Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

Ce matin, y avait des gens qui nettoyaient la salle du plané, donc ils avaient besoin de lumière, donc je n'ai pas pu bosser.

Du coup, avec un collègue, on est partis faire un tour des plages et ports du coin, à la recherche d'un lieu où organiser l'observation de l'éclipse partielle cet été.

Il semble qu'on ait trouvé un coin sympa.

Allez, une nouvelle année commence, et les #Vulgadredi continuent ! Pour ce tout premier #VendrediVulga de 2026, ça vous dit de partir de sauver le monde ? Ou de se préparer à le faire, en tout cas, en faisant connaissance avec une menace contre laquelle on a fini par trouver une solution intéressante. Dont on devrait réussir à faire le tour en seize pouets, comme d'hab.

Commençons donc par parler un peu de la menace. Elle pointe occasionnellement le bout de son nez dans les films, que Bruce Willis arrive finalement à nous en sauver ou que Leonardo DiCaprio et Jennifer Lawrence n'y arrivent pas : celle d'un gros caillou venu de l'espace qui pourrait nous tomber sur le coin de la tronche.
Capture d'écran du générique d'intro du film Armageddon, où l'on voit l'impact d'un météore de grande taille sur Terre (on reconnaît que l'explosion se produit environ au niveau du Mexique). Notons que l'explosion se déclenche moins d'une seconde après l'affichage de la mention « un film de Michael Bay ».

@elzen
On peut aussi en profiter pour mentionner l'entrée en fonction du télescope Véra Rubin, aux capacités extraordinaires, qui viendra alimenter notre connaissance des objets circulant dans le système solaire de façon assez dingue.

@elzen demat, bon thread, il y a d'ailleurs des expériences de fentes d'Young avec des électrons qui reproduisent les mêmes figures d'interférences que les photons.

https://www.researchgate.net/figure/A-schematic-of-Youngs-double-slit-experiment-performed-with-electrons-Plates-a-e_fig2_262937062

16/16 Car en effet, tout ça dépend principalement de la façon dont la gravité fait tourner les corps célestes les uns autour des autres. Quand ces corps sont suffisamment massifs et proches, ils vont se synchroniser les uns sur les autres ; mais dans le cas contraire, chacun va à son propre rythme, et des chocs peuvent donc se produire.

Pas la peine, donc, d'imaginer qu'un truc sur le point de nous tomber sur la tronche viendrait forcément d'extraterrestres. Même s'il faut reconnaître que ça peut donner un scénario plutôt sympa, comme celui du jeu vidéo qui a lancé cette série de threads. Dont j'espère d'ailleurs qu'elle vous plaît toujours autant ? En tout cas n'hésitez pas à réagir !
Capture d'écran du jeu vidéo The Dig. On voit un astéroïde foncer vers la Terre et la navette spatiale s'en approcher. Même si l'image n'est pas spécialement réaliste, puisque la navette spatiale a l'air de venir de l'extérieur ; et que l'astéroïde est déjà beaucoup trop près de la Terre. Mais bon, ça rend pas mal.

15/16 Donc, tout va bien du côté du ciel : rien ne nous menace dans les années qui viennent, et si quelque chose se présentait, nous saurions comment réagir. Ce qui devrait donc nous permettre, au moins, de nous libérer l'esprit de ce problème-ci, pour nous concentrer sur d'autres soucis que nous rencontrons ici sur Terre… mais ça, vous le savez aussi bien que moi.

Et donc, en attendant qu'on ait besoin de lancer une mission d'impact « pour de vrai », on peut continuer de tourner autour du Soleil, avec tout ce que ça change au fil du temps et dont on a parlé la semaine dernière, et profiter des débris des comètes, quand on y passe, pour admirer quelques étoiles filantes.

Ah oui, au fait, si vous avez manqué le thread de la semaine dernière, c'est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1eLdfHtgGiD0P7Qvo

14/16 Il suffira maintenant de calibrer la taille de l'impacteur en en fonction de celle de l'objet qui nous fonce dessus et, si nous nous y prenons suffisamment en avance et que nous visons bien, nous pourrons faire en sorte de dévier suffisamment l'astéroïde ou la comète pour lui faire manquer la Terre.

Il reste toutefois encore moyen d'affiner nos calculs pour mieux comprendre comment les choses se passent. Pour cela, une autre mission, baptisée Hera, est partie le 7 octobre 2024 pour retourner sur place et faire des mesures supplémentaires. Mais la ceinture d'astéroïde n'étant pas toute proche, Hera ne devrait atteindre les deux astéroïdes qu'à la fin de cette année… on aura donc probablement l'occasion d'en reparler plus tard.
Écusson de la mission Hera. On voit, dans un cercle, des représentations schématisées des différents corps célestes impliqués et de la sonde spatiale qui va les parcourir. Le nom de la mission est indiqué en bas, et en haut, on trouve le logo de l'agence spatiale européenne (ESA) qui gère la mission.

