Le Livre d'Argent

Quarante-deux. L'été dernier, j'ai fait un thread sur un coup de tête, un vendredi, sans penser que j'en ferais d'autres. Puis, la semaine suivante, j'en ai refait un en me disant qu'ensuite on s'arrêterait là. Puis je me suis dit que les hashtags #VendrediVulga et #Vulgadredi pourraient être cools, alors j'ai refait un thread, et… beh nous voilà au quarante-deuxième.

Quarante-deux, dans le Guide de l'Autostoppeur Galactique de Douglas Adams (donc un #VendrediLecture au passage ^^), c'est la réponse à l'ultime question sur la vie, l'univers et le reste. Et dans ces threads, on a parlé un peu de la vie, pas mal de l'univers… et on a même abordé le reste une fois ou deux. Donc pour fêter le quarante-deuxième, on va consacrer vingt-et-un pouets (je fais deux paragraphes par pouet) à aller faire un peu d'autostop galactique.
Couverture française du premier livre de la célèbre trilogie en cinq volumes, on y voit le nom de l'auteur, le titre (exactement « Guide du voyageur galactique »), une illustration comprenant un bulldozer, un babelfish (invention du roman, une sorte de poisson jaune qui, placé dans l'oreille de quelqu'un traduit tout ce que cette personne entend dans sa propre langue, permettant d'éviter le problème de la communication avec des extraterrestres. Un truc aussi improbable est accessoirement présenté comme une preuve de l'existence de Dieu, ce qui, par voie de conséquence, implique que Dieu n'existe pas, mais je vous laisse aller lire les détails dans le livre), et, bien sûr, un livre rouge dont le logo évoque un pouce levé pour faire de l'autostop, représentant le guide lui-même. Le logo de l'éditeur, Folio SF, apparaît également.

2/21 Et donc, pour ça, commençons par parler un peu de notre galaxie, la Voie Lactée. Ainsi appelée parce qu'elle trace un chemin dans le ciel, que les grecs anciens imaginaient comme une coulée de lait (peut-être tombée du sein de la chèvre Amalthée, nourrice de Zeus, mais ça @hist_myth vous en parlerait mieux que moi [En fait c'était Héra, lisez sa réponse plus bas]).

On a compris ensuite qu'il s'agissait d'un groupe d'étoiles tellement lointain qu'on ne les distinguait plus les unes des autres… en tout cas juste avec nos yeux, car on peut commencer à les différencier visuellement en utilisant des instruments optiques (Galilée le constatera avec sa lunette dès 1610).
Photo de la Voie lactée prise par l'équipage de la mission Artémis Ⅱ le 7 avril dernier, le jour de leur survol de la face cachée de la Lune. Sur cette image en taille réduite, on voit une bande blanchâtre, comme d'habitude ici sur Terre, mais en zoomant sur le cliché d'origine, disponible sur le site de la NASA, on peut voir beaucoup plus d'étoiles individuelles.

3/21 C'est Caroline Hershel qui tracera la première « carte » de notre galaxie, vers 1785… travail qui, comme beaucoup trop souvent hélas, sera officiellement attribué à son frère William, beaucoup plus célèbre qu'elle.

Les adelphes Hershel ont fabriqué ensemble leur premier télescope et réalisé un grand nombre de leurs observations à deux, mais lui sera crédité pour la découverte d'Uranus, tandis qu'elle ne le sera que pour celles de quelques comètes et objets du ciel profond. Comme d'hab, et a encore des progrès à faire à ce niveau.
« Carte » de la galaxie telle que représentée par Caroline Herschel. Difficile de décrire la forme, globalement allongée avec de nombreux petits points représentant les étoiles.

4/21 Bon, il faut quand même dire que cette « carte » est fausse, entre autres parce qu'elle place le Soleil environ au centre de notre galaxie… mais on ne savait à l'époque pas encore calculer la distance qui nous sépare des étoiles, alors c'était déjà pas mal d'avoir réussi à faire ça.

