Le Livre d'Argent

Thèbes se relève de la guerre civile entre Étéocle et Polynice, et tout va bien pour toujours dans le meilleur des... hein ? quoi ? on me signale qu'en fait pas du tout ? On me dit qu'à la guerre des Sept contre Thèbes il y a une suite inattendue comme la postlogie de la saga Star Wars ?
Et qu'après s'être parlé des papas ce soir on va se parler des fistons ? Eh bien allons-y !

Les Épigones : drôles de fils à papa — un THREAD ⬇️

Fresque romaine montrant Alcméon tuant sa mère Ériphulè, pour des raisons qu'on va voir dans ce thread, un peu de patience.

Description longue : sur un fond jaune ocre qui représente des bâtiments, un homme jeune et pas très habillé (il a juste un bout de tissu sur le bras gauche) tient une épée dans la main droite et une sorte de bâton doré dans la main gauche. Devant lui, une femme, jeune, en tunique rose saumon, a un genou en terre. Elle tend le bras vers lui pour l'implorer. Mais le jeune homme semble impassible. Deux petits garçons, peut-être des Cupidons, observent la scène par des fenêtres, mais je me demande si ce sont vraiment des Cupidons parce que vraiment on se demande c'qu'ils foutraient là.

DONC ! Thèbes avait échappé à la prise par la grosse armada venue d'Argos sous le commandement du roi Adraste, et après quelques années arrive au pouvoir un certain Laodamas.

Ce Laodamas est le fils d'Étéocle, mais, nous disent les sources, à la mort de son popa, il était tout petit ; d'où une période de régence par Créon, qui s'est, on l'a vu, moyennement passée.

Cependant, à Argos aussi, la rivale de Thèbes, il y avait des fils à papa.
Et tout d'abord Thersandros.
Le fils de Polynice.

Et Thersandros fumait de rage. Il y a dix ans, on n'avait fait rien qu'à lui zigouiller son papa ! Cela clamait vengeance et châtiment comme une ombre d'ogive en Iran ! Et d'ailleurs, plein de gens pensaient comme lui à Argos.
Par exemple Diomède. Le fils de Tydée.
Ou Promakhos. Le fils de Parthenopaios.
Ou Sthénélos. Le fils de Kapaneus.

Sept fils à papa, sept descendants, sept epigonoi en grec, ruminent des projets de vengeance.
En français on les appelle les Épigones.

– On veut venger nos papas, venger nos papas ! ronchonnent les Épigones, et pour ce faire, on veut prendre Thèbes, tuer son roi et la piller ! Mais d'abord, allons consulter un petit oracle pour voir comment procéder.

Ils accourent donc devant un oracle.

— Faites excuse, m'sieur l'oracle, mais on peut prendre Thèbes siouplaît ?
– Les présages vous sont favorables, vaillants guerriers ! Mais...
– Mais ?
– À une condition !
– Laquelle ?
– Que votre chef soit le noble Alcméon !

"Alcméon ? Sayki ?" faites-vous probablement lecteuroutrice.

Eh bien Alcméon est le fils aîné, excusez du peu, du prophète-poète-guerrier-badass Amphiaraos, et d'Ériphulé, cliché misogyne ambulant.

Deux threads plus tôt, la perfiiiiide Ériphulé avait forcé son mari Amphiaraos à partir faire la guerre. Même s'il avait prédit qu'il y mourrait. Et que ses prédictions tombaient toujours juste.
Non mais, faut la comprendre, Ériphulé, on lui avait offert une SUPER ROBE.

Et même la robe divine de la déesse Harmonie.

Vous vous en souvenez (ou pas) (franchement ça dépend de quand vous avez lu les threads précédents), Amphiaraos, en partant, avait réuni ses fils Alcméon et Amphilokhos, et leur avait dit en substance :

– Gamins. Votre mère m'envoie à une mort certaine. Alors quand vous serez grands, vous vengerez ma mort en punissant cette [insulte sexiste] de [insulte sexiste] qui [insulte sexiste] !
– Oui papa, avaient placidement répondu les gamins.

