Le Livre d'Argent

Allez, c'est l'heure d'un nouveau #Vulgadredi ! Et donc comme on a eu droit à une surprise cette semaine, on va faire une petite pause dans notre exploration du passé de la Terre pour parler un peu de ce qui vient de se passer : les seize pouets de ce nouveau #VendrediVulga vont donc être consacrés aux aurores polaires.

Parce que oui, commençons par là : normalement on dit « aurores boréales » seulement pour celles visibles au nord, et pour celles du sud, on dit plutôt « aurores australes », ce dont je ne pige pas trop l'intérêt vu que c'est exactement le même phénomène des deux côtés, mais bon, hein. Il s'agit donc de ces lumières étranges dans le ciel que vous avez probablement déjà croisées au moins ici en photos. Mais d'où ça vient, au juste ?
Photo prise par un de mes collègues (on en reverra quelques autres plus bas et je le crédite proprement à la fin du thread) montrant l'aurore polaire dont on va parler dans ce thread. On voit des arbres dans l'ombre au premier plan, avec derrière les lampadaires d'une ville (en l'occurrence celle de Lannion, on reparlera des lampadaires un peu plus bas), avec dans le ciel des lueurs vertes au dessus de l'horizon, et dans un ton rouge-violet plus haut. On repère assez bien les sept étoiles formant la casserole de la Grande Ourse, actuellement à la verticale, nous indiquant que la photo a été prise globalement en direction du nord.

2/16 J'avais déjà mentionné les quelques points qui vont intervenir ici dans mon thread sur l'habitabilité des planètes⁽*⁾. Notamment le fait que le voisinage de certaines étoiles est assez peu fréquentable : elles ont tendance à éjecter assez de matière, et assez fort, pour réduire considérablement les chances de survie sur les planètes qui les entourent.

Notre Soleil à nous est fort heureusement beaucoup plus calme, mais il lui arrive quand même de temps à autres de s'énerver un peu, et c'est ce qui s'est passé ce dimanche 18 janvier 2026 à 18h09, où la sonde SoHO, qui surveille notre étoile, a détecté la plus importante éruption solaire de ces vingt dernières années. Éruption suivie de ce qu'on appelle une « éjection de masse coronale », abrégé (en anglais) en « CME ».

(∗) Pour les gens qui ont oublié ou n'étaient pas encore là, celui-ci : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AxCLpjrQgQ11SSuqau

3/16 « Coronal » désigne ce qui vient de la couronne solaire, la partie la plus externe de notre étoile, celle qu'on a la chance de pouvoir observer pendant les éclipses totales de Soleil parce que le diamètre apparent de notre Lune dans le ciel est pile le même que celui (du reste) de notre étoile.

Mais on reparlera probablement de ce genre de choses dans un thread dédié aux éclipses. Qui aura peut-être lieu juste avant ou juste après le 12 août prochain, date où une telle éclipse devrait se produire (elle sera malheureusement seulement partielle en France, donc pas de couronne pour nous, mais la bande de totalité passera au Groenland et en Espagne). En attendant, revenons à notre CME.
Image en noir et blanc, issue d'un mensuel de vulgarisation scientifique datant de 1900 et trouvée sur Wikimédia Commons, montrant une partie de la couronne solaire. On voit le ciel étoilé en fond en haut, et en bas, un disque sombre couvrant la surface du Soleil (je ne sais pas s'il s'agit d'une photo prise pendant une éclipse ou d'un cache artificiel). Entre les deux, une zone partiellement lumineuse, correspondant à la haute atmosphère de notre étoile, dans laquelle on peut deviner la matière de plusieurs éruptions solaire, dont une plutôt bien visible et qui semble atteindre l'espace (même si elle reste bien plus petite que celle de l'éruption de lundi dernier, dont on verra une image plus loin dans ce thread).

