Le Livre d'Argent

Comme je l'ai dit dans le #Vulgadredi de la semaine dernière, il faut éviter de trop personnifier la science, notamment parce qu'en vrai, les gens bossent toujours plus ou moins à plusieurs. Mais parfois, la façon dont les choses se passent donne un excellent exemple pédagogique sur comment la démarche scientifique elle-même fonctionne, et on aurait tort de passer à côté.

C'est totalement le cas de la découverte de la pression atmosphérique au ⅩⅦème siècle, alors pour ce nouveau #VendrediVulga (cette fois-ci posté depuis le train, direction les #JdLL), on va regarder ça en seize pouets.
Photo du jet principal de la fontaine du centre commercial de la Part Dieu, à Lyon. Bon, elle est nettement moins classe que les fontaines de la Renaissance avec leurs statues et décorations de pierre que j'ai hésité à utiliser, mais vu que je suis présentement dans un train pour Lyon, ça me paraissait pertinent de choisir celle-là. On voit donc une étendue d'eau en bas de l'image avec une série de petits jets d'eau de faible hauteur, mais qui entourent une colonne d'eau qui pour sa part monte jusqu'au second étage du centre (on ne voit ici que le premier, l'escalier central étant juste derrière la fontaine). Plusieurs personnes passent autour et on voit quelques enseignes de magasin. La photo date d'il y a quelques années et le centre commercial a probablement un peu changé de tête depuis (je n'y suis pas retourné depuis très longtemps), mais puisque ce dont je vais vous parler aujourd'hui part d'un souci de fontaine, ça nous fait un bon point de départ.

2/16 Comme souvent, on a ici utilisé un phénomène naturel longtemps avant d'en comprendre les détails. L'empire romain nous avait ainsi déjà légué un certain nombre d'aqueducs et de fontaines, qui comme pas mal d'autres aspects culturels datant de l'Antiquité redevinrent à la mode en Europe au cours de la Renaissance.

Le début du ⅩⅦème siècle a donc vu un certain nombre de villes se doter de fontaines, de plus en plus grandes… jusqu'à ce qu'une limite semble atteinte : quels que soient les efforts, impossible de faire monter de l'eau plus haut que dix mètres trente-trois. C'est à Florence, en Italie, que cette limite est atteinte pour la première fois en 1638.
Photo du pont du Gard, trouvée sur la page Wikipédia dédiée aux aqueducs, car il en porte un (On voit globalement une rivière passée entre deux berges couvertes d'arbres, et un pont à deux étages qui traverse cette rivière, le premier servant à passer aux gens, et le second servant à l'eau). On était encore loin de connaître tous les détails théoriques à l'époque, mais les fontaines romaines alimentées par ces aqueducs montraient déjà une certaine maîtrise pratique du phénomène dont il va être question ici.

3/16 Les fontainiers de la ville font de leur mieux pour essayer d'améliorer les choses, mais rien n'y fait. Or, on pensait à l'époque que l'eau monte dans les pompes car « la nature a horreur du vide » : la perspective d'une eau qui cesse de monter alors qu'il y a du vide au dessus d'elle semble assez… perturbante.

On décide donc de faire appel à quelqu'un qui pourrait résoudre ce problème. Il se trouve que le célèbre Galileo Galilei est, depuis son procès de 1633, en résidence surveillée dans son domicile florentin : c'est donc l'occasion de lui faire une petite visite.
Photo d'une vieille pompe manuelle, trouvée sur Wikimédia Commons. On voit un tuyau métallique servant à faire remonter l'eau fixé au mur, avec une poignée pour pomper et un réservoir en dessous pour recueillir l'eau qui s'écoule. Une plaque gravée, illisible sur cette image, donne quelques informations de contexte au dessus. En actionnant le levier, on vient chasser l'air dans le tuyau. On pensait jusqu'à l'époque de Galilée que c'était ce qui aspirait l'eau vers le haut, pour empêcher du vide de se former ; on comprendra bientôt que c'est en fait l'air qui, de l'autre côté du tuyau, pousse l'eau et la fait monter aussi haut que possible tant que rien ne vient la bloquer. Une fois l'eau montée jusqu'au dessus du tuyau de sortie, c'est simplement la gravité qui la fait retomber du bon côté, de la même manière que c'est essentiellement la gravité qui la fait avancer dans les aqueducs romains, qui sont toujours plus ou moins penchés.

