Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

7/16 Pour les autres, comme ce sera notre cas mercredi prochain au soir, on ne voit donc la Lune que passer en partie devant le Soleil, sans le masquer complètement. Ce qui d'ailleurs peut ne juste pas se remarquer quand on est trop loin de la zone de totalité, car le reste du Soleil continue de briller pas mal (d'où l'intérêt de porter des lunettes spéciales, j'en parlais dans le thread d'intro).

Je me souviens ainsi qu'en 2006, une éclipse très partielle de Soleil est passée au dessus de ma fac : j'étais visiblement la seule personne au courant et personne d'autre ne s'est demandé ce qui se passait, aucune baisse de luminosité notable ne se faisant remarquer.
Photo, trouvée sur Wikimédia Commons, d'une éclipse partielle de Soleil prise en Suède le 29 mars 2025. On voit dans le ciel pas mal de nuages, la plupart en bas de l'image, mais surtout une grosse boule lumineuse dont il manque une partie en haut, la Lune commençant à cacher notre Soleil. Il ne manque qu'un tout petit bout de l'étoile, et donc, à moins de spécifiquement savoir qu'il se passe quelque chose et d'être en train de l'observer avec du matériel adapté, les chances de remarquer quoi que ce soit sont plutôt basses dans ce genre de cas.

6/16 En attendant, donc, on sait que l'ombre portée de la Lune ne suffit pas à couvrir la Terre entière : depuis l'espace, on ne voit donc pas notre planète disparaître entièrement, mais seulement une tache sombre passer à sa surface.

C'est quand même déjà un phénomène plutôt impressionnant, qui a déjà été photographié à plusieurs reprises depuis la station spatiale internationale, par exemple. Donc évidemment, il fallait bien que je vous mette au moins une image ici. Et ce ne sont donc que les gens qui sont pile dans cette ombre qui peuvent profiter du phénomène dans toute sa splendeur.
Photographie prise depuis l'espace de l'éclipse du 21 août 2017, trouvée sur Wikimédia Commons. On voit notre planète en bas avec sa couverture de nuages, et en haut, l'espace, ainsi qu'une partie des panneaux solaires de l'ISS au premier plan. Au centre de l'image, en dessous de l'atmosphère (qui continue de diffuser la lumière comme on en a parlé la semaine dernière), une tache sombre couvre une partie de notre planète : il s'agit de l'ombre de la Lune, et ce sont donc les gens situés dans cette zone qui ont pu admirer l'éclipse totale.

5/16 Cette vitesse est plutôt lente, mais il n'empêche que si l'on attend trop longtemps (ça va, on a quelques millions d'années devant nous), notre Lune sera trop petite dans notre ciel pour couvrir entièrement le Soleil, et plus aucune éclipse totale ne pourra avoir lieu.

Ceci dit, ça veut dire aussi que, si l'on remonte des millions d'années en arrière, notre Lune, plus proche, devait aussi paraître un peu plus grosse. Avec sans doute un effet sur les marées, mais également en changeant certains aspects de ce que peut produire une éclipse totale, on va y revenir.
Graphique issu d'une des sources fournies par Corey Powell dans le lien que je vous passerai plus bas. On y voit une comparaison des positions relatives de la Terre et de la Lune aujourd'hui et il y a un peu moins de quatre milliards d'années : à l'époque, notre Lune n'était qu'à environ un tiers de la distance actuelle et paraissait donc environ trois fois plus grosse dans notre ciel, ce qui facilitait évidemment pas mal le phénomène des éclipses.

4/16 Et donc comme leur taille apparente est environ la même, il est donc possible, dans la bonne configuration, que la Lune passe exactement devant le Soleil et nous le masque donc. Sauf qu'on sait maintenant que ce n'est pas quelque chose d'éternel.

On en a déjà parlé et je vais encore spammer un lien que vous avez déjà lu, mais avec les miroirs lunaires déposés par les missions Apollo et Lunokhod, on a pu calculer que notre Lune s'éloigne de nous à un peu moins de quatre centimètres par an.

