Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

14/22 Mais donc, tant qu'on est à parler de ces tests, et au cas où je ne vous aurais pas encore convaincu que les labres nettoyeurs sont des bestioles fascinantes, parlons d'une autre expérience, réalisée en 2010. Il s'agissait de présenter aux animaux testés deux assiettes, de deux couleurs différentes pour pouvoir être identifiées.

Le twist était ici que les deux contenaient de la nourriture appréciée par les animaux (et pas une qui plaît et l'autre pas comme plus haut), mais que l'une des deux assiettes était fixe et toujours disponible, tandis que l'autre était rendue inaccessible dès que l'animal allait piocher dans la première.
Schéma assemblé rapidement par moi pour ce thread, sur le modèle des deux montrés plus haut (mais cette fois-ci avec des couleurs, parce que je n'ai pas la contrainte de rester en noir et blanc pour faciliter l'impression. J'ai d'ailleurs utilisé des versions en image des émojis pour les animaux passant le test… avec un gorille à la place du chimpanzé, parce qu'il n'y a visiblement pas d'émoji chimpanzé dans Unicode. Le poisson n'est pas non plus spécifiquement un labre, d'ailleurs). On voit ici deux assiettes colorées, une en rouge avec une coche de validation indiquant qu'elle est toujours disponible, l'autre en bleu avec un panneau triangulaire indiquant qu'il faut y faire attention, puisque c'est celle qui est retirée si on s'y sert en premier. Entre les deux, un poisson semble hésiter entre les deux, tandis que dans les coins se trouvent les quatre autres candidats testés : l'humaine hausse les épaules et l'orang-outan a l'air d'avoir l'esprit ailleurs, ce qui ne colle pas trop mal avec les résultats. Le petit singe pour sa part regarde sur le côté d'un air malicieux, comme s'il s'apprêtait à faire une bêtise… ce qui ici aussi colle bien, mais lisez l'alt-text du prochain pouet. Oui, je surinterprète beaucoup ces émojis.

13/22 Notons au passage qu'un truc un peu moins cool a été testé chez au moins des rats et des pigeons : plutôt qu'un critère précis de réussite au test, la récompense était donnée aléatoirement. Et on a vu dans ce cas les animaux se mettre à développer des superstition, répéter des actions arbitraires au cas où ce serait ce qu'on attendait d'eux… ou développer des comportements addictifs.

Je n'ai pas essayé de vérifier ce qu'il en est vraiment, mais la rumeur dit que ces expériences ont inspiré les systèmes de recommandation qu'on trouve sur des sites comme YouTube, parce qu'après tout, Homo sapiens est autant susceptible que les autres animaux d'être conditionné.

Ceci dit, on connaît aussi des animaux qui n'ont pas besoin qu'on les motive pour se creuser la tête : https://news.ubc.ca/2026/03/raccoons-solve-puzzles-for-the-fun-of-it-new-study-finds/

12/22 Mais ce n'est pas l'efficacité de l'apprentissage qui était testée ici. Les personnes ayant réalisé l'étude de 2017, une fois leurs abeilles habituées au test, ont tenté avec un piège : un plateau comptant un seul point… et l'autre n'en comptant simplement aucun.

Dans une large majorité des cas, les abeilles ont choisi d'aller se poser sur ce dernier, preuve qu'elles arrivent à conceptualiser que « rien, c'est moins que un ». Jusque là, seuls des primates et des perroquets avaient montré une compréhension partielle du concept de zéro, mais une abeille y arrive aussi, donc.

Rappelons que même pour nous humains, ça n'a pas toujours été évident : https://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9ro#Histoire

11/22 Mais restons ici sur les cas plutôt cools. Un des tests de ce style, réalisé en 2017, a consisté à montrer à des abeilles deux plateaux comptant un certain nombre de points. Si l'abeille se pose sur le plateau comptant le moins de point, elle reçoit un peu de sucre, qu'elle adore ; si elle se pose sur celui en comptant le plus, elle reçoit de la quinine, dont elle n'est pas fan.

