Le Livre d'Argent

La semaine est finie, c'est l'heure du #Vulgadredi, le week-end est là, attaquons le #VendrediVulga ! (Oui, j'ai fait exactement la même accroche la semaine dernière, mais je trouve que celle-là sonne vraiment bien. Puis on va continuer sur environ le même sujet, alors bon, je trouverai autre chose une prochaine fois).

Donc, la semaine dernière, nous avions causé de la façon dont on a déterminé l'âge de notre planète, et mis au point l'échelle des temps géologiques qui nous permet de s'y retrouver un peu dans tout ça. Mais on n'avait pas détaillé cette échelle elle-même, et c'est donc ce qu'on va pouvoir faire pour ces seize pouets-ci. On va par contre ici parler plus de l'état actuel des connaissances que de la façon dont on les a obtenues.
Vue d'artiste de la Terre en formation, parce qu'il faut bien débuter quelque part. On voit, sur fond de ciel étoilée, une grosse boule constituée pour l'essentiel de lave, mais celle-ci a commencé à se solidifier pour laisser apparaître des zones rocheuses solides. On voit cependant au premier plan un astéroïde probablement en train de tomber sur cette proto-planète, ce qui va lui apporter encore un peu plus de matière, mais également chauffer d'autant plus la zone.

2/16 Nous savons donc maintenant que notre planète est âgée d'un peu plus de quatre milliards et demi d'années. En fait, c'est environ l'âge de l'ensemble de notre système solaire entier : peu après la formation de notre Soleil lui-même, la matière qui l'environnait a commencé, sous l'effet de la gravité, à se réunir pour former des planètes. J'avais rapidement évoqué ça dans le thread sur les nébuleuses, et je détaillerai peut-être davantage à l'occasion.

Dans notre cas, c'est très probablement Jupiter qui s'est formée la première, puis les autres planètes géantes, et les planètes rocheuses en dernier, avec la matière qui restait. Ce qui fait d'ailleurs qu'à ses débuts, la Terre ne comptait quasiment pas d'eau, sous quelque forme que ce soit, ce qui évidemment aurait pu poser quelques problèmes pour la suite.

Le thread sur les nébuleuses ? Il est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/AxffZGekWdb41yY0OW

3/16 La toute première partie de la vie de notre planète s'appelle donc l'Hadéen, du nom d'Hadès, divinité grecque des enfers, parce que notre planète à l'époque devait être un véritable enfer, avec des océans de magma à sa surface et des impacts de météores plus ou moins fréquents. Enfin, selon les moments. Tiens, d'ailleurs, puisqu'on va parler de l'échelle des temps géologiques, il faut qu'on fasse un point sur la façon dont on nomme ses barreaux.

Vous vous souvenez peut-être que, en biologie, on fait différent niveaux de regroupements : domaines, règnes, embranchements, classes, ordres, familles, genres, espèces (et quelques intermédiaires). On fait pareil ici : l'hadéen est un « éon », la plus grande des divisions géochronologiques (il y a quatre éons, comme il y a trois domaines en biologie), puis on subdivise ça en « ères », puis en « périodes », puis en « époques », puis en « âges ».

Et si vous ne vous en souveniez pas pour la biologie, le thread est là pour réviser : https://fadrienn.irlnc.org/notice/Ayq6HnZA7DBl1vwY2S

4/16 Pour l'instant, restons-en aux éons, d'autant que plus on remonte dans le temps, plus il est dur d'avoir une connaissance précise des détails. L'Hadéen commence donc avec la formation de notre planète, et est marqué par pas mal d'impacts, ponctuels mais gigantesques comme celui suite auquel notre Lune a été formée, ou plus continus et prolongés, comme le « grand bombardement tardif ».

C'était globalement un moment où la Terre était assez peu accueillante, avec beaucoup de volcans (qui ont progressivement formé l'atmosphère primitive de notre planète)… mais certaines traces laissent néanmoins entendre que la vie aurait pu apparaître dès la fin de cet éon, il y a peut-être plus de quatre milliards d'année. Comme quoi, il n'y a peut-être pas forcément besoin de conditions optimales pour nous.
Vue d'artiste de la Terre à l'Hadéen, trouvée sur Wikipédia. On voit globalement surtout des volcans et des météores qui tombent, et à l'arrière-plan, une lune elle-même encore chaude et couverte de lave, et surtout énorme, car elle vient de se former et s'est progressivement éloignée depuis. Globalement, l'endroit a effectivement l'air assez infernal.