Pour plus de détails, retournez lire là-bas : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B7GRh0gWnSRoyGfl8S

3/16 Le truc ici est qu'il faut tenir compte des tailles. Notre Lune, en effet, tiendrait quatre fois dans le diamètre de notre Terre, et, pour éclipser totalement notre Soleil, elle doit donc masquer quelque chose qui est si gros que c'est notre Terre qui tiendrait plus d'une centaine de fois sans son diamètre. Ça n'a pas l'air évident, là comme ça.

Heureusement, il n'y a pas que la taille qui compte, mais aussi la distance. Notre Lune, dont le diamètre est donc environ quatre cent fois plus petit que notre Soleil, se trouve par hasard environ quatre cent fois plus près de nous que lui, et comme c'est le même nombre des deux côtés, ça nous donne l'impression, vu depuis la Terre, que les deux ont environ la même taille dans le ciel.
Montage, trouvé sur Wikimédia Commons, nous montrant les différences de taille apparente entre la Lune et le Soleil selon leur proximité à la Terre. En haut à gauche, on voit notre étoile telle qu'elle est lorsque nous sommes à notre aphélie, donc au plus éloigné d'elle, et en bas à gauche lorsque nous sommes à notre périhélie, au plus proche : il y a une légère différence de taille apparente, mais pas non plus incroyable (et vu qu'on ne regarde jamais directement le Soleil, on ne s'en rend pas franchement compte). À gauche, c'est la même chose pour notre Lune : lorsqu'elle se trouve à son apogée, donc au plus loin de la Terre, elle est sensiblement plus petite que notre Soleil, même quand il est à sa taille minimale ; tandis que lorsqu'elle se trouve à son périgée, au plus proche de nous, elle devient légèrement plus grosse que lui (à vue de nez, la différence de taille entre le Soleil minimum et le Soleil maximum est environ la même qu'entre le Soleil maximum et la Lune maximum, ce qui fait pour le coup une très nette différence de taille entre la Lune maximum et la Lune minimum).

2/16 Donc, comme on l'a vu dans le thread d'il y a deux semaines, une éclipse se produit quand un corps céleste passe dans l'ombre d'un autre. Si on observe ça depuis le corps céleste qui fait de l'ombre, et que l'autre objet se retrouve complètement dans l'ombre, on le voit juste disparaître…

…à moins que le corps sur lequel on se trouve ne dispose d'une atmosphère, comme c'est heureusement le cas de notre planète, ce qui nous donne alors un phénomène haut en couleurs, mais on a déjà parlé de ça la semaine dernière, alors voyons maintenant plutôt ce qu'on voit quand on est au contraire sur le corps céleste qui reçoit l'ombre.

Mais si vous voulez retourner lire l'autre thread, c'est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B8u11bbCrf1NEtDt6e

Ce soir, c'est la Nuit des Étoiles ! Les gens qui sont sur #Lannion et environs, n'hésitez pas à venir faire un tour au planétarium, où on vous a prévu deux fois deux séances spéciales, et une session d'observation dehors. Mais comme j'ai l'esprit de contradiction, le #Vulgadredi d'aujourd'hui portera sur quelque chose qui n'est visible qu'en plein jour : les éclipses solaires.

En vrai, ce n'est pas tant une contradiction que ça, vu que le Soleil est une étoile, que pendant une éclipse totale on peut voir les étoiles, et que c'est évidemment le thème de l'évènement cette année ; mais en ce qui me concerne, c'est donc surtout la suite de la série de #VendrediVulga actuelle, avec seize nouveaux pouets.
Photo, trouvée sur Wikimédia Commons, montrant l'ombre d'une passoire sur ce qui semble être un drap blanc pendant une éclipse. On voit, par les multiples trous de la passoire, la forme d'un croissant de Soleil, puisque la Lune est en train d'en masquer une partie. Ça n'offre évidemment pas de grossissement comme peut le faire une lunette astronomique, mais ça reste un moyen simple, sûr et efficace de regarder le phénomène, ce qui est donc plutôt cool.

