11/16 Cette découverte nous amènera cependant un moyen de corriger cet erreur, en exploitant un phénomène dont j'ai déjà parlé dans un autre thread : le fait que la désintégration radioactive est en moyenne assez régulière, permettant d'estimer l'âge d'un échantillon à partir des éléments radioactifs qu'il contient (ou de leurs résidus, lorsque tout s'est désintégré, on parle dans ce cas de « radioactivité éteinte »).
Il faut cependant bien choisir l'élément qu'on utilise pour une telle datation. Par exemple, le célèbre carbone-14 dont je parlais dans l'autre thread a une demi-vie (la durée au bout de laquelle la moitié environ de l'échantillon a disparu) de 5730 ans, ce qui fait qu'on va avoir du mal à dater avec des objets de plus de 50 000 ans. C'est souvent assez pour l'archéologie, mais c'est beaucoup plus limité pour le reste.
Au fait, si vous l'avez manqué, le thread sur les atomes est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B0i3iWqqbgijU0cabg
Il faut cependant bien choisir l'élément qu'on utilise pour une telle datation. Par exemple, le célèbre carbone-14 dont je parlais dans l'autre thread a une demi-vie (la durée au bout de laquelle la moitié environ de l'échantillon a disparu) de 5730 ans, ce qui fait qu'on va avoir du mal à dater avec des objets de plus de 50 000 ans. C'est souvent assez pour l'archéologie, mais c'est beaucoup plus limité pour le reste.
Au fait, si vous l'avez manqué, le thread sur les atomes est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B0i3iWqqbgijU0cabg
10/16 Mais évidemment, un rebondissement devait avoir lieu. Celui-ci découlera d'une découverte à l'origine plus ou moins accidentelle faite par un dénommé Henri Becquerel en 1896 : celle de la radioactivité (d'ailleurs, je vous causerai peut-être à une autre occasion de cette histoire-là, ainsi que des travaux de Maria Skłodowska et de son mari Pierre Curie).
La découverte de ce phénomène permettra de comprendre que la Terre n'est pas un simple boulet de canon qui se refroidit (faute de quoi les 400 millions d'années maximum trouvés par Kelvin auraient été suffisants) : les éléments lourds (principalement Uranium, Potassium et Thorium) qu'elle contient se décomposent au fil du temps, ce qui lui fait une source de chaleur interne et fausse donc nos calculs.
La découverte de ce phénomène permettra de comprendre que la Terre n'est pas un simple boulet de canon qui se refroidit (faute de quoi les 400 millions d'années maximum trouvés par Kelvin auraient été suffisants) : les éléments lourds (principalement Uranium, Potassium et Thorium) qu'elle contient se décomposent au fil du temps, ce qui lui fait une source de chaleur interne et fausse donc nos calculs.
9/16 James Hutton, un des fondateurs de la géologie moderne (c'est notamment lui qui a posé le principe d'« uniformitarisme », ou d'« actualisme », disant que les phénomènes généraux qui influent sur l'histoire géologique sont les mêmes partout et à toutes les époques, et qu'on peut donc comprendre le passé en étudiant le présent, ce qui s'oppose au catastrophisme), estimera pour sa part qu'au moins plusieurs millions d'années sont requis pour avoir causé les effets qu'il observe.
Un peu plus tard, Lord Kelvin, dont on a parlé dans le thread sur les unités de Planck⁽*⁾, a par la suite mis à profit ses travaux sur la thermodynamique pour affiner les calculs : repartant du modèle de Buffon, il estimera pour sa part que la Terre doit s'être refroidie pendant entre 20 et 400 millions d'années. C'est plutôt large, mais aussi cohérent.
(∗) Si vous l'avez manqué, c'est celui-ci : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1BJ6BmZj213zACWhs
Un peu plus tard, Lord Kelvin, dont on a parlé dans le thread sur les unités de Planck⁽*⁾, a par la suite mis à profit ses travaux sur la thermodynamique pour affiner les calculs : repartant du modèle de Buffon, il estimera pour sa part que la Terre doit s'être refroidie pendant entre 20 et 400 millions d'années. C'est plutôt large, mais aussi cohérent.