Alcméon et son frère étaient désormais grands.
Et voilà que les autres fils à papa viennent les trouver pour leur dire :
– Hé Alcméon, ça te dit on fait une sequel à la Thébaïde ? Tu veux aller prendre Thèbes avec nous pour venger nos papas ? C'est toi qui seras le chef.

Alcméon hésite.
– Boh, chépas, ma to-do est bien full, j'ai déjà une vengeance sacrée à accomplir sur la personne de ma maman, je sais pas quel ordre de priorité, là.

Les autres fils à papa cherchent alors un moyen de convaincre Alcméon. Mais comme toute leur stratégie consiste à regarder ce qu'ont fait leurs papas et à faire pareil, ils vont trouver Ériphulé.

Il y a dix ans, Ériphulé avait poussé son mari sous le bus quand Polynice lui avait offert la robe d'Harmonie*.
Cette fois, Thersandros, fils de Polynice, lui offre... le collier d'Harmonie.
Pour qu'elle pousse son fils sous le bus.

(* ou le collier. Les sources se contredisent allègrement.)

Ériphulé étant un cliché de femme frivole tel qu'échafaudé par une mentalité mascu dans une des sociétés les plus atrocement patriarcales de l'histoire connue, elle reçoit le collier avec des étincelles dans les yeux.

Puis elle vient susurrer à l'oreille de son fils : "dis mon cher fils tu penses pas que prendre la tête de cette expédition vengeresse c'est un super projet professionnel ?"

– Pfou, je suis débordé avec toutes ces tâches, soupire Alcméon, et il va lui aussi consulter un oracle.

– Oracle d'Apollon ! vient clamer Alcméon, je dois faire quoi ? Venger mon père en prenant Thèbes ou en trucidant ma maman ?
– Les deux, jeune homme.
– Woh vraiment ? Faut que je m'en prenne à ma maman ?
– Elle a trahi son époux pour un collier et son fils pour une robe.
– Mais je m'y perds, je sais pas quelle est la priorité, là.
– Écoute, mets d'abord la prise de Thèbes en haut de ta To-Do, puis la vengeance familiale en numéro 2.
– Ah ouais, super ! Apo, vous êtes plus fort que Trello !

Alcméon prend donc la tête de l'expédition.

Et voilà que déferlent avec leurs armées sur la campagne thébaine les Épigones :

> Alcméon et Amphilokhos, fils d'Amphiaraos
> Aigialeus, fils du roi Adraste
> Diomède, fils de Tydée (et futur meilleur pote d'Ulysse)
> Sthénélos, fils de Capaneus
> un septième larron qui est soit Polydoros le fils d'Hippomédon, soit Euryalos le fils de Mékisteus, en tout il sert surtout à atteindre le numéro sept
> et Thersandros, fils de Polynice

Leur armée, composée de guerriers d'Argos, de Messénie, d'Arcadie, de Corinthe, de Mégare, et plein d'autres endroits que vous connaissez pas mais enfin c'est en Grèce, fait des ravages dans la campagne thébaine. Et que je pille, et que je brûle, et que je sème chaos douleur et désolation dans les villages locaux.
Mais le roi Laodamas de Thèbes ne veut pas être en reste. Pif pouf, il lève une armée et va à la rencontre de l'armada des Épigones près d'un lieu-dit nommé Glisas.

Là, les deux armées se rencontrent et c'est LE CHOC !
Le combat fait rage ! Ça castagne ! Ça défonce !

...
Bon, en fait, aucune source antique que nous possédons ne prend la peine de raconter la bataille. Contrairement à la guerre des Sept contre Thèbes où on a beaucoup, beaucoup trop de récits du combat.
On sent que personne n'est vraiment passionné par cette sequel de la suite de l'épisode 7.

Ce que nous disent nos sources, c'est que le combat fut rude.

À un moment de la bataille, Laodamas le roi de Thèbes et fils de Polynice réussit à abattre Aigialeus, le prince d'Argos et fils d'Adraste.
Mais là, Alcméon le fils d'Amphiaraos réussit à pourfendre Laodamas le fils de Polynice.
Les Thébains sont vaincus, et leurs pertes sont immenses.