#Vulgadredi de demain en bonne voie d'avancement.

Il me reste à trouver/sélectionner quelques images et à rédiger les alt-text ; je posterai vraisemblablement entre 18 et 20h, depuis le Planétarium vu que je resterai là-bas entre les séances de la fin de l'après-midi et le début de celles de la soirée. Les gens qui sont dans le coin, c'est la Nuit des Étoiles, donc n'hésitez pas à passer !

@Looping @RachelC_Y @LoboTom Mon principal rapport à Kaamelott, c'est que quand j'étais plus jeune, « c'est pas faux » faisait partie des expressions que j'utilisais souvent, et que j'ai dû depuis me forcer à ne plus l'utiliser du tout parce que les fans de cette série sont très chiants dès qu'on a le malheur de dire ça.

(Sinon, j'ai dû voir deux ou trois épisodes en arrivant par hasard devant une télé pas à moi, ça a l'air vaguement sympa mais pas au point de me donner envie d'en regarder plus.)

re: hommes neuroA auteurs de VSS

@Joannanewsomsuperfan Cet “argument”-là illustre parfaitement la situation, je trouve :

Oui mais tu n’as pas exprimé assez clairement ton refus, pourtant tu sais que j’ai du mal à interpréter les signaux non-verbaux/l’implicite/le ton de voix, c’était ta responsabilité de te faire mieux comprendre

Il s'agit clairement de se cacher derrière une difficulté (réelle) de l'autisme pour ne pas aborder le véritable problème, qui est de considérer que dans le doute il y aurait consentement. Ce n'est pas le refus qui doit être explicite, normalement, et tout le monde devrait être capable de comprendre ça, neurotypique ou pas.

sub qui ne vise personne en particulier

Quand des gens qui ont des avis problématiques font l’effort de s’informer, se remettent en question et changent d’avis ou de comportement, je trouve qu’il faut les féliciter, pas continuer à les critiquer pour leurs errances passées. 🙄

@lienrag

Donc pas prévu dans l'immédiat, mais pas impossible en cas d'emballement non plus.

D'où la mention de « c'est heureusement encore loin d'être d'actualité » dans le message, en fait.

Perso j'aurais choisi de le mettre en précisant bien que c'est le scénario catastrophe...

Ben écoute, si t'as une expo à préparer, tu fais bien ce que tu veux. Promis, si un jour tu nous en parles ici, je ne viendrais pas juste dire que je ne suis pas d'accord pour le plaisir de dire que je ne suis pas d'accord sans que ça n'apporte quoi que ce soit.

@RichardMonvoisin On nous avait suggéré cette image pour la future expo permanente du Planétarium de Bretagne, mais on a choisi de ne pas la prendre en se disant qu'une montée de 70 mètres, c'est heureusement encore loin d'être d'actualité et que donc, au moins dans le contexte de l'expo, il vaut mieux qu'on présente autre chose pour ne pas embrouiller encore plus les gens sur les conséquences réelles du dérèglement climatique.

16/16 Si nous pouvions, sur Terre, assister à ce moment à une éclipse de Lune, ce robot situé sur notre satellite a donc de son côté vu ce qui s'apparentait plutôt à une éclipse de Soleil, mais une éclipse un peu spéciale, puisque dans des conditions ne correspondant pas à celles qu'on a ici sur Terre.

On parlera bien sûr plus en détails des conditions en question dans le thread sur les éclipses solaires la semaine prochaine, et bien sûr, si vous vous trouvez du côté de Lannion ou Perros-Guirec cet été, n'hésitez pas à venir voir la séance sur les éclipses au planétarium, elle est chouette :-) Et merci par avance pour vos likes et partages de ce thread.
Puisqu'on a ouvert le thread par le « coucher de Terre » d'Artémis Ⅱ, voici le « lever de Terre » pris par William Anders au cours d'Apollo 8. On voit la surface lunaire en bas de l'image, dont l'horizon est nettement moins courbe, à cause de la perspective, car Apollo 8 volait beaucoup plus près de la Lune que ne l'a fait Artémis Ⅱ. La Terre est plus haut sur l'image, et semble plus petite vue sous cette angle ; son ombre est toujours vers le bas mais notre planète est maintenant légèrement gibbeuse plutôt qu'en croissant.

