2/16 Et commençons d'abord par ce qui peut être un souci, ou pas, selon le point de vue : notre planète cicatrise plutôt bien, et les traces du passé disparaissent avec le temps. Un impact d'astéroïde va finir par être recouvert par la végétation, puis l'érosion va jouer, etc. Même les plus hautes montagnes finissent par être rabotées : la Bretagne d'où je vous écrit ceci était, il y a un peu moins de 400 millions d'années, une chaîne de montagnes de plusieurs kilomètres de haut !
S'intéresser au passé lointain de notre planète nécessite donc de fouiller, de creuser, de chercher des traces ; et ce passé sera toujours imparfaitement connu. À ce niveau, c'est la même chose pour les archéologues, les paléontologues et les géologues, même si à part ce point ça ces trois domaines de recherche sont bien sûr assez différents les uns des autres.
Et si les astéroïdes vous inquiètent, voyez le thread de la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1sgTCXEXtiqBYaDbs
S'intéresser au passé lointain de notre planète nécessite donc de fouiller, de creuser, de chercher des traces ; et ce passé sera toujours imparfaitement connu. À ce niveau, c'est la même chose pour les archéologues, les paléontologues et les géologues, même si à part ce point ça ces trois domaines de recherche sont bien sûr assez différents les uns des autres.
Et si les astéroïdes vous inquiètent, voyez le thread de la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1sgTCXEXtiqBYaDbs
La semaine est finie, c'est l'heure du #Vulgadredi, le week-end est là, attaquons le #VendrediVulga ! La semaine dernière, on parlait de défense planétaire, et j'ai mentionné le gros caillou qui est tombé il y a environ 66 millions d'années et a causé une certaine extinction célèbre, en vous disant que je reparlerai probablement de ça plus tard.
Je me disais à ce moment-là que j'allais enchaîner sur un peu de biologie et vous parler des dinosaures et de quelques autres bestioles du passé lointain… Mais en fait, avant ça, il y a peut-être autre chose dont il faut qu'on parle : comment on sait de quand tout ça date, tout ça, au juste ? Consacrons donc les seize pouets de cette semaine à cette question.
Je me disais à ce moment-là que j'allais enchaîner sur un peu de biologie et vous parler des dinosaures et de quelques autres bestioles du passé lointain… Mais en fait, avant ça, il y a peut-être autre chose dont il faut qu'on parle : comment on sait de quand tout ça date, tout ça, au juste ? Consacrons donc les seize pouets de cette semaine à cette question.
Je me permets de rappeler que les sénateurs sont élus notamment par les conseillers municipaux. Qu'on vote pour les municipales en mars 2026 et qu'il y aura des élections sénatoriales en septembre 2026.
#DirectSénat #AESH
Ce matin, y avait des gens qui nettoyaient la salle du plané, donc ils avaient besoin de lumière, donc je n'ai pas pu bosser.
Du coup, avec un collègue, on est partis faire un tour des plages et ports du coin, à la recherche d'un lieu où organiser l'observation de l'éclipse partielle cet été.
Il semble qu'on ait trouvé un coin sympa.
Du coup, avec un collègue, on est partis faire un tour des plages et ports du coin, à la recherche d'un lieu où organiser l'observation de l'éclipse partielle cet été.
Il semble qu'on ait trouvé un coin sympa.
@elzen
On peut aussi en profiter pour mentionner l'entrée en fonction du télescope Véra Rubin, aux capacités extraordinaires, qui viendra alimenter notre connaissance des objets circulant dans le système solaire de façon assez dingue.
@elzen demat, bon thread, il y a d'ailleurs des expériences de fentes d'Young avec des électrons qui reproduisent les mêmes figures d'interférences que les photons.
16/16 Car en effet, tout ça dépend principalement de la façon dont la gravité fait tourner les corps célestes les uns autour des autres. Quand ces corps sont suffisamment massifs et proches, ils vont se synchroniser les uns sur les autres ; mais dans le cas contraire, chacun va à son propre rythme, et des chocs peuvent donc se produire.