(∗) Si vous l'avez manqué, c'est celui-ci : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1BJ6BmZj213zACWhs
8/16 Ce résultat (ainsi que quelques travaux en biologie, il était par ailleurs un des précurseurs de l'évolution) lui valu un des (à ma connaissance) derniers « procès Galilée » : convoqué par l'Église et désirant éviter de risquer ses relations politiques dans l'affaire, il choisit comme le savant florentin d'abjurer publiquement…
…avant de retourner dans son labo poursuivre ses expériences, pour aboutir un peu plus tard un âge de la Terre encore plus important (ses notes personnelles évoquent jusqu'à au moins dix millions d'années, même s'il ne publiera que des estimations plus prudentes). La France de 1781 n'était pas l'Italie de 1630, et le pouvoir de l'Église sur la Science touchait à sa fin.
Ceci dit, si vous voulez en apprendre plus sur le procès de Galilée lui-même, je vous remet ma vidéo : https://skeptikon.fr/videos/watch/1071c32c-e50b-4e23-9338-472f3a87a4e5
…avant de retourner dans son labo poursuivre ses expériences, pour aboutir un peu plus tard un âge de la Terre encore plus important (ses notes personnelles évoquent jusqu'à au moins dix millions d'années, même s'il ne publiera que des estimations plus prudentes). La France de 1781 n'était pas l'Italie de 1630, et le pouvoir de l'Église sur la Science touchait à sa fin.
Ceci dit, si vous voulez en apprendre plus sur le procès de Galilée lui-même, je vous remet ma vidéo : https://skeptikon.fr/videos/watch/1071c32c-e50b-4e23-9338-472f3a87a4e5
7/16 Quelques scientifiques de cette époque avaient déjà commencé à se poser la question de l'âge de notre planète. On peut mentionner en particulier Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon. En 1770, soit un an après la naissance de Cuvier, ce scientifique aux multiples spécialités expérimentait dans sa forge le temps de refroidissement de boulets de canons et autre sphères de métal portées à incandescence.
Mesurer le temps nécessaire pour revenir à température ambiante en fonction de la taille du boulet lui a permis, en extrapolant de façon linéaire, d'estimer que la Terre, initialement très chaude, avait eu besoin d'au moins 74 000 ans pour arriver à sa température ordinaire… ce qui était déjà largement plus long que les six mille ans écoulés depuis la Genèse, estimés jusqu'à cette époque en comptant le nombre de générations évoquées dans la Bible.
Mesurer le temps nécessaire pour revenir à température ambiante en fonction de la taille du boulet lui a permis, en extrapolant de façon linéaire, d'estimer que la Terre, initialement très chaude, avait eu besoin d'au moins 74 000 ans pour arriver à sa température ordinaire… ce qui était déjà largement plus long que les six mille ans écoulés depuis la Genèse, estimés jusqu'à cette époque en comptant le nombre de générations évoquées dans la Bible.
6/16 On essaye alors d'expliquer la présence de ces animaux très différents de la faune actuelle par une succession d'extinctions suivies par des repeuplement (possiblement de nouvelles créations divines). C'est ce qu'on appelle le « catastrophisme », que défendra en particulier Georges Cuvier, excellent anatomiste à l'origine de pas mal de progrès, mais pas que.
Quoiqu'assez différente de ce qu'on sait maintenant de la réalité, cette manière d'envisager les choses conduira néanmoins à considérer que les séparations entre ces couches géologiques correspondent à ces différentes catastrophes ayant renouvelé la faune, et que donc trouver des fossiles similaires dans différentes formations géologiques permet de les dater de la même ère, ce qui ouvre la voie vers une histoire géologique globale.
Quoiqu'assez différente de ce qu'on sait maintenant de la réalité, cette manière d'envisager les choses conduira néanmoins à considérer que les séparations entre ces couches géologiques correspondent à ces différentes catastrophes ayant renouvelé la faune, et que donc trouver des fossiles similaires dans différentes formations géologiques permet de les dater de la même ère, ce qui ouvre la voie vers une histoire géologique globale.
5/16 À cette époque, les chronologies qu'on arrive à faire sont essentiellement locales : sans outils plus spécialisés que nos yeux, difficile de comparer les couches qu'on trouve à un endroit et celles qu'on trouve à un autre pour voir si on retrouve ou pas des empilements comparables dans des zones géographiques différentes.