Nous savons maintenant que nous sommes plutôt à mi-chemin du centre, environ vingt-six mille années lumières, dans l'un des bras spiraux de notre galaxie… et si vous cherchez précisément où, je vous l'ai déjà montré dans mon thread sur « l'équation » de Drake, alors je vais juste vous renvoyer lire ça.

Si vous n'étiez pas encore là à l'époque (il faut dire que ça remonte un peu), c'était ce thread-là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AxQp1Fw6mSoy7eglf6

5/21 Qu'y a-t-il au centre de notre galaxie, du coup, si ce n'est pas notre Soleil ? Ça aussi, je vous en ai déjà parlé. En quarante-deux threads, on a quand même eu le temps d'aborder pas mal de sujets, mine re rien, même si évidemment il reste encore pas mal d'autres trucs dont on pourrait parler.

En l'occurrence, au centre de notre galaxie, il y a un trou noir super-massif, autour duquel tournent pas mal d'étoiles, et qui est baptisé Sagittarius A* (on prononce souvent « A star » même en français), du nom de la constellation du Sagittaire dans laquelle il se trouve. Elle est visible en ce moment vers le sud-est, pas très haut sur l'horizon, vers quatre-cinq heures du matin.

Le trou noir, lui, n'est évidemment pas visible à l'œil nu, mais si vous voulez une “photo”, voyez le thread dédié : https://fadrienn.irlnc.org/notice/Ay8UtAQpuelCbeADui

6/21 Depuis les adelphes Herschel, on a donc réussi à mesurer la distance qui nous sépare étoiles. D'abord celle qui nous sépare de notre étoile à nous, le Soleil, sur laquelle on travaillait déjà à l'époque. J'avais évoqué ça notamment dans le thread sur Cérès, d'ailleurs⁽*⁾. Cette distance est d'approximativement quinze millions de kilomètres, ce que la lumière parcourt en huit minutes.

Puis celles des autres étoiles, pour lesquelles la lumière, à sa vitesse énorme de 299 792 458 mètres par seconde, a besoin de plusieurs années. La lumière de Sirius, par exemple, qui est l'étoile la plus brillante de notre ciel nocturne (mais qui n'est plus visible en ce moment, c'est une étoile d'hiver), met huit ans et demi pour arriver jusqu'à nous.

(∗) Je continue de balancer des liens, c'était ce thread-là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AyMztvDdmCsEVRGpYe

7/21 Pour Véga, qui est en ce moment visible du côté du nord-est en début de nuit, la lumière met vingt-cinq ans à nous atteindre. Pour Bételgeuse, dont on peut encore pour quelques jours voir la couleur orange-rouge juste sur l'horizon, au sud-ouest en tout début de nuit, il faut quasiment six siècles et demi. Quant à Déneb, un peu plus au nord que Véga, elle est située à environ mille six cent années lumière de nous.

Et ces distances ne sont rien par rapport à la taille énorme de notre galaxie, qui est donc de cinquante mille années lumière de rayon. C'est qu'il faut de la place pour ranger plus de deux cent milliards d'étoiles, évidemment : on ne parle pas de distances « astronomiques » pour rien.

Et les autres galaxies sont encore plus lointaines, mais là aussi, on a déjà parlé de ça : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B00lUseSbXOY4KtQ8W

8/21 Mais revenons un peu plus près de nous. L'étoile la plus proche, Proxima du Centaure, est déjà à une distance beaucoup plus raisonnable : un peu plus de quatre années lumières. Distance qui est d'ailleurs évoquée dès le début du roman de Douglas Adams… enfin, plus ou moins.