Pas la peine, donc, d'imaginer qu'un truc sur le point de nous tomber sur la tronche viendrait forcément d'extraterrestres. Même s'il faut reconnaître que ça peut donner un scénario plutôt sympa, comme celui du jeu vidéo qui a lancé cette série de threads. Dont j'espère d'ailleurs qu'elle vous plaît toujours autant ? En tout cas n'hésitez pas à réagir !
Pas la peine, donc, d'imaginer qu'un truc sur le point de nous tomber sur la tronche viendrait forcément d'extraterrestres. Même s'il faut reconnaître que ça peut donner un scénario plutôt sympa, comme celui du jeu vidéo qui a lancé cette série de threads. Dont j'espère d'ailleurs qu'elle vous plaît toujours autant ? En tout cas n'hésitez pas à réagir !
15/16 Donc, tout va bien du côté du ciel : rien ne nous menace dans les années qui viennent, et si quelque chose se présentait, nous saurions comment réagir. Ce qui devrait donc nous permettre, au moins, de nous libérer l'esprit de ce problème-ci, pour nous concentrer sur d'autres soucis que nous rencontrons ici sur Terre… mais ça, vous le savez aussi bien que moi.
Et donc, en attendant qu'on ait besoin de lancer une mission d'impact « pour de vrai », on peut continuer de tourner autour du Soleil, avec tout ce que ça change au fil du temps et dont on a parlé la semaine dernière, et profiter des débris des comètes, quand on y passe, pour admirer quelques étoiles filantes.
Ah oui, au fait, si vous avez manqué le thread de la semaine dernière, c'est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1eLdfHtgGiD0P7Qvo
Et donc, en attendant qu'on ait besoin de lancer une mission d'impact « pour de vrai », on peut continuer de tourner autour du Soleil, avec tout ce que ça change au fil du temps et dont on a parlé la semaine dernière, et profiter des débris des comètes, quand on y passe, pour admirer quelques étoiles filantes.
Ah oui, au fait, si vous avez manqué le thread de la semaine dernière, c'est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1eLdfHtgGiD0P7Qvo
14/16 Il suffira maintenant de calibrer la taille de l'impacteur en en fonction de celle de l'objet qui nous fonce dessus et, si nous nous y prenons suffisamment en avance et que nous visons bien, nous pourrons faire en sorte de dévier suffisamment l'astéroïde ou la comète pour lui faire manquer la Terre.
Il reste toutefois encore moyen d'affiner nos calculs pour mieux comprendre comment les choses se passent. Pour cela, une autre mission, baptisée Hera, est partie le 7 octobre 2024 pour retourner sur place et faire des mesures supplémentaires. Mais la ceinture d'astéroïde n'étant pas toute proche, Hera ne devrait atteindre les deux astéroïdes qu'à la fin de cette année… on aura donc probablement l'occasion d'en reparler plus tard.
Il reste toutefois encore moyen d'affiner nos calculs pour mieux comprendre comment les choses se passent. Pour cela, une autre mission, baptisée Hera, est partie le 7 octobre 2024 pour retourner sur place et faire des mesures supplémentaires. Mais la ceinture d'astéroïde n'étant pas toute proche, Hera ne devrait atteindre les deux astéroïdes qu'à la fin de cette année… on aura donc probablement l'occasion d'en reparler plus tard.
13/16 Nous avons donc testé, il y a quelques années, de lancer une sonde robotisée foncer sur un astéroïde pour voir à quel point un tel choc le déviait de sa trajectoire. L'impact a eu lieu le 26 septembre 2022 et a été filmé par plusieurs télescopes.
L'astéroïde visé était Dimorphos, un petit astéroïde d'environ 160 mètres de diamètre, satellite de l'astéroïde (65803) Didymos situé dans la ceinture principale, et la mission a manifestement été un plein succès, déplaçant légèrement l'orbite de Dimorphos autour de Didymos, mais impactant aussi celle de Didymos autour du Soleil.
L'astéroïde visé était Dimorphos, un petit astéroïde d'environ 160 mètres de diamètre, satellite de l'astéroïde (65803) Didymos situé dans la ceinture principale, et la mission a manifestement été un plein succès, déplaçant légèrement l'orbite de Dimorphos autour de Didymos, mais impactant aussi celle de Didymos autour du Soleil.