C'est l'essor de la paléontologie qui va débloquer la situation : on commence au cours du ⅩⅧème siècle à considérer que certaines empreintes qu'on trouve dans la roche sont des fossiles d'animaux ayant vécu il y a très longtemps. Or, nous sommes encore avant Darwin, et à l'époque, la majorité des biologistes estiment encore que les formes de vie sont fixes, et n'évoluent pas avec le temps.
C'est l'essor de la paléontologie qui va débloquer la situation : on commence au cours du ⅩⅧème siècle à considérer que certaines empreintes qu'on trouve dans la roche sont des fossiles d'animaux ayant vécu il y a très longtemps. Or, nous sommes encore avant Darwin, et à l'époque, la majorité des biologistes estiment encore que les formes de vie sont fixes, et n'évoluent pas avec le temps.
4/16 Mais donc, restons sur Terre pour le moment. On a mis pas mal de temps avant de réussir à faire des datations absolues, mais on creuse quand même suffisamment le sol avec nos mines pour s'être progressivement rendus compte qu'il y avait différents trucs là-dessus et qu'ils avaient l'air d'être plus vieux les unes que les autres.
C'est à la fin du ⅩⅦème siècle, soit à une période où pas mal de domaines scientifiques progressaient plutôt bien en Europe, mais voyez mes autres threads, qu'on a commencé à poser les bases de compréhension du truc : des couches successives s'accumulent au fil du temps, même si parfois des mouvements du sol peuvent venir mettre un peu le bazar et déranger l'empilement.
C'est à la fin du ⅩⅦème siècle, soit à une période où pas mal de domaines scientifiques progressaient plutôt bien en Europe, mais voyez mes autres threads, qu'on a commencé à poser les bases de compréhension du truc : des couches successives s'accumulent au fil du temps, même si parfois des mouvements du sol peuvent venir mettre un peu le bazar et déranger l'empilement.
3/16 J'en profite d'ailleurs pour préciser un point abordé rapidement la dernière fois : j'ai dit que notre Lune avait « très peu » d'érosion. Il n'y a en effet pas d'air ni d'eau, qui en sont les principaux responsables sur Terre (ni d'êtres vivants qui contribuent aussi ici. Ah, et quand je dis eau, ça marche aussi sous forme de glace, du moins là où on a encore la chance d'avoir des glaciers, qui rabotent bien la pierre en dessous d'eux).
Mais, en l'absence d'atmosphère, notre satellite est beaucoup plus exposé que nous aux vents solaires et aux rayons cosmiques, ainsi qu'aux poussières stellaires qui, chez nous brûlent avant d'atteindre le sol, mais qui, là-bas, causent une sorte de bombardement régulier qui peut aussi avoir une certaine influence. Tout ça provoque donc quand même de l'érosion : même dans l'espace, le passé disparaît peu à peu.
Je ne vais pas détailler ce sujet, mais si vous voulez des infos, on en trouve notamment sur le site de l'Observatoire de Paris : https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_planetologie-surface/xpagesalteration_impression.html
Mais, en l'absence d'atmosphère, notre satellite est beaucoup plus exposé que nous aux vents solaires et aux rayons cosmiques, ainsi qu'aux poussières stellaires qui, chez nous brûlent avant d'atteindre le sol, mais qui, là-bas, causent une sorte de bombardement régulier qui peut aussi avoir une certaine influence. Tout ça provoque donc quand même de l'érosion : même dans l'espace, le passé disparaît peu à peu.
Je ne vais pas détailler ce sujet, mais si vous voulez des infos, on en trouve notamment sur le site de l'Observatoire de Paris : https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_planetologie-surface/xpagesalteration_impression.html
2/16 Et commençons d'abord par ce qui peut être un souci, ou pas, selon le point de vue : notre planète cicatrise plutôt bien, et les traces du passé disparaissent avec le temps. Un impact d'astéroïde va finir par être recouvert par la végétation, puis l'érosion va jouer, etc. Même les plus hautes montagnes finissent par être rabotées : la Bretagne d'où je vous écrit ceci était, il y a un peu moins de 400 millions d'années, une chaîne de montagnes de plusieurs kilomètres de haut !
S'intéresser au passé lointain de notre planète nécessite donc de fouiller, de creuser, de chercher des traces ; et ce passé sera toujours imparfaitement connu. À ce niveau, c'est la même chose pour les archéologues, les paléontologues et les géologues, même si à part ce point ça ces trois domaines de recherche sont bien sûr assez différents les uns des autres.