Il suffit de quelques essais pour qu'une abeille comprenne la consigne et se pose quasi-systématiquement sur le « bon » plateau. Vu que mes piques sur l'« IA » ont l'air de vous plaire, rappelons par comparaison que le moindre entraînement en « apprentissage machine » demande au strict minimum quelques milliers d'essais-erreurs !
Autre schéma réalisé pour ce livre que je dois terminer, on voit une succession de plateaux avec un certain nombre de points dessus (disposés à la façon d'un dé à six faces), et une abeille qui peut aller se poser sur l'un où l'autre. Encore une fois, le schéma est fait comme j'ai pu à la main, et l'abeille est un émoji unicode. Un autre émoji, cette fois un visage plus classique, indique d'ailleurs le résultat de l'expérience : dans le premier cas, il est pensif, car l'abeille est en train d'hésiter entre les deux plateaux, puis il sourit dans presque tous les cas, l'abeille réussissant très bien ce test. Il y a quand même un exemple, au début, où l'on voit l'abeille se poser sur le plateau comptant le plus de points, et donc où le visage est triste.

10/22 Mais il ne s'agissait jusque là que de choses qu'on a pu observer sur le terrain. C'est déjà bien, mais je voulais aussi vous parler de la façon dont on expérimente pour essayer de mettre en lumière certaines capacités chez les animaux. Donc voyons un peu ça.

On a imaginé tout un tas de tests reposant globalement sur le même principe : on donne à l'animal plusieurs possibilités, s'il comprend la consigne et choisit la bonne option, il a droit à une friandise (un truc à manger qu'il aime bien), s'il choisit une mauvaise option, c'est une substance qui ne lui plaît pas.

Bon, ça a l'air cool, dit comme ça, en pratique @bikepunk peut témoigner que ça ne l'est pas toujours, loin de là : https://mastodon.tetaneutral.net/@bikepunk/116419341365555879

9/22 Car oui, c'est vraiment une question de réputation : il semble qu'on connaisse même au moins un cas de labre se rendant sur le territoire (proche) de ses « concurrents » juste pour mordre les poissons qui s'y trouvent, ce qui les incite à venir plutôt se faire nettoyer chez lui !

On note d'ailleurs que, quand un poisson mécontent après une morsure finit par revenir, le labre va alors lui accorder un traitement de faveur pour restaurer de bonnes relations, en lui prodiguant un massage. On a donc ici des relations sociales d'une assez grande richesse et complexité.

Pas vraiment étonnant, donc, qu'ils passent le test du miroir, comme on en parlait la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B5OHmKGXsxQpGo429A

8/22 Mais ce n'est pas tout. Les peaux mortes et les parasites, ce n'est en effet pas le truc le plus délicieux du monde, même pour un labre nettoyeur. Croquer un petit peu de mucus du poisson qui se fait nettoyer est plus appétissant pour eux… mais, évidemment, le poisson en question n'apprécie pas trop.

Les labres évident donc de faire ça sur les prédateurs qui pourraient les croquer en retour. Mais pas seulement : on a remarqué qu'ils ne se mettaient à mordre leurs « clients » que dans les configurations où aucun autre poisson ne les observait, histoire de ne pas ternir leur réputation.
Encore une photo venue de la page Wikipédia anglophone sur les labres, montrant cette fois-ci un de ces poissons dans la bouche d'une murène. On pourrait imaginer qu'il est sur le point de se faire croquer, mais, en réalité, la murène doit garder sa bouche ouverte à peu près en permanence pour respirer : il est donc probable qu'elle ne l'ait pas ici ouverte spécialement pour manger notre petit nettoyeur.

