Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

@Khrys « Demain, des l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
je corrigerai. Vois-tu, je sais que tu attends ta note. »

– Victor Profgo.

@gee Alors, si tu cherches quoi mettre en B.D. et vu que t'aimes bien faire de la vulga… J'ai toujours pas mal de mal à illustrer mes threads du #vulgadredi, donc je serais curieux de voir ce que tu en ferais, toi. N'hésite pas à fouiller dans la liste pour voir s'il y en a un dont le sujet t'inspire quelque chose :-þ

(Sinon, un comic-trip collaboratif sur un stream du lundi soir c'est fun ^^)

@blablalinux @adelinej Je n'ai pas creusé la dernière nouvelle autour de Firefox/IA spécifiquement, donc je ne vais pas forcément répondre sur cet aspect-là, par contre, je suis allé jeter un œil à l'article de Korben en lien, et… ben, désolé, mais y a quand même pas mal de soucis dedans.

À moins que je n'ai loupé quelque chose, les points développés sont :
– Soit on met de l'IA dedans, soit ça va devenir obsolète, ce qui n'a jamais été un argument convainquant à part pour les gens qui veulent très fort que ce qui ne contient pas d'IA devienne obsolète.
– Firefox est le seul navigateur indépendant qui reste donc si on le jette à cause de ça on n'a plus que Chrome. Ce qui est exact, mais qui est justement la raison pour laquelle les levées de boucliers sont importantes : le souci est précisément que si Firefox se lance à fond dans l'IA (ou fait n'importe quelle autre bêtise portant atteinte à la confiance qu'on lui porte), on n'a plus aucune autre alternative.
– Mozilla fournit un contrôle utilisateur total, etc. : ben, justement, ça n'a pas toujours été le cas, il y a eu plusieurs soucis à ce niveau-là historiquement, et c'est probablement ce qui a rendu les gens chatouilleux (ce que Korben sait, d'ailleurs, puisqu'il indique plus bas que « Mozilla a appris de ses erreurs ». Le truc étant qu'ils les ont répétés plusieurs fois, donc l'apprentissage reste relatif).
(– Soit dit en passant, la remarque sur la « super app » qui devient rejetée juste parce que Electron est assez éclairante ici, puisqu'il ne semble même pas remarquer que si Electron fait râler… c'est parce que c'est Chrome, qu'il utilise comme épouvantail dans le reste de l'article. Pas bien cohérent.)
– Y a déjà de l'IA dans Firefox… que les « anti-IA » n'auraient pas remarqué. Étant donné que ça fait un bail que les gens râlent à propos de ça, je pense qu'il ne s'est pas bien renseigné sur les positions des gens qu'il critique (et je ne peux pas m'empêcher de trouver ça un peu contradictoire avec son affirmation plus haut sur le contrôle total, du coup).

Bref, c'est quand même pas mal à côté de la plaque, quoi. D'un autre côté, de la part de quelqu'un qui a récemment affirmé dans un autre article que Mastodon est mort juste parce que Gargron a quitté son poste de CEO… Bref, je ne pense pas qu'il soit très fiable pour donner une analyse pertinente de la situation.

@davidrevoy @gee Et du coup, on a une petite chance de voir arriver une suite un jour, ou on doit considérer que c'est définitivement fini ? O:-)

@FLOZz @federationfdn Bon, j'ai brouillonné un truc. C'est fait en vitesse, pingue-moi si ça peut aider que je prenne davantage le temps de peser les mots.

Edit : tiens, mon ^^ final n'apparaît que comme ^, ç'normal ?

@FLOZz Je comprends tout à fait l'intention de base et je partage… Mais je maintiens quand même que ce qu'on propose avec la @federationfdn est une problématique grand public (c'est même pour ça qu'on fait des assos) et gagnerait à être généralisé, donc faire comme si ça n'existait pas me semble un brin gênant ^^"

Surtout qu'il me semble qu'en l'état, tu pourras juste mentionner ça en deux phrases et un lien, la taille de l'article n'en souffrirait pas tellement.

@FLOZz J'ai lu en diagonal, mais sauf erreur de ma part, tu ne mentionnes pas du tout le cas du VPN tel qu'utilisé par les fournisseurs d'accès à Internet associatifs, typiquement les membres de la @federationfdn, ce qui me semble un peu dommage car c'est un cas d'usage intéressant (VPN utilisé pour amener une IP (v4/un bloc v6) spécifique pour la machine qui se connecte, et pour le coup une protection vis-à-vis du FAI commercial qui a du sens, contrairement en effet à celle des fournisseurs de VPN dont tu parles dans l'article).