Et si les astéroïdes vous inquiètent, voyez le thread de la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1sgTCXEXtiqBYaDbs
S'intéresser au passé lointain de notre planète nécessite donc de fouiller, de creuser, de chercher des traces ; et ce passé sera toujours imparfaitement connu. À ce niveau, c'est la même chose pour les archéologues, les paléontologues et les géologues, même si à part ce point ça ces trois domaines de recherche sont bien sûr assez différents les uns des autres.
Et si les astéroïdes vous inquiètent, voyez le thread de la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1sgTCXEXtiqBYaDbs
La semaine est finie, c'est l'heure du #Vulgadredi, le week-end est là, attaquons le #VendrediVulga ! La semaine dernière, on parlait de défense planétaire, et j'ai mentionné le gros caillou qui est tombé il y a environ 66 millions d'années et a causé une certaine extinction célèbre, en vous disant que je reparlerai probablement de ça plus tard.
Je me disais à ce moment-là que j'allais enchaîner sur un peu de biologie et vous parler des dinosaures et de quelques autres bestioles du passé lointain… Mais en fait, avant ça, il y a peut-être autre chose dont il faut qu'on parle : comment on sait de quand tout ça date, tout ça, au juste ? Consacrons donc les seize pouets de cette semaine à cette question.
Je me disais à ce moment-là que j'allais enchaîner sur un peu de biologie et vous parler des dinosaures et de quelques autres bestioles du passé lointain… Mais en fait, avant ça, il y a peut-être autre chose dont il faut qu'on parle : comment on sait de quand tout ça date, tout ça, au juste ? Consacrons donc les seize pouets de cette semaine à cette question.
Je me permets de rappeler que les sénateurs sont élus notamment par les conseillers municipaux. Qu'on vote pour les municipales en mars 2026 et qu'il y aura des élections sénatoriales en septembre 2026.
#DirectSénat #AESH
Ce matin, y avait des gens qui nettoyaient la salle du plané, donc ils avaient besoin de lumière, donc je n'ai pas pu bosser.
Du coup, avec un collègue, on est partis faire un tour des plages et ports du coin, à la recherche d'un lieu où organiser l'observation de l'éclipse partielle cet été.
Il semble qu'on ait trouvé un coin sympa.
Du coup, avec un collègue, on est partis faire un tour des plages et ports du coin, à la recherche d'un lieu où organiser l'observation de l'éclipse partielle cet été.
Il semble qu'on ait trouvé un coin sympa.
@elzen
On peut aussi en profiter pour mentionner l'entrée en fonction du télescope Véra Rubin, aux capacités extraordinaires, qui viendra alimenter notre connaissance des objets circulant dans le système solaire de façon assez dingue.
16/16 Car en effet, tout ça dépend principalement de la façon dont la gravité fait tourner les corps célestes les uns autour des autres. Quand ces corps sont suffisamment massifs et proches, ils vont se synchroniser les uns sur les autres ; mais dans le cas contraire, chacun va à son propre rythme, et des chocs peuvent donc se produire.
Pas la peine, donc, d'imaginer qu'un truc sur le point de nous tomber sur la tronche viendrait forcément d'extraterrestres. Même s'il faut reconnaître que ça peut donner un scénario plutôt sympa, comme celui du jeu vidéo qui a lancé cette série de threads. Dont j'espère d'ailleurs qu'elle vous plaît toujours autant ? En tout cas n'hésitez pas à réagir !
Pas la peine, donc, d'imaginer qu'un truc sur le point de nous tomber sur la tronche viendrait forcément d'extraterrestres. Même s'il faut reconnaître que ça peut donner un scénario plutôt sympa, comme celui du jeu vidéo qui a lancé cette série de threads. Dont j'espère d'ailleurs qu'elle vous plaît toujours autant ? En tout cas n'hésitez pas à réagir !
15/16 Donc, tout va bien du côté du ciel : rien ne nous menace dans les années qui viennent, et si quelque chose se présentait, nous saurions comment réagir. Ce qui devrait donc nous permettre, au moins, de nous libérer l'esprit de ce problème-ci, pour nous concentrer sur d'autres soucis que nous rencontrons ici sur Terre… mais ça, vous le savez aussi bien que moi.
