Le Livre d'Argent

Série de #Vulgadredi sur les soins et la santé, quatrième partie ! Dans les trois derniers, on a parlé de la façon dont on a appris à se protéger de certaines maladies grâce à la vaccination, et de comment celle-ci fonctionne au juste. Pour ce nouveau #VendrediVulga, on va parler un peu de ce qu'on fait quand on n'a pas pu se protéger… et d'un danger qui nous guette.

Et on va commencer cette nouvelle série de seize pouets par une mauvaise nouvelle : malgré les énormes progrès fait en médecine au cours de ces derniers siècles, il y a toujours un grand nombre de maladies contre lesquelles on ne sait tout simplement pas lutter de façon efficace.
Photo, trouvée sur la page Wikipédia anglophone dédiée aux médicaments, d'un tas de pilules de diverses couleurs, certaines avec ce qui doit être la quantité de produit gravée dessus, et de gélules bicolores. Pas forcément la meilleure image d'introduction qui soit pour ce thread, mais curieusement trouver les autres illustrations a été moins pénible que ce que je pensais et m'a permis de caser quelques infos supplémentaires utiles.

2/16 On peut soulager certains symptômes, et on y reviendra un peu dans le prochain thread, mais attaquer la cause de la maladie, donc les virus ou les bactéries qui obligent notre corps à se défendre, provoquant ces symptômes… ben une fois qu'on les a à l'intérieur de nous, c'est beaucoup moins évident.

Fabriquer des vaccins en tuant ou en atténuant des microbes reste, en comparaison, relativement simple, parce que ça se passe dans une boîte de Petri et que, dans une boîte de Petri, les microbes sont directement à notre portée et on peut nuire à leur santé par plein de moyens différents, le Pharmachien en parlait dans sa B.D. sur les traitements contre le rhume :
Case extraite de la B.D. du Pharmachien (dont je vous mettrai vraisemblablement le lien dans le thread de la semaine prochaine) dans laquelle on voit deux scientifiques discuter dans leur labo avec une blouse blanche et une boîte de Petri à la main. L'un, enthousiaste, indique qu'il a utilisé du vinaigre de cidre pour traiter ses bactéries, et que celles-ci sont mortes. L'autre, plus blasé, lui répond que les siennes sont mortes aussi juste parce qu'il les a laissé trente secondes de trop à l'air libre. Le Pharmachien indique en légende (ce que je n'ai pas reproduit ici) : « En laboratoire, à peu près n'importe quelle intervention peut avoir un effet antimicrobien. »

3/16 Dans notre corps, en revanche, c'est beaucoup plus compliqué, car il faut arriver à agir sur ces microbes, ce qui est déjà plus dur dans un milieu largement plus complexe… mais, si possible, sans trop bousiller les cellules de notre propre corps au passage !

Parfois, on a fini par trouver comment contenir, plus ou moins efficacement, les effets de l'infection. C'est le cas pour le VIH, où un ensemble de médicaments spécialisés permet de limiter grandement les symptômes et de prolonger l'espérance de vie… mais sans provoquer de guérison, et le traitement doit être pris à vie, faute de quoi ces bénéfices sont perdus.

Pour plus de renseignements sur ce type de sujets, vous pouvez par exemple aller lire ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antir%C3%A9troviral

4/16 Mais pour pas mal d'autres maladies comme la rougeole, ou encore læ covid, il n'existe simplement aucun traitement spécifique, et notre seul réel moyen de défense contre elles est une vaccination préventive, permettant à notre corps de savoir produire des anticorps spécifiques.

Heureusement, on a pu dans d'autres cas trouver des remèdes efficaces. C'est le cas par exemple pour le tétanos, qu'on a rapidement évoqué la semaine dernière. D'ailleurs je recommande vivement aux gens qui auraient loupé le thread de la semaine dernière d'aller y jeter un œil, ça aidera sans doute pas mal à comprendre la suite.

Donc, si vous en avez besoin, c'est par là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/BAJ1QVxeIrw5DTQTOS

5/16 Le tétanos est une maladie due à une bactérie, et non à un virus comme le sida, la rage ou la variole dont nous avons parlé ces derniers temps. Cette bactérie produit une neurotoxine, c'est-à-dire une substance chimique qui affecte le fonctionnement de notre système nerveux, entraînant la mort dans 20 à 30% des cas.