15/16 Ce qui donne d'ailleurs un spectacle assez magnifique également depuis notre Lune, puisque c'est, dans ce cas, tout le paysage qui devient rouge, et la Terre, astre fixe dans le ciel sélénite, est alors toute entourée d'un halo rougeâtre, correspondant à notre atmosphère.

Aucun être humain n'a directement pu observer un tel spectacle, aucune des six missions habitées s'étant posées sur la Lune jusque là n'ayant eu lieu au moment d'une éclipse. Des robots, en revanche, ont pu le voir et le photographier, au cours de la relativement récente mission Blue Ghost M1.

Mon collègue David nous a d'ailleurs aussi déniché ce lien : https://www.flickr.com/photos/fireflyspace/albums/72177720313239766/with/54395222624

14/16 Les zones de la Terre qui sont situées au tout début de la partie nuit, juste après le coucher du Soleil, où à sa toute fin, juste avant son lever (donc juste à côté de ce qu'on appelle le terminateur, la limite entre le jour et la nuit) continuent donc de recevoir un peu de cette lumière déviée par l'atmosphère.

Et comme, dans la position d'une éclipse de Lune, le terminateur correspond pile aux limites de la partie visible de la Terre, une partie de cette lumière, aussi déviée vers l'espace, atteint donc notre Lune. Pendant une éclipse, la Lune est rouge, parce qu'elle n'est plus éclairée que par la lumière des levers et couchers de Soleils.
Succession d'images prises lors de l'éclipse du 31 janvier 2018 et trouvée sur Wikimédia Commons, constituée d'un carré de quatre images par quatre. Sur les deux premières lignes, on voit la Pleine Lune entièrement éclairée, puis l'ombre de la Terre qui avance progressivement à sa surface. Sur la troisième ligne, on voit une dernière image prise avec le même réglage d'exposition, où il ne reste plus qu'une toute petite partie de Lune éclairée, puis les images suivantes sont prises avec une plus grande exposition : la même zone que sur l'image précédente semble maintenant beaucoup plus éclairée, et un éclairage résiduel apparaît sur la partie qui est dans l'ombre. La partie éclairée diminue ensuite sur la ligne et demi qui reste, pour ne plus voir que la Lune totalement éclipsée. La lumière que reçoit la Lune de nos couchers et levers de Soleil est en effet beaucoup plus faible que celle reçue directement du Soleil, d'où le fait que la lune soit beaucoup plus sombre lorsqu'elle est rouge.

13/16 Et vous savez sans doute très bien que, lorsque le Soleil est au niveau de l'horizon, l'angle d'arrivée des rayons et la quantité plus importante d'atmosphère à traverser changent la couleur du ciel, qu'on voit alors prendre des teintes jaunes et surtout rouges.

Or, la diffusion de la lumière solaire par l'atmosphère se fait dans tous les sens. C'est d'ailleurs pour ça que, entre le moment où le Soleil se couche et celui où le fond de ciel ne reflète plus aucune lumière, ce qu'on appelle la nuit noire, il s'écoule un certain temps, au cours duquel on ne voit pas toutes les étoiles.
Combinaison de quatre captures d'écran de Stellarium montrant le ciel de la nuit prochaine, pour comparer la luminosité du fond de ciel. Toutes ont été prises en direction de l'est, donc du côté opposé au coucher du Soleil. L'image en haut à gauche est prise à 23h00, où le fond de ciel est encore en partie lumineux, bien que notre étoile soit déjà couchée, tandis que celle en haut à droite est prise à 0h30, où la nuit noire a commencé et où plus aucune lumière ne nous provient du Soleil : le fond de ciel est beaucoup plus sombre, permettant de mieux voir les étoiles. En bas, on voit les mêmes comparaisons, mais cette fois en demandant à Stellarium de retirer l'atmosphère : on voit un peu plus d'étoiles dans les deux cas, mais il n'y a plus de différence de luminosité sur le ciel lui-même. Tiens, et tant qu'on compare, on peut aussi en profiter pour remarquer que, en tout cas à Lannion où je me trouve pour écrire ces lignes, Saturne sera tout juste levée à minuit et demie, encore bas sur l'horizon, tandis qu'en une heure et demie, la Lune se sera déjà décalée par rapport aux étoiles (ainsi qu'au nom affiché de la constellation du verseau où elle se trouve en ce moment).