7/22 Et on a pu constater que les labres vont, pour éviter ça, prioriser leurs « clients » : si la plupart de ces poissons sont territoriaux, certaines espèces ont des territoires beaucoup plus grand que d'autres. Territoires où peuvent éventuellement vivre d'autres labres, peut-être moins occupés.

Les labres nettoyeurs vont donc se diriger en priorité vers les poissons ayant le plus grand territoire, qui risqueraient sinon d'aller se faire nettoyer ailleurs, tandis que ceux qui n'ont pas d'autre choix que d'attendre là vont devoir poireauter plus longtemps. Ce qui implique donc d'avoir au moins une bonne idée des distances que parcourt chaque « client » et des endroits où se trouvent leurs « concurrents » !
Encore une photo, celle-ci trouvée sur Wikimédia Commons, montrant deux labres en train de nager autour d'une murène. Cet animal a tendance à peu se déplacer, passant sa vie entre les coraux, et donc a peu de risques de partir se faire nettoyer ailleurs ; mais c'est aussi un prédateur qu'il ne faut sans doute pas énerver. Oh, je ne le précise pas dans le corps des pouets, mais les « stations de nettoyage » des labres comptent un petit groupe d'individus, un mâle et quelques femelles (parfois juste un couple). Tous les labres naissent de sexe féminin, mais, s'il n'y a pas d'autres mâles aux alentours, l'un d'entre eux va en devenir un pour assurer la reproduction du groupe.

6/22 À tellement apprécier qu'un certain nombre d'entre eux vont venir plus ou moins régulièrement rendre visite aux labres qu'ils connaissent. Un peu comme les gens qui ont une voiture peuvent amener celle-ci à la station de lavage, en tout cas si celle-ci était alimentée par la saleté qu'elle nettoie plutôt qu'en monnaie.

Et donc, les labres peuvent se retrouver facilement avec des files indiennes de plusieurs poissons attendant de se faire « nettoyer ». De quoi leur assurer un bon repas… en tout cas si le poisson ne finit pas par se lasser et partir voir ailleurs s'il attend trop.
Photographie, trouvée sur la page Wikipédia anglophone dédiée aux labres, d'un de ces poissons à proximité d'un autre poisson qui est un de ses clients réguliers, en l'occurrence un chirurgien pâle (Acanthurus mata). On voit le labre, beaucoup plus petit que le chirurgien, nager à proximité de la nageoire du gros poisson, qu'il inspecte sans doute en vue de le nettoyer (et tant mieux, parce que c'est important pour un chirurgien d'avoir les mains propres. Désolé.) On peut noter à la position de son œil que le gros poisson semble suivre du regard les mouvements du petit.

5/22 Donc, si vous pensiez que tous les poissons ont la mémoire de Dori (« Némo ? Tiens, c'est joli comme nom ! »), il va falloir remettre un peu ça en cause. Et vous devriez donc maintenant être dans la bonne disposition d'esprit pour qu'on en vienne enfin à parler des Labroides dimidiatus, aussi appelés labres nettoyeurs communs.

Donc, pourquoi les appelle-t-on « nettoyeurs » ? Parce que ces poissons se nourrissent en mangeant les peaux mortes et parasites sur le dos d'autres poissons, donc en les « nettoyant ». Jusque là, ça a l'air plutôt simple, et les autres poissons ont tendance à apprécier.
Photo d'un labre nettoyeur illustrant actuellement leur page Wikipédia francophone. On voit ce petit poisson allongé, au ventre blanc et au dos bleu séparés par une bande noire, en train de nager au fond de l'eau. Pas grand chose de plus à dire sur cette image, mais je mettrai davantage d'infos dans les alt-texts suivants, puisque, spoiler alert, il y aura beaucoup de photos de labres.

4/22 Quand la mer se retire, il reste néanmoins souvent quelques flaques ça et là, et nos gobies peuvent rester dedans à attendre que l'eau remonte. C'est généralement des coins plutôt tranquilles sans trop de prédateurs, donc ça leur va bien. Mais il arrive parfois qu'un danger se présente et qu'il faille évacuer d'urgence.