– Oskour ! gémit la population. Devin Tirésias, toi qui conseilles tous nos rois non-stop depuis Cadmos et boudiou mais quel âge as-tu, dis-nous quoi faire !
– Quitter la ville. Vite.

Les Thébains et Thébaines en panique prennent leurs claques et leurs cliques, et filent hors de la ville. La population se réfugie tout entière dans un coin paumé nommé Tilphossaïon.

Si bien que rien ni personne ne défend la cité des envahisseurs.
Les Épigones entrent dans Thèbes désertée.
Et la pillent.
Ils chopent tout ce qui a de la valeur, toutes les personnes qui peuvent se revendre comme esclaves, ils mettent même la main sur une fille de Tirésias nommée Daphné et restée dans le quartier.

En plus, ils détruisent les murs de Thèbes, les fameux murs créés par les incantations magico-poétiques d'Amphion le roi musicien.

Après quoi, les Épigones rentrent bien gavés. Ils se rappellent soudain qu'ils ont promis à l'oracle d'Apollon de lui filer, je cite, "la plus belle part du butin". Pas de souci, ils envoient à Delphes une partie de leurs thunasses, ainsi que Daphné (aussi appelée Mantô), qui deviendra l'une des prophétesses les plus réputées de Delphes sous le nom de Sibylle.

@hist_myth
Bon alors les transports en commun c'était dangereux dans l'antiquité?

@Gobabu Je pense que si tu croisais un bus dans l'Antiquité c'était au moins un peu particulier

[alors non, c'est pas la même Sibylle que la Sibylle de Cumes, il y a plusieurs Sibylles, 4 ou 5 je crois, c'est super compliqué cette histoire de Sibylles]

De toute façon la pauvre fille ne reverrait jamais son père Tirésias, car celui-ci, parti hors de Thèbes, avait connement bu l'eau délétère de la source Telphoussa et était mort aussi sec.
Adieu Tirésias.

Au passage, les Épigones laissent sur le trône de Thèbes l'un des leurs, Thersandros.

@hist_myth
Bon alors le numéro six est le numéro sept?
https://www.youtube.com/watch?v=osNmf_zmSyE
Déjà dans la série il est le N°9 *ET* le N° 1...

@Gobabu Je vois pas de quoi tu veux parler *sifflotte*

CW matricide

Cependant le retour des Épigones n'est pas aussi golri qu'on pourrait le croire.

Déjà, parce qu'Alcméon ayant rayé la tâche n° 1 sur sa to-do list de la vengeance, devait passer à la tâche 2 :
Trucider sa maman.

Aussi, ni une ni deux, prenant une épée, et avec ou sans l'aide de son frère Amphilokhos selon les sources, Alcméon plagie le mythe d'Oreste après avoir plagié le mythe d'Amphiaraos, et il tue Ériphulé.

Sa propre mère.

@hist_myth Bon et l'autre Alcméon pas capable de faire une todo list, il a pas oublié un truc ? Ou il attend que sa mère est le set complet "harmonie" qui donne je ne sais quel pouvoir magique ?

@iergo On y arrive, on y arrive

@iergo Y a quand même beaucoup d'empressement à voir venir le meurtre matricide quand même, gloups

Ce qui n'échappe pas aux terribles déesses de la vengeance, les Érinyes, qu'appelle le sang versé des meurtres au sein d'une même famille.

Elles se jettent sur Alcméon qu'elles font tourner en bourrique.
Alcméon devient zinzin.

Il fuit Argos, sa ville natale... emportant la robe et le collier d'Harmonie au passage (même complètement à l'ouest, il perd pas le nord).

Pour guérir de sa folie et chasser les Érinyes, il faut qu'un roi le purifie !

Oui, le rang de monarque, en Grèce, ça donne immédiatement les compétences pour accomplir des rites de purification/ exorcisme/ guérison magique (le roi grec rétablit la paix avec l'Olympe, guérit vos troubles psychiques, chasse les Érinyes et ramène l'être aimé)

Après un petit stop chez le roi Oiclès d'Arcadie, Alcméon échoue à Psophis, domaine du roi Phégeus.
Phégeus accepte de le purifier et, en bonus, lui donne la main de sa fille, Arsinoé.