4/16 Sauf que bon, on est donc après son procès, et il n'est pas forcément très enthousiaste à l'idée de défier encore⁽*⁾ la vision du monde de ses contemporains. Il se contentera donc de déclarer que, visiblement, « l'horreur du vide a ses limites ».

Une réponse prudente, mais plus intéressante qu'il n'y paraît : il reconnaît ainsi qu'il y a des limites à ce phénomène et qu'il va falloir les déterminer et les comprendre. En d'autres termes : il pose le problème. Et amorce sa résolution en commençant à formuler quelques hypothèses à étudier, en particulier que cela pourrait être lié à la densité.

(∗) Je pourrais vous remettre encore et toujours ma vidéo sur le sujet, mais sinon, je dirais que ce thread peut déjà donner du contexte : https://fadrienn.irlnc.org/notice/Azm7oxzbjuzK2vMu8G

5/16 Néanmoins, il ne va pas s'y consacrer tellement plus. C'est donc un de ses disciples, Evangelista Torricelli, qui reprendra le dossier quelques années plus tard, en 1643. Consulté à son tour par les fontainiers, il s'engage à étudier activement le problème et à leur apporter une réponse dans l'année.

Et c'est avec lui que débute la seconde phase de la méthode expérimentale : après avoir constaté que les choses se comportaient d'une certaine manière, que l'on cherche à expliquer, on commence à faire varier quelques paramètres pour regarder comment ils influent au juste sur ce qui se passe.

(Dans les cas où on ne peut pas expérimenter, il faut pouvoir passer en revue pas mal de cas, d'où l'intérêt en biologie d'accéder aux collections, on en parlait la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B6YeA9KqMdqmgxxEDA)

6/16 Par exemple, puisque Galilée avait émis l'hypothèse que la limite pourrait être liée à la densité, Torricelli teste une pompe avec plusieurs liquides, de densité différentes, pour vérifier si la hauteur limite atteinte va ou ne va pas varier. Et il se trouve que cela varie, en effet.

Ainsi, le mercure, le liquide le plus dense à sa disposition, cesse pour sa part de monter à soixante-seize centimètres, ce qui est nettement moins que dix mètres trente-trois. La différence de hauteur, assez énorme, facilite donc grandement les travaux : à partir de là, c'est le mercure qu'on utilisera, plutôt que l'eau, pour expérimenter.
Photo, trouvée sur la page Wikipédia dédiée à ce liquide, de mercure en train d'être versé d'un récipient vers un autre (en l'occurence, ça me semble être un bécher et une boîte de Pétri). On voit donc un liquide opaque et à l'aspect métallique (normal, le mercure est un métal, même s'il est le seul métal liquide à température et pression ambiantes) couler depuis l'un des deux récipents pour s'étaler dans l'autre, partant dans diverses direction, un peu comme l'eau quand on la verse. Le mercure est un liquide plus dense que l'eau, et potentiellement dangereux pour la santé, mais ça reste un liquide, qui se comporte comme un liquide, donc.

7/16 Torricelli imagine aussi d'autres manières de tester le phénomène. Plutôt qu'une pompe, il commence ainsi à utiliser un tube en forme de U. Classiquement, dans un tel objet placé à la vertical, le liquide va monter au même niveau des deux côtés.