Eh bien, il se trouve que ces gobies, qui ont nagé au dessus du même endroit à marée haute, ont la capacité d'analyser et de retenir la topographie des lieux : ils se font une carte mentale de la zone et sont capables en cas de besoin de sauter d'une flaque à l'autre, sans faire d'erreurs malgré le manque de visibilité, pour retourner jusqu'à la mer.
Schéma vite-fait que j'ai assemblé pour le deuxième bouquin qu'il faut que je finisse d'écrire depuis des lustres. On y voit la même scène représentant un estran montrée en deux étapes : d'abord, à marée haute, l'eau permet à un poisson (qui n'est d'ailleurs pas du tout un gobie, c'est un émoji poisson unicode, parce que je ne sais pas dessiner) de nager au dessus du relief, on voit dans une bulle de pensée qu'il se fait une carte mentale de la répartition des flaques et du meilleur chemin jusqu'à la mer. Ensuite, à marée basse, où le niveau est beaucoup plus bas, on voit le même poisson sauter d'une flaque à l'autre pour rejoindre l'eau.

3/22 Et donc, commençons par un exemple qui vient de là. On va parler d'une espèce particulières de gobies (Bathygobius soporator) qui vit en bord de mer, sur les côtes du Golfe du Mexique (vous savez, cet endroit que, depuis la réélection de Donald Trump, on appelle aussi « là où retombent les débris des lancement ratés de SpaceX », si j'ai bien suivi.)

Golfe du Mexique qui est donc, si je m'en réfère à la carte que je vous avais donné dans le thread dédié, un de ces endroits bizarres où les reliefs font qu'il n'y a qu'une seule marée par jour, donc l'eau va rester basse pendant un certain temps, diminuant d'autant le terrain de jeu de nos poissons.

Si jamais, le thread sur les marées était là, au fait : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B4guWlrmqXuPUnovbc

2/22 Alors, commençons comme la dernière fois par un petit coup de #VendrediLecture, parce que pas mal des choses que je vais pouvoir vous dire dans ce thread, en tout cas à propos des bestioles marines, je les dois à un autre vulgarisateur scientifique, Sébastien Moro.

Il tient apparemment une chaîne YouTube, appelée Cervelle d'Oiseau il me semble, mais je ne sais pas trop ce qu'il y fait, je le connais surtout parce que j'ai eu la chance de voir deux confs qu'il a donné près de chez moi il y a quelques années. Confs dans lesquelles il présentait notamment une B.D. faite en collaboration avec la dessinatrice Fanny Vaucher, intitulée « Les paupières des poissons », et que j'ai beaucoup appréciée.
Couverture du livre, on y voit le nom des auteurices, puis le titre accompagné d'un dessin montrant un groupe de petits poissons autour d'un poisson plus gros, l'un des petits demande « Dis, Papa, c'est quoi des paupières ? », et le gros répond « Haha, un truc d'humain, trop ridicule ». En dessous apparaît un sous-titre, « Une épopée scientifique et pleine d'humour à la rencontre des animaux aquatiques », plus le logo de l'éditeur, La Plage.

Dans le #Vulgadredi de la semaine dernière, nous avons parlé du test du miroir, et des difficultés qu'on peut avoir à appréhender l'intelligence animale… difficultés qui sont donc surtout de notre côté, mais je vous laisse retourner lire si besoin (je remettrai le lien plus bas).

