Le Livre d'Argent

Allez, on repart pour un nouveau #Vulgadredi ? Au cours des dernières semaines, nous avons passé en revue l'histoire de la Terre et des bestioles qui ont vécu dessus. Mais à part dans le tout premier thread de la série, on a surtout parlé de l'état de nos connaissances, et pas de la façon dont on les a obtenues. Pourtant, on a terminé là-dessus la dernière fois, tout ça bouge en permanence.

On va donc profiter des seize pouets de ce nouveau #VendrediVulga pour jeter un œil aussi un peu à cette histoire-là, celle de notre découverte du passé (et surtout, en l'occurrence, celui des dinosaures). Par contre, je dois ici prévenir d'entrée de jeu qu'on sort un peu de mon champ de compétences : je peux vous donner quelques étapes importantes, mais j'aurais du mal à entrer dans les détails.
Photographie (trouvée sur la page Wikipédia anglophone dédiée à la paléontologie) montrant un buste représentant George Cuvier (qui est plus ou moins le père de la discipline) exposé (au musée d'archéologie de Montbéliard, apparemment) à côté d'une réplique de fossile de palaeotherium, un équidé de l'Éocène que Cuvier a décrit au cours de ses travaux.

2/16 Et donc commençons par le début : des fossiles d'animaux disparus, on en déterre des tas depuis des lustres. Sauf que, tant qu'on ne sait pas ce que c'est, on a vite fait d'interpréter ça de travers. Par exemple, la Bible parle de géants, alors si on tombe sur un truc qui ressemble à un os surdimensionné, ça peut être plus facile d'imaginer un humain géant qu'un T-rex.

Une hypothèse assez sérieuse, plusieurs fois soulevée (mais délicate à prouver), est d'ailleurs que le mythe grec du cyclope, qu'on rencontre par exemple dans l'Odyssée, aurait pu être inspiré par la découverte de crânes fossiles de proboscidiens, le trou correspondant à la trompe ayant été interprété comme une orbite.
Photographie (trouvée sur Wikimédia Commons) du crâne d'un éléphant nain. La forme générale est assez différente de celle d'un être humain, mais on reconnaît néanmoins assez facilement un crâne, et on peut voir au milieu une grosse cavité, qui dans les faits est à la base de la trompe, mais pourrait effectivement donner l'impression d'être là pour accueillir un œil unique, énorme, au milieu du front.

3/16 Comme on l'a vu dans le thread sur l'âge de la Terre, c'est au cours du ⅩⅧème siècle que l'interprétation de ces fossiles comme étant les restes d'animaux disparus (on les pensait à l'époque « antédiluviens », c'est-à-dire ayant vécu avant le Déluge biblique) a commencé à s'imposer, et c'est à la fin de ce siècle que naît la discipline qu'on appelle aujourd'hui paléontologie.

Le mot lui-même est un peu plus récent : son premier usage date de 1822, sous la plume d'Henri-Marie Ducrotay de Blainville, zoologue français, disciple de Georges Cuvier. On a déjà mentionné ce dernier, et on en reparlera sans doute la semaine prochaine. Le terme a ensuite été promu par le géologue Charles Lyell, ami et relecteur d'un autre Charles, Darwin, cette nouvelle discipline étant au croisement de la biologie et de la géologie.

Et si vous avez manqué le thread sur l'âge de la Terre, il est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B27P3TpYpnveRphhxI

4/16 Lyell est celui qui délimitera les époques de l'Éocène, du Miocène et du Pliocène au sein de l'ère qu'on appelle aujourd'hui le Cénozoïque, mais qu'il désignait pour sa part comme le « Tertiaire ». On a déjà vu, dans le thread sur cette ère géologique, que Cuvier avait nommé quelques espèces qui en dataient, dont un certain mastodonte.