Mais en penchant le tube, ou en mettant deux liquides de densités différentes, notre scientifique peut constater des variations qui lui permettent peu à peu d'identifier un possible coupable : l'atmosphère. C'est lui qui, en appuyant d'un côté, fait monter le liquide de l'autre.
Schéma assemblé par moi pour mon premier livre, où ce dont je vous parle dans ce thread était un des exemples du chapitre 2. On voit quatre tubes ayant la forme de la lettre U, donc deux bouts tuyaux verticaux reliés entre eux par le bas. Les deux premiers et le dernier sont droits, le troisième est un peu penché sur le côté. Une légende indique ensuite que deux liquides, l'un peu dense et l'autre très dense, sont utilisés. Le premier tube contient le liquide peu dense, qui monte à une hauteur plus importante que celle du liquide très dense contenu dans le second tube. Le troisième contient du liquide peu dense, et nous montre que, même quand le tube est penchée, la surface du liquide est sur un même plan de chaque côté, ce qui fait qu'il y a plus de liquide dans le bout de tuyau le plus bas. Enfin, le dernier tube contient des deux liquides à la fois, ce qui permet de voir qu'avec un point d'équilibre au milieu, la surface sera d'autant plus basse que le liquide est dense : c'est le fait qu'on ait le même liquide de chaque côté qui fait que les autres tubes ont un niveau équilibré.

8/16 Hors situations particulières, nous ne ressentons pas spécialement la pression de l'air sur nous : la modélisation réalisée par Torricelli permet donc d'étendre le monde connu, de nous faire prendre conscience de quelque chose qui, de base, échappe à nos sens.

Mais il s'agit ici seulement de travaux contrôlés, « en condition de laboratoire ». Si cela donne une idée cohérente de ce qui se passe, et répond donc à la question initiale des fontainiers, cela ne suffit pas à établir un savoir nouveau : il faut pouvoir le vérifier « en conditions réelles ».
Photo de la reconstitution du laboratoire de chimie de Marie Curie, présent au musée Curie (et trouvée sur Wikimédia Commons). C'est évidemment un labo bien plus moderne que celui de Torricelli, étant donné la différence d'époque, mais on y voit un robinet, un placard au fond contenant divers produits, et surtout, posés sur une table, quelques outils, notamment des cloches, pouvant servir à contrôler précisément les conditions d'une expérience (la pression de l'air, par exemple, puisque c'est de ça qu'on parle ici). Ça n'empêche pas ces expériences d'être dangereuses (on en reparlera une autre fois, mais Marie Curie est morte de son exposition aux produits radioactifs qu'elle manipulait), mais ce n'est évidemment pas pareil que de laisser les choses se faire dans le monde chaotique autour de nous où toute chose n'est jamais égale par ailleurs.

9/16 Et nous allons pour cela changer de pays, puisque la personne qui va se charger de cette étape est un dénommé Blaise Pascal. Mis au courant des travaux de Torricelli, celui-ci va chercher à vérifier les conclusions de son collègue avec le moins possible d'intervention humaine.

Pour cela, il cherche à jouer sur le dernier paramètre : la quantité d'atmosphère au dessus de nos têtes. Comme on ne peut pas la faire varier « manuellement », il nous faut trouver un endroit où celle-ci sera « naturellement » différente de celle qu'on croise habituellement, pour y tenter l'expérience.
Schéma illustrant « la méthode scientifique », illustrant actuellement la page Wikipédia à ce sujet. On voit donc un schéma circulaire en quatre étapes : théorie (en haut), prédiction (à droite), expérience (en bas), observation (en bas), avec des flèches de l'une à l'autre étiquetées respectivement « Utiliser la théorie pour faire une prédiction », « Construire une expérience pour tester la prédiction », « Effectuer l'expérience », et enfin « Modifier ou rejeter la théorie ». Bon, c'est un schéma *très* réducteur, d'autant qu'en vrai, la science relève d'une même démarche, mais compte en pratique un certain nombre de méthodes différentes, donc résumer toute l'activité scientifique à ça est un peu court, mais ça correspond au moins à ce dont on est en train de parler ici, et puis on rentrera sans doute dans les détails et sur d'autres façons de faire dans d'autres threads.

10/16 Blaise Pascal envisage qu'au sommet d'une montagne, il doit y avoir moins d'air au dessus de nous, et que cet air doit donc exercer une pression inférieure à celle qu'on rencontre au niveau de la mer. Or il se trouve que son beau-frère, Florin Périer, habite à Clermont-Ferrand, donc tout près du Puy-de-Dôme.

