Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

@sarah_trichet_allaire enp0s25 c'est un nom d'interface filaire, il me semble.

Par contre d'après le retour de rfkill, ton Wi-Fi est désactivé logiciellement. Si tu veux le remettre en service, essaye de lancer ça :

/sbin/rfkill unblock 0

Normalement « yes » devrait passer à « no » quand tu demandes la liste, et ça devrait mieux marcher. Je pense, mais je laisse @gepeto reprendre la main, je n'ai rien suivi et je suis au taff :-)

(P.S. : si jamais tu ne connais pas, je te suggère d'essayer « ip -br a » plutôt que juste « ip a », ça rend les choses beaucoup plus lisibles ^^)

@sarah_trichet_allaire @gepeto Il est dans /sbin qui n'est pas dans ton $PATH. Tu peux taper la commande en précisant l'emplacement :

/sbin/rfkill list

There is an eclipse this summer. And because this came up in a conversation, something I didn't realise needed to be said.

DO NOT TRY TO MAKE YOUR OWN ECLIPSE GLASSES.

Your eyesight is more important than that. A pair of iso standards certified eclipse glasses are about €3.

Seriously, do not risk your eyesight.

@antoinechambertloir Tiens, la rue n'est pas encore mure, on dirait.

@Milena_Hime Hm, alors… en parcourant rapidement l'article, « Briques de l'ADN » est utilisé ici pour dire : du phosphore. Ni plus, ni moins.

Le phosphore est effectivement un élément chimique présent dans la molécule d'ADN, et on considère que c'est (avec le carbone, l'hydrogène, l'azote, l'oxygène et le soufre) un des éléments essentiels à la vie, mais bon, confirmer d'en avoir trouvé dans les geysers d'Encelade ne mérite peut-être pas un titre aussi exagératif.

D'autant que bon, l'image d'illustration principale générée par IA alors qu'il existe de magnifiques photos de Cassini pas bien dures à trouver et qu'on peut repartager sans problème, et avec la plupart des liens fournis qui renvoient vers une recherche Google sur le DOI au lieu de pointer directement sur le DOI lui-même, et dont pour au moins deux de ces liens l'article pointé n'existe simplement pas… je crains que cette source soit tout sauf fiable pour des infos scientifiques ^^"

@sarah_trichet_allaire @Sobex Ah, tu ne dois pas avoir d'IPv6 sur ta connexion :-/ L'accès en IPv4 uniquement est coupé pour l'instant pour plusieurs raisons, j'oubliais.

Reste la Couronne de Cuivre, là normalement t'as tout ce dont il y a besoin sans souci, et la possibilité de poser des questions si besoin : https://www.baldursgateworld.fr/viewtopic.php?t=33028

@sarah_trichet_allaire @Sobex Tu peux trouver des infos là : https://doc.dotslashplay.it/index.fr.xhtml

Mais comme ça peut se voir à son design assez épuré, ce n'est pas le cœur de l'activité du projet, donc si tu veux pouvoir discuter de ça et de jeux d'une manière générale, je conseille de venir faire un tour sur le forum que le dev principal et moi-même co-administrons : https://www.baldursgateworld.fr/

@sarah_trichet_allaire @Sobex Le PC du dev principal de @playit a plus de dix ans et tous les jeux gérés tournent chez lui, y compris les plus récents ou gourmands (Baldur's Gate Ⅲ par exemple), donc je ne pense pas que l'âge de l'ordi soit un souci pour jouer ;-)

(Et il y a plein de jeux old schools qui sont gérés aussi, vraiment, 'faut pas hésiter de ce côté-là ;-))

@Sobex @sarah_trichet_allaire Stable va pour la plupart des usages, oui. Et unstable pour avoir quelque chose qui se met à jour en continu.

Le truc avec testing, c'est le cycle de mises à jour : les nouveaux paquets arrivent d'abord dans unstable, puis passent dans testing ensuite. Si on repère des soucis dans unstable, ça retarde l'arrivée dans testing… y compris si la mise à jour venait corriger un souci déjà repéré dans testing, où les paquets peuvent donc rester cassés beaucoup plus longtemps. C'est pour ça qu'elle est surtout conseillée aux gens qui veulent contribuer à Debian et que pour les gens qui veulent juste des MàJ en continu, on conseille plutôt unstable.

@sarah_trichet_allaire @Sobex Le compte n'existe plus en effet, mais devrait renvoyer sur ce qui sert de site (je préfère continuer de m'en servir, parce que si j'écris « play.it » directement sans les guillemets, mon idiot de Pleroma considère ça comme un lien hypertexte et ça ne pointe pas au bon endroit.)

C'est un projet cool qui permet de jouer plus facilement sous GNU/Linux. En gros, c'est un logiciel qui, quand tu lui donnes à bouffer un installateur de jeu venu d'une boutique en ligne (seuls les jeux sans DRM sont gérés), te génère un joli petit paquet que tu peux installer proprement pour avoir le jeu bien intégré dans ton système, en t'évitant de devoir bidouiller pour le faire marcher.