Mais on commençait déjà à s'intéresser aussi aux couches plus profondes et donc aux époques plus anciennes, puisque le premier dinosaure décrit scientifiquement l'a été en 1824. Il s'agissait d'un théropode du Jurassique, long de six à sept mètres, et qui a été le premier dinosaure super-star avant que sa popularité ne soit totalement éclipsée par celle du T-rex et qu'on l'oublie complètement : le mégalosaure.
Vue d'artiste de deux mégalosaures, dans une représentation plus ou moins moderne (Wikimédia Commons m'apprend que l'image, qui illustre la page Wikipédia a leur sujet, date de 2006, soit il y a vingt ans). On voit la forme habituelle de théropodes non-aviens de grande taille, avec des pattes arrière plutôt puissantes, des pattes avant beaucoup plus réduites, une queue servant à l'équilibrer, et une mâchoire pleine de dents. Ils sont également représentés couvert de proto-plumes, et avec des taches semblables à celles d'un léopard, je ne sais pas à quel point ces détails sont justifiés par l'analyse de fossiles, ou simplement imaginés. Il est à noter que la représentation qu'on a du mégalosaure a beaucoup bougé depuis sa découverte, comme pour pas mal de dinos découverts à l'époque, mais on va détailler ça avec un autre exemple.

5/16 L'année suivante, en 1825, ont été nommées deux espèces qu'on a déjà mentionné ici : le déinothérium, un cousin de nos éléphants ayant vécu au Miocène, et le deuxième genre connu de dinosaure : l'iguanodon. Et je vous avais dit dans le thread sur les dinosaures qu'on reviendrait sur le cas de ce dernier, car il illustre assez bien la façon dont nos représentations ont évolué avec le temps.

Commençons donc par son nom. Gideon Mantell, le premier paléontologue à l'avoir décrit, a d'abord trouvé des fossiles de dents ressemblant beaucoup à celles d'un iguane actuel. Il a donc réuni les mots « iguane » et « odontos » (« dent » en grec ancien, on l'a déjà vu), et on peut constater ici que Mantell était britannique, puisqu'en français, on aurait sans doute forgé « iguanodonte », comme pour le mastodon(te).

Et vu qu'on est partis pour rester au Mésozoïque, si vous vouliez plus de Cénozoïque, voyez là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B3WQ6SZ10M6m5tSm9Y

6/16 Mantell n'avait cependant pas beaucoup de restes à sa disposition : principalement des dents, quelques vertèbres et os de pattes, bien loin d'un squelette complet. Dans ces restes se trouvaient quelque chose qui lui évoquait une corne : il a donc imaginé un animal ressemblant à la fois à un iguane et à un rhinocéros.

Et notre paléontologue s'est alors risqué à faire quelque chose de bien utile à la fois pour imaginer la bête et constater l'état des connaissances à un instant donné : un dessin. Un dessin aujourd'hui assez célèbre pour sa fausseté, mais qui nous permet assurément de mesurer le chemin parcouru. Voyez donc ça, on verra la différence dans quelques pouets.
Dessin de l'iguanodon réalisé par Gideon Mantell. On voit une partie du dessin en traits pleins, correspondant sans doute aux parties retrouvées (les pattes, quelques vertèbres, et la “corne”), et le reste en pointillé, avec la mention « iguanodon ». À part la “corne”, l'animal a assez clairement un aspect général de lézard.

7/16 Une troisième grosse bestiole a été décrite en 1832, un thyréophore du Crétacée baptisé Hylaeosaurus armatus. Dix ans plus tard, en 1842, Sir Richard Owen proposa de réunir ces trois bestioles en un seul groupe, pour lequel il a forgé le nom de « terribles lézards », ou, en grec ancien, « δεινός σαῦρος », les dinosaures (il semble qu'Owen entendait « terrible » au sens d'« effroyablement grands »).

Curieusement, trois autres bestioles aujourd'hui reconnues comme des dinosaures avaient été découverts au cours de ces dix ans (Poekilopleuron, Thecodontosaurus et Cetiosaurus), mais Owen ne semble pas les avoir directement rattachés à son nouveau groupe. Il faut dire que l'arbre phylogénique était encore assez nébuleux ; mais la popularité de ce nouveau groupe allait aider, multipliant les fouilles à la recherche de fossiles dans les décennies qui suivirent.

