supérieur et de la production scientifique.

C’est ce qui donne à cette situation un caractère paradoxal : une victoire d’apparence dont il est impossible de se réjouir pleinement. Comme si un candidat à la présidentielle était condamné, reconnu coupable, et pourtant se présentait à l’élection comme favori. Vous imaginez un peu ?

Dans mon cas, le paradoxe est plus modeste, bien sûr, mais il dit quelque chose de cette sensation étrange : avoir objectivement avancé, avoir validé des étapes importantes, et se retrouver malgré tout face à une porte fermée. Ce n’est pas une absence de reconnaissance du travail accompli ; c’est plutôt l’impossibilité de transformer cette reconnaissance en conditions matérielles pour continuer.

Je vais devoir rebondir, bien sûr, je pourrais toujours retenter ma chance par exemple via un contrat CIFRE. Mais avant cela, je crois important de nommer ce que cette expérience révèle : dans l’enseignement supérieur et la recherche, beaucoup de trajectoires ne butent pas sur un manque de travail, de sérieux ou de légitimité. Elles butent sur un système qui demande beaucoup, sélectionne fortement, puis laisse trop souvent les personnes qualifiées sans solution à la hauteur de leur engagement.

Maillet de juge

Mais le début de l'été, c'est aussi parfois des surprises sur ce qui a été changé dans la salle entre temps. Par exemple, le midi, on a des séances en langue étrangère. En l'occurrence, on diffuse en ce moment un film en allemand, dont on ne se sert plus en français et qu'on ne diffusait qu'en anglais l'été dernier.

Ben je viens de devoir live-patcher en vitesse le script de lancement, alors que les gens étaient dans la salle, parce que celui-là pointait sur l'ancien emplacement des fichiers vidéos et qu'il n'y avait plus que la moitié de l'image qui s'affichait. Merci les collègues qui font mal le ménage ^^" C'est réglé.

C'est aussi le retour des objets trouvés improbables.

En passant vérifier les sièges entre deux séances, hier, j'avais trouvé une paire de chaussures pour enfants. Je n'avais pas spécialement regardé les pieds des gens pendant qu'ils sortaient, je ne sais pas s'il en avait d'autres ou s'il est reparti pieds nus sans que personne ne s'en rende compte.

J'ai aussi trouvé des lunettes de soleil, ça c'est plus fréquent. Et donc, ce matin, je viens de trouver une boîte de gants jetables oO

C'est aussi l'occasion de retrouver les situations chiantes, du type un parent qui sort en catastrophe par la mauvaise porte en cours de séance parce que son gamin braille, du coup il referme mal la porte, et du coup un peu avant la séance suivante, des impatients tirent dessus et essayent d'entrer avant que je vienne leur ouvrir, ce qui est beaucoup moins fun.

L'été, c'est aussi l'occasion de retrouver les séances qu'on ne fait pas forcément souvent le reste du temps, comme la séance sur les astres et les marées hier soir, qui est bien cool.

Ou comme la séance spéciale pour les deux-cinq ans ce matin <3

@sarah_trichet_allaire enp0s25 c'est un nom d'interface filaire, il me semble.

Par contre d'après le retour de rfkill, ton Wi-Fi est désactivé logiciellement. Si tu veux le remettre en service, essaye de lancer ça :

/sbin/rfkill unblock 0

Normalement « yes » devrait passer à « no » quand tu demandes la liste, et ça devrait mieux marcher. Je pense, mais je laisse @gepeto reprendre la main, je n'ai rien suivi et je suis au taff :-)

(P.S. : si jamais tu ne connais pas, je te suggère d'essayer « ip -br a » plutôt que juste « ip a », ça rend les choses beaucoup plus lisibles ^^)

@sarah_trichet_allaire @gepeto Il est dans /sbin qui n'est pas dans ton $PATH. Tu peux taper la commande en précisant l'emplacement :

/sbin/rfkill list

There is an eclipse this summer. And because this came up in a conversation, something I didn't realise needed to be said.

DO NOT TRY TO MAKE YOUR OWN ECLIPSE GLASSES.

Your eyesight is more important than that. A pair of iso standards certified eclipse glasses are about €3.

Seriously, do not risk your eyesight.

@antoinechambertloir Tiens, la rue n'est pas encore mure, on dirait.

@Milena_Hime Hm, alors… en parcourant rapidement l'article, « Briques de l'ADN » est utilisé ici pour dire : du phosphore. Ni plus, ni moins.

Le phosphore est effectivement un élément chimique présent dans la molécule d'ADN, et on considère que c'est (avec le carbone, l'hydrogène, l'azote, l'oxygène et le soufre) un des éléments essentiels à la vie, mais bon, confirmer d'en avoir trouvé dans les geysers d'Encelade ne mérite peut-être pas un titre aussi exagératif.

D'autant que bon, l'image d'illustration principale générée par IA alors qu'il existe de magnifiques photos de Cassini pas bien dures à trouver et qu'on peut repartager sans problème, et avec la plupart des liens fournis qui renvoient vers une recherche Google sur le DOI au lieu de pointer directement sur le DOI lui-même, et dont pour au moins deux de ces liens l'article pointé n'existe simplement pas… je crains que cette source soit tout sauf fiable pour des infos scientifiques ^^"

@sarah_trichet_allaire @Sobex Ah, tu ne dois pas avoir d'IPv6 sur ta connexion :-/ L'accès en IPv4 uniquement est coupé pour l'instant pour plusieurs raisons, j'oubliais.