– Oh, s'écrie Alcméon, Arsinoé, ma chérie, quelle chance que nous nous sommes rencontrés !
– Oui, nous allons vivre une vie d'amour et de bonheur loin des malédictions de Thèbes et d'Argos !
– Bien sûr ! Aimons-nous ! Marions-nous ! et en cadeau de noces sublimes, rayonnants et pas du tout maudis, voici *la robe et le collier d'Harmonie* !

Oh le con.

Comme Alcméon tentait de refaire sa vie à Psophis, voilà qu'une terrible malédiction s'abat sur le pays : la terre ne produit plus de nourriture.

Famine, misère, souffrance, bref personne rigole.
Alcméon retourne chez l'oracle d'Apollon.
Qui lui dit :

– Noble Alcméon, tu as choisi la mauvaise localisation pour ta purification.
– Oh merde, je peux pas rester à Psophis ?
– Non, Alcméon. Va à l'embouchure du fleuve Akhéloos, et là, fais-toi offrir une terre qui n'existe pas encore.

Alcméon est embêté. Mais on ne dit pas non à l'oracle d'Apollon.
Il ajoute donc à sa To-Do de trouver un pays nouveau au bord de l'Akhéloos, et part de Psophis.

Sans Arsinoé, hein.
Qui reste chez son papa avec la robe et le collier maudits.

Alcméon marche. Il marche. Il marche longtemps.
Il fait une petite pause à Calydon, le domaine de Diomède, où on l'accueille, et en Thesprotie, où on le chasse.
Enfin il arrive au fleuve Akhéloos. Fleuve qui est aussi un dieu.

Akhéloos accepte de le purifier, pour de bon cette fois, et, en bonus, lui donne la main de sa fille, Kallirhoé.

(Je vous ai dit que c'était un mythe qui se répétait ?)

– Oh, s'écrie Alcméon, Kallirhoé, ma chérie, quelle chance que nous nous sommes rencontrés !
– Oui, nous allons vivre une vie d'amour et de bonheur loin des malédictions de Thèbes et d'Argos !
– Bien sûr ! Aimons-nous ! Marions-nous !... ... ...
– Et... ?
– Et quoi ?
– Et, t'as pas de cadeaux à me faire ? Je croyais que t'avais sous la main un collier et une robe divins.
– Ah ! le collier et la robe d'Harmonie !
– Voilà. Y sont où ?
– Je... je les ai laissés...
– Où ?
– Chez... mon autre femme.

Touchée à son tour par la convoitise maudite, Kallirhoé refuse de vivre avec son mari s'il ne lui donne pas la robe et le collier d'Harmonie.

Alcméon le bigame est bien embêté. Mais enfin, il se résout à partir pour Psophis.

– Mon gendre ! quel bon vent vous amène ? l'accueille Phégeus.
– Eh bien, j'ai des nouvelles de la guérison de ma malédiction, je ne serai parfaitement purifié que quand j'aurai consacré à Delphes la robe et le collier d'Harmonie, ment éhontément Alcméon.

– Oh... cette robe et ce collier-là... c'est qu'Arsinoé y tient beaucoup...
– Oui, je sais, mais...
– Ah, mais je comprends... il faut faire des sacrifices... Tenez, les voici, allez accomplir votre mission divine.

Cependant, avant qu'Alcméon ne quitte le royaume de Phégeus, voilà qu'un esclave se glisse auprès du roi et lui susurre :
– Alcméon vous a menti ! Il ne veut pas dédier à Apollon la robe et le collier ! Il veut les donner...
– À qui ?
– À... son autre femme.

Phégeus l'a mauvaise.

CW meurtre, violence sur une sœur, esclavage

Très mauvaise.
Si mauvaise qu'il ordonne à ses fils Pronoos et Agénor de se poster en embuscade sur le chemin d'Alcméon !
Qu'ils assassinent, donc.