Bonjour c'est re-moi. L'ancien compte n'est plus fonctionnel depuis quelques mois, et il était sur pleroma.
https://pleroma.skeptikon.fr/users/tranxen

Donc, euh... abonnez-vous toussa.

@Khrys Je suis assez perplexe de cette appellation « GPS naturel ».

D'après l'article, le pigeon a dans l'oreille interne de quoi capter le champ magnétique terrestre. Une boussole, quoi. Rien à voir avec le guidage par satellite, qui demande d'envoyer des signaux pour trianguler (et d'avoir des satellites équipés pour, accessoirement).

C'est juste un détail, mais utiliser, dans un article qui veut présenter un progrès scientifique, une comparaison entre deux trucs aussi différents, quand on pouvait comparer à quelque chose de beaucoup plus proche et que normalement les gens qui lisent sont censés connaître aussi bien… je trouve que ça pose question.

Est-ce qu'on a à ce point oublié les technos low tech et la façon dont nos outils fonctionnent ? 🤔

Il y a 15 ans, lorsque Neutrinet fut créée, il était presque inimaginable de pouvoir mettre en place un associatif et non-marchand en . Et pourtant, depuis quelques mois Neutrinet a rendu ce rêve un peu plus concret, en commençant à proposer des lignes internet au grand public.

Aujourd'hui, nous avons besoin de votre soutien financier pour réaliser ce rêve. C'est pourquoi nous lançons à la fois un appel aux et un appel à prendre des lignes :

https://neutrinet.be/fr/blog/collecte-de-dons

16/16 En attendant, on partira la semaine prochaine sur un sujet complètement différent… ou pas forcément. Comme je l'ai annoncé à côté, il va être temps de s'intéresser à cette affirmation selon laquelle Halloween serait exactement pareil que Noël. Je vous ai posé l'énigme pour Halloween, c'est normal que je vous donne la solution pour Noël.

Et il n'est pas impossible que résoudre cette énigme rappelle quelques points qu'on a rapidement évoqués dans ce thread. Mais je n'en dis pas plus, ça vous laisse encore une semaine pour chercher. D'ici-là, n'hésitez pas si vous avez des retours concernant ce dont on vient de parler ici, ça fait toujours plaisir :-)
Tableau (trouvé sur Wikimédia Commons) des préfixes usuels pour les unités du système international, montrant à chaque fois le facteur (en puissance de dix), le nom, et le symbole utilisé, allant du yotta- (10²⁴) au yocto (10⁻²⁴), en passant notamment par le tera- (10¹²), l'hecto- (10²), le milli- (10⁻³) ou le femto- (10⁻¹⁵). Ceci sera le dernier indice pour essayer de résoudre l'énigme !

15/16 En attendant des progrès sur ce point, donc, on peut considérer que la physique n'est pas vraiment un domaine de recherche unique : théories différentes, échelles différentes, outils différents (on a comparé les microscopes et les télescopes précédemment)… Même si dans les deux cas il y a des trucs qui tournent autour de machins, ça limite un peu.

Mais pour détailler davantage sur ce point, il faudrait s'engager un peu plus dans la façon dont on définit et dont on découpe les différents domaines scientifiques, et ça prendrait évidemment pas mal plus de temps, donc on verra peut-être ce genre de trucs dans un prochain threads si ça vous branche.
Image trouvée sur Wikipédia montrant les différents domaines de la physique. Il s'agit d'un tableau à quatre cases ordonné selon la taille et la vitesse des objets considérés. Pour des tailles et des vitesses communes, on utilise toujours la mécanique classique, celle qu'on connaît assez bien depuis Newton. Quand la taille des objets considérés descend à une taille de 10⁻⁹ mètres ou moins mais que leur vitesse reste ordinaire, on est dans le domaine de la mécanique quantique. Quand la vitesse se rapproche de 3×10⁸ mètres par seconde, mais qu'on reste sur des objets de grande taille, on est dans le domaine de la mécanique relativiste. Quand on a à la fois des petites tailles et des grandes vitesses, on arrive dans un domaine appelé « théorie quantique des champs », et c'est là qu'une nouvelle théorie doit prendre place.