12/16 Sauf que, quand la Terre s'interpose entre la Lune et le Soleil, c'est précisément que la partie de la Terre que le Soleil éclaire tourne le dos à la Lune, et que la partie de la Terre tournée vers la Lune n'a rien à refléter. On est, en quelque sorte, en phase de « nouvelle Terre » vue depuis notre Lune.

Mais notre Terre possède quelque chose de très pratique pour nous et qui joue aussi dans ce cas : une atmosphère, capable de diffuser la lumière solaire. Elle le fait même tellement bien que, dans notre journée, le ciel est tout bleu et tellement lumineux qu'il nous empêche de voir les étoiles.
Photo de l'atmosphère de la Terre, prise depuis la station spatiale internationale et trouvée sur Wikimédia Commons. L'image est prise au niveau du terminateur, et la partie basse est noire car totalement dans l'ombre (la partie du haut est noire aussi, mais ça, c'est l'espace). Dans le lointain, on voit l'atmosphère au dessus de la partie éclairée de la Terre, qui est bleu-blanc et fait as mal de lumière, mais à la limite de l'ombre, on peu voir une partie du ciel colorée de rouge et de jaune, et nous envoie aussi pas mal de lumière, même si très nettement moins que l'autre. C'est celle lumière-là qui donne sa couleur à la Lune pendant les éclipses.

11/16 Mais donc, d'où vient ce phénomène ? Comme on l'a vu la semaine dernière, l'éclipse se produit lorsque la Lune passe dans l'ombre de la Terre, c'est-à-dire que la Terre s'interpose entre elle et le Soleil, et masque donc sa lumière. La Lune n'est donc plus éclairée directement…

…mais elle peut l'être indirectement. On a (aussi) vu, la semaine dernière, qu'il est par exemple possible de voir pas mal de détails de la surface de notre planète quand elle n'est éclairée que par ce que la Pleine Lune nous renvoie de la lumière du Soleil qu'elle, de son côté, continue de recevoir.

Ah oui, au fait, je n'avais pas encore remis le lien du dernier thread, donc si vous l'avez manqué : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B8fceKtpfY2Ffmrqsa

10/16 D'abord, un mot sur le vocabulaire. Pas mal d'articles de presse aiment bien présenter ça comme une « Lune de sang », certains précisant que ce serait ainsi que l'appellent les astronomes, ce qui est juste faux. « Lune de sang » est un terme marketing inventé par la presse, les astronomes parlent simplement d'une éclipse.

C'est vrai qu'elle devient rouge, mais bon, pas franchement de la couleur du sang, et on peut quand même pas mal regretter tous ces superlatifs. C'est évidemment joli à regarder, mais je ne pense pas qu'inventer des noms qui en jettent soit le meilleur moyen d'intéresser vraiment les gens à l'astronomie. Ça reste mieux que « super-Lune » quand elle est juste un peu plus grosse, ceci dit.
Planche d'xkcd numéro 1394. On voit une unique case dans laquelle un personnage essaye comme il peut de retirer un objet du haut d'une étagère un peu trop grande pour lui, et un autre personnage portant une cape rouge se précipite pour l'aider en disant (en anglais, je traduis) « Je m'en occupe ! Je fais douze centimètres et suis 7% plus fort que l'homme moyen ! ». Une légende en dessous de l'image indique « Le nouveau reboot de Superman, inspiré des super-Lunes. »

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