Ce roman débute en effet par l'arrivée d'extraterrestres, les Vogons, venus détruire la Terre et construire à la place une autoroute hyperspatiale : selon eux, l'avis de démolition est affichée sur Alpha du Centaure depuis cinquante de nos années, et Alpha du Centaure n'étant qu'à quatre années lumière de là, on aurait quand même pu se bouger pour suivre un peu les affaires locales.
Le logo plus ou moins officiel d'H2G2 : un pouce levé devant une planète à anneaux, symbolisant l'autostop galactique, suivi de la mention « Don't Panic » mention censée se trouver « en lettres rassurantes » sur la couverture du fameux guide (c'est traduit par « Pas de panique » en français). C'est évidemment la menace imminente de destruction de la Terre qui oblige Arthur et Ford à lever le pouce et partir explorer la galaxie.

9/21 Vous aurez peut-être repéré que les noms sont un peu différents. Est-ce Alpha du Centaure, ou Proxima du Centaure, qu'il faut dire ? Eh bien, voyons ça. Ce système avec des lettres grecques, c'est une façon standard de nommer les étoiles, selon leur luminosité et la façon dont on les regroupe.

Alpha du Centaure, c'est l'étoile la plus brillante de cette constellation, de la même manière qu'on appelle aussi Véga « Alpha de la Lyre », Déneb « Alpha du Cygne », ou Bételgeuse « Alpha d'Orion ». Puis les étoiles moins lumineuses sont appelées Beta, Gamma, Delta, etc. (« Beta d'Orion », par exemple, est aussi appelée Rigel).
Carte de la constellation d'Orion et de son voisinage, trouvée sur Wikipédia. Les étoiles les plus brillantes du secteur (Bételgeuse, Rigel, Sirius dans le grand chien, qui est l'étoile la plus brillante de tout notre ciel, et Aldébaran dans le Taureau) sont indiquées par leur nom, mais toutes les autres étoiles sont indiquées par la lettre grecque de leur désignation de Bayer (le nom de la constellation est inutile ici car les limites des constellations sont indiquées sur l'image). On note que, dans le cas précis d'Orion, Bételgeuse, dont la luminosité varie plus ou moins dans le temps, est souvent moins brillante que Rigel, mais c'est néanmoins elle qui est classée en première car le choix de la lettre grecque dépend de la luminosité maximale de l'objet.
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10/21 Et donc, Alpha du Centaure, c'est le point lumineux le plus brillant dans la constellation du Centaure. Constellation qui ne dépasse pas de l'horizon là où je me trouve, mais qu'on peut admirer sous les tropiques ou dans l'hémisphère sud. Elle se trouve même autour de la célèbre Croix du Sud, qu'on peut utiliser pour retrouver cette direction.

Mais en étudiant le ciel avec des instruments optiques, on a fini par se rendre compte qu'Alpha du Centaure, ce n'est pas vraiment une seule étoile. Il y a en fait à cet endroit deux étoiles qui tournent l'une autour de l'autre, mais qu'à cette distance on n'arrive pas à distinguer l'une de l'autre à l'œil nu.
Capture d'écran de Stellarium (ça faisait longtemps) prise en direction du sud-sud est, à minuit ce premier mai, en se positionnant à Kourou, en Guyane. Les dessins et les noms des constellations sont affichés, et on voit le Scorpion et le Sagittaire à gauche de l'image, qui sont des constellations qu'on peut voir sur l'horizon par chez moi, mais toutes les autres sont moins habituelles. On distingue d'ailleurs, au niveau de l'arc du Sagittaire, le centre de notre Voie lactée (visible parce que j'ai demandé à Stellarium de retirer l'atmosphère, sinon elle disparaîtrait quasi-complètement dans le fond de luminosité du ciel), Sagittarius A* se trouvant non loin de la pointe de sa flèche. Mais l'image montre surtout la constellation du centaure, ici relativement haut sur l'horizon sud, avec la constellation de la Croix du Sud située entre ses quatre jambes. Alpha du Centaure est l'étoile brillante correspondant sur ce dessin au genou avant, juste au dessus de la constellation du Compas. Quant à Oméga Centauri dont je vais parler un peu plus bas, elle est située légèrement dans son dos, juste à l'endroit où apparaît le texte « Le Centaure ».