Ça génère des paquets pour Debian, Arch et Gentoo parce qu'il y a des contributeurices qui utilisent ces trois formats, mais on a personne qui est venu aider pour le RPM jusque là.

@Sobex @sarah_trichet_allaire Testing, c'est déconseillé, à moins de vouloir spécifiquement faire du rapport de bug pour ça. Pour un simple usage de tous les jours, 'vaut mieux unstable.)

(Et Fedora a l'inconvénient de ne pas être pris en charge par @playit, faute d'un·e contributeurice qui sache gérer leur format de paquets)

@sarah_trichet_allaire Tant qu'à rester sur du Debian, pourquoi pas… Debian ?

La version préparée par Debian-Facile est plutôt cool et pratique à prendre en main. Par contre, c'est Xfce et pas GNOME, mais ça garde une certaine proximité, je ne sais pas quel est ton niveau d'exigence là-dessus.

En tout cas n'hésite pas à jeter un œil ici : https://debian-facile.org/projets:iso-debian-facile

16/16 Si vous préférez d'autres genres de visages, vous pouvez également aller faire un tour du côté d'Étretat, dans ma Normandie natale, où je peux vous garantir qu'aucun éléphant n'est venu sculpter la falaise, et pourtant…

En tout cas, j'espère que l'été vous sera agréable malgré les températures qu'on a déjà eu à subir, et je vous donne comme d'hab' rendez-vous la semaine prochaine. Après cette petite introduction historique, on tâchera de parler plus sérieusement de la recherche de vie sur Mars. D'ici-là, merci pour les retours et les partages !
Photo de la falaise d'Étretat, avec une plage à droite et la célèbre aiguille, théâtre d'aventures d'Arsène Lupin, dans l'eau sur la droite. Entre les deux, au centre de l'image, la falaise s'avance dans la mer, et on peut voir une arche de pierre en dépasser, et qui peut, avec des reliefs marquants les yeux et les oreilles, donner l'impression d'une tête d'éléphant d'Asie dont la trompe, un peu trop épaisse, plongerait dans l'eau.

15/16 On reparlera d'ailleurs très probablement de paréidolie, et plus généralement d'illusions d'optiques, au cours d'un prochain thread, c'est un sujet que j'apprécie beaucoup également. En attendant, si vous voulez voir des visages humains dans les rochers, pas vraiment la peine d'aller jusqu'à Mars.

Vous pouvez par exemple venir sur la côte bretonne, où, pas excessivement loin de là où je travaille en ce moment, on peut en admirer un plutôt sympathique. Et si vous en profitez pour faire le tour de la baie, n'hésitez pas à venir jusqu'à mon planétarium : à partir de lundi, on passe en horaires d'été, avec quatre à six séances tous les jours de la semaine.
Photo, trouvée sur la page Wikipédia dédiée aux paréidolies, d'un « visage indien » visible dans les rochers de l'archipel des Ébihens. C'est en réalité à une bonne heure de route de Lannion, à l'autre extrémité de la baie de Saint-Brieuc, mais quand même toujours dans les Côtes d'Armor. Et donc on voit globalement un amas de rocher dont la forme de celui au centre de l'image évoque assez clairement un visage vu cette fois de profil, avec un menton, une bouche qui semble cette fois peut-être faire la moue, un nez, et le renfoncement des yeux. Détail qui est possible ici mais pas sur Mars : la végétation au dessus de ce rocher vient améliorer l'impression générale en lui dessinant une chevelure.

14/16 En fait, l'explication de cette forme de visage est très exactement la même que celle des canaux de Schiaparelli : sur une image avec peu de détails, on se rattache à ce qu'on peut et on connecte facilement plusieurs ombres entre elles.

Et notre cerveau est ensuite particulièrement doué pour interpréter ce qu'il voit, en nous faisant imaginer des visages et autres un peu partout. C'est une des raisons pour lesquelles on aime bien observer les nuages, et ce phénomène porte un joli nom : la « paréidolie ».
Puisqu'on en est à comparer, voici la photo du cratère Galle prise par la sonde Mars Global Surveyor le 13 octobre 1999. Cette fois-ci, on reconnaît immédiatement la même formation que sur l'image de Viking 1, avec le cratère circulaire, les deux yeux et le visage souriant, mais pour autant, il n'y a pas grand doute en regardant cette image, que ce n'est qu'une coïncidence, on peut d'ailleurs voir d'autres structures plus petites à l'intérieur du cratère.

13/16 D'autant plus inutiles que l'endroit a été photographié de nouveau par la sonde Mars Global Surveyor en 2001, avec du matériel de meilleure qualité et surtout des ombres disposées différemment parce la photo a été prise à un autre moment de la journée. Le résultat est alors évidemment pas mal changé, et le visage disparaît totalement.