13/16 Nous avons donc testé, il y a quelques années, de lancer une sonde robotisée foncer sur un astéroïde pour voir à quel point un tel choc le déviait de sa trajectoire. L'impact a eu lieu le 26 septembre 2022 et a été filmé par plusieurs télescopes.

L'astéroïde visé était Dimorphos, un petit astéroïde d'environ 160 mètres de diamètre, satellite de l'astéroïde (65803) Didymos situé dans la ceinture principale, et la mission a manifestement été un plein succès, déplaçant légèrement l'orbite de Dimorphos autour de Didymos, mais impactant aussi celle de Didymos autour du Soleil.
Photographie de Dimorphos prise par la sonde Dart peu avant l'impact. On voit globalement un gros caillou gris (mais la photo est prise en noir et blanc) sur fond noir, avec de nombreuses pierres qui dépassent sur l'ensemble de la surface.

12/16 Avec nos capacités actuelles de détection, aucun objet suffisamment gros pour causer des dégâts significatifs n'a de chances de nous échapper (sachant que plus un objet est gros, plus il renvoie de la lumière et donc plus facilement on peut le détecter, ce qui pour le coup nous arrange). Mais détecter ne fait pas tout : si on trouve un objet qui nous fonce droit dessus, que fait-on ?

C'est là qu'on va remonter en 2022 et parler de la mission Dart, pour « Double Asteroid Redirection Test », soit en français « Test de déviation d'un astéroïde double ». L'idée est plutôt simple. Je vous ai dit que les comètes pouvaient nous foncer dessus parce qu'elles ont été déviées de leur trajectoire initiale par une collision ? Eh bien, on peut de la même manière déclencher une collision pour dévier un de ses objets de la route qui l'amène vers nous.
Logo de la mission Dart, trouvé sur sa page Wikipédia. On peut voir en bleu ce qui ressemble à un projectile stylisé foncer vers un objet rond dont l'orbite est représentée, en dessous de quoi le nom de la mission est proposé.

11/16 En utilisant des observatoires au sol et des télescopes spatiaux (on peut mentionner notamment NeoWise, initialement déployé sous le nom de Wise pour rechercher des exoplanètes, puis remis en service après la fin de sa première mission), on s'emploie donc à déterminer les trajectoires d'autant que possible d'objets du système solaire, et à calculer les probabilités d'impacts.

La plupart du temps, les risques d'impacts relayés dans les médias sont plus importants que ceux calculés en vrai. Ainsi, vous avez peut-être entendu parler de (99942) Apophis, un astéroïde géocroiseur qui passera au plus près de notre planète en 2029. Si les premières observations donnaient un risque non-négligeable de collision, il ne passera en fait qu'à plus de trente mille kilomètres de nous, donc une distance plutôt raisonnable.
Trajectoire d'Apophis à proximité de la Terre, trouvée sur Wikipédia. L'objet va passer environ douze fois plus près de nous que la Lune, ce qui est quand même plutôt pas mal (il va même être légèrement plus proche de nous que les satellites géostationnaires, qui orbitent à 36 000 kilomètres d'altitude), mais il va tout de même rester beaucoup trop loin pour nous causer des dégâts.

10/16 Mais nous avons aussi, et surtout, des gens dont le travail est de scruter le ciel pour identifier les menaces : en repérant autant que possible d'astéroïdes et de comètes et en calculant leur trajectoire, il est possible de savoir à l'avance à quel moment une collision risque de se produire, ce qui est déjà une première étape indispensable pour se protéger.

On pourrait considérer les gens dont c'est le boulot comme des super-héros de la vraie vie… en tout cas c'est ce que le nom de la branche dans laquelle iels bossent laisse entendre : on appelle ça la « défense planétaire », sur laquelle travaillent notamment l'ESA et la NASA.
Écusson du bureau de coordination de la défense planétaire, on voit une forme de bouclier avec le nom en haut, la mention « Hic Servare Diem » en bas, et entre les deux, la silhouette d'un garde sur une tour de château en train de regarder le ciel avec une longue-vue.

9/16 Et donc, nous venons de passer la moitié du thread à parler de la menace ; il est plus que temps de commencer à parler de comment s'en protéger. J'ai déjà mentionné que les planètes géantes, avec leur masse énorme et leur gravité importante, peuvent déjà dévier ou attirer certains objets. Jupiter avait ainsi disloqué une comète en 1994, comme mentionné dans l'autre thread.

