Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

16/16 Si vous préférez d'autres genres de visages, vous pouvez également aller faire un tour du côté d'Étretat, dans ma Normandie natale, où je peux vous garantir qu'aucun éléphant n'est venu sculpter la falaise, et pourtant…

En tout cas, j'espère que l'été vous sera agréable malgré les températures qu'on a déjà eu à subir, et je vous donne comme d'hab' rendez-vous la semaine prochaine. Après cette petite introduction historique, on tâchera de parler plus sérieusement de la recherche de vie sur Mars. D'ici-là, merci pour les retours et les partages !
Photo de la falaise d'Étretat, avec une plage à droite et la célèbre aiguille, théâtre d'aventures d'Arsène Lupin, dans l'eau sur la droite. Entre les deux, au centre de l'image, la falaise s'avance dans la mer, et on peut voir une arche de pierre en dépasser, et qui peut, avec des reliefs marquants les yeux et les oreilles, donner l'impression d'une tête d'éléphant d'Asie dont la trompe, un peu trop épaisse, plongerait dans l'eau.

15/16 On reparlera d'ailleurs très probablement de paréidolie, et plus généralement d'illusions d'optiques, au cours d'un prochain thread, c'est un sujet que j'apprécie beaucoup également. En attendant, si vous voulez voir des visages humains dans les rochers, pas vraiment la peine d'aller jusqu'à Mars.

Vous pouvez par exemple venir sur la côte bretonne, où, pas excessivement loin de là où je travaille en ce moment, on peut en admirer un plutôt sympathique. Et si vous en profitez pour faire le tour de la baie, n'hésitez pas à venir jusqu'à mon planétarium : à partir de lundi, on passe en horaires d'été, avec quatre à six séances tous les jours de la semaine.
Photo, trouvée sur la page Wikipédia dédiée aux paréidolies, d'un « visage indien » visible dans les rochers de l'archipel des Ébihens. C'est en réalité à une bonne heure de route de Lannion, à l'autre extrémité de la baie de Saint-Brieuc, mais quand même toujours dans les Côtes d'Armor. Et donc on voit globalement un amas de rocher dont la forme de celui au centre de l'image évoque assez clairement un visage vu cette fois de profil, avec un menton, une bouche qui semble cette fois peut-être faire la moue, un nez, et le renfoncement des yeux. Détail qui est possible ici mais pas sur Mars : la végétation au dessus de ce rocher vient améliorer l'impression générale en lui dessinant une chevelure.

14/16 En fait, l'explication de cette forme de visage est très exactement la même que celle des canaux de Schiaparelli : sur une image avec peu de détails, on se rattache à ce qu'on peut et on connecte facilement plusieurs ombres entre elles.

Et notre cerveau est ensuite particulièrement doué pour interpréter ce qu'il voit, en nous faisant imaginer des visages et autres un peu partout. C'est une des raisons pour lesquelles on aime bien observer les nuages, et ce phénomène porte un joli nom : la « paréidolie ».
Puisqu'on en est à comparer, voici la photo du cratère Galle prise par la sonde Mars Global Surveyor le 13 octobre 1999. Cette fois-ci, on reconnaît immédiatement la même formation que sur l'image de Viking 1, avec le cratère circulaire, les deux yeux et le visage souriant, mais pour autant, il n'y a pas grand doute en regardant cette image, que ce n'est qu'une coïncidence, on peut d'ailleurs voir d'autres structures plus petites à l'intérieur du cratère.

13/16 D'autant plus inutiles que l'endroit a été photographié de nouveau par la sonde Mars Global Surveyor en 2001, avec du matériel de meilleure qualité et surtout des ombres disposées différemment parce la photo a été prise à un autre moment de la journée. Le résultat est alors évidemment pas mal changé, et le visage disparaît totalement.

Comme souvent, cet épisode a pu inspirer pas mal l'imaginaire, et donner quelques trucs cools pour alimenter nos fictions, mais, scientifiquement parlant, ce qu'il y a a étudier ici est plus le fonctionnement de nos cerveaux que la surface de Mars.
Photo de Cydonia Mensae prise par la sonde Mars Global Surveyor, et trouvée sur la page Wikipédia qui est dédiée à l'endroit, où il y en a d'ailleurs quelques autres assez intéressantes. On voit globalement la même forme générale du relief, mais les ombres étant très différentes, l'impression de voir un visage disparaît totalement (à la limite, celle-ci m'évoquerait peut-être plus un bouclier). En prêtant attention, on repère quand même à peu près les creux et bosses qui ont donné l'impression, sur l'image de Viking 1, de voir des yeux, un nez et une bouche, mais c'était très clairement une simple impression.