4/16 La matière a donc été éjectée de la couronne de notre étoile dans une direction qui lui a permis d'atteindre notre planète, ce qui évidemment n'est pas systématique, et également avec une vitesse assez élevée : plus de deux mille kilomètres par seconde ! Ce qui fait que le flux de particules a commencé à atteindre notre planète le lundi 19 janvier vers 21h20.

Habituellement, la matière éjectée par notre étoile qui arrive jusqu'à nous a quand même besoin de deux ou trois jours pour faire les environ cent cinquante millions de kilomètres qui nous séparent du Soleil (un peu moins en ce moment, on a vu dans un thread récent qu'on est passés au périhélie début janvier). Rappelons que la lumière, de son côté, fait le trajet en seulement huit minutes, ce qui permet de savoir à quoi s'attendre avec un peu d'avance.

Ah, si la notion de périhélie ne vous est pas familière, c'était ce thread-là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1eLdfHtgGiD0P7Qvo

5/16 Et donc, une fois la matière éjectée par notre étoile arrivée jusqu'à nous, que se passe-t-il ? Pour comprendre ça, on va quand même faire le lien avec la série de threads en cours, en rappelant qu'à l'Hadéen, avant que notre planète soit totalement solidifiée, les éléments les plus denses ont naturellement eu tendance à plonger vers l'intérieur, et à s'accumuler au niveau du noyau de notre planète.

On appelle cette organisation en couches la « différenciation ». Elle concerne toutes les planètes, mais également les planètes naines et les plus gros astéroïdes. Si vous avez déjà entendu dire, par exemple, qu'une météorite est « différenciée », ça veut dire qu'il s'agit d'un fragment d'un corps assez gros pour que cette différenciation ait eu lieu, ce qui va influer sur sa composition.

Et si vous ne savez pas ce que c'est que l'Hadéen, le thread de la semaine dernière est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B2LuuVzTLtGtHpY252

6/16 Ces éléments lourds sont notamment des éléments radioactifs, dont les désintégrations conduisent à augmenter la température interne de notre planète. Si vous vous souvenez, c'est parce qu'ils ne connaissaient pas ce phénomène que de Buffon et Lord Kelvin ont sous-estimé l'âge de notre planète, on l'a vu dans le thread d'il y a deux semaines.

Mais ces éléments lourds sont également les métaux. Et quand la température du noyau est assez importante pour qu'il reste partiellement liquide, les mouvements de ces éléments métalliques peuvent donc générer un champ magnétique entourant la planète. La présence d'un champ magnétique est d'ailleurs aussi un élément important pour l'habitabilité d'une planète, puisque justement, il protège des éruptions stellaires.

Et donc si vous ne vous souveniez pas, le thread sur l'âge de la Terre est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B27P3TpYpnveRphhxI

7/16 En effet, les particules éjectées par notre étoile sont ionisées, c'est-à-dire qu'elles n'ont pas le bon compte d'électrons⁽*⁾ par rapport à leurs protons, et sont donc chargées électriquement. Ce qui les rend sensibles aux champs magnétiques. Plutôt que de foncer tout droit, ces particules sont donc déviées par celui de notre planète et suivent ses lignes de champ.

C'est donc la raison pour laquelle ces aurores sont des phénomènes « polaires » puisque, comme un gros aimant, notre Terre présente un pôle nord et un pôle sud par lesquels passent ces lignes (je parle bien ici des pôles magnétiques, pas des pôles géographiques. Les deux sont en pratique relativement proches l'un de l'autre, mais pas confondus, donc le nord qu'indique votre boussole n'est pas exactement celui de votre carte, même si ça suffit largement pour s'orienter.)

(∗) Allez, un dernier petit lien pour réviser, le thread sur la structure des atomes : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B0i3iWqqbgijU0cabg
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8/16 Être dévié par le champ magnétique terrestre fait considérablement ralentir les particules issues du Soleil, assez pour ne pas causer trop de dégâts, mais elles restent ionisées et fortement énergétiques, ce qui les fait interagir avec celles de notre atmosphère, et ce sont ces interactions qui génèrent ces lumières que nous pouvons observer dans le ciel.