11/21 Elles ont donc été surnommées Alpha Centauri A et Alpha Centauri B (« Centauri » étant juste « du Centaure » en latin, parce que ça fait plus chic. Pareil, pour Bételgeuse et Rigel, on ne dit généralement pas « d'Orion », mais plutôt « Orionis ». Pourquoi des lettres grecques avec des noms latins, ça, il aurait fallu demander à Johann Bayer, qui a inventé ce système bizarre en 1603).

Et à force d'étudier cette partie du ciel, on a fini par se rendre compte qu'il s'agit en fat d'un système triple : Autour de ce couple stellaire tourne une troisième étoile, une naine rouge beaucoup moins lumineuse, qu'on ne distingue pas du tout à l'œil nu. Et cette troisième étoile a donc été baptisée Alpha Centauri C, et c'est celle-ci que l'on surnomme « Proxima ».
Image de la boîte du jeu Alpha Centauri, de Sid Meier, où l'on voit le titre, une rangée de portraits plus ou moins en filigrane, et l'image du lever de deux soleils sur une planète inconnue, avec la mention « The future of mankind ». Ce jeu fait partie de la série des Civilization et se déroule sur une hypothétique planète en orbite autour de ces étoiles (il fait suite au deuxième Civilization, dont le but ultime était d'envoyer un vaisseau coloniser ledit système). Dans la réalité, on a fini par effectivement trouver des planètes autour de deux des trois étoiles, B et C. Une des planètes autour de Proxima fait d'ailleurs partie de nos meilleures candidates à la possible présence d'une vie extraterrestre.

12/21 On lui donne donc ce nom parce qu'elle est actuellement l'étoile la plus proche de la nôtre. Mais vous aurez compris que ce ne sera pas toujours le cas : elle tourne autour des deux autres, et donc, si on attend suffisamment de temps, elle finira par se retrouver de l'autre côté, donc plus éloignée de nous qu'elles.

Et donc le système complet est à un peu plus de quatre années-lumière dans son ensemble, mais Proxima est à environ 4,2 années-lumière actuellement, contre environ 4,3 pour les deux autres. Ce qui reste un peu trop loin pour aller consulter les avis de démolition, vous en conviendrez.

13/21 D'ailleurs, pour nous qui ne voyageons pas aussi vite que la lumière, combien de temps nous faudrait-il pour aller là-bas ? On peut s'en faire une idée en parlant un peu de deux sondes qui ont été lancées il y a un moment, les sondes Voyager 1 et 2, parties toutes deux en 1977.

Plus précisément, Voyager 1 est partie le 5 septembre, et Voyager 2… le 20 août. Oui, la seconde est partie avant la première, même si elle a atteint ses cibles les plus importantes un peu plus tard. Voyager 1 et 2 sont en effet parties rendre visite à Jupiter et à Saturne, les deux plus grosses planètes de notre système.
Trajectoire des sondes Voyager 1 et 2, trouvée sur la page Wikipédia dédiée au programme Voyager. On voit les dates de leurs lancement (données dans le pouet), puis de leurs arrivées à proximité de Jupiter (5 mars et 9 juillet 1979) et de Saturne (10 novembre 1980 et 25 août 1981). Si leurs trajectoires étaient assez similaires jusque là, elles se séparent en revanche à partir de ce point, Voyager 1 continuant d'un côté sans plus rencontrer de planètes tandis que Voyager 2 passe à proximité d'Uranus le 24 janvier 1986 et de Neptune le 25 août 1989.

14/21 Elles ont ainsi pu nous donner les premières images de ces planètes « vues de près », et ça nous a d'ailleurs réservé quelques surprises, mais on en reparlera dans un prochain thread. En tout cas, la trajectoire de Voyager 1 lui a permis de survoler Titan, une lune de Saturne très intéressante dont on a parlé récemment⁽*⁾.

Voyager 2, pour sa part, est passée un peu plus loin de Saturne, mais elle a pu ensuite continuer son chemin en direction d'Uranus et de Neptune, dont on ne s'est plus rapproché aussi près depuis. Elle allait cependant trop vite pour s'y attarder, et a ensuite poursuivi son chemin vers l'extérieur de notre système solaire.