Mais nous avons aussi la chance d'avoir un plutôt gros satellite, qui nous sert occasionnellement de bouclier : notre Lune est couverte de cratères d'impacts d'objets qui lui sont tombés dessus au cours de la vie de notre système, dont certains auraient pu sans elle tomber sur notre Terre. Il faut dire aussi que, sans air ni eau, notre Lune connaît très peu d'érosion, donc elle garde les marques de ces chocs bien plus longtemps visibles que notre planète.
Photo (trouvée sur Wikipédia) de la face cachée de notre Lune, celle qui est toujours à l'opposée de la Terre en raison de son verrouillage gravitationnel. On voit que les cratères d'impacts y sont particulièrement nombreux et que certains sont assez gros.

8/16 Et donc ces comètes, avec leurs orbites très elliptiques, peuvent elles aussi croiser l'orbite de la Terre. On peut d'ailleurs s'en rendre compte assez facilement, car les comètes, avec leur dégazage, laissent plein de matière derrières elles. Quand la Terre arrive à un endroit où une comète s'est déjà trouvée (en tout cas par rapport au Soleil, voyez la conclusion du thread de la semaine dernière), elle va croiser tous ces débris.

On va donc avoir plein de poussières plus ou moins grosse qui vont pénétrer dans l'atmosphère et y brûler : c'est ce qui donne les « pluies d'étoiles filantes », comme les célèbres Perséïdes dont j'avais parlé dans le thread sus-mentionné. Ce phénomène est toujours très sympa… mais ça le serait beaucoup moins si on arrivait au mauvais moment et qu'on tombait sur la comète elle-même plutôt que sur ses débris.

J'allais vous mettre une image des Perséïdes ici, mais autant que je vous renvoie directement au pouet où je l'ai trouvée, pour les gens qui ne savent pas qu'on peut suivre l'APoD sur le Fédivers : https://reentry.codl.fr/@apod/statuses/01K2E9M9CN9ZCW71BHS6S0JCPD

7/16 Mais la menace peut aussi venir de plus loin. Je vous ai déjà parlé ici de la ceinture de Kuiper, la deuxième ceinture d'astéroïde, située au delà de l'orbite de Neptune, et du nuage de Oort, l'ensemble de petits corps marquant les frontières de notre système solaire. De base, ces objets sont, évidemment, beaucoup trop lointains pour que l'effet Yarkovski suffise à les rapprocher de nous avant longtemps, d'autant que les planètes géantes sont là pour faire le ménage.

Il arrive cependant parfois que deux de ces objets se cognent l'un contre l'autre, ce qui va les dévier de leur trajectoire initiale et peut les envoyer sur des orbites très elliptiques, les faisant passer jusque dans la zone habitable, où la glace qu'ils contiennent va se mettre à fondre : c'est ainsi que se forment de nouvelles comètes. Mais ça, on en a déjà parlé.

Allez, même si j'en avais déjà reparlé la semaine dernière, je vous remet quand même le lien là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AwyBqt6c4qOUfKUKjQ

6/16 Cet effet vient du fait que les astéroïdes, comme tous les autres objets du système solaire, sont chauffés par notre Soleil. Et tous les corps chauds perdent une partie de cette chaleur par rayonnement. Selon la taille de l'astéroïde et la vitesse à laquelle il tourne sur lui-même, il peut arriver que le maximum de ce rayonnement se fasse avec un angle à peu près constant… ce qui va donc doucement pousser l'astéroïde dans la direction opposée.

Cet effet est assez faible, mais sur un temps long, peut quand même dévier suffisamment les astéroïdes pour les éloigner ou les rapprocher du Soleil, selon le sens dans lequel ils tournent sur eux-mêmes, potentiellement jusqu'à les faire sortir de la ceinture. C'est une des raisons qui font qu'on compte un certain nombre d'astéroïdes dits « géocroiseurs », car ils croisent régulièrement l'orbite de la Terre.
Schéma (en anglais, venant du site web de l'Université de Belgrade) présentant l'effet Yarkovski. On voit deux cas juxtaposés selon le sens de rotation de l'astéroïde : à gauche, un astéroïde qui tourne sur lui-même dans la même direction qu'il tourne autour du Soleil. La zone chaude, qui émet le plus de radiations, est donc toujours légèrement en arrière, ce qui conduit l'astéroïde à accélérer et donc augmente la taille de son orbite. À droite, un astéroïde qui tourne sur lui-même dans le sens opposé. La zone chaude est donc légèrement en avant, ce qui le freine et réduit la taille de son orbite.

5/16 Mais même une probabilité faible, si on attend assez longtemps, ça peut finir par arriver. Donc, d'où est-ce qu'un caillou dangereux pourrait venir ? On peut d'abord penser à la ceinture principale d'astéroïdes, située entre Mars et Jupiter, qui compte plusieurs centaines de milliers d'objets.