Et si vous voulez un peu plus de détails sur le classement actuel des dinos, voyez le thread dédié : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B33Id3NJF8nqJMBHAe

8/16 C'est ainsi qu'entre 1877 et 1892 eut lieu ce qu'on appelle depuis la « guerre des os », une course à la célébrité entre deux paléontologues états-uniens, Edward Drinker Cope et Othniel Charles Marsh, qui ont multiplié les fouilles de grande ampleur et conduit à la découverte d'au moins 136 nouvelles espèces de dinosaures…

…mais qui ont surtout enchaîné les coups bas, n'hésitant pas à se voler mutuellement des fossiles, quand ils n'essayaient pas de démolir la réputation de l'autre ou de lui faire couper ses financements… voire de faire simplement détruire certaines découvertes. Si quelqu'un vous dit que la rivalité est un bon moteur de progrès, vous pouvez assez clairement citer ce cas comme contre-exemple.

Pour plus de détails sur la question, je vous renvoie à Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_os

9/16 C'est dans ce cadre que Cope décrira en 1878 une espèce de sauropode assez particulière, qu'il baptise « amphicoelias fragillimus », à partir de quelques restes de vertèbres d'une taille particulièrement imposante. Se basant sur la morphologie d'amphicoelias altus, une espèce proche qu'il avait découvert l'année précédente, Cope estime la taille de sa nouvelle trouvaille à quelque part entre 40 et 60 mètres, soit nettement plus que le patagotitan dont on a parlé la semaine dernière.

Vu le contexte, il est toutefois permis de penser qu'il ait pu exagérer… voire même inventer de toute pièce : les vertèbres utilisées pour la description semblent en effet avoir été depuis perdues ou détruites, et n'en subsistent que ses croquis, ce qui empêche de vérifier ses propos. Aucune autre trace de ce sauropode géant n'a semble-t-il été découverte depuis.

Pour du gigantisme avéré, donc, il vaut mieux se référer aux espèces dont on a parlé la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B3kqO4JxCCSj8iul4C

10/16 Pendant ce temps, les choses étaient un peu plus calmes en Europe… mais ne manquaient néanmoins pas d'intérêt. Ainsi, cette même année 1878, des fouilles réalisées dans la mine de Bernissart en Belgique permirent de mettre au jour une trentaine de squelettes d'iguanodons, cette fois-ci bien plus complets et bien conservés.

Cette découverte exceptionnelle a mené à une seconde description de l'espèce, ayant conduit à pas mal réviser la vision qu'on en avait depuis 1825. Notamment, on put constater que ce que Mantell avait pris pour une corne était en fait le pouce de l'animal. Je vous laisse remonter de quelques pouets pour comparer le premier dessin avec celui-ci, daté de 1896.
Dessin (trouvé sur Wikipédia) de deux iguanodons, l'un au premier plan et l'autre un peu plus loin, avec quelques arbres autour ressemblant à des palmiers, et titrée (en anglais) « Un dinosaure gigantesque, iguanodon bernissartensis. Sa longueur est d'environ neuf mètres ». L'animal est cette fois représenté bipède, avec une tête un peu plus allongée et sans corne, mais un pouce pointu aux mains. Celui au premier plan est en train de manger des feuilles directement dans l'arbre. On reste sur une représentation de dinosaure assez ancienne avec notamment la queue qui traine au sol.

11/16 Il restait encore un peu de chemin à faire avant nos représentations actuelles. Il faut dire qu'il n'a pas été évident d'arriver à notre vision moderne des dinos. Vue leur taille, il a par exemple été envisagé qu'ils aient pu passer leur vie dans l'eau, avec juste la tête dépassant pour respirer, la poussée d'Archimède les aidant à supporter le poids de leur corps.