Si notre compréhension du phénomène est correcte, alors le mercure doit monter moins haut au sommet de cette montagne, à un kilomètre et demi d'altitude, qu'au niveau du sol. Les deux hommes organisent donc deux équipes qui vont faire l'essai le même jour aux deux endroits, afin que la hauteur d'air soit le seul paramètre à varier.
Autre schéma assemblé par moi, on voit le relief du Puy-de-Dôme (tiré d'une photo de la montagne, avec un effet photocopie pour lui donner un aspect de dessin au trait, comme j'avais fait sur pas mal d'images de mon livre pour faciliter l'impression. On voit deux tubes en U (ceux du schéma précédent) posés l'un au pied de la montagne, avec une flèche indiquant qu'il y a environ dix kilomètres d'air au dessus de lui, et l'autre au sommet de la montagne, avec seulement huit kilomètres et demi, puisque l'altitude du sol est plus haute. En haut des deux flèches, trois poids indiquent la pression atmosphérique : ils sont légèrement plus petits et plus espacés au sommet qu'au pied de la montagne, signe que la pression y est plus faible.

11/16 Et donc, « toutes choses égales par ailleurs », on constate bien que le mercure monte moins haut au sommet de la montagne qu'à son pied, dans les proportion que nous prédisait la théorie. Voilà qui confirme donc celle-ci.

De la même manière que pour le papillon de Wallace dont on avait parlé dans un autre thread, un travail théorique nous permet de faire des prédictions sur ce qu'on peut observer ou pas dans la nature, la différence ici étant que l'on a une expérience précise à réaliser de façon contrôler, plutôt que d'attendre de finir par observer quelque chose.

Si cette histoire de papillon ne vous dit rien, c'était ce thread-ci : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AybcCRXAswcqPg6ZLE

12/16 Mais l'histoire ne s'arrête pas là, car une nouvelle chose qu'on apprend peut ensuite être réutilisée, aussi bien pour poursuivre notre démarche de compréhension du monde que pour mettre ces informations en application. Une quatrième personne va donc intervenir dans notre histoire.

Il s'agit d'un scientifique allemand nommé Otto von Guericke. Celui-ci conclut des travaux réalisés par ses collègues que, contrairement à ce que l'on croyait au départ, la nature tolère plutôt bien le vide. Donc, est-il possible de l'atteindre ?
Photo de l'atmosphère terrestre (trouvée sur la page Wikipédia qui y est dédiée) prise au dessus des nuages : on voit donc en bas une étendue moutonneuse blanche, puis un dégradé de bleu indiquant la hauteur jusqu'à laquelle il reste suffisamment de matière pour continuer de renvoyer la lumière du Soleil, et sur toute la partie haute de l'image, le noir de l'espace. Bon, ici, il ne s'agit pas d'atteindre le vide spatial, mais de recréer du vide au niveau du sol, les deux demandant des technologies assez différentes ; mais donc, effectivement, si on monte au dessus de l'atmosphère, du vide, on en trouve assez facilement.

13/16 Guericke va commencer à travailler sur la question en 1650, et parviendra à mettre au point un outil qu'il appelle « pompe à air », qui est un peu l'ancêtre de nos pompes à vide (à une époque, on disait aussi « machine pneumatique », mais de nos jours ce nom n'est plus utilisé que pour la constellation de l'hémisphère sud qui rend hommage à l'instrument).

Une démonstration de l'instrument aura lieu en 1654 : il s'agit de l'expérience dite des « hémisphères de Magdebourg », du nom de la ville où elle a lieu, dont Guericke est alors le bourgmestre.
Capture d'écran de Stellarium (pour ne pas changer) montrant leur version de la constellation de la machine pneumatique. On voit qu'elle est dans le ciel, présentement du côté du sud-est (mais j'ai dû retirer le sol et l'atmosphère pour qu'on arrive à voir quelque chose), entourée par les constellations de la Coupe, du Sextant, de l'Hydre, de la Boussole et des Voiles (on avait déjà vu cette dernière dans un thread récent, pas très loin de celle du Centaure. Et franchement, on repère surtout ces constellations parce que leurs noms sont écrits). La machine pneumatique elle-même est ici représentée par un support de bois à quatre pieds au dessus duquel est fixé une boule, rappelant celle de l'expérience de Magdebourg que l'on va détailler dans le prochain pouet.