5/16 Il faut dire que les nombreux impacts de comètes nous ont amené le peu d'eau que nous avons sur Terre (si elle occupe aujourd'hui près de 80% de la surface de notre planète, l'eau ne représente au total même pas 1% de sa masse !), qui a pu commencer à former des océans dès que la température de surface est descendue en dessous de 350° (la pression étant alors beaucoup plus élevée qu'aujourd'hui).

En tout cas, la fin du grand bombardement tardif et l'apparition de la vie ont sonné, il y a quatre milliards d'années, la fin de l'Hadéen, et mené à l'entrée dans l'éon suivant, qu'on appelle Archéen (du grec ancien « Ἀρχή » signifiant « commencement, origine », m'apprend Wikipédia (oui, je ne suis pas spécialiste non plus, donc je révise un peu moi-même en même temps que je vous rédige ceci (et même sur les trucs que je pourrais ressortir juste de tête, c'est quand même toujours mieux de vérifier !)))
Vue d'artiste de la Terre à l'Archéen, trouvée elle aussi sur Wikipédia. La Lune est toujours immense et il y a toujours un volcan en activité et quelques météores qui tombent, mais le paysage a l'air globalement beaucoup plus calme et vivable, avec notamment une partie importante du paysage recouvert d'eau (et globalement, la pierre a remplacé la lave un peu partout, les couleurs dominantes passant du rouge et noir au bleu et gris). On reconnaît dans l'eau des formations rocheuses associées aux premières formes de vies, mais voyez le lien sur les stromatolithes au pouet suivant.

6/16 L'Archéen débute quand s'amorce la tectonique des plaques, et s'achèvera quand ce mécanisme deviendra dominant dans la formation de la croûte terrestre. C'est de cet éon que datent les plus anciennes formations rocheuses trouvées à la surface de notre planète, même si des fragments de roche plus isolés datant de l'Hadéen ont également pu être découverts.

La température était encore bien plus élevée qu'aujourd'hui, même si on était au moins descendus en dessous des 100°. La vie y a pas mal pris son essor, sous la forme d'être unicellulaires qui dériveront ensuite vers les bactéries et les archées actuelles (on considère donc que LUCA, le dernier ancêtre commun à l'ensemble du vivant actuel, a du vivre au cours de cet éon).

On détecte les traces fossiles de cette vie passée grâce aux stromatolithes : https://fr.wikipedia.org/wiki/Stromatolithe
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7/16 Contrairement à l'Hadéen, l'Archéen commence à être divisé en plusieurs ères, puisqu'on y retrouve différentes formations rocheuses identifiables. Rappelons, comme vu la semaine dernière, qu'à la base, l'échelle des temps géologique vise à décrire les différentes couches qu'on trouve en creusant la roche.

Et l'archéen s'achève donc il y a deux milliards et demi d'années, soit quand même plus près de la formation de la Terre que d'aujourd'hui, pour laisser sa place au Protérozoïque, caractérisé comme on l'a vu par le fait que la tectonique des plaques est devenu le mécanisme dominant l'évolution de surface de notre planète.

Au fait, si vous aviez manqué le thread de la semaine dernière, il est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B27P3TpYpnveRphhxI

8/16 Le début du Protérozoïque sera ainsi marqué par la formation puis la dislocation d'un supercontinent (regroupant la quasi-totalité des terres émergées), baptisé Columbia (qui n'est cependant a priori pas le plus ancien, même si on connaît moins bien les précédents). Mais c'est avant tout à cet éon que la vie va commencer à avoir une influence assez importante : quelques dizaines de millions d'années « seulement » après la fin de l'Archéen débutera la Grande Oxygénation que j'avais déjà évoquée à une ou deux reprises.

Cette augmentation majeure de la quantité d'oxygène dans notre atmosphère est en partie due à l'activité biologique, et a en retour conduit à pas mal modifier cette dernière : la majorité des organismes vivants de cette époque rejetaient l'oxygène car il était nocif pour eux. Quelques formes de vies ont cependant finit par s'y habituer, et ont été favorisées par ce nouvel environnement au point d'y devenir ultramajoritaires.
Tableau trouvé sur le net montrant les trois premiers éons de notre planète : d'abord l'Hadéen, entre -4600 et -4000 millions d'années, qui n'est pas subdivisé, puis l'Archéen, entre -4000 et -2500 millions d'années, qui comportent quatre ères, lesquelles ne sont pas encore subdivisées, puis le Protéozoïque, entre -2500 et -500 millions d'années environ, qui est divisé en trois ères elle-mêmes divisées chacune en trois ou quatre périodes. On peut remarquer que les préfixes paléo-, méso- et néo- sont utilisés plusieurs fois, on en reparlera plus bas.