Cette idée est évidemment complètement rejetée aujourd'hui… d'autant qu'on s'est rendus compte que ça aurait rendu leur respiration particulièrement difficile, de la même manière qu'on ne peut pas utiliser un tuba trop long. La quasi-totalité des dinosaures connus étaient terrestres, même si quelques espèces comme le spinosaure ou le liaoningosaure ont pu retourner à l'eau. Les « reptiles marins » comme le mosasaure, on l'a vu l'autre fois, formaient d'autres branches de sauropsides.
Vue d'artiste (trouvée sur Wikimédia Commons) datée de 1929 et totalement obsolète aujourd'hui montrant deux sauropodes vivre au fond de ce qui doit être un lac. Celui en arrière-plan est entièrement immergé, penchant la tête pour “brouter” une algue ou plante aquatique, tandis que l'autre redresse sa tête pour respirer à l'air libre, ce qui serait physiquement assez impossible étant donné la taille de l'animal et donc la différence de pression entre la surface et la profondeur à laquelle se trouvent ses poumons.
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12/16 On a tout de même eu « assez vite » quelques indices du fait qu'il y avait un peu plus que ça à creuser, puisqu'on a retrouvé dès 1860 (soit avant le triceratops, 1889, ou le tyrannosaure, 1905) un fossile d'une qualité exceptionnelle, sur lequel on avait non seulement la forme complète d'un squelette, mais carrément des empreintes de plumes.

Ce fossile, aujourd'hui exposé au Muséum d'Histoire Naturelle de Berlin, a servi à décrire l'espèce appelée archaeopteryx, et illustrait déjà à l'époque le lien de parenté entre les dinosaures disparus et les oiseaux actuels (on l'a même considéré à une époque comme la première espèce d'oiseaux, même si on pense aujourd'hui qu'il était plutôt un de leurs proches cousins).
Photographie du « spécimen de Berlin », le fossile d'archaeopteryx découvert en 1860, très bien conservé (on voit le corps de l'animal au complet). La forme globale évoque à la fois celle d'un théropode non-avien (avec notamment sa longue queue et l'empreinte de dents au niveau de la bouche) et celle d'un oiseau (les os des membres avant ont la forme de ceux d'une aile d'oiseau plutôt que ceux d'une patte avant avec des griffes, et on peut voir tout autour du squelette les empreintes typiques des plumes).

13/16 Mais ce n'est que plus d'un siècle après cette découverte, à la fin des années 1960, qu'on s'est finalement débarrassés de l'image de gros animaux lents et à sang froid, et qu'on a commencé à imaginer des dinosaures vifs et agiles, à sang chaud. On a appelé ça la « renaissance des dinosaures », et il me semble vous avoir déjà suggéré d'aller jeter un œil à la page Wikipédia concernée.

Il s'agit plus d'un changement de point de vue général que des conséquences de découvertes particulières, et à ce titre, on considère ça comme une « révolution scientifique », au sens de Thomas Kuhn, comme (toute proportions gardées) le passage d'une vision géocentrique à une vision héliocentrique de notre système solaire.

Sujet que l'on avait abordé dans ce thread-là, que vous pouvez aller (re)lire si ça vous branche : https://fadrienn.irlnc.org/notice/Azm7oxzbjuzK2vMu8G

14/16 Car les progrès de la science dépendent aussi de facteurs sociaux… et parfois même géopolitiques. On peut par exemple mentionner le cas de l'oviraptor, découvert dans le désert du Gobi en 1924. On l'a nommé « oviraptor » car le premier fossile semblait suggérer qu'il dérobait des œufs dans un nid pour les manger. Hélas, dans les années qui ont suivi, la seconde guerre mondiale, puis la guerre froide, ont compliqué pas mal de nouvelles fouilles.

La détente des relations internationales à la fin du vingtième siècle a permis de remettre à l'ordre du jour les fouilles dans cette région, et à découvrir en 2001 un proche cousin de l'oviraptor, le citipati, dont les fossiles bien mieux conservés ont permis de mieux comprendre leur mode de vie. Et il semble donc que plutôt que de voler des œufs, notre dinosaure du Crétacé… couvait les siens !
Photographie d'un fossile de Citipati, trouvé sur Wikipédia. On voit la forme du nid de l'animal, avec visiblement plusieurs œufs à l'intérieur, au dessus desquels on voit plusieurs partie du squelette d'un animal adulte qui devait être en train de les couver au moment où l'ensemble a été enseveli.