12/16 La forme d'un visage humain à la surface d'une autre planète, c'était évidemment assez intriguant, même si, pour l'équipe en charge de la mission, c'était juste une amusante coïncidence. Ce n'était d'ailleurs pas exactement la première fois qu'on voyait ce genre de choses.

Mais évidemment, l'être humain étant ce qu'il est, certaines personnes ont décidé d'y voir une structure artificielle laissée là à notre intention par une civilisation extraterrestre, et ça a encore relancé pas mal de spéculations assez inutiles.
Photo, également prise en 1976 par l'orbiteur de la mission Viking 1 et trouvée sur la page Wikipédia qui lui est dédié, du cratère Galle, un autre relief martien. Il s'agit en l'occurrence et comme son nom l'indique plus ou moins d'un cratère d'impact circulaire, comme il y en a pas mal sur plein d'autres corps célestes, sauf que celui-ci présente de petites formations rocheuses à l'intérieur qui donnent à l'ensemble l'aspect d'un smiley, et à valu à cet endroit le surnom de « Happy face crater ». Curieusement, pourtant, je ne me souviens pas avoir entendu parler de celui-ci de la part des partisans de visites extraterrestres.

11/16 Et comme vous avez pu le voir dans le thread en question, avant d'avoir des images de très haute qualité… on faisait ce qu'on pouvait avec des appareils photos un peu plus limités. Comme celui embarqué à bord de la sonde Viking 1, par exemple.

Le 25 juillet 1976, quasiment un siècle après les observations de « chenaux » par Schiaparelli, l'orbiteur de cette mission survolait un relief particulier à la surface de Mars, qu'on appelle aujourd'hui Cydonia Mensae, et a pris une photo, qui avait de quoi attirer l'attention. Je vous laisse en juger :
Photographie, trouvée sur Wikimédia Commons, du « Visage de Mars », recadrée pour centrer sur ce qui a attiré l'attention. On voit donc le sol martien vu de son ciel, avec tout un tas d'ombres noires à sa surface, mais surtout, au centre de l'image, un relief ressemblant à un visage humain dont la moitié gauche (la sienne, donc à droite pour nous) serait plongée dans l'ombre. En tout cas, les jeux d'ombres à la surface de ce relief semblent dessiner les formes de deux yeux, d'un nez, et d'une bouche.

10/16 C'était le début de l'envoi de sondes robotisées de la Terre vers les autres planètes, qu'on a évoquée dans un thread récent⁽*⁾. Et si ces observations ont enterré l'idée de mers à la surface de Mars, elles ont paradoxalement donné quelques nouvelles raisons de s'imaginer de petits hommes verts.

En effet, si on a pu réussir à se poser à quelques endroits sur Mars, on a surtout pu la survoler en long, en large et en travers, au point que l'on connaît aujourd'hui mieux la géographie martienne que celle du fond de nos propres océans. Mais ça a quand même demandé un certain temps d'en arriver là.

(∗) Si vous l'avez manqué, c'était le second thread sur l'histoire de la conquête spatiale : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B7GRh0gWnSRoyGfl8S

9/16 L'idée d'une Mars habitée a donc perduré longtemps dans les têtes, ce qui fait par exemple que l'adaptation sonore de la Guerre des mondes dirigée par Orson Welles et interprétée à la radio le 30 octobre 1938 a pu paraître particulièrement crédible à cette époque⁽*⁾.

Ce n'est que près d'un siècle après les observations de Schiaparelli que l'idée d'une Mars partiellement recouverte d'eau a finalement été globalement oubliée. Il a fallu pour ça qu'un vaisseau spatial réussisse à aller d'une planète à l'autre, mais pas tout à fait dans le sens prévu par le roman.