Ces lumières sont de plusieurs couleurs différentes en fonction des particules qui interagissent, et donc de l'altitude où ce phénomène a lieu, la composition de notre atmosphère changeant en fonction de la hauteur à laquelle on se trouve. Les couleurs dominantes sont habituellement le vert et le pourpre, mais d'autres peuvent également apparaître selon les cas.
Photo prise par mon collègue lors de l'aurore du 19 janvier 2026, à proximité de Lannion. On voit en bas de l'image une maison plongée dans l'obscurité et, dans le lointain, quelques arbres et la lumière de lampadaires. Au dessus, le ciel nocturne est presque entièrement occupé par deux grosses zones lumineuse, une présentant plusieurs nuances de vert juste au dessus de l'horizon, et une autre rouge-violacée occupant la quasi-totalité du ciel restant, soit environ la moitié de l'image. Quelques étoiles peuvent être devinées à travers la partie rouge.

9/16 Plus précisément, le vert est la couleur dominante a proximité des pôles magnétiques, là vers où les particules sont déviées, mais disparaît habituellement quand on s'en éloigne trop. C'est la raison pour lesquelles les lueurs qu'on voyait, en France, danser dans le ciel lors des aurores de ces dernières années étaient surtout dans des tons rouges-violets et ne ressemblaient pas aux photos venues de Scandinavie ou du Groenland.

Mais l'éruption solaire de dimanche dernier a été tellement intense que les aurores qui ont suivi ont été particulièrement exceptionnelles, permettant d'observer les voiles verts jusqu'en Normandie et en Bretagne, ce qui était donc un spectacle assez rare pour les quelques personnes qui ont eu la chance de pouvoir l'observer.
Autre photo prise par mon collègue ce soir-là, toujours à proximité de Lannion. On voit en bas la même maison plongée dans l'obscurité et quelques lampadaires lointains, mais la partie importante est de nouveau surtout le ciel nocturne où les quelques étoiles (on en voit plus que sur la photo précédentes) sont en partie masquées par magnifiques lueurs en trois couches, un vert bien lumineux, puis une partie rouge plus sombre, puis plus loin une autre bande verte au ton un peu différent de la première.

10/16 D'autant que le phénomène a duré un certain temps, même si la météo n'a été au rendez-vous qu'une partie de la nuit et que les nuages ont finit par cacher le spectacle (ce qui a hélas été le cas aussi à d'autres endroits où il aurait été possible d'observer l'aurore si le ciel avait été dégagé).

En fait, les interactions atmosphériques à l'origine des aurores ont probablement continué une bonne partie de la journée… mais évidemment, les lueurs qu'elles produisent sont beaucoup trop faibles par rapport aux lumières du jour, et que donc on ne pouvait plus rien voir une fois le Soleil levé. Même de nuit, la pollution lumineuse des villes affecte pas mal le spectacle.
Autre photo prise par mon collègue un peu plus loin de la maison des deux précédentes. On voit cette fois une rangée d'arbres dans l'obscurité du premier plan, mais qui est loin de cacher les lampadaires allumés situés derrière, formant une bande de lumière quasi-continue. Avec tous ces lampadaires, le ciel est également beaucoup plus lumineux, ce qui rend les lueurs des aurores beaucoup plus pâles et plus difficiles à discerner (on repère quand même une zone rosâtre assez bien prononcée, et un peu plus haut, une légère teinte de vert). On voit aussi que les nuages commencent à arriver, ce qui n'aide pas.

11/16 Quelques lueurs, beaucoup plus faibles, étaient encore visibles dans le ciel mardi soir, correspondant à la fin de la CME, mais cette éruption-ci est maintenant terminée. La tache solaire qui en était à l'origine est cependant toujours là et toujours pas trop mal orientée, il me semble, donc cela pourrait se reproduire à nouveau, mais les chances sont faibles.