Cette maladie se transmet par contact, lorsque ses bactéries entre dans notre corps par une coupure, griffure, ou autre ouverture auxquels nous ne prêtons pas toujours attention mais qui permet de passer la barrière de notre peau et d'entrer dans le sang, ce qui peut donc survenir assez simplement dans la vie de tous les jours.
Capture d'écran du dessin animé Il était une fois la vie, plus précisément l'épisode sur la vaccination qui, justement, prend le cas du tétanos comme exemple. On voit ici Petit Pierre, un des enfants de la série, tenir un arrosoir avec une coupure sur la main. Il vient en effet de transplanter un rosier avec son ami Petit Gros (…oui, bon, les noms des persos ne sont pas toujours top), et s'est piqué avec une épine de rose. La bactérie responsable du tétanos (dont le nom scientifique est « Clostridium tetani » mais qui est dans l'épisode désignée par son nom courant de « bacille de Nicolaïer ») se trouvant généralement dans la terre ou sur des objets sales, c'est la transplantation de ce rosier qui contaminera les deux enfants. L'un des deux ayant été malade, et donc absent, le jour de la vaccination dans leur école, on pourra donc suivre l'évolution de la maladie dans les deux cas.

6/16 Heureusement, la plupart d'entre nous aujourd'hui sommes vacciné·e·s, et nos corps sont donc entraînés à se défendre. Mais avant de mettre au point ce vaccin, on avait déjà remarqué que la maladie affectait également plusieurs autres animaux. Le cheval, notamment, y est assez sensible.

Comme pour le choléra des poules sur lequel Pasteur avait travaillé, on a vu ça il y a deux semaines, on a donc aussi cherché à protéger nos animaux d'élevage ou de compagnie. Les travaux à ce sujet ont connu de gros progrès lorsqu'on est parvenu à cultiver la bactérie en laboratoire, en 1889, puis l'année suivante à isoler la toxine elle-même.
Autre capture du même dessin animé, montrant cette fois ce qui se passe à l'intérieur du corps humain. On voit un vaisseau sanguin dans lequel des globules rouges, nutriments et plaquettes sont en train de circuler, et sur le côté, une sorte de poste de contrôle où deux globules blancs sont attaqués par un groupe de ce qui ressemble à de petites mouches, ne sachant pas trop que faire pour s'en débarrasser. Un téléphone est posé sur une table, leur ayant servi à appeler du renfort : on voit Pierrot et Psi, les deux lymphocytes B habituels de la série, venir jeter un œil à la situation. Nous sommes ici dans le cas de l'enfant vacciné, aussi ces lymphocytes reconnaissent immédiatement l'envahisseur et produisent des anticorps spécifiques, ce qui permet de détruire les intrus avant même de tomber malade. Plus loin dans le même dessin animé, on voit le cas de l'enfant non-vacciné, où les anticorps produits n'ont aucun effet sur les toxines, qui se propagent donc davantage dans le corps, et la maladie se déclenche alors. Bien sûr, cet enfant sera heureusement guéri par l'injection de sérum antitétanique.

7/16 Cela a permis d'« atténuer » cette toxine et d'obtenir, dès cette même année, un vaccin efficace, d'abord sur des lapins, puis sur des chevaux. On s'est alors rendu compte que les chevaux vaccinés, exposés à la maladie, produisaient de très grandes quantités d'anticorps efficaces contre la toxine, que l'on pouvait filtrer assez facilement.

Dans les années qui suivirent, alors que l'atténuation était encore insuffisante pour appliquer le vaccin aux êtres humains, on a donc commencé à produire un « sérum antitétanique » en récupérant ces anticorps produits par des chevaux. Injectés à un être humain, les anticorps de ce sérum immobilisaient bien la toxine et permettaient au patient de guérir.
Après la vache dans le thread sur la variole et la poule dans celui l'atténuation, voici donc une photo d'un cheval, en l'occurrence un pur-sang arabe à la robe bai en train de galoper dans l'herbe (on voit une barrière dans le flou à l'arrière-plan) dont la photo vient de la page Wikipédia sur les chevaux. La page Wikipédia sur le tétanos, sans montrer de telles photos hélas, précise qu'à part les primates, les chevaux sont les animaux les plus sensibles à cette maladie que l'on connaisse, d'où sans doute le fait qu'on ait commencé à chercher à les vacciner en priorité, ce qui a donc par la suite permis aussi de sauver pas mal de vies humaines. L'élevage, on en parlait dans le thread sur la variole (ou dans le tout premier sur les microbes extraterrestres), a facilité l'émergence de pas mal de nos maladies, mais nous a aussi parfois aidé à lutter contre.