@elzen Et je trouve le nom de la bestiole aussi beau que son fossile : Archaeopteryx lithographica

15/16 Ces dernières années, pas mal de nouvelles découvertes de dinosaures se font du côté de la Chine, notamment dans ce même désert du Gobi, ainsi que dans la province de Liaoning. On peut d'ailleurs le noter à leur nom, plusieurs espèces récentes ayant un nom en -long plutôt qu'en -saure (« dilong » ou « guanlong » par exemple), -long signifiant « dragon » en mandarin.

Bien sûr, la plupart ne sont connus que par des traces très partielles… Mais parfois, on a la chance de trouver un fossile d'une qualité exceptionnelle qui permet de se faire une idée non seulement de leur morphologie… mais même de leurs couleurs, comme pour ce sinosauropteryx (littéralement « le lézard ailé chinois », appelé en mandarin « zhonghua longniao » (中华龙鸟)).
Photo d'un fossile de sinosauropteryx, un petit théropode. On voit l'empreinte complète de l'animal, avec des traces visibles de son plumage. On peut même constater sur sa queue une alternance entre des zones claires et des zones plus sombres, brunes, donnant un motif rappelant un peu la queue d'un raton-laveur. D'autres études ont d'ailleurs montré qu'il devait avoir sur le visage un “masque” de couleurs lui aussi assez semblable à celui d'un raton-laveur.

16/16 Ces fossiles exceptionnels font évidemment pas mal progresser nos connaissances, mais comment passe-t-on d'un tas d'os plus ou moins complets à une idée de la façon dont la bestiole vivait, au juste ? Pour répondre à cette question, on se penchera la semaine prochaine sur ce que l'on appelle l'« anatomie comparée », ainsi que sur une notion assez intéressante appelée « convergence évolutive ».

En tout cas si ça vous plaît toujours, donc n'hésitez pas à réagir et à partager, vu que les retours que je reçois m'encouragent à continuer :-) En tout cas, pour conclure ce thread-ci, il faut évidemment que je vous montre comment on représente aujourd'hui les iguanodons, pour que vous puissiez comparer avec les dessins montrés plus haut.
Représentation un peu plus contemporaine d'un iguanodon, trouvée sur Wikipédia. L'animal est de nouveau représenté quadrupède, mais dans une posture qui suggère qu'il pouvait se redresser sur ses pattes arrières (il semble qu'il y ait eu des bipèdes et des quadrupèdes dans sa famille proche). Il a maintenant une rangée de petites pointes sur le dos, et un bec corné. Sa queue est représentée à l'horizontale, servant à équilibrer son corps.

Et un petit 17/16 tout de suite, parce que justement, @LeMuseum vient de publier un article sur la façon dont l'iguanodon se déplaçait et donc le fait qu'on continue de modifier nos représentations dessus. J'ai vu passer leur pouet à ce sujet juste à la fin de la rédaction de ce thread, donc voilà, je ne change pas ce qui est déjà écrit plus haut mais je ne pouvais pas ne pas rajouter le lien en post scriptum :-)

https://www.mnhn.fr/fr/actualites/quand-les-dinosaures-passent-a-4-pattes-comment-marchait-iguanodon

@clic Effectivement, certains noms de dinos (ou d'autres espèces disparues) sont plutôt classes, et celui-ci en est un très bon exemple !

D'ailleurs, j'en profite pour dire que les noms que j'ai tendance à utiliser dans ces derniers threads sont souvent les noms de genres plutôt que les noms d'espèces, alors que parfois on connaît plusieurs espèces du même genre.

Par exemple, on connaît une seule espèce de tyrannosaures, le Tyrannosaurus Rex, mais plusieurs espèces d'iguanodons, dont par exemple l'I. Bernissartensis (dont le nom vient de la mine évoquée plus haut) ou l'I. Anglicus (je crois que c'est l'espèce décrite par Mantell).

@elzen

Il a une luge intégrée à son squelette, l'iguanodon de Mantell ???

@elzen

Bèh, comment tu fais pour ne pas citer "Nos mondes perdus" de Marion Montaigne dans ce thread ?
Elle t'a piqué ton pique-nique quand vous étiez petits ?
Tu as quelque chose à lui reprocher sur le plan scientifique ?