Globalement, l'activité de surface du Soleil suit (en tout cas depuis le milieu du siècle dernier où on a détecté cela) un cycle de plus ou moins onze ans, et après les quelques aurores auxquelles nous avons pu assister ces dernières années, nous devrions normalement être sur une période plutôt calme de notre étoile. Mais visiblement, parfois ce calme reste relatif.

Tenez, si vous voulez plus d'info sur ce qui s'est passé, le CNRS en parle là : https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/tout-sur-leruption-solaire-du-18-janvier-2026

12/16 Notons aussi que, si l'atmosphère et le champ magnétique terrestre nous protègent de ces éruptions solaires, les machines que nous mettons en orbite apprécient moins. Et les fortes tempêtes solaires, même si elles sont rares, peuvent également générer assez d'effets électromagnétiques pour affecter nos appareils électroniques au niveau du sol.

Si ces aurores sont un spectacle assez magnifique à regarder, il faut donc aussi se rappeler que nos modes de sociétés très dépendants de la technologie nous rendent plus vulnérables à une éventuelle hausse de l'activité solaire. Même si je suis beaucoup moins spécialiste de ces aspects, ce qui m'empêche de donner tellement plus de détails.

Mais vous en trouverez peut-être par là, par exemple : https://www.meteospatiale.fr/satellites-tempetes-solaires/

13/16 En tout cas, notre technologie nous aura au moins permis d'apprécier ces aurores en sachant ce qui se passe au juste et comment ça marche, ce qui est quand même plutôt chouette et les rend peut-être encore plus appréciables. Comprendre un phénomène n'empêche pas de s'émerveiller en l'observant, au contraire.

Elle nous aura aussi permis d'observer ce phénomène sous d'autres angles, car, si les aurores sont magnifiques depuis le sol, elle sont aussi visibles depuis le ciel où ça peut rendre aussi de façon particulièrement chouette. Mais ça, évidemment, on ne peut s'en rendre compte qu'en envoyant des fusées dans l'espace.
Célèbre photo prise à bord de la navette Discovery et montrant une aurore polaire vue depuis l'espace. On voit la navette sur le côté gauche de l'image, la Terre avec ses nuages blancs au dessus d'une surface majoritairement bleutée en bas, et à la limite entre l'atmosphère et l'espace, les voiles lumineux de l'aurore, ici principalement cyan mais passant au pourpre dans les zones les plus en hauteur.

14/16 On a d'ailleurs aussi pu observer, notamment grâce à nos sondes et télescopes spatiaux, des aurores se produisant sur d'autres planètes. Mars, par exemple, ne possède pas de champ magnétique global, son noyau s'étant solidifié il y a longtemps, mais certaines zones à sa surface ont un magnétisme suffisant pour en provoquer de plus localisées.

Sur Jupiter, les mouvements continus des satellites contribuent à l'environnement magnétique de la planète et peuvent également affecter les aurores, donnant, comme souvent avec cette planète, des spectacles assez magnifiques. Dans l'ensemble, Mercure est la seule planète du système solaire sur laquelle ce phénomène n'ait pas pu être observé jusque là.
Photo (trouvée sur Wikimédia Commons) d'une aurore polaire vue sur Jupiter. On voit globalement la planète sur fond noir, avec ses couloirs de vents violents autour de l'équateur et la grande tache rouge clairement visible sur l'image, mais la partie intéressante est ici au niveau du pôle nord de la planète, où une lueur bleutée semble former une sorte de spirale. Étant donné la taille de la planète, cette aurore est probablement large comme deux à trois fois notre Terre.

15/16 Et même au delà du système solaire : il semble que des données récupérées au radiotélescope en 2013 aient permis de mettre en évidence des signaux provenant d'exoplanètes similaires à ceux que l'on reçoit de Jupiter lorsque des aurores s'y produisent : il est donc vraisemblable que les éjections de matière d'autres étoiles que notre Soleil éclairent ces cieux lointains, même si nous ne pouvons pas observer ça directement.

