Le Livre d'Argent

Nous sommes de nouveau #Vulgadredi, et il est temps de mettre un terme à la série de threads sur la santé, en parlant pour changer de trucs dont l'effet ne dépasse pas celui du placébo, car ça n'empêche pas qu'on puisse dire des choses intéressantes à leur sujet. Attaquons donc un nouveau #VendrediVulga qui fera cette fois dix-huit pouets.

Et pour commencer, on a vu la semaine dernière que l'étude contre placébo devait s'effectuer dans strictement les mêmes conditions, pour que la différence de résultat observée ne soit dû qu'au principe actif. Mais comment ça peut marcher quand ce qu'on teste n'est pas un médicament, mais une action, comme de planter des aiguilles ?
Photo, trouvée au hasard sur Internet, montrant un petit flacon renversé duquel se sont déversés quelques granules. Elles sont tombées sur une feuille d'arbre, qui est elle-même posée sur un caillou plat lui-même posé sur une table de bois, le tout évoquant probablement les pseudomédecines dites « douces », « naturelles » ou « par les plantes » dont il va plus ou moins être question ici. Même si j'ai surtout mis cette image ici parce que je ne savais comme souvent pas trop comment illustrer.

2/18 Vous avez sans doute déjà entendu parler d'acupuncture, et ça paraît a priori assez délicat de faire un placébo de plantage d'aiguilles. Et en effet, quand on doit tester ce genre de pratiques, on est bien obligés de reproduire les mêmes actions. Mais, pas tout à fait de la même manière.

L'idée de base de l'acupuncture est en effet qu'il existerait des « méridiens » ou « canaux » parcourant le corps humain, et que planter des aiguilles sur certains points précis de ces méridiens permettrait d'influer sur la façon dont les « énergies » se déplacent en les suivant.

Ah oui, au fait, si vous avez manqué le dernier thread : https://fadrienn.irlnc.org/notice/BB0csWybWmMZ2R908e

3/18 Bien sûr, ces méridiens ne correspondent à rien qui ait pu être identifié par d'autres moyens, mais ça ne suffit pas à conclure : si un effet réel des aiguilles pouvait être observé, alors ça ne ferait que prouver que les autres moyens utilisés étaient insuffisants et qu'il faudrait continuer d'investiguer.

Cependant, on peut facilement tester cette prétention « contre placébo »… simplement en plantant, dans le groupe témoin, les aiguilles à d'autres endroits, qui ne correspondent absolument pas aux « méridiens » traditionnels. Et l'on constate alors rigoureusement les mêmes effets.
Photo, illustrant actuellement la page Wikipédia sur l'acupuncture, montrant la main d'une personne en train de planter une aiguille dans le poignet d'une autre, où deux autres aiguilles sont déjà plantées. Le poignet semble être un des points traditionnellement utilisés, mais il semble n'y avoir aucune mention de quel traitement exactement est visé sur cette image, ni sur les pages Wikipédia francophone et anglophone où elle apparaît, ni dans le descriptif du fichier sur Wikimédia Commons. Après tout, aucun des points d'acupuncture n'est dédié à quelque chose en particulier, ce serait l'ensemble qui compte.

4/18 Ces effets sont donc vraisemblablement contextuels, et il n'y a pas d'intérêt à venir étudier davantage ces histoires de « méridiens » qui ne correspondent vraiment à rien (bon, je simplifie un peu trop ici, évidemment les vraies études creusent davantage certains aspects, mais le résultat est là).

Notons au passage que l'idée de base de l'acupuncture présente quelques points communs avec une autre pseudomédecine développée durant l'antiquité, mais cette fois-ci en Europe : la « théorie des humeurs » d'Hippocrate, qui parle elle aussi de l'équilibre des différents « éléments » physiques au sein du corps, et qu'on a heureusement fini par abandonner.
Dessin du seizième siècle, illustrant actuellement la page Wikipédia anglophone sur la « théorie des humeurs », montrant une sorte de personnage entouré par ce qui ressemble à un boyau représentant les quatre humeurs : flegme, sang, bile jaune et bile noire, qui devaient être en équilibre. Chacune de ces humeurs est censée être liée à certains traits de caractère en particulier, et le personnage ici dessiné est représenté en homme d'un côté et en femme de l'autre, parce qu'évidemment, on n'allait pas échapper à quelques clichés sexistes au passage.