(∗) Si cette histoire vous intéresse et parce qu'il n'y a pas que mes vidéos à moi sur @skeptikon, je vous renvoie à l'excellent travail réalisé à ce sujet par @oisifologie, que vous pouvez retrouver là : https://skeptikon.fr/w/32tgn3o4DMHw97dwiAc7bM

8/16 Pourtant, l'invasion martienne n'est jamais arrivée, et pour cause. Dès le début du vingtième siècle, la plupart des scientifiques avaient déjà commencé à comprendre qu'il n'y avait pas d'eau liquide sur Mars et que, naturels ou artificiels, ces bras de mer n'existaient simplement pas.

Mais l'idée est restée bien plus longtemps dans l'imaginaire collectif, notamment à cause de Percival Lowell, un américain passionné d'astronomie et assez riche pour se faire construire son propre observatoire privé, qui a continué à faire publier des cartes de Mars pleines de canaux longtemps après que les scientifiques de métier aient compris ce dont il s'agissait réellement.
Photo de Percival Lowell dans son observatoire (la légende de l'image dit qu'il était pour le coup en train d'observer Vénus), trouvée sur la page Wikipédia consacrée au bonhomme. On le voit assis sur une chaise qui semble fixée sur une échelle et pouvant donc monter et descendre, et en train de mettre son œil sur l'objectif d'un télescope assez gros pour qu'il puisse y entrer tout entier. Cette image apparaît d'ailleurs brièvement dans ma vidéo sur Pluton, car la découverte d'une neuvième planète était l'autre marotte de Lowell, et c'est au sein de son observatoire que Clyde Tombaugh découvrira plus tard ce que l'on considère aujourd'hui comme une planète naine.

7/16 Ce sont donc ces observations et l'ambiguïté de la langue qui ont mis dans la tête de pas mal de gens de l'époque que Mars pourrait être habitée… et que ses habitants pouvaient même être technologiquement plus avancés que nous, puisqu'ils semblaient déjà sacrément en avance au moins sur la construction de canaux.

Ces idées ont d'ailleurs assez vite débordé hors du monde scientifique, d'où notamment la parution à la fin du ⅩⅨème siècle de plusieurs romans à succès parlant d'extraterrestres, le plus célèbre étant sans doute celui d'Herbert Georges Wells en 1898, la Guerre des mondes.
Image, illustrant actuellement la page Wikipédia dédiée au livre, d'un tripode, un des véhicules d'invasion utilisés par les martiens dans le roman de Wells. On voit en bas de l'image une rivière qui en traverse la moitié gauche, et sur la droite, au dessus d'un navire échoué, un gigantesque robot à trois pieds (d'où son nom). Ces trois pieds sont de longues tiges fines supportant un habitacle, qui est donc pas mal en hauteur, un peu à la façon des blindés de terrain dans Star Wars, mais avec des jambes beaucoup plus souples, ce qui doit rendre plus difficile le fait de les faire s'écraser au sol. Plusieurs tentacules sortent de cet habitacle, dont une équipée d'un canon laser qu'on voit tirer sur l'image. On voit aussi l'ombre menaçante du véhicule portée sur les nuages en arrière-plan.

6/16 Et donc ces « canali » sont désignés en italien par un mot qui désigne aussi ce qu'en français on appelle des « canaux », des créations artificielles pour faire volontairement passer de l'eau d'un endroit à un autre. Comme par exemple le canal de Suez, percé entre 1859 et 1869, ou celui de Panama, dont la construction débutera en 1880.

Dans le contexte de l'époque, en lisant les travaux de Schiaparelli, pas mal de gens (et pas que chez nous : la même différence existe avec « channel » et « canal » en anglais) ont donc naturellement surtout pensé à quelque chose d'artificiel, comme si des habitants avaient creusé pour faire passer l'eau où ils voulaient.
Vue par satellite du Canal de Suez, trouvée sur la page Wikipédia qui lui est dédiée. On voit un bout de la mer Rouge en bas, de la Méditerranée en haut, et entre les deux, une surface majoritairement désertique (la seule exception étant la zone au nord-ouest), mais traversée par un canal navigable plus ou moins rectiligne, avec quand même un gros lac naturel au milieu. Ce canal semble plutôt étroit vu depuis l'orbite terrestre, et arriver à en détecter des traces au télescope depuis Mars ne semble pas particulièrement vraisemblable, ce qui nous donne peut-être un indice pour la suite.