En tout cas et puisqu'on arrive à la fin de ce thread, je remercie mon collègue Maxime Piquel, du Planétarium de Bretagne, qui m'a fourni les images que vous pouvez observer aux pouets 1, 8, 9 et 10 de ce thread, et si ce genre d'images vous plaît, vous pouvez aussi aller jeter un œil à celles partagées par @gribouilleuse.

J'aime particulièrement celle-ci, par exemple : https://framapiaf.org/@gribouilleuse/115929981602600837

16/16 On reprendra dès la semaine prochaine notre exploration du passé de la Terre, en en arrivant enfin aux fossiles et aux phases importantes de l'évolution animale et végétale, mais c'était quand même plutôt chouette de repartir faire un petit tour dans l'espace pour un phénomène astronomique, puisque l'actualité était là. En tout cas, j'espère que ça vous a plu aussi !

D'autant qu'un phénomène comme les aurores, ça touche comme on l'a vu à plusieurs des éléments qui rendent notre planète habitable (activité de l'étoile, structure interne de la planète, présence d'un champ magnétique et d'une atmosphère), donc ça faisait aussi une bonne révision pour ces aspects-là. Et ça nous rappelle que l'univers, c'est quand même quelque chose de très très cool.
Images de l'éjection de masse coronale prises par la sonde SoHO le 18 janvier 2026, trouvée sur le site de l'Agence Spatiale Européenne (ESA). On voit notre Soleil au centre avec différents filtres permettant de distinguer des détails, et on distingue la position de planètes en train de tourner autour. Le jet de matière semble particulièrement brusque, ainsi que gigantesque (plusieurs fois la largeur du Soleil, qui est déjà lui-même plus de cent fois plus large que la Terre).

@elzen bah si les aurores ont une nationalité, la preuve y a Aurore Bergé 😄

@elzen petite coquille : c'est Lundi 19/01 à 21h20 (et pas mardi 19 ...)

@uxor Ah oui, tiens, j'ai décalé tous les noms de jours d'un cran ^^" Bon, allez, corrigeons ça…

@elzen on peut ajouter que le vert/rouge est du à des raies d'émission de l'oxygène et le violet plutôt à l'azote. Je crois que l'oxygène est moins présent à haute altitude donc le vert est très bas sur l'horizon vu de France, mais juste au-dessus de la tête des scandinaves lors des aurores.

@elzen Oh merci !! Je découvre que tu m'as citée dans ton thread, c'est bien cool de savoir que tu as aimé ma photo, en plus avec ton regard de scientifique 😃

Tu peux saluer Maxime aussi pour moi (Amanda), à l'occasion je passerai vous voir tous les deux !

@elzen
Yeah ! je suis à la frontière espagnole, je devrais bien la voir

@Anaterya Pense à vérifier où passe la totalité, pour éventuellement te déplacer un peu le jour J : une éclipse partielle, même à plus de 90%, c'est « seulement » une baisse de luminosité et, si tu regardes avec les lunettes spéciales ou un masque de soudeur (jamais directement avec les yeux !) la forme qui devient un genre de croissant. C'est pas mal, mais pas top non plus.

Si tu as la possibilité, en faisant quelques kilomètres, d'assister à la Lune qui masque complètement le Soleil et donc où tu peux retirer les lunettes spéciales et regarder la couronne, ça vaut *vraiment* le coup.

https://xkcd.com/2914/

@elzen
Ouais, je me souviens de celles que j'ai vues petite, dans la deuxième moitié des années 90, aussi bien totale que partielle ^^
Et clairement, je suis prête à me faire 150 bornes pour en profiter au max

@elzen merci pour le fil!
Mes parents dans le pays bigoudis ont halluciné dernièrement)