12/16 Avec nos capacités actuelles de détection, aucun objet suffisamment gros pour causer des dégâts significatifs n'a de chances de nous échapper (sachant que plus un objet est gros, plus il renvoie de la lumière et donc plus facilement on peut le détecter, ce qui pour le coup nous arrange). Mais détecter ne fait pas tout : si on trouve un objet qui nous fonce droit dessus, que fait-on ?
C'est là qu'on va remonter en 2022 et parler de la mission Dart, pour « Double Asteroid Redirection Test », soit en français « Test de déviation d'un astéroïde double ». L'idée est plutôt simple. Je vous ai dit que les comètes pouvaient nous foncer dessus parce qu'elles ont été déviées de leur trajectoire initiale par une collision ? Eh bien, on peut de la même manière déclencher une collision pour dévier un de ses objets de la route qui l'amène vers nous.
C'est là qu'on va remonter en 2022 et parler de la mission Dart, pour « Double Asteroid Redirection Test », soit en français « Test de déviation d'un astéroïde double ». L'idée est plutôt simple. Je vous ai dit que les comètes pouvaient nous foncer dessus parce qu'elles ont été déviées de leur trajectoire initiale par une collision ? Eh bien, on peut de la même manière déclencher une collision pour dévier un de ses objets de la route qui l'amène vers nous.
11/16 En utilisant des observatoires au sol et des télescopes spatiaux (on peut mentionner notamment NeoWise, initialement déployé sous le nom de Wise pour rechercher des exoplanètes, puis remis en service après la fin de sa première mission), on s'emploie donc à déterminer les trajectoires d'autant que possible d'objets du système solaire, et à calculer les probabilités d'impacts.
La plupart du temps, les risques d'impacts relayés dans les médias sont plus importants que ceux calculés en vrai. Ainsi, vous avez peut-être entendu parler de (99942) Apophis, un astéroïde géocroiseur qui passera au plus près de notre planète en 2029. Si les premières observations donnaient un risque non-négligeable de collision, il ne passera en fait qu'à plus de trente mille kilomètres de nous, donc une distance plutôt raisonnable.
La plupart du temps, les risques d'impacts relayés dans les médias sont plus importants que ceux calculés en vrai. Ainsi, vous avez peut-être entendu parler de (99942) Apophis, un astéroïde géocroiseur qui passera au plus près de notre planète en 2029. Si les premières observations donnaient un risque non-négligeable de collision, il ne passera en fait qu'à plus de trente mille kilomètres de nous, donc une distance plutôt raisonnable.
10/16 Mais nous avons aussi, et surtout, des gens dont le travail est de scruter le ciel pour identifier les menaces : en repérant autant que possible d'astéroïdes et de comètes et en calculant leur trajectoire, il est possible de savoir à l'avance à quel moment une collision risque de se produire, ce qui est déjà une première étape indispensable pour se protéger.
On pourrait considérer les gens dont c'est le boulot comme des super-héros de la vraie vie… en tout cas c'est ce que le nom de la branche dans laquelle iels bossent laisse entendre : on appelle ça la « défense planétaire », sur laquelle travaillent notamment l'ESA et la NASA.
On pourrait considérer les gens dont c'est le boulot comme des super-héros de la vraie vie… en tout cas c'est ce que le nom de la branche dans laquelle iels bossent laisse entendre : on appelle ça la « défense planétaire », sur laquelle travaillent notamment l'ESA et la NASA.
9/16 Et donc, nous venons de passer la moitié du thread à parler de la menace ; il est plus que temps de commencer à parler de comment s'en protéger. J'ai déjà mentionné que les planètes géantes, avec leur masse énorme et leur gravité importante, peuvent déjà dévier ou attirer certains objets. Jupiter avait ainsi disloqué une comète en 1994, comme mentionné dans l'autre thread.
Mais nous avons aussi la chance d'avoir un plutôt gros satellite, qui nous sert occasionnellement de bouclier : notre Lune est couverte de cratères d'impacts d'objets qui lui sont tombés dessus au cours de la vie de notre système, dont certains auraient pu sans elle tomber sur notre Terre. Il faut dire aussi que, sans air ni eau, notre Lune connaît très peu d'érosion, donc elle garde les marques de ces chocs bien plus longtemps visibles que notre planète.