5/18 Je mentionne ce point car une remarque intéressante qui est faite à propos des pseudomédecines est qu'il s'agit souvent de médecines traditionnelles venant d'autres cultures. Le fait que les méthodes scientifiques modernes, de construction surtout occidentales, les invalident souvent pourrait être perçu comme un problème d'hégémonie culturelle plus qu'autre chose.

Ce serait néanmoins oublier un peu vite que l'Europe aussi a eu son lot de « médecines traditionnelles » tout aussi peu efficaces. Le Malade imaginaire, de Molière, nous rappelle utilement les saignées, purges et clystères qui étaient autrefois notre médecine culturelle et dont se débarrasser était loin d'être une mauvaise chose.
Photo, trouvée sur la page Wikipédia dédiée, d'un Clystère, une sorte de grosse seringue qui était utilisée à l'époque pour les lavements. Il s'agit du premier élément médical mentionné dans la pièce de Molière, dès la deuxième phrase de sa première réplique. La médecine de l'époque était encore très liée à la « théorie des humeurs », et la pièce met plutôt bien en avant le fait que les médecins de l'époque n'avaient pas exactement une connaissance du corps humain aussi poussée que celle que nous avons aujourd'hui. Le texte intégral est disponible sur Wikisource, si jamais ça intéresse du monde.

6/18 D'autant que des traditions un peu plus récentes, mais tout aussi infondées persistent tout de même dans notre paysage. Mentionnons ainsi l'homéopathie, développée à la fin du dix-neuvième siècle par un dénommé Samuel Hahnemann. Et précisons que si son principe de fonctionnement paraît aberrant aujourd'hui, ce n'était pas le cas à l'époque !

Préparer un médicament homéopathique consiste en effet en le fait de diluer une substance dans beaucoup d'eau, plusieurs fois, en secouant entre chaque étape, jusqu'à ce que le produit final ne soit plus que de l'eau, sans aucune trace de la molécule initiale, qu'on “vaporisera” ensuite sur du sucre.

D'où d'ailleurs une B.D. du Pharmachien : https://lepharmachien.com/dose-homeopathique/

7/18 Ça paraît aberrant aujourd'hui, parce que nous avons une vague notion du concept de molécule et du fait que, s'il n'y a plus assez de molécules dans notre produit, ce produit n'a plus d'effet du tout. C'était d'ailleurs en partie l'objet du thread d'il y a deux semaines.

Mais, ce n'est pas quelque chose que l'on a su de toute éternité ! La notion de molécule telle que nous la comprenons actuellement date des travaux d'Amedeo Avogadro en 1811, soit quinze ans après la mise au point de l'homéopathie par Hahnemann. Et il faudra encore attendre un siècle complet pour que cette notion cesse de faire débat !

Même si entre temps, donc, on avait déjà identifié quelques molécules intéressantes : https://fadrienn.irlnc.org/notice/BAm0vPx19RETevrVM8

8/18 Quand on parle d'histoire, et en particulier d'histoire des sciences, il faut donc faire attention à remettre les choses dans le contexte de leur époque. L'homéopathie était tout à fait crédible au moment où elle a été mis au point ; le problème à ce sujet est qu'elle n'a pas été remise en cause depuis, alors que nos connaissances scientifiques connaissaient entre temps pas mal de bouleversements.

De même, l'un des problèmes qu'elle pose aujourd'hui n'existait pas vraiment à l'époque : la surmédication, donc le fait de recourir à un traitement (réellement efficace ou non) de façon systématique, alors que parfois, ce serait mieux de s'abstenir.

Bon, politiquement c'est loin d'être le seul problème, mais pour la politique, Emma présente généralement mieux les choses que moi : https://emmaclit.com/2016/11/11/un-peu-de-sucre/

9/18 On a vu par exemple récemment le souci que pose l'omniprésence des antibiotiques, favorisant la prolifération de bactéries qui y résistent. On pourrait penser intuitivement que l'homéopathie ne gène pas à ce sujet, puisque ses granules sont constituées à 100% de sucre (séché après avoir été mis en contact avec l'eau mentionnée plus haut).