(∗) C'était ce thread-ci, où on a aussi parlé de Star Wars et de détection d'exoplanètes : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B59spsqoXPe8KqBn7Y

15/21 Et donc, cette sonde qui voyage dans l'espace, à la plus grande vitesse que nous ayons réussi à lui donner, depuis maintenant presque cinquante ans, a réussi à parcourir la distance que la lumière parcourt en… environ une de nos journées.

Il y a plusieurs manières de définir la taille de notre système solaire, selon quel aspect précis on regarde, mais si on prend la plus grande d'entre elles, l'influence gravitationnelle de notre étoile, alors cette sonde est encore très loin d'avoir quitté le système… pas le temps de voir l'avis de démolition, donc.
Représentation conceptuelle du système solaire, trouvée sur la page Wikipédia qui y est dédiée et provenant à l'origine de la NASA. Les différents objets célestes ne sont pas à l'échelle, mais les distances qui les séparent sont représentés selon une échelle logarithmique, une même distance sur l'image multipliant à chaque fois la distance représentée par dix. On voit donc le Soleil et les huit planètes présentées dans l'ordre, puis, autour de 100 unités astronomiques de distance au Soleil, les limites (Choc terminal, Héliopause et Arc de choc) de l'Héliosphère, la bulle formée autour de notre étoile par les vents solaires, où le milieu est donc différent du milieu interstellaire rencontré plus loin. Au delà s'étend encore le nuage de Oort, qui va jusqu'à 100 000 unités astronomiques, et encore beaucoup plus loin, Alpha Centauri dont on a déjà parlé. Voyager 2 a dépassé l'héliosphère et se trouve donc maintenant dans le milieu interstellaire, mais elle reste bien en deçà du nuage de Oort et donc toujours dans la zone d'influence gravitationnelle de notre étoile.

16/21 Dans l'ensemble, nous sommes donc coincés sur notre petite planète, et notre meilleur moyen d'appréhender l'univers qui nous entoure reste de capter la lumière des étoiles lointaines grâce à nos télescopes. Ce qui nous permet quand même de voir pas mal de trucs assez chouettes dans notre ciel.

Par exemple, puisqu'on parlais de la constellation du Centaure, on peut en profiter pour dire un mot d'Omega Centauri, qui comme son nom l'indique est, à l'œil nu, un truc pas très brillant… Mais pointez-y un télescope, et vous verrez l'un des objets les plus magnifiques que l'on connaisse :
Vue zoomée sur Oméga du Centaure (image initialement trouvée sur le blog Big Picture, sur le site du Boston Globe, c'était une des images de leur calendrier de l'avent astronomique de 2009). On voit, littéralement, une myriade d'étoiles couvrant l'ensemble de l'image, ce qui est assez magnifique. Si on dézoome un peu (comme sur l'image qui illustre actuellement la page Wikipédia d'Oméga du Centaure, par exemple), on voit que ces images sont globalement réunies sous la forme d'une grosse boule.

17/21 Il s'agit d'un amas d'étoiles, donc un groupe de plein d'étoiles qui se tournent autour, et le premier à avoir compris ça en l'observant au télescope a été Edmond Halley, celui qui a compris la trajectoire des comètes. Et non, Omega du Centaure n'est pas non plus l'objet que je cherchais à montrer quand j'ai eu ce bug auquel j'ai consacré un hors-série récemment⁽*⁾.

Et puis bon, si on ne peut pas s'éloigner tant que ça de notre planète pour aller faire de l'autostop, il n'empêche que nous voyageons quand même dans notre univers, mine de rien, parce que notre Terre parcourt pour sa part pas mal de chemin.