Alors, certes, l'orbite de Mars, c'est à 78 millions de kilomètres d'ici, on a de la marge. Sauf que cette ceinture, en fait, déborde un peu. Il y a plusieurs raisons à ça, mais on peut par exemple mentionner l'effet Yarkovski, qui peut affecter les astéroïdes de jusqu'à environ vingt kilomètres de diamètre (soit mille fois plus que le bolide de Tcheliabinsk, quand même).
Schéma trouvé sur Wikipédia montrant les orbites autour du Soleil des quatre planètes telluriques (Mercure, Vénus, Terre et Mars) ainsi que de Jupiter, et la position de la ceinture principale d'astéroïdes, entre Mars et Jupiter, représentée par de multiples points. On voit aussi qu'il existe des astéroïdes dits « troyens » positionnés sur l'orbite de Jupiter, à une certaine distance de cette dernière. L'échelle est fournie en unités astronomiques et en minutes-lumière.

4/16 Mais bien sûr, de nos jours, un nouvel impact serait assez dévastateur. Nous avons ainsi eu un bout d'exemple il y a maintenant presque treize ans, avec le bolide de Tcheliabinsk. Un caillou de moins de vingt mètres de diamètre, d'une masse estimée à douze mille tonnes, dont la fragmentation dans l'atmosphère a causé une onde de choc qui a fait quelques milliers de blessés (heureusement aucun mort à ma connaissance) et partiellement endommagé un paquet de bâtiments.

C'était heureusement un objet de petite taille, d'où un impact assez limité. Quelque chose de plus gros ferait évidemment des dégâts, et des objets plus gros que ça, on n'en manque pas dans notre système solaire. Évidemment, les poussières et les petits cailloux sont beaucoup plus nombreux que les gros trucs, donc plus l'objet est gros, plus la probabilité qu'on se le prenne sur le coin de la tronche est faible.

Si vous voulez plus d'infos sur ce qui s'est passé en 2013 : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9t%C3%A9ore_de_Tcheliabinsk

3/16 Notre planète a connu au cours de sa vie tout un tas d'impacts, qui étaient évidemment plus nombreux quand le système solaire était plus jeune et qu'il y avait d'autant plus de cailloux près à tomber dans tous les sens. Et fut une époque, c'était plutôt une bonne nouvelle, car la Terre à ses débuts étaient assez inhabitable pour nous.

On estime aujourd'hui que la quasi-totalité de l'eau que nous comptons aujourd'hui sur la Terre ne vient pas de sa formation, mais des comètes qui se sont écrasées dessus ensuite. Ces impacts répétés ont aussi entretenu une certaine activité volcanique sans laquelle nous ne serions peut-être pas là non plus, donc l'un dans l'autre, heureusement que tout ça nous est tombé dessus par le passé.

Mais pour l'importance des volcans, je vous renvoie à mon thread sur l'habitabilité des planètes : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AxCLpjrQgQ11SSuqau

2/16 Un caillou venu du ciel qui s'écrase sur Terre, en vrai, c'est déjà arrivé ? Bon, vous savez déjà que oui. On peut parler par exemple de l'ultracélèbre impact ayant eu lieu il y a 66 millions d'années à ce qui est aujourd'hui Chicxulub au Mexique, qui a causé l'extinction des dinosaures non-aviens (même si on reparlera probablement de cet aspect-là un de ces jours).

Mais des cractères d'impact, plus ou moins volumineux, on en compte un certain nombre sur notre planète. Le Meteor Crater aux USA est par exemple relativement célèbre aussi. Ou bien l'astroblème de Charlevoix au Québec. Ou encore, pour changer un peu de continent, le cratère de l'Oasis en Libye, celui du lac Siljan en Suède, ou celui de l'Araignée en Australie. Entre autres.
Photo du cratère de Tswaing, en Afrique du sud, trouvée sur Wikipédia. On voit une colline boisée, avec au centre de l'image un gros trou présentement rempli d'eau.

Allez, une nouvelle année commence, et les #Vulgadredi continuent ! Pour ce tout premier #VendrediVulga de 2026, ça vous dit de partir de sauver le monde ? Ou de se préparer à le faire, en tout cas, en faisant connaissance avec une menace contre laquelle on a fini par trouver une solution intéressante. Dont on devrait réussir à faire le tour en seize pouets, comme d'hab.

Commençons donc par parler un peu de la menace. Elle pointe occasionnellement le bout de son nez dans les films, que Bruce Willis arrive finalement à nous en sauver ou que Leonardo DiCaprio et Jennifer Lawrence n'y arrivent pas : celle d'un gros caillou venu de l'espace qui pourrait nous tomber sur le coin de la tronche.
Capture d'écran du générique d'intro du film Armageddon, où l'on voit l'impact d'un météore de grande taille sur Terre (on reconnaît que l'explosion se produit environ au niveau du Mexique). Notons que l'explosion se déclenche moins d'une seconde après l'affichage de la mention « un film de Michael Bay ».

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