Et donc, en attendant qu'on ait besoin de lancer une mission d'impact « pour de vrai », on peut continuer de tourner autour du Soleil, avec tout ce que ça change au fil du temps et dont on a parlé la semaine dernière, et profiter des débris des comètes, quand on y passe, pour admirer quelques étoiles filantes.
Ah oui, au fait, si vous avez manqué le thread de la semaine dernière, c'est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1eLdfHtgGiD0P7Qvo
Et donc, en attendant qu'on ait besoin de lancer une mission d'impact « pour de vrai », on peut continuer de tourner autour du Soleil, avec tout ce que ça change au fil du temps et dont on a parlé la semaine dernière, et profiter des débris des comètes, quand on y passe, pour admirer quelques étoiles filantes.
Ah oui, au fait, si vous avez manqué le thread de la semaine dernière, c'est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1eLdfHtgGiD0P7Qvo
14/16 Il suffira maintenant de calibrer la taille de l'impacteur en en fonction de celle de l'objet qui nous fonce dessus et, si nous nous y prenons suffisamment en avance et que nous visons bien, nous pourrons faire en sorte de dévier suffisamment l'astéroïde ou la comète pour lui faire manquer la Terre.
Il reste toutefois encore moyen d'affiner nos calculs pour mieux comprendre comment les choses se passent. Pour cela, une autre mission, baptisée Hera, est partie le 7 octobre 2024 pour retourner sur place et faire des mesures supplémentaires. Mais la ceinture d'astéroïde n'étant pas toute proche, Hera ne devrait atteindre les deux astéroïdes qu'à la fin de cette année… on aura donc probablement l'occasion d'en reparler plus tard.
Il reste toutefois encore moyen d'affiner nos calculs pour mieux comprendre comment les choses se passent. Pour cela, une autre mission, baptisée Hera, est partie le 7 octobre 2024 pour retourner sur place et faire des mesures supplémentaires. Mais la ceinture d'astéroïde n'étant pas toute proche, Hera ne devrait atteindre les deux astéroïdes qu'à la fin de cette année… on aura donc probablement l'occasion d'en reparler plus tard.
13/16 Nous avons donc testé, il y a quelques années, de lancer une sonde robotisée foncer sur un astéroïde pour voir à quel point un tel choc le déviait de sa trajectoire. L'impact a eu lieu le 26 septembre 2022 et a été filmé par plusieurs télescopes.
L'astéroïde visé était Dimorphos, un petit astéroïde d'environ 160 mètres de diamètre, satellite de l'astéroïde (65803) Didymos situé dans la ceinture principale, et la mission a manifestement été un plein succès, déplaçant légèrement l'orbite de Dimorphos autour de Didymos, mais impactant aussi celle de Didymos autour du Soleil.
L'astéroïde visé était Dimorphos, un petit astéroïde d'environ 160 mètres de diamètre, satellite de l'astéroïde (65803) Didymos situé dans la ceinture principale, et la mission a manifestement été un plein succès, déplaçant légèrement l'orbite de Dimorphos autour de Didymos, mais impactant aussi celle de Didymos autour du Soleil.
12/16 Avec nos capacités actuelles de détection, aucun objet suffisamment gros pour causer des dégâts significatifs n'a de chances de nous échapper (sachant que plus un objet est gros, plus il renvoie de la lumière et donc plus facilement on peut le détecter, ce qui pour le coup nous arrange). Mais détecter ne fait pas tout : si on trouve un objet qui nous fonce droit dessus, que fait-on ?
C'est là qu'on va remonter en 2022 et parler de la mission Dart, pour « Double Asteroid Redirection Test », soit en français « Test de déviation d'un astéroïde double ». L'idée est plutôt simple. Je vous ai dit que les comètes pouvaient nous foncer dessus parce qu'elles ont été déviées de leur trajectoire initiale par une collision ? Eh bien, on peut de la même manière déclencher une collision pour dévier un de ses objets de la route qui l'amène vers nous.
C'est là qu'on va remonter en 2022 et parler de la mission Dart, pour « Double Asteroid Redirection Test », soit en français « Test de déviation d'un astéroïde double ». L'idée est plutôt simple. Je vous ai dit que les comètes pouvaient nous foncer dessus parce qu'elles ont été déviées de leur trajectoire initiale par une collision ? Eh bien, on peut de la même manière déclencher une collision pour dévier un de ses objets de la route qui l'amène vers nous.