Comme nous sommes de nouveau #VendrediVulga, on va maintenant pouvoir parler un peu plus en détails de certaines choses plus précises qu'on a pu observer dans la nature et tester autour de nous. Et ça va nous prendre un peu plus que les seize pouets habituels… vingt-deux devrait être pas mal. On y va ?
Image trouvée sur Wikipédia montrant un chimpanzé tapant à la machine à écrire, illustrant actuellement la page parlant de l'idée selon laquelle un certain nombre de singes utilisant un tel instrument finiraient, au bout d'un temps plus ou moins long, par écrire les œuvres complètes de Shakespeare (principe de base de statistiques : ce qui a une probabilité non-nulle d'arriver, sur un temps infini, finira forcément par arriver). On note que, si l'image marche en français, c'est en revanche une légère erreur en anglais, puisque la formulation usuelle parle de « monkeys », donc de singes à queue, tandis que le chimpanzé est un « ape », un singe sans queue, comme nous. Le Bibliothécaire de Pratchett, pour sa part un orang-outan, n'apprécierait donc pas. Néanmoins, on peut quand même remarquer, comme il me semble avoir croisé quelqu'un ici le mentionner, que l'humanité est basiquement un grand nombre de singes, que ça fait un bon moment qu'on écrit des choses… et que l'un d'entre nous a effectivement fini par écrire les œuvres complètes de Shakespeare. Comme quoi…

(Vous aurez noté j'espère que, pendant que je galère sur les dernières illustrations pour le #vulgadredi de tout à l'heure, il y a @kipuka qui nous fait un thread avec des photos magnifiques.)

@gc Note, si jamais tu veux retrouver la liste par d'autres moyens, je mets aussi régulièrement à jour par là :

https://www.baldursgateworld.fr/viewtopic.php?t=34996

Ceci dit, ça commence à faire un peu long, je me demande si je ne devrais pas faire une page sur mon site pour trier ça un peu mieux.

18/16 Bon, il semble que je me sois gouré dans les options et qu'en fait ça ait été à choix unique ^^" Pas spécialement grave pour le coup, ceci dit.

Donc, déjà, merci aux 62 personnes ayant répondu ! Il semble que personne ne soit accro au point d'avoir mis une notif spécifique, ce qui quelque part est rassurant, mais également que mes jolis hashtags ne servent pas à grand chose vu que personne ne les suit. En même temps, ça reste sympa de les caser.

Deux personnes viennent régulièrement sans être abonnées, je vous comprend, je fais souvent pareil de mon côté. Onze personnes lisent mes pouets quand elles tombent dessus, donc beh, si ça vous plaît, n'hésitez pas à rester, et huit comptent sur les partages, donc merci à toutes les personnes qui boostent pour leur y donner accès !

Et donc en écrasante majorité (41 votes), vous lisez parce que vous êtes abonné·e·s à mon compte, merci tout le monde, j'essaye de ne pas trop dire de bêtises par ailleurs ! Et j'en profite pour souhaiter la bienvenue à toutes les personnes qui se sont abonnées récemment, j'ai vu pas mal de monde arriver sur les deux derniers threads notamment !

Le deuxième thread sur l'intelligence animale est à peu près rédigé, il me reste à m'occuper des illustrations, mais ça arrivera vendredi comme prévu.

@orange_lux Après, si on veut jouer le principe d'élargir la fenêtre, j'veux bien, hein : tu te barres à l'étranger ? Ta fortune, elle, reste en France et est aussitôt collectivisée.

'Paraît que les milliardaires se sont faits tous seuls, ils arriveront bien à recommencer, t'façon, non ?

@orange_lux Plus simple et plus direct : tout citoyen vivant à l'étranger est redevable de la différence entre ce qu'il paye comme impôts là où il se trouve et ce qu'il aurait payé s'il vivait sur le territoire national. L'évasion fiscale n'existe juste plus, puisque tu payes partout pareil où que tu sois dans le monde.

(Et on ne peut même pas dire que ce soit un système spécialement bolchévik, vu qu'il me semble que c'est appliqué par les USA… avec la justification qu'il faut bien payer les ambassades et compagnie).

@gugux Pour Dark Side of the Moon ?

Si par mardi tu veux dire demain, non, ce sera un de mes collègues, mais mardi de la semaine prochaine ce sera moi, oui.

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