8/16 Le sérum antitétanique ainsi produit a pu sauver un grand nombre de gens pendant la première guerre mondiale, les conditions de vie dans les tranchées étant propices à la propagation de la maladie. Même si certaines personnes ont pu développer des réactions allergiques au sérum obtenu grâce aux chevaux, ce qui n'était pas top.

Des vaccins humains ont finalement pu être mis au point au cours des années 1920, et ils ont donc pris le relai pour la seconde guerre mondiale. Depuis les années 1960, on utilise d'ailleurs, pour soigner les personnes non-vaccinées, du sérum produit par des êtres humains plutôt que par des chevaux, ce qui limite les risques.
Photo prise au microscope, et trouvée sur Wikimédia Commons, d'un groupe de bactéries Clostridium tetani, donc de la famille qui provoque le tétanos. Leur forme générale « de raquette de tennis » est semble-t-il assez caractéristique. Notons qu'il s'agit ici d'une bactérie, et pas d'un virus comme dans les dernières images de ce genre que je vous ai montré : à la fin de l'épisode d'Il était une fois la vie dont j'ai utilisé quelques images dans ce thread, l'enfant est guéri par le sérum antitétanique qui neutralise les toxines, mais aussi par un antibiotique qui neutralise les bactéries elles-mêmes, les empêchant ainsi de continuer à en produire. Et ça tombe bien puisque les antibiotiques sont ce qui va nous intéresser pour le reste de ce thread.

9/16 Voici donc un cas où mettre au point un vaccin pour les animaux a permis de développer un traitement pour l'humain. Mais on a aussi pu isoler certaines substances qui ne viennent pas de nous et qui ont une certaine efficacité également : les fameux antibiotiques.

Terme qui est d'ailleurs un peu fourre-tout, car il existe des tas de substances désignées ainsi, dont les modes d'actions peuvent différer pas mal. De même d'ailleurs que leurs origines, car pas mal d'êtres vivants différents peuvent en produire. Le premier d'entre eux que l'on ait découvert est ainsi produit par un champignon.
Juxtaposition de quatre photos trouvées sur la page Wikipédia anglophone dédiée aux antibiotiques et montrant les origines de la plupart de ces substances : on voit en haut à gauche des bactéries vues au microscope, à droite un champignon qui se développe dans une boîte de Petri, en bas à gauche les feuilles et quelques fleurs d'une plante (en l'occurrence une Hydraste du Canada, ou Hydrastis canadensis, mais pas mal d'autres végétaux sont concernés), et une variété d'éponges marines, Agelas tubulata, représentant plus généralement les animaux. En effet, une très grande majorité des antibiotiques que nous connaissons sont produits par des êtres vivants, de nombreuses lignées différentes, mais on reparlera de ça la semaine prochaine.

10/16 Il s'agit ici surtout d'une histoire de coup de bol, parce qu'elle commence… par un retour de vacances. En l'occurrence celui de Sir Alexander Fleming qui, lorsqu'il reprend ses travaux dans un hôpital londonien un beau jour de 1928, se rend compte que des champignons étudiés par un de ses collègues ont envahi les cultures de bactéries infectieuses sur lesquelles lui-même travaillait.

Or, il semble que les bactéries aient totalement déserté les zones où les champignons se sont installées. Il travaille alors à identifier le champignon, Penicillium notatum, et parvient à isoler une substance que ces champignons produisent, et qui se trouve tuer les bactéries. On donnera à cette substance le nom de pénicilline.
Image, trouvée sur la page Wikipédia dédiée à la découverte de la pénicilline, d'un timbre des îles Féroé représentant la scène. On voit donc, en plus des informations sur la valeur du timbre, l'image de Fleming, installé devant une table sur laquelle s'empilent un grand nombre de boîtes de Petri, en train d'examiner le contenu de l'une d'elles à la loupe d'un air concentré. Le nom de l'homme est précisé sur le timbre.