Des homéopathes, d'ailleurs, mettent en avant l'idée que se soigner ainsi diminuerait le recours à de véritables médicaments, et donc lutterait contre la surmédication. Il est cependant assez possible (mais pas certain, cf la réponse de @RichardMonvoisin plus bas) que ce soit plutôt l'inverse, son fonctionnement encourageant le réflexe de prendre systématiquement un traitement.

Ah oui, au fait, je ne détaille pas tellement plus, parce qu'il y a déjà pas mal de ressources là-dessus : https://skeptikon.fr/w/9w4EmswpLNm37eNjJcgfgw

10/18 Comme on le dit parfois, « avec des médicaments, un rhume dure une semaine, sans en prendre, il dure sept jours. » Il peut être assez utile, pour la santé publique, d'identifier les cas où prendre un traitement quel qu'il soit est inutile… et surtout essentiel d'identifier ceux où un véritable traitement est indispensable.

Un des soucis principaux des diverses pseudomédecines est en effet d'entraîner une méfiance envers la véritable médecine, celle qui est basée sur des travaux scientifiques, ce qui dissuade d'y avoir recours y compris dans des cas graves. Et ça va donc être le moment où nous allons mentionner un certain Andrew Wakefield.
Photo, trouvée sur Wikimédia Commons, d'un extracteur de jus, donc une machine dans laquelle on met des fruits ou des légumes et qui nous les rend sous forme plus ou moins liquide prête à consommer, puisqu'il semble que les gens qui surfent sur la méfiance envers la médecine aient tendance à nous vendre ce genre d'ustensiles en prétendant que des jus de légume pourraient soigner pas mal de choses ; mais on rementionnera ce point plus bas. En tout cas, puisqu'il s'agit du dispositif le plus high-tech présent parmi les illustrations de ce thread, j'en profite pour caser ici (je ne savais pas trop où le mettre) que je n'ai finalement pas évoqué l'électrosensibilité, que j'avais pourtant indiqué la semaine dernière comme un sujet dont je parlerais peut-être aujourd'hui. À la réflexion, je préférerais détailler un peu avant ça le sujet des ondes en général, donc on verra plus tard.

11/18 J'ai plusieurs fois mentionné ici le fait que je souhaitais éviter de trop insister sur telle ou telle personne à l'origine d'une découverte scientifique particulière, parce que la science est un travail collectif, et que certains scientifiques de renom étaient par ailleurs de sombre connards (j'ai par exemple déjà développé ce que je pensais de George Cuvier).

Wakefield est en revanche une personne que je n'ai absolument aucun scrupule à mentionner, parce que, pour le coup, la situation à son sujet est parfaitement claire : son apport au progrès des sciences n'est même pas strictement nul, mais carrément négatif.

Donc quand même nettement moins bon que d'autres : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B6YeA9KqMdqmgxxEDA

12/18 À la fin des années 1990, alors qu'il exerçait la médecine, Wakefield a été approché par un avocat cherchant à intenter un procès contre la boîte qui produisant le vaccin utilisé contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole, et qui cherchait donc des éléments scientifiques à soulever contre ce vaccin.

Pourquoi Wakefield en particulier ? Peut-être parce qu'il avait fait breveter en 1997 un vaccin qu'il avait lui-même mis au point contre la Rougeole, et avait donc tout intérêt à discréditer son « concurrent ». Quoiqu'il en soit, il a été payé par l'avocat en question, et cette affaire n'est à la base qu'un énorme conflit d'intérêt.
Image, trouvée au hasard sur le net, montrant un panneau d'avertissement triangulaire avec un point d'exclamation à l'intérieur, symbole habituel de danger, suivi par la mention « Alerte » en blanc sur fond rouge. Un conflit d'intérêt n'est pas nécessairement la preuve que les résultats sont faux, mais ça invite évidemment à faire preuve de pas mal de prudence, surtout lorsqu'il n'a pas été convenablement déclaré. Et on verra dans le pouet suivant que cette prudence est ici pas mal justifiée.

13/18 Wakefield a alors simplement fabriqué les « preuves » dont il avait besoin, d'abord en acquérant des données d'une manière pas franchement très éthique (on parle de payer des gamins pour leur faire une prise de sang pendant une fête d'anniversaire), puis ensuite en truquant ces données pour qu'elles correspondent mieux à ce qu'il lui fallait.

