@michaelzemmour J'ai souvent fait le dépouillement dans mon bureau de vote, et à chaque fois je vérifie que le résultat officiel correspond bien à ce que j'ai dépouillé.
Je puis donc témoigner de la bonne fois du scrutin *dans mon bureau*, et je sais qu'on est des milliers à le faire. La triche à grande échelle est simplement impossible techniquement.
Le simple fait que ce soit remis en question (vote électronique) m'emmerde au plus haut point.
@gbetous @michaelzemmour Le système de dépouillement à la Française impose quelques contraintes aux scrutins, mais il a effectivement des garanties anti-fraude très solides.
(Typiquement, faire un vote-unique transférable, ou autre méthode de vote par classement, c'est pas vraiment compatible avec notre système de dépouillement (j'ai bien une idée, mais elle implique un système informatique, dont on vérifie les résultats).
Pour le coup, par contre, les méthodes par mention (i.e. jugement majoritaire et consorts) restent compatibles, tant que le nombre de candidats reste raisonnable).
Comment dépouiller un vote unique transférable avec les garanties françaises
Du coup, une façon de gérer le dépouillement d'un mode de scrutins par classement, avec élimination et report de voix.
Tu utilises un système informatique pour obtenir une version numérique de l'ensemble des bulletins, que tu centralise pour l'ensemble de la circonscription.
L'algorithme de transfert des voix tourne, et renvoie :
1. La liste des élimination successives
2. Les scores attendus dans chaque bureau au différentes étapes.
Les bureaux vont eux commencer à faire des piles en triant les bulletins par premier choix.
Une fois les résultats informatiques connus, ils peuvent ensuite effectuer les transferts indiqués, et vérifier la cohérence du résultat.
Évidemment si le résultat est incohérent, ça devient rapidement un gros problèmes.
– Suffisamment simple pour que tout le monde puisse comprendre comment ça marche et revérifier les résultats sans avoir besoin d'un bagage mathématique ou informatique particulier,
– Permet au vote d'avoir une dimension stratégique (j'ajouterais : qui soit davantage qu'un pari hasardeux) sans pour autant empêcher d'exprimer son vote de préférence dans le même temps,
– L'absence de classement par préférences, qui peut être vue comme une limite, évite quand même pas mal des effets de bord gênants de la multiplicité des candidatures proches,
– Et surtout, c'est une méthode de vote qui vise la recherche d'un consensus, ou si pas possible du compromis le plus acceptable, plutôt que d'essayer de respecter ce foutu principe de Condorcet qui est anti-démocratique.
- replies
- 0
- announces
- 0
- likes
- 0