Mais nous avons aussi la chance d'avoir un plutôt gros satellite, qui nous sert occasionnellement de bouclier : notre Lune est couverte de cratères d'impacts d'objets qui lui sont tombés dessus au cours de la vie de notre système, dont certains auraient pu sans elle tomber sur notre Terre. Il faut dire aussi que, sans air ni eau, notre Lune connaît très peu d'érosion, donc elle garde les marques de ces chocs bien plus longtemps visibles que notre planète.
8/16 Et donc ces comètes, avec leurs orbites très elliptiques, peuvent elles aussi croiser l'orbite de la Terre. On peut d'ailleurs s'en rendre compte assez facilement, car les comètes, avec leur dégazage, laissent plein de matière derrières elles. Quand la Terre arrive à un endroit où une comète s'est déjà trouvée (en tout cas par rapport au Soleil, voyez la conclusion du thread de la semaine dernière), elle va croiser tous ces débris.
On va donc avoir plein de poussières plus ou moins grosse qui vont pénétrer dans l'atmosphère et y brûler : c'est ce qui donne les « pluies d'étoiles filantes », comme les célèbres Perséïdes dont j'avais parlé dans le thread sus-mentionné. Ce phénomène est toujours très sympa… mais ça le serait beaucoup moins si on arrivait au mauvais moment et qu'on tombait sur la comète elle-même plutôt que sur ses débris.
J'allais vous mettre une image des Perséïdes ici, mais autant que je vous renvoie directement au pouet où je l'ai trouvée, pour les gens qui ne savent pas qu'on peut suivre l'APoD sur le Fédivers : https://reentry.codl.fr/@apod/statuses/01K2E9M9CN9ZCW71BHS6S0JCPD
On va donc avoir plein de poussières plus ou moins grosse qui vont pénétrer dans l'atmosphère et y brûler : c'est ce qui donne les « pluies d'étoiles filantes », comme les célèbres Perséïdes dont j'avais parlé dans le thread sus-mentionné. Ce phénomène est toujours très sympa… mais ça le serait beaucoup moins si on arrivait au mauvais moment et qu'on tombait sur la comète elle-même plutôt que sur ses débris.
J'allais vous mettre une image des Perséïdes ici, mais autant que je vous renvoie directement au pouet où je l'ai trouvée, pour les gens qui ne savent pas qu'on peut suivre l'APoD sur le Fédivers : https://reentry.codl.fr/@apod/statuses/01K2E9M9CN9ZCW71BHS6S0JCPD
7/16 Mais la menace peut aussi venir de plus loin. Je vous ai déjà parlé ici de la ceinture de Kuiper, la deuxième ceinture d'astéroïde, située au delà de l'orbite de Neptune, et du nuage de Oort, l'ensemble de petits corps marquant les frontières de notre système solaire. De base, ces objets sont, évidemment, beaucoup trop lointains pour que l'effet Yarkovski suffise à les rapprocher de nous avant longtemps, d'autant que les planètes géantes sont là pour faire le ménage.
Il arrive cependant parfois que deux de ces objets se cognent l'un contre l'autre, ce qui va les dévier de leur trajectoire initiale et peut les envoyer sur des orbites très elliptiques, les faisant passer jusque dans la zone habitable, où la glace qu'ils contiennent va se mettre à fondre : c'est ainsi que se forment de nouvelles comètes. Mais ça, on en a déjà parlé.
Allez, même si j'en avais déjà reparlé la semaine dernière, je vous remet quand même le lien là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AwyBqt6c4qOUfKUKjQ
Il arrive cependant parfois que deux de ces objets se cognent l'un contre l'autre, ce qui va les dévier de leur trajectoire initiale et peut les envoyer sur des orbites très elliptiques, les faisant passer jusque dans la zone habitable, où la glace qu'ils contiennent va se mettre à fondre : c'est ainsi que se forment de nouvelles comètes. Mais ça, on en a déjà parlé.