5/16 Mais c'est aussi en 1877 que sont parus des croquis de Mars qui ont assez fortement marqué les esprits : ceux de l'astronome italien Giovanni Schiaparelli. À cette époque, sans savoir de quoi Mars était composée, on supposait que les parties les plus sombres pouvaient être des mers.

Et Schiaparelli, voyant dans son télescope ce qui lui semble être des traits sombres allant d'une de ces « mers » à l'autre, qu'il a donc interprétés comme des bras de mers, ce qu'en français on appelle des « chenaux ». Mais dans sa langue natale, qu'il a utilisé pour ses publications, le mot « chenal » se dit « canale ».
Une des cartes de Mars tracées par Schiaparelli. Il s'agit d'un planisphère, représenté ici avec le sud en haut et le nord en bas. On pensait à l'époque que la partie sud de la planète était dans sa grande majorité couverte d'eau (on voit en particulier une grande mer principale simplement appelée « Mare Australe »), tandis que la partie nord était beaucoup plus sèche, avec quelques petites « mers », mais globalement surtout de la Terre émergée, et cette carte montre tout un réseau de chenaux quadrillant cette partie de la planète.

4/16 D'autres croquis suivront, de plus en plus détaillés, à mesure que les instruments optiques gagnent en précision. William Herschel, qu'on a aussi déjà évoqué plusieurs fois, publiera ainsi une cartographie de Mars en 1784, soit pas bien longtemps avant la révolution française.

Il faudra néanmoins attendre 1877 pour que l'astronome américain Asaph Hall découvre les deux satellites naturels de cette planète, Deimos et Phobos, bien plus petits que notre Lune à nous. La page Wikipédia sur les tempêtes martiennes liste aussi cette année pour le début d'observations de tempêtes planétaires, mais je ne trouve aucune autre info à ce sujet.

Mais pour les tempêtes planétaires, voyez le thread de la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B7jKBCKhNDC4MYiMNM

3/16 C'est en fait un dénommé Christiaan Huygens, dont on a aussi déjà parlé plusieurs fois, qui va dessiner le premier croquis de notre voisine en 1656. Un croquis avec très peu de détails, car la planète est petite et lointaine, et ses outils optiques pas encore bien puissants.

Néanmoins, cela permettra au moins de constater que l'on voit Mars tourner sur elle-même, contrairement à notre Lune qui nous présente toujours la même face. Un seul croquis ne suffira donc pas, et dix ans plus tard, son collègue Jean-Dominique Cassini commencera à cartographier la planète toute entière.
Croquis de Mars réalisé par Huygens, et plus ancien dessin que l'on connaisse de la surface de notre voisine. On voit globalement un cercle blanc représentant la planète, avec à l'intérieur une partie colorée en noir, dont la forme évoque trèèèèèèès vaguement celles de l'Afrique et de la péninsule arabique, si on a beaucoup d'imagination. C'est très peu, mais ça correspond quand même plutôt bien (dans mon planétarium, je peux la superposer assez bien à la planète Mars qu'on a dans notre système). Cette région est plus sombre que le reste car ses roches sont d'origine volcanique, liées notamment au volcan Syrtis Major (voir l'alt-text du premier pouet).

2/16 Pendant la plus grande partie de l'histoire de l'humanité, Mars n'est restée pour nous qu'un petit point lumineux plus ou moins coloré dans le ciel nocturne. Mais, on en a déjà parlé ici plusieurs fois, on a fini par inventer au début du ⅩⅦème siècle un outil qui a tout changé : la lunette astronomique.

Grâce à cet instrument, un certain Galileo Galilei, bientôt imité par tout un tas d'autres astronomes, a pu découvrir dès 1610 des lunes autour de Jupiter, des anneaux autour de Saturne, et même des phases sur Vénus. Mais, semble-t-il, rien de particulier concernant Mars, on ne peut pas tout révolutionner à chaque fois.

Et pour plus de détails à ce sujet, je vous renvoie comme d'hab à ma vidéo sur Galilée : https://skeptikon.fr/w/32M1RyfjQ9eYTxa5Z6Chv4

La Terre aura bientôt fait un tour complet sur son orbite depuis que j'ai commencé à vous faire un thread tous les #VendrediVulga. Vénus et Mercure, on en a parlé la semaine dernière, en ont fait beaucoup plus, tandis que Mars n'a fait qu'environ la moité de son parcours annuel autour du Soleil.