Comme souvent, cet épisode a pu inspirer pas mal l'imaginaire, et donner quelques trucs cools pour alimenter nos fictions, mais, scientifiquement parlant, ce qu'il y a a étudier ici est plus le fonctionnement de nos cerveaux que la surface de Mars.
Photo de Cydonia Mensae prise par la sonde Mars Global Surveyor, et trouvée sur la page Wikipédia qui est dédiée à l'endroit, où il y en a d'ailleurs quelques autres assez intéressantes. On voit globalement la même forme générale du relief, mais les ombres étant très différentes, l'impression de voir un visage disparaît totalement (à la limite, celle-ci m'évoquerait peut-être plus un bouclier). En prêtant attention, on repère quand même à peu près les creux et bosses qui ont donné l'impression, sur l'image de Viking 1, de voir des yeux, un nez et une bouche, mais c'était très clairement une simple impression.

12/16 La forme d'un visage humain à la surface d'une autre planète, c'était évidemment assez intriguant, même si, pour l'équipe en charge de la mission, c'était juste une amusante coïncidence. Ce n'était d'ailleurs pas exactement la première fois qu'on voyait ce genre de choses.

Mais évidemment, l'être humain étant ce qu'il est, certaines personnes ont décidé d'y voir une structure artificielle laissée là à notre intention par une civilisation extraterrestre, et ça a encore relancé pas mal de spéculations assez inutiles.
Photo, également prise en 1976 par l'orbiteur de la mission Viking 1 et trouvée sur la page Wikipédia qui lui est dédié, du cratère Galle, un autre relief martien. Il s'agit en l'occurrence et comme son nom l'indique plus ou moins d'un cratère d'impact circulaire, comme il y en a pas mal sur plein d'autres corps célestes, sauf que celui-ci présente de petites formations rocheuses à l'intérieur qui donnent à l'ensemble l'aspect d'un smiley, et à valu à cet endroit le surnom de « Happy face crater ». Curieusement, pourtant, je ne me souviens pas avoir entendu parler de celui-ci de la part des partisans de visites extraterrestres.

11/16 Et comme vous avez pu le voir dans le thread en question, avant d'avoir des images de très haute qualité… on faisait ce qu'on pouvait avec des appareils photos un peu plus limités. Comme celui embarqué à bord de la sonde Viking 1, par exemple.

Le 25 juillet 1976, quasiment un siècle après les observations de « chenaux » par Schiaparelli, l'orbiteur de cette mission survolait un relief particulier à la surface de Mars, qu'on appelle aujourd'hui Cydonia Mensae, et a pris une photo, qui avait de quoi attirer l'attention. Je vous laisse en juger :
Photographie, trouvée sur Wikimédia Commons, du « Visage de Mars », recadrée pour centrer sur ce qui a attiré l'attention. On voit donc le sol martien vu de son ciel, avec tout un tas d'ombres noires à sa surface, mais surtout, au centre de l'image, un relief ressemblant à un visage humain dont la moitié gauche (la sienne, donc à droite pour nous) serait plongée dans l'ombre. En tout cas, les jeux d'ombres à la surface de ce relief semblent dessiner les formes de deux yeux, d'un nez, et d'une bouche.

10/16 C'était le début de l'envoi de sondes robotisées de la Terre vers les autres planètes, qu'on a évoquée dans un thread récent⁽*⁾. Et si ces observations ont enterré l'idée de mers à la surface de Mars, elles ont paradoxalement donné quelques nouvelles raisons de s'imaginer de petits hommes verts.

En effet, si on a pu réussir à se poser à quelques endroits sur Mars, on a surtout pu la survoler en long, en large et en travers, au point que l'on connaît aujourd'hui mieux la géographie martienne que celle du fond de nos propres océans. Mais ça a quand même demandé un certain temps d'en arriver là.

(∗) Si vous l'avez manqué, c'était le second thread sur l'histoire de la conquête spatiale : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B7GRh0gWnSRoyGfl8S

9/16 L'idée d'une Mars habitée a donc perduré longtemps dans les têtes, ce qui fait par exemple que l'adaptation sonore de la Guerre des mondes dirigée par Orson Welles et interprétée à la radio le 30 octobre 1938 a pu paraître particulièrement crédible à cette époque⁽*⁾.

Ce n'est que près d'un siècle après les observations de Schiaparelli que l'idée d'une Mars partiellement recouverte d'eau a finalement été globalement oubliée. Il a fallu pour ça qu'un vaisseau spatial réussisse à aller d'une planète à l'autre, mais pas tout à fait dans le sens prévu par le roman.

(∗) Si cette histoire vous intéresse et parce qu'il n'y a pas que mes vidéos à moi sur @skeptikon, je vous renvoie à l'excellent travail réalisé à ce sujet par @oisifologie, que vous pouvez retrouver là : https://skeptikon.fr/w/32tgn3o4DMHw97dwiAc7bM

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