Allez, même si j'en avais déjà reparlé la semaine dernière, je vous remet quand même le lien là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AwyBqt6c4qOUfKUKjQ
6/16 Cet effet vient du fait que les astéroïdes, comme tous les autres objets du système solaire, sont chauffés par notre Soleil. Et tous les corps chauds perdent une partie de cette chaleur par rayonnement. Selon la taille de l'astéroïde et la vitesse à laquelle il tourne sur lui-même, il peut arriver que le maximum de ce rayonnement se fasse avec un angle à peu près constant… ce qui va donc doucement pousser l'astéroïde dans la direction opposée.
Cet effet est assez faible, mais sur un temps long, peut quand même dévier suffisamment les astéroïdes pour les éloigner ou les rapprocher du Soleil, selon le sens dans lequel ils tournent sur eux-mêmes, potentiellement jusqu'à les faire sortir de la ceinture. C'est une des raisons qui font qu'on compte un certain nombre d'astéroïdes dits « géocroiseurs », car ils croisent régulièrement l'orbite de la Terre.
Cet effet est assez faible, mais sur un temps long, peut quand même dévier suffisamment les astéroïdes pour les éloigner ou les rapprocher du Soleil, selon le sens dans lequel ils tournent sur eux-mêmes, potentiellement jusqu'à les faire sortir de la ceinture. C'est une des raisons qui font qu'on compte un certain nombre d'astéroïdes dits « géocroiseurs », car ils croisent régulièrement l'orbite de la Terre.
5/16 Mais même une probabilité faible, si on attend assez longtemps, ça peut finir par arriver. Donc, d'où est-ce qu'un caillou dangereux pourrait venir ? On peut d'abord penser à la ceinture principale d'astéroïdes, située entre Mars et Jupiter, qui compte plusieurs centaines de milliers d'objets.
Alors, certes, l'orbite de Mars, c'est à 78 millions de kilomètres d'ici, on a de la marge. Sauf que cette ceinture, en fait, déborde un peu. Il y a plusieurs raisons à ça, mais on peut par exemple mentionner l'effet Yarkovski, qui peut affecter les astéroïdes de jusqu'à environ vingt kilomètres de diamètre (soit mille fois plus que le bolide de Tcheliabinsk, quand même).
Alors, certes, l'orbite de Mars, c'est à 78 millions de kilomètres d'ici, on a de la marge. Sauf que cette ceinture, en fait, déborde un peu. Il y a plusieurs raisons à ça, mais on peut par exemple mentionner l'effet Yarkovski, qui peut affecter les astéroïdes de jusqu'à environ vingt kilomètres de diamètre (soit mille fois plus que le bolide de Tcheliabinsk, quand même).
4/16 Mais bien sûr, de nos jours, un nouvel impact serait assez dévastateur. Nous avons ainsi eu un bout d'exemple il y a maintenant presque treize ans, avec le bolide de Tcheliabinsk. Un caillou de moins de vingt mètres de diamètre, d'une masse estimée à douze mille tonnes, dont la fragmentation dans l'atmosphère a causé une onde de choc qui a fait quelques milliers de blessés (heureusement aucun mort à ma connaissance) et partiellement endommagé un paquet de bâtiments.
C'était heureusement un objet de petite taille, d'où un impact assez limité. Quelque chose de plus gros ferait évidemment des dégâts, et des objets plus gros que ça, on n'en manque pas dans notre système solaire. Évidemment, les poussières et les petits cailloux sont beaucoup plus nombreux que les gros trucs, donc plus l'objet est gros, plus la probabilité qu'on se le prenne sur le coin de la tronche est faible.
Si vous voulez plus d'infos sur ce qui s'est passé en 2013 : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9t%C3%A9ore_de_Tcheliabinsk
C'était heureusement un objet de petite taille, d'où un impact assez limité. Quelque chose de plus gros ferait évidemment des dégâts, et des objets plus gros que ça, on n'en manque pas dans notre système solaire. Évidemment, les poussières et les petits cailloux sont beaucoup plus nombreux que les gros trucs, donc plus l'objet est gros, plus la probabilité qu'on se le prenne sur le coin de la tronche est faible.
Si vous voulez plus d'infos sur ce qui s'est passé en 2013 : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9t%C3%A9ore_de_Tcheliabinsk