En conséquence de ça, cette planète qu'on voyait l'an dernier aller se coucher en tout début de nuit, peu après notre Soleil, se lève maintenant avant lui, et est visible dans le ciel à partir de quatre heures du matin. Alors consacrons seize pouets de ce nouveau #Vulgadredi à parler de quelques surprises qu'on a eu en l'observant.
Assemblage de photographies réalisées par l'orbiteur de Viking 1, dont on reparlera plus bas, et trouvée sur la page Wikipédia dédiée à Syrtis Major Planum, un haut plateau volcanique martien (le Syrtis Major, comme les autres volcans de Mars, étant aujourd'hui éteint). On voit donc une « vue aérienne » du sol de Mars, majoritairement marron et avec une multitude de cratères d'impact, mais une grande zone au centre et au bas de l'image est visiblement beaucoup plus sombre et comporte moins de cratères. La différence de couleurs est essentiellement due à la composition des roches. Cette zone représente d'ailleurs l'extrémité d'une grande région volcanique qui a été la première zone géographique identifiée à la surface de Mars en raison de sa différence de couleur avec le reste, on en reparlera plus bas.

@gugux Bonjour, c'est très gentil, mais ce n'est pas spécialement la peine : je n'ai pas le permis B, donc je ne saurais pas trop quoi en faire.

Et puis je ne suis plus dans le coin pour très longtemps, avec la fermeture pour travaux du plané début novembre, je ne vais plus avoir beaucoup besoin de bouger d'ici-là.

@jeanbaptistemarie @blaptist Pour le coup il était cordial et avait l'air de croire que j'avais bien réservé, c'est juste qu'il ne connaissais pas 1.2.Train et donc quand j'ai fini par aller ouvrir ma boîte mail pour vérifier que je ne m'étais pas gouré dans le numéro de dossier, il a remarqué que les mails ne ressemblaient pas à ce qu'il connaissait, donc son premier réflexe a été de me dire qu'il ne fallait pas acheter les billets n'importe où. Je lui ai fait remarqué que c'était un site agréé et que d'habitude ça marchait et il a accepté ça.

J'aurais sûrement dû demander plus vite à vérifier mon nom, mais je lui avais déjà montré ma carte d'identité justement pour être sûr qu'il avait bien compris comment ça s'écrit, je pensais que ça suffirait ^^"

Alors, j'n'aime déjà pas trop voyager de base, mais…
– Devoir prendre deux trains puis un covoit' parce que pas moyen de trouver autre chose,
– Avoir le covoit' qui annule la veille pour le lendemain, trouver in extremis un remplacement… en deux covoits.
– Remarquer que le trajet de train n'a plus l'air dispo alors que je comptais prendre le billet directement à la gare, foncer sur @12train et pouvoir réserver, ouf.
– Ah, par contre le prix du billet de train a grimpé de 20€ (sans doute parce qu'il est plein entre Rennes et Paris. Sauf que je le prenais entre Plouaret et Rennes où il restait plein de place),
– Monter dans le premier train, se faire contrôler, donner le numéro de dossier et le nom, passer dix minutes à ce que le contrôleur ne trouve pas (et accuse évidemment @12train) avant d'avoir la présence d'esprit de me faire relire, il s'était juste gouré sur mon nom,
– Apprendre que le 2e train a 20 minutes de retard et stresser pour le covoit (en vrai, ça ça va, j'avais une marge raisonnable),
– Pour poireauter vingt minutes de plus que prévu sur l'aire de covoit, la conductrice n'ayant pas eu la notif' qu'un autre covoitureur avait annulé, donc elle l'a attendu en vain pour partir,
– Penser qu'on a rattrapé le retard pour prendre le 2e covoit à temps, et se rendre compte que le GPS indiquait la mauvaise aire et donc arriver un quart d'heure à la bourre,
– Finir le trajet avec un chien dans le coffre qui venait haleter juste à côté de mon oreille.
Bref, j'ai connu de meilleurs trajets. Mais bon, au moins je suis arrivé.

re: Solution du métazooa du jour
@__Styx__ Après vérif', le dipneuste, je n'en parle que dans l'alt-text d'une des illustrations (je mets souvent quelques infos en plus dans les alt-text en plus des descriptions des images).

Du coup si besoin le thread en question est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B4SNAs3P90U7c9lUcy

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