14/16 Pour arriver à dépasser ce souci, il nous faudra donc mettre au point une théorie physique unifiée qui prenne en compte les conditions qu'on rencontre des deux côtés… ce qui est évidemment loin d'être évident.

Il existe à l'heure actuelle plusieurs tentatives, plus ou moins abouties, de mettre au point une telle unification (théorie des cordes, gravité quantique à boucle, etc.), mais elles restent difficiles à valider ou à départager, car leurs différences se trouvent aux limites de ce que nous sommes expérimentalement capables de tester.

Pour vous faire une idée du problème et des possibles solutions, vous pouvez toujours jeter un œil par là : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gravit%C3%A9_quantique

13/16 Or, on a déjà pu essayer de faire ça, et on n'a pu que constater quelque chose d'assez gênant : ces deux théories ne peuvent pas fonctionner ensemble. Elles expliquent l'une et l'autre assez parfaitement le comportement du monde matériel dans leur domaine respectif d'application… mais les notions sur lesquelles elles reposent sont incompatibles entre elles.

Entre autres points, la physique quantique décrit un univers « plat » dans lequel le temps est uniforme et commun ; tandis que la relativité générale nous décrit un espace-temps déformé par la gravité (j'en parlerai probablement plus en détails une prochaine fois). Difficile à concilier, donc.
Image prise dans ma vidéo sur Pluton et la découverte progressive du système solaire (je ne vous remets pas le lien pour cette fois !), dans laquelle est montrée la courbure de l'espace-temps causée par l'énorme masse de notre Soleil, qui perturbe l'orbite de Mercure (Avec sur les côtés une image de Gotlib où Newton se prend une pomme sur la tête, et une autre où cette pomme, déviée par cette courbure, tombe à côté). Avant la théorie de la relativité, la seule chose qui pouvait expliquer ces perturbations aurait été la présence d'une planète supplémentaire, mais qui n'a jamais pu être observé, comme je le disais dans la vidéo. Le fait que la relativité générale permette de résoudre ce problème, alors que ce n'était pas du tout son objectif à la base, a été un très bon argument en sa faveur.

12/16 Ce n'est pas la seule limite de ce type. Ainsi, la raison qui fait que la longueur de Planck est une limite théorique à l'observation est que, on l'a vu la semaine dernière, observer, c'est perturber : pour pouvoir observer quelque chose, il faut lui lancer quelque chose dessus (un photon, par exemple) et détecter le résultat de cette collision. Or, observer quelque chose de plus petit que la longueur de Planck nécessiterait des quantités d'énergie tellement énormes que cela produirait un trou noir, nous empêchant de fait de détecter un résultat.

Mais cette longueur correspond aussi à une autre sorte de limite conceptuelle : comme pour remonter plus loin que le mur de Planck (et chercher à approcher davantage du « big bang »⁽*⁾), chercher à mesurer une distance plus petite que cette longueur limite nécessiterait de mobiliser simultanément les équations de la physique quantique et celles de la relativité.

(∗) Dont je vous parlais dans le thread sur l'expansion : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B0FBBndEMU321GJpGC

11/16 On peut déterminer ainsi tout un tas d'unités (la « masse de Planck », par exemple, s'obtient à partir de la longueur de Planck et de la constante ℎ, ce qui fait que notre définition du kilogramme est maintenant exprimée en fonction de cette constante, de la même façon qu'on exprime maintenant le mètre en fonction de la vitesse de la lumière) qui permettent de rendre les calculs beaucoup plus simples à certaines échelles… mais beaucoup moins à la nôtre, évidemment.

Et ce « mur de Planck » que j'évoquais dans le thread sur les atomes ? Il ne s'agit pas d'une unité, mais d'un instant : précisément le moment où l'expansion de l'univers à démarré. On l'appelle « mur » parce qu'il s'agit d'une frontière pour nos connaissances : avant ce moment, nos théories physiques actuelles sont simplement incapables d'expliquer ce qui s'est passé. Ce n'est donc pas « l'instant zéro » de notre univers, mais c'est le moment le plus tôt que nous pouvons appréhender.

Si vous aviez manqué le thread sur les atomes, c'est celui-ci : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B0i3iWqqbgijU0cabg

10/16 À la façon d'un « zéro absolu » en température, en dessous duquel on ne peut pas descendre, la « longueur de Planck », que j'évoquais dans mon thread récent sur le microscope et les échelles, représente donc la plus petite unité de longueur qu'il est théoriquement possible de mesurer (on y reviendra un peu plus bas).