(∗) Qui est là si vous l'avez manqué, mais je vous dirais quel objet je voulais montrer vraiment très bientôt : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B5IGAbQcMUhCakSpc0

18/21 En effet, notre planète elle-même fait déjà un tour complet de notre Soleil en une année, ce qui est déjà pas mal. Mais comme, dans l'espace, globalement tout tourne, notre Soleil lui-même n'est pas fixe et décrit une grande orbite autour du centre de notre galaxie, entraînant avec lui nos planètes, qui ne reviennent donc jamais à leur position initiale.

Ce qui n'est d'ailleurs pas sans poser quelques petits soucis dans certaines histoires de fictions, comme @gee y a consacré une B.D. récemment, mais en même temps, hein, bon, la fiction n'a pas forcément besoin d'être réaliste, c'est un peu le principe.

N'empêche que vous pouvez aller lire ça là-bas : https://grisebouille.net/localisation-temporelle/

19/21 En parlant de fiction et de réalisme, mentionnons aussi que, dans H2G2, Douglas Adams indique que l'être humain est le troisième être vivant le plus intelligent que compte notre planète, juste après le dauphin et la souris de laboratoire.

Alors, bon, peut-être, hein. N'empêche que si vous avez lu mon thread de la dernière fois, je pense quand même qu'il sous-estime quand même particulièrement les labres nettoyeurs, qui mériteraient sans doute une place sur le podium.

Et si vous ne voyez pas pourquoi, c'est qu'il faut que vous retourniez lire ça : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B5crdQyFu6Kw1Q0WES

20/21 Bref, ce thread était un peu décousu, mais je pense quand même que vous aurez pu y grappiller quelques informations intéressantes. En tout cas, quarante-deux, quoi. Et ce n'est pas fini, puisque j'en ai encore au moins deux en cours de préparation.

Donc bah, je crois qu'on peut dire merci à @defakator et @mmontarges qui m'ont inspiré le tout premier thread de cette série, et d'ailleurs, j'en profite pour rappeler que @mmontarges viendra donner une conférence au Planétarium de Bretagne le mercredi 13 mai, donc si vous êtes dans le coin à ce moment-là, n'hésitez surtout pas à venir écouter ça !

Et tiens, pour le plaisir, je vous remet le lien du tout premier thread : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AwGiNCEL9iX8pAJcTw

21/21 Moi en tout cas, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour qu'on parle un peu de la tectonique des plaques et de la façon dont on l'a découverte, ça fait un moment que ce sujet-là était en attente, et la semaine d'après pour un petit hommage où parlera d'un sujet spatial qui fait tourner la tête.

En attendant, et en comptant comme d'hab sur vos retours et vos partages, je vais retourner lire ma trilogie en cinq volumes préférée (en vrai, je vais surtout à une AG, d'ailleurs je vous envoie tous ces pouets depuis le train). À la semaine prochaine ! (Et n'oubliez pas votre serviette.)
Image d'un générique de fin façon Looney Toons où l'on voit un dauphin saluer de la nageoire, avec le texte « So long, and thanks for all the fish ! » (Traduit en français par « Salut, et merci pour le poisson »), qui est dans le roman le dernier message laissé par les dauphins aux humains au moment d'évacuer la Terre.

@elzen

La légende associe la Voie Lactée à Héra qui aurait allaité Héraclès par erreur (ou Hermès) :
"Junon [Héra] a donné son lait sans le savoir à Mercure [Hermès] quand il était bébé ; mais apprenant qu'il s'agissait du fils de Maia, elle le repoussa ; le lait se répandit, et ainsi sa blancheur apparut entre les astres. Selon d'autres, c'est Hercule [Heraclès] qui aurait été déposé contre Junon endormie, et à son réveil elle aurait fait ce que nous venons de raconter." Hygin, Fables

@elzen
La serviette et les sachets de cacahuettes.

@elzen

Neil de Grasse Tyson dit 40 ans, il me semble, avec les technologies modernes (une microsonde, pas un truc habité évidemment).
Avec certes un certain investissement économique et énergétique, mais de ce que je comprends pas tellement plus que tout ce qui est dépensé actuellement pour occire son prochain...