14/16 Le principe est plutôt simple : deux hémisphères posées l'une contre l'autre, de façon hermétique, mais sans rien qui les colle ensemble. La machine de Guericke retire alors l'air à l'intérieur de la sphère ainsi formée, et la différence de pression d'air entre l'extérieur et l'intérieur suffit à les maintenir si fort qu'il devient impossible de les séparer.

Pour voir à quel point cette pression est importante, on attache des chevaux à chacune des deux hémisphères et ont les fait tirer de chaque côté : les efforts conjugués de vingt-quatre chevaux n'ont pas réussi à séparer la sphère !
Dessin en noir et blanc de l'expérience des hémisphères de Magdebourg, que j'avais à l'époque trouvée sur Wikimédia Commons pour la mettre dans mon livre. On voit le ciel, des arbres et quelques bâtiments en fond, et un groupe de gens au premier et à l'arrière-plan regardant l'expérience, mais le détail important est évidemment la grosse sphère située vers le milieu de la partie inférieur de l'image, à laquelle sont attachés un certain nombre de chevaux de part et d'autre, qui tirent pour écarter les deux hémisphères mais n'y parviennent pas.

15/16 Ce n'est d'ailleurs pas la seule réalisation de Guericke : celui-ci reproduira quelques unes des expériences de Torricelli avec un tube contenant du mercure, et constatera comme lui de légères différences, d'un jour sur l'autre, dans la hauteur atteinte par le liquide.

Guericke parviendra à faire le lien entre ces variations et le temps qu'il fait, donnant à l'invention de Torricelli un intérêt météorologique. Le scientifique irlandais Robert Boyle (qui améliorera également les pompes et étudiera le vide) proposera alors vers 1665 de nommer cet instrument « baromètre ».
Zoom sur un baromètre à mercure, semblant être du modèle inventé par Torricelli. On voit un tube de métal contenant une certaine quantité de mercure, à côté duquel on voit des inscriptions comme « rain » (pluie) ou « fair » (beau temps). En effet, la météo est liée aux conditions atmosphériques, et notamment aux variations de la pression de l'air (on parle de « dépression » par opposition aux « anticyclones », par exemple) et mesurer les variations de cette pression, et donc de la hauteur du mercure dans le tube, permet d'anticiper un peu le temps qu'il va faire, comme Guericke l'avait compris.

16/16 La méthode expérimentale illustrée ici n'est qu'une des manières de faire de la science, bien sûr, on en a déjà abordé d'autres à d'autres reprises, mais ça nous donne déjà quelques bons éléments sur la démarche générale qui guide l'activité scientifique. On aura l'occasion d'en reparler !

Je ne sais pas encore quel sera le sujet de la semaine prochaine, n'hésitez pas si vous avez des demandes et suggestions, j'y réfléchirai après les JdLL (les gens qui seront sur Lyon ce week-end, venez dire bonjour !), mais en attendant, j'espère que ces petits threads vous plaisent encore, et donc merci par avance pour les retours et partages :-)
Photo d'une chambre à vide, trouvée sur la page Wikipédia qui leur est dédiée. On voit globalement plusieurs tuyaux reliés les uns aux autres avec des plaques de métal tenues par des vis, et au centre de l'image, un petit hublot permettant de jeter un œil pour voir ce qui se passe dedans. Il s'agit d'une version très perfectionnée des cloches à vide qui permettent déjà de faire quelques expériences sympa (on pourra d'ailleurs en reparler à l'occasion). Ce modèle-ci permet de retirer beaucoup plus d'air… même si le « vide » obtenu contient toujours beaucoup plus de matière que le vide spatial.
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@elzen
Mais avec tout ça, quelqu’un a donné aux fontainiers un moyen efficace de faire monter l'eau à plus de 10m33 ?

@Anaterya Je crains que non. À ma connaissance (mais je ne suis pas spécialiste, donc à prendre avec des pincettes), le seul moyen de faire une fontaine dans laquelle l'eau monte plus haut que ce qu'il faut pour compenser la pression atmosphérique, c'est de la mettre au préalable sous pression autrement, par exemple avec du gaz dissout dedans (le principe de fonctionnement d'un geyser).