Reste la Couronne de Cuivre, là normalement t'as tout ce dont il y a besoin sans souci, et la possibilité de poser des questions si besoin : https://www.baldursgateworld.fr/viewtopic.php?t=33028

@sarah_trichet_allaire @Sobex Tu peux trouver des infos là : https://doc.dotslashplay.it/index.fr.xhtml

Mais comme ça peut se voir à son design assez épuré, ce n'est pas le cœur de l'activité du projet, donc si tu veux pouvoir discuter de ça et de jeux d'une manière générale, je conseille de venir faire un tour sur le forum que le dev principal et moi-même co-administrons : https://www.baldursgateworld.fr/

@sarah_trichet_allaire @Sobex Le PC du dev principal de @playit a plus de dix ans et tous les jeux gérés tournent chez lui, y compris les plus récents ou gourmands (Baldur's Gate Ⅲ par exemple), donc je ne pense pas que l'âge de l'ordi soit un souci pour jouer ;-)

(Et il y a plein de jeux old schools qui sont gérés aussi, vraiment, 'faut pas hésiter de ce côté-là ;-))

@Sobex @sarah_trichet_allaire Stable va pour la plupart des usages, oui. Et unstable pour avoir quelque chose qui se met à jour en continu.

Le truc avec testing, c'est le cycle de mises à jour : les nouveaux paquets arrivent d'abord dans unstable, puis passent dans testing ensuite. Si on repère des soucis dans unstable, ça retarde l'arrivée dans testing… y compris si la mise à jour venait corriger un souci déjà repéré dans testing, où les paquets peuvent donc rester cassés beaucoup plus longtemps. C'est pour ça qu'elle est surtout conseillée aux gens qui veulent contribuer à Debian et que pour les gens qui veulent juste des MàJ en continu, on conseille plutôt unstable.

@sarah_trichet_allaire @Sobex Le compte n'existe plus en effet, mais devrait renvoyer sur ce qui sert de site (je préfère continuer de m'en servir, parce que si j'écris « play.it » directement sans les guillemets, mon idiot de Pleroma considère ça comme un lien hypertexte et ça ne pointe pas au bon endroit.)

C'est un projet cool qui permet de jouer plus facilement sous GNU/Linux. En gros, c'est un logiciel qui, quand tu lui donnes à bouffer un installateur de jeu venu d'une boutique en ligne (seuls les jeux sans DRM sont gérés), te génère un joli petit paquet que tu peux installer proprement pour avoir le jeu bien intégré dans ton système, en t'évitant de devoir bidouiller pour le faire marcher.

Ça génère des paquets pour Debian, Arch et Gentoo parce qu'il y a des contributeurices qui utilisent ces trois formats, mais on a personne qui est venu aider pour le RPM jusque là.

@Sobex @sarah_trichet_allaire Testing, c'est déconseillé, à moins de vouloir spécifiquement faire du rapport de bug pour ça. Pour un simple usage de tous les jours, 'vaut mieux unstable.)

(Et Fedora a l'inconvénient de ne pas être pris en charge par @playit, faute d'un·e contributeurice qui sache gérer leur format de paquets)

@sarah_trichet_allaire Tant qu'à rester sur du Debian, pourquoi pas… Debian ?

La version préparée par Debian-Facile est plutôt cool et pratique à prendre en main. Par contre, c'est Xfce et pas GNOME, mais ça garde une certaine proximité, je ne sais pas quel est ton niveau d'exigence là-dessus.

En tout cas n'hésite pas à jeter un œil ici : https://debian-facile.org/projets:iso-debian-facile

16/16 Si vous préférez d'autres genres de visages, vous pouvez également aller faire un tour du côté d'Étretat, dans ma Normandie natale, où je peux vous garantir qu'aucun éléphant n'est venu sculpter la falaise, et pourtant…

En tout cas, j'espère que l'été vous sera agréable malgré les températures qu'on a déjà eu à subir, et je vous donne comme d'hab' rendez-vous la semaine prochaine. Après cette petite introduction historique, on tâchera de parler plus sérieusement de la recherche de vie sur Mars. D'ici-là, merci pour les retours et les partages !
Photo de la falaise d'Étretat, avec une plage à droite et la célèbre aiguille, théâtre d'aventures d'Arsène Lupin, dans l'eau sur la droite. Entre les deux, au centre de l'image, la falaise s'avance dans la mer, et on peut voir une arche de pierre en dépasser, et qui peut, avec des reliefs marquants les yeux et les oreilles, donner l'impression d'une tête d'éléphant d'Asie dont la trompe, un peu trop épaisse, plongerait dans l'eau.

15/16 On reparlera d'ailleurs très probablement de paréidolie, et plus généralement d'illusions d'optiques, au cours d'un prochain thread, c'est un sujet que j'apprécie beaucoup également. En attendant, si vous voulez voir des visages humains dans les rochers, pas vraiment la peine d'aller jusqu'à Mars.

Vous pouvez par exemple venir sur la côte bretonne, où, pas excessivement loin de là où je travaille en ce moment, on peut en admirer un plutôt sympathique. Et si vous en profitez pour faire le tour de la baie, n'hésitez pas à venir jusqu'à mon planétarium : à partir de lundi, on passe en horaires d'été, avec quatre à six séances tous les jours de la semaine.
Photo, trouvée sur la page Wikipédia dédiée aux paréidolies, d'un « visage indien » visible dans les rochers de l'archipel des Ébihens. C'est en réalité à une bonne heure de route de Lannion, à l'autre extrémité de la baie de Saint-Brieuc, mais quand même toujours dans les Côtes d'Armor. Et donc on voit globalement un amas de rocher dont la forme de celui au centre de l'image évoque assez clairement un visage vu cette fois de profil, avec un menton, une bouche qui semble cette fois peut-être faire la moue, un nez, et le renfoncement des yeux. Détail qui est possible ici mais pas sur Mars : la végétation au dessus de ce rocher vient améliorer l'impression générale en lui dessinant une chevelure.

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