11/16 Faisant quelques tests de plus, Flemming se rend compte que la pénicilline ne tue pas seulement les bactéries qu'il étudiait, mais également quelques autres. Il envisagera donc qu'on peut l'utiliser comme désinfectant, mais malgré quelques usages intéressants dès 1930, ça ne révolutionnera pas le monde tout de suite.

Ce n'est que près de dix ans plus tard que l'on commencera à savoir produire cette substance en quantité suffisante (et de façon suffisamment spécifique, sans qu'elle vienne avec d'autres substances plus gênantes) pour commencer à réaliser quelques essais cliniques, qui sont vite très prometteurs… et il faudra encore quelques années de plus pour en produire assez pour un véritable usage en médecine.
Photo, trouvée sur la page Wikipédia qui lui est dédiée, du champignon Penicillium notatum, producteur naturel de pénicilline. On voit une boîte de Petri en gros plan à l'intérieur de laquelle se développe ce qui ressemble à une moisissure (sans doute parce que c'en est une, ce terme désignant historiquement les champignons ayant cet aspect. On s'est cependant rendu compte depuis qu'une partie des trucs que l'on désigne comme des « moisissures » ne sont pas des champignons, mais des chromistes, une autre lignée d'eucaryotes, mais en l'occurrence, il s'agit bien d'un champignon au sens strict, ou fonge). Le collègue de Fleming les étudiait parce que ces champignons, indépendamment de la pénicilline qu'ils produisent, peuvent provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes ; on a donc eu pas mal de chance que ces deux recherches aient lieu au même endroit et avec des protocoles de confinement manifestement encore insuffisants.

12/16 On découvrira donc par la suite un grand nombre d'autres antibiotiques, qui sont globalement des substances détruisant ou empêchant le développement des bactéries. Je ne vais pas trop détailler, mais Wikipédia⁽*⁾ pourra vous renseigner si vous voulez vous plonger là-dedans.

Leur action est spécifique aux bactéries, qui sont, on en avait déjà parlé, un des trois domaines du monde vivant, les deux autres étant les archées et les eucaryotes, dont nous faisons partie. Puisqu'ils n'affectent pas les cellules eucaryotes, ils peuvent donc agir dans notre corps sans risque pour nous.

(∗) Cette page-ci, par exemple : https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_d'antibiotiques

13/16 …enfin, ça dépend un peu, car toutes les bactéries ne sont pas mauvaises, loin de là : nous hébergeons par exemple dans notre tube digestif des tas de bactéries assez indispensables à notre survie, et il faut donc parfois prendre quelques précautions avant d'utiliser quelque chose qui peut aussi les affecter.

Et en fait, le modèle à trois domaines du vivant dont je vous avais parlé est un peu daté : on sait maintenant que les eucaryotes dérivent des archées et que donc les bactéries sont une des deux, et non plus trois, familles principales d'êtres vivants. En tout cas, ça fait du monde, et évidemment je vous donne ici une version un peu trop simplifiée.

Mais si ces histoires de classement ne vous sont pas familières, vous pouvez réviser là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/Ayq6HnZA7DBl1vwY2S

14/16 Un point essentiel est en tout cas que les antibiotiques n'agissent que sur les bactéries… et donc pas sur les virus ! Ils n'auraient donc strictement aucun effet pour soigner la rage ou la variole. D'autant qu'il vaut mieux éviter d'en consommer trop, en raison d'un autre petit souci : la sélection naturelle.