L'étude qu'il a réussi à faire publier dans la prestigieuse revue The Lancet en 1998 montrait, sur un très faible échantillon de patients (à peine douze), un possible lien entre le vaccin ROR et certains troubles de l'appareil digestif. Troubles dont il a affirmé très fort mais sans aucun élément à l'appui qu'ils étaient liés à l'autisme.
Schéma, trouvé sur Wikimédia Commons, d'un appareil digestif humain, dont on pourrait, avec un peu de vulgarité (pour changer de la vulgarisation), considérer que l'étude de Wakefield est issue. Rappelons que l'autisme est une condition neurodéveloppementale particulière, et non pas une maladie. Les causes ne sont pas complètement connues, et il est possible que le système digestif soit concerné (on sait par ailleurs que les intestins et le cerveaux communiquent beaucoup), mais l'étude dont il est question ici ne porte pas du tout sur cet aspect. Mais quoiqu'il en soit, les facteurs qui influencent l'autisme interviennent dès la grossesse, soit très longtemps avant l'âge où on vaccine les enfants, qui ne changent donc rien à l'affaire.
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14/18 C'est donc cette étude qui a ancré dans l'imaginaire collectif l'idée que les vaccins pourraient causer l'autisme, alors même que, même indépendamment de ses multiples problèmes, elle n'abordait pas vraiment le sujet ! (Et le lien a été invalidé par des études ultérieurs beaucoup plus rigoureuses et sur davantage de patients.)

Suite aux investigations concernant les agissements douteux de Wakefield (qui a depuis été interdit d'exercer la médecine), ses co-auteurs se sont rétractés les uns après les autres, jusqu'à ce que l'étude soit finalement retirée douze ans plus tard… mais nous continuons encore d'en subir les conséquences avec une méfiance vaccinale accrue (qui ne vient pas uniquement de lui, ceci dit).
Photo, trouvée au hasard sur le net, montrant un papier imprimé posé sur un bureau, avec du texte surligné dedans mais on ne peut pas lire ce dont il s'agit, avec un stylo posé dessus, et à l'avant-plan, un tampon « Retracted » signalant que le papier n'est plus considéré comme publié. Je détaillerai peut-être un peu plus à une autre occasion le processus de revue par les pairs et de publication scientifique, parce que c'est aussi quelque chose d'assez intéressant à prendre en compte niveau méthodo, mais on verra sans doute un peu plus tard. En attendant, précisons quand même que, dès la publication initiale, The Lancet avait ajouté une mention invitant à prendre l'étude de Wakefield, très limitée, avec pas mal de pincettes.

15/18 Bref, Wakefield n'est hélas qu'un exemple parmi d'autres de gens exploitant les peurs liées à la médecine et propageant de la désinformation pour le profit. On pourrait aussi mentionner, par exemple, les quelques gourous auxquels s'intéressent le collectif l'Extracteur, que j'ai déjà mentionné ici.

Un truc en tout cas sur lequel on peut s'accorder est que notre espèce fait preuve d'une sacré imagination pour inventer tout et n'importe quoi, aussi bien en termes de risques qu'en termes de remèdes possibles. Ce qui, si on n'essaye pas d'y mettre du cadre, peut vite partir dans tous les sens.

Allez, à titre d'exemple, une des vidéos de l'Extracteur : https://skeptikon.fr/w/xouvKxzP8WdzWdm4EKVQbm

16/18 Ce n'est évidemment pas tout jeune. On peut par exemple mentionner la « théorie des signatures », développée notamment par Paracelse, qui proposait de s'inspirer de l'aspect extérieur des plantes pour les utiliser en médecine. Ainsi, une noix (sans sa coquille) ressemblerait à un cerveau humain, en manger serait donc bon pour le cerveau.

La pimprenelle, de couleur rouge sang, pourrait aider lors des blessures, ou l'orchis, dont les tubercules peuvent faire penser à des testicules, pourrait aider à la fertilité. Évidemment, suivant cette idée, la mandragore pourrait être une sorte de panacée, un médicament universel.
Page d'un manuscrit du début du septième siècle, montrant, au dessus d'un texte assez illisible (ce n'est pas de l'alphabet latin), une illustration montrant une plante entière de mandragore, puis deux racines dont la forme est vaguement celle d'un corps humain entier, conduisant donc à l'idée que ça aurait pu soigner à peu près tout.