À partir de cette distance, on peut définir par exemple le « temps de Planck », qui correspond au temps qu'il faut, en avançant à la vitesse de la lumière, pour parcourir la longueur de Planck. Exprimée en unités de Planck, la vitesse de la lumière n'est donc plus de 299 792 458, comme avec des mètres et des secondes, mais de 1, ce qui est plus pratique à multiplier.

Ah, au fait, si vous avez manqué le thread en question, voyez par là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B0TuiSURCfVA9ialuq

9/16 Cette découverte a profondément bouleversé nos conceptions du monde physique, que l'on considérait jusque là comme plus ou moins continu et infiniment divisible, en tout cas aux limites expérimentales près. La découverte d'une limite théorique à ce niveau a ouvert la voie vers l'étude d'un monde assez nettement différent de celui que nous expérimentions à notre niveau macroscopique : un monde basé sur des « quanta », dont l'étude a donc été baptisée « physique quantique ».

Les travaux de Max Planck publiés en 1900 sont donc en quelque sorte le point de départ de l'étude du monde quantique, et ça justifie sans doute déjà le fait qu'on ait finit par nommer pas mal de choses en son honneur. Mais si on retrouve son nom pour tout un tas d'unités, c'est aussi un peu plus directement… parce qu'elles découlent de sa proposition de 1899 et des travaux qui ont suivi autour de la constante ℎ.
Schéma des relations entre différentes unités de Planck (l'énergie, la longueur, la masse et le temps), et leur lien avec d'autres grandeurs physiques importantes comme le rayon de Schwarzschild qui détermine la taille d'un trou noir. Honnêtement l'image n'est pas très claire et j'aurais un peu de mal à la décrire (si quelqu'un peut faire mieux que moi, n'hésitez pas, désolé ^^"), mais ce thread était un peu délicat à illustrer.

8/16 Vous aurez remarqué que cette équation, dite « Relation de Planck » ressemble assez à une autre dont on a parlé plus haut. En effet, on évalue dans les deux cas une quantité d'énergie E, l'une par rapport à une masse m, et l'autre par rapport à une fréquence ν. La constante de Planck est donc utilisée dans cette équation de façon équivalente à la vitesse de la lumière dans l'autre.

Mais l'intérêt essentiel des travaux de Max Planck à ce niveau, et auquel il a eu lui-même un peu de mal à adhérer, était qu'ils montraient que l'énergie ne peut pas varier de façon continue. Comme le nom qu'il a initialement donné à sa constante l'indiquait, il s'agit d'un « quantum », une quantité d'énergie minimale indivisible, et les variations d'énergie ne peuvent se faire que par des multiples de ce « quantum ».
Schéma d'un atome sur le modèle de Bohr, montrant un noyau avec plusieurs possibles orbites étiquetées n = 1, n = 2 et n = 3. Une flèche indique la possibilité de passage d'une orbite à une autre, avec la mention de la relation de Planck. Comme on l'a vu dans un précédent thread, cette représentation montrant les électrons suivre des orbites planétaires autour du noyau est obsolète, on devrait plutôt représenter ça par des zones de probabilité de présence, mais au moins ce schéma est simple et montre bien ce dont on parle ici : l'électron peut « sauter » d'une orbite à l'autre si son niveau d'énergie change, mais il ne peut pas se trouver dans des états intermédiaires, entre deux orbites.

7/16 On note généralement cette constante par la lettre h. Enfin, plus précisément, par un h un peu stylisé, qui a même droit à un caractère unicode spécifique pour l'écrire : ℎ. Quand une constante physique reçoit carrément son caractère unicode dédié, on peut se douter qu'elle a un statut plutôt important.

Elle sert en fait à décrire la relation entre l'énergie d'un photon (une « particule » de lumière) et la fréquence de l'onde électromagnétique correspondante. Sous une forme plutôt simple et qui vous rappellera peut-être quelque chose : « E = ℎ·ν », où E représente la quantité d'énergie et ν représente la fréquence.

Oh, concernant la notion de photon et le fait de considérer la lumière comme une onde, ça ne fera pas de mal de jeter un œil au thread de la semaine dernière si vous l'avez loupé, donc voyez là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B0ws7jf7pRVSNNn3xY

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