Il existe en effet quelques bactéries qui se trouvent avoir une résistance naturelle aux antibiotiques. En temps normal, elles sont plutôt rares, d'autant que cette résistance vient souvent avec un coût, les rendant moins performantes. Mais dans un milieu bourré d'antibiotiques, elles sont nettement plus avantagées (et je rappelle que mes alt-texts contiennent souvent quelques infos en plus).
Photo, trouvée sur la page Wikipédia dédiée à l'antibiorésistance, d'une expérience testant différents antibiotiques. On voit deux boîtes de Petri l'une à côté de l'autre : dans chacune d'elles, le fond de la boîte était initialement recouvert de bactéries, et on a déposé sept antibiotiques différents dans la boîte à différents endroits de la boîte. Dans celle de gauche, tous ces antibiotiques ont été efficaces, et on voit chacun des sept disques blancs entouré d'une zone vide de plus ou moins grande taille d'où les bactéries ont disparu ; mais dans celle de droite, seules deux des points blancs sont entourés d'une telle zone de grande taille, deux sont entourés d'une zone vide de bien plus petite taille, et les trois autres sont toujours plus ou moins entourés par les bactéries, signe que celles-ci ne sont pas affectées par ces antibiotiques. Des tests réalisés dans des environnements saturés en antibiotiques ont montré qu'il pouvait suffire d'une grosse dizaine de jours pour qu'une population de bactéries dont seulement quelques individus sont initialement résistants devienne une population entièrement résistante, les bactéries qui ne le sont pas étant éliminées très rapidement et laissant ainsi toute les ressources aux autres pour se reproduire massivement et les remplacer.

15/16 Or, nous nous sommes mis à utiliser beaucoup trop intensivement ces antibiotiques, ce qui conduit à favoriser grandement la prolifération de ces bactéries résistantes… et diminue donc d'autant l'intérêt des antibiotiques pour nous défendre contre elles.

Les antibiotiques ont tellement aidé à réduire la mortalité causée par les infections (on parle quand même de plus de dix ans gagnés sur l'espérance de vie moyenne) que cette perte d'efficacité risque fort d'avoir des effets assez catastrophiques. Nous connaissons la façon dont ça fonctionne, et donc il est de notre responsabilité de faire attention sur ce point.

« Les antibiotiques, c'est pas automatique », donc. Mais vous préférerez peut-être la version du Pharmachien : https://lepharmachien.com/antibiotiques/

16/16 Maintenant, qu'en est-il des autres médicaments ? Un certain nombre d'entre eux ne présentent pas ce souci… parce que leur rôle est d'agir sur les symptômes, et pas sur la maladie elle-même. Ce qui ne les empêche pas d'avoir des effets assez notables, ni que leur origine puisse être assez intéressante aussi.

Dans le thread de la semaine prochaine, nous jetterons un petit coup d'œil à cette question, en parlant un peu plus généralement de liens entre la chimie pratiquée dans nos labos et le vivant. En tout cas, si ça vous plaît toujours, donc comme d'hab, merci d'avance pour les retours et les partages ! Et je me permet de rajouter un dix-septième pouet avec un sondage.
Et parce que je ne pouvais décemment pas terminer cette partie sans vous montrer ça : voici une dernière capture de l'épisode d'Il était une fois la vie sur la vaccination, où on voit enfin le terrible affrontement : une sorte de mouche moche représentant la toxine du tétanos, et un Metro avec son faux nez représentant l'anticorps chargé de nous en débarrasser. On en voit ici deux en gros plan (et quelques autres en plus petit derrière) sur un fond qui représente notre corps humain hors vaisseau sanguin (j'aurais tendance à dire que ce qu'on voit pourrait ressembler à un nerf, mais je crois qu'il n'est jamais précisé ce dont il s'agit dans la série, bien que ce soit un décor qui revienne plusieurs fois). Ils sont en train de se battre à l'épée, et, dans le dessin animé, Metro abat ses adversaires en récitant quelques vers de la « ballade du duel qu'en l'hôtel Bourguignon, monsieur de Bergerac eut avec un bélître » dans la pièce d'Edmond Rostand (« Ma pointe voltige : une mouche ! Décidément, c'est au bedon qu'à la fin de l'envoi, je touche ! » <3)

17/16 En effet, ça fait maintenant quatre threads que je vous parle de trucs avec lesquels je suis familier de plutôt longue date (je regardais beaucoup Il était une fois la vie étant môme, et je me souviens avoir vu l'histoire de Jenner au collège, parce que je suis tombé dessus en interro où j'ai eu un des rares 20/20 de ma carrière scolaire). Et puis je suis retombé dessus plus tard en m'intéressant au scepticisme, parce que la médecine est sujette à pas mal de mésinformation. Mais comme tout le monde n'a pas eu le même parcours que moi, j'aimerais savoir : à quel point est-ce que ce que je vous raconte-là (donc sur les quatre derniers threads, en gros) est nouveau pour vous ?
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