17/18 Si la plupart de ces élucubrations sont totalement infondées, certaines, par accident, se sont avérées pas trop fausses (manger des noix est plutôt une bonne idée !). Après tout, personne n'a le privilège de ne dire que des bêtises. D'ailleurs, je crois que @RichardMonvoisin a bossé sur plusieurs sujets ici évoqués, donc je me permet de le pinguer pour demander une petite relecture.

Paracelse lui-même reste d'ailleurs considéré comme une des personnes à l'origine de la chimie et de la médecine modernes, ses travaux ayant pu servir de base aux scientifiques qui lui ont succédé. On lui attribue notamment la célèbre citation « Tout est poison, rien n'est poison : c'est la dose qui fait le poison » (dont il n'est cependant probablement pas l'auteur, cf la réponse de @RichardMonvoisin).
Portrait du personnage de Bombastus, un vieil homme barbu avec des lunettes ainsi qu'un costume et un chapeau gris, dans l'excellente série de bandes dessinées « de cape et de crocs ». Il n'a pas grand chose à voir avec ce dont on parle, étant plus intéressé par l'astronomie que par la médecine, mais je le pose ici parce que son nom complet assez long, « Bombastus Johannes Théophrastus Almagestus Wernher Von Ulm », semble être entre autres un clin d'œil au nom complet de Paracelse, « Philippus Theophrastus Aureolus Bombast von Hohenheim ».

18/18 Le tout étant, justement, de mettre un cadre à notre imagination grâce à des méthodes permettant de trier efficacement le vrai du faux : les méthodes scientifiques. Au pluriel parce qu'elles diffèrent selon ce sur quoi on travaille, évidemment : l'étude statistique randomisée dont nous parlions la semaine dernière aurait peu d'intérêt en astronomie !

Il n'empêche qu'on est, en astronomie aussi, confronté à certaines hypothèses farfelues, sur lesquelles on ne s'est pas encore penché·e·s. Donc puisque cette série sur la médecine est finie, ça vous dirait qu'on parle d'OVNIs la semaine prochaine ? Mais je prends aussi les autres suggestions si vous en avez. En tout cas merci d'avance pour les retours et partages !
Planche du webcomic Saturday Morning Breakfast Cereal, constituée d'une seule image montrant deux personnes en train de discuter. La première déclare (en anglais) « Attends une minute. Les personnes sur le spectre autistique sont sur-représentées dans la recherche scientifique. Mais… Mais ça signifie… », l'autre personne réagit, visiblement surprise, « Mon dieu… », et une légende en dessous de l'image conclut : « L'autisme cause les vaccins ». Et non, je n'ai pas fait toute cette série de threads juste pour caser cette image, même si j'ai assez vite eu en tête que ce serait comme ça que j'allais conclure.

@elzen ce point est discuté, de savoir le ratio bénéf/inconv {usage de l'homéo limite des effets 2aires} vs {habituation à la prise de traitement]. Je ne sais pas répondre, et je ne sais pas qui pourrait le faire, car faudrait une unité de mesure de souffrance claire

@elzen toutafé. Mais une nuance à mettre : la contestation des vaccins est née dès le début avec la variolisation "turque" de Lady Montagu, et n'a jamais vraiment faibli

@elzen oui, mais Paracelse n'est pas le seul à avoir fait cette élaboration : Gianbattista Della Porta aussi, quasi au même moment. C'était un peu le ZeitGeist

@elzen j'ai épluché pas mal de Paracelse, et je n'ai pour l'instant jamais trouvé cette phrase. Qui d'ailleurs est suffisamment simple pour qu'à mon avis elle remonte aux Grecs anciens, ou a minima aux Arabes du Xe Xie. La notion de posologie est bien antérieure à Philippus T Von Honhenheim alias "Para"Celse

@RichardMonvoisin Merci pour les précisions, j'ai édité quelques pouets pour en tenir compte et renvoyer dessus ! :-)