– Vous avez tué mon mari vous êtes des monstres ! clame Arsinoé, pas rancunière, il faut le dire à son éloge.
– La ferme ! répliquent les frères, et ils cloîtrent Arsinoé dans une grande caisse qu'ils envoient dans un autre coin de Grèce, chez le roi Agapénor, où la princesse devient esclave.

Mais Kallirhoé a vent de toute cette histoire.
Et Kallirhoé n'est pas n'importe qui. Son père, c'est un dieu. Son mari, certes, c'est un mortel. Mais son amant, c'est Zeus.
Et quand elle entend dire qu'on lui a zigouillé son époux, elle en appelle à Zeus.
Dans une ellipse du récit, Kallirhoé a eu d'Alcméon deux fils, Acarnan et Amphotéros ; et elle exige de Zeus qu'il transforme aussitôt ces petits en adultes.
Pour qu'ils vengent leur papa.

(Je vous ai dit que ce mythe se répétait ?)

Aussitôt devenus grands, costauds et poilus du menton, Acarnan et Amphotéros fils d'Alcméon partent du foyer maternel en quête des assassins de leur père.
Sur leur route, ils font halte chez le roi de Tégée, Agapénor.

Au même moment, Pronoos et Agénor fils de Phégeus partent avec la robe et le collier pour consacrer ces objets au temple d'Apollon à Delphes.
Sur leur route, ils font halte... chez le roi de Tégée, Agapénor !

CW meurtre

Autant vous dire que dès que les quatre hommes se retrouvent sous le même toit, ça bastonne sec !

Mais Acarnan et Amphotéros l'emportent, trucidant les assassins de leur papa, et tant qu'à faire ils font une petite descente sur le royaume de Psophis où ils déboulent dans le palais royal et zigouillent Phégeus, et son épouse aussi par-dessus le marché.
Les sujets de Phégeus essaient bien de les poursuivre, mais les vengeurs les repoussent et s'échappent.

Enfin, devenus les derniers maîtres de la robe et du collier d'Harmonie, ils les déposent au temple d'Apollon à Delphes, mettant fin à la malédiction et au cycle de jalousie et de violence.

Enfin, ces fils à papa de fils à papa partiront coloniser une terre qui prendra le nom d'Acarnanie.

C'est enfin tout pour le cycle des rois de Thèbes et de leurs descendants !

Merci à tous et toutes pour la lecture de ces mythes de plus en plus obscurs et bizarres au fil des mois !

Sources : Apollodore, Bibliothèque ; Diodore de Sicile, Bibliothèque historique ; Hygin, Fables ; Pausanias, Description de la Grèce.

CW meurtre

@hist_myth

Sous le même toit ?
Ils se bastonnent chez leur hôte ?
C'est pas une violation des lois de l'hospitalité, ça ?

CW meurtre

@lienrag Faut poser cette question au pseudo-Apollodore d'Athènes si tu trouves une machine à remonter le temps calibrée pour le IIe siècle.

@hist_myth
Le père du roi de Thèbes et le père de Thersandros, 7e Épigone de la liste, s'appellent tous les 2 Polynice. C'est le même ?

@ancilevien74 Oui, Thersandros est le fils du Polynice mort lors de l'invasion ratée de Thèbes.

@hist_myth La Pythie aussi claire et compréhensible que ça ? C'est louche, non ? 🤔
replies
0
announces
0
likes
0

@hist_myth Le mariage fait partie de la purification, du coup, ou c'est juste que ces gens manquent cruellement d'imagination sur comment accueillir les invités maudits ?

@elzen Plutôt la 2e option j'ai l'impression !

@hist_myth C'est quand même fou que dans les mythes grecs, ils DOIVENT buter les membres de leur famille (serment, prophétie, honneur...), alors que dans le même temps c'est tellement interdit qu'il y a des divinités dédiées à le punir.

@theodikay Les divinités sont pas trop d'accord entre elles visiblement.
Note que c'est souvent Artémis et Apollon qui incitent les gens à s'entre-tuer... On pourrait monter une belle théorie du complot