9/16 Cette Grande Oxydation jouera aussi beaucoup sur la température de notre planète : elle déclenchera la glaciation huronienne, première grande glaciation de l'histoire de la Terre, au cours de laquelle celle-ci a presque entièrement été recouverte par les glaces. Ce n'était cependant pas la dernière, plusieurs autres s'étant succédées au cours de cet éon.

Ce n'était pas non plus la plus intense, ce titre revenant à la période dite du Cryogénien, où la température moyenne de surface est descendue autour des 5° ! Cette période date d'il y a 720 à 635 millions d'années, soit beaucoup plus proches de nous dans le temps… mais toujours au Protérozoïque, qui a duré près de la moitié de la vie de notre planète à lui tout seul.
Schéma trouvé sur Wikipédia montrant les quatre éons de notre planète ramenés à une journée de 24h, pour se faire une meilleure idée de leur durées respectives (même si la forme on compare ça par habitude avec une horloge sur 12h et donc ça ne marche pas si bien que ça) : l'Hadéen commence à minuit et finit un peu avant trois heures du matin, puis l'Archéen prend le relai jusqu'à onze heures du matin. Le Protérozoïque dure alors jusqu'à vingt-et-une heures, occupant la plus grande des quatre zones de temps, et il ne reste plus qu'une durée comparable à celle de l'Hadéen pour le Phanérozoïque, représenté ainsi, il est présentement minuit.

10/16 Le quatrième et pour l'instant dernier éon de notre planète, le Phanérozoïque, débute en effet il y a un peu plus de cinq cent millions d'années seulement. Mais il débute en fanfare par une période dont le nom est beaucoup plus connu : le Cambrien. Parce que oui, à partir du Phanérozoïque, on va surtout se mettre à utiliser les noms des périodes, même si celui des ères est parfois utilisé aussi. Et en l'occurrence, l'ère est appelée le Paléozoïque.

Mais il n'empêche que le nom de « Cambrien » est tellement connu que, de la même manière qu'on fait en biologie des groupements pas toujours très logiques comme « invertébrés », on regroupe ici parfois les trois premiers éons de notre planète, donc quand même quatre milliards d'années, sous le seul terme de « précambrien » pour dire à quel point c'est à partir de là que les choses intéressantes commencent.
Illustration (trouvée sur Wikimédia Commons) montrant l'échelle des temps géologiques sous la forme d'une spirale descendante, à mesure qu'on remonte aux temps les plus anciens. Sauf que seules les dernières périodes, celle avec une certaine biodiversité, sont plus ou moins lisibles, pour tout ce qui concerne le « précambrien » on voit juste que la spirale continue mais il n'y a quasiment plus rien dessus.

11/16 Qu'y a-t-il de si intéressant au Cambrien, du coup ? La biodiversité. C'est à partir de cette période que l'on commence à trouver dans la roche des fossiles nombreux et diversifiés d'animaux, notamment pas mal d'animaux à coquille comme par exemple les trilobites.

Bon, en vrai, tout ça ne sort pas de nulle part : les eucaryotes, donc le troisième domaine du monde vivant, regroupant aujourd'hui notamment les animaux, champignons et végétaux, est probablement apparu il y a autour de deux milliards d'années, et on commençait déjà à trouver une certaine quantité de fossiles intéressants, dont des algues et des éponges, dans les dernières périodes du Protérozoïque.
Photo d'un fossile de trilobite trouvé sur Wikipédia, parce qu'il fallait quand même que je vous en montre au moins un dans ce thread qui compte à part ça beaucoup trop de frises chronologiques dans ses illustrations. On voit dans la pierre l'empreinte d'un animal étrange avec une tête très arrondie, une queue plate, et un certain nombre de côtes entre les deux.

12/16 Mais le Cambrien marque donc une étape à partir de laquelle la description des couches géologiques va être beaucoup associée à la description des fossiles qu'on y trouve, et où des formes de vie plus ou moins familières vont progressivement faire leur apparition. On détaillera sans doute un peu plus sur cet aspect dans le thread de la semaine prochaine.

En attendant, continuons de poser notre échelle. La fin du Protérozoïque a vu la dislocation de la Rodinia, le supercontinent qui s'était formé après la dislocation de Columbia évoquée plus tôt. Les terres émergées resteront séparées (encore qu'il y ait possiblement une formation transitoire entre deux) jusqu'à la formation de la Pangée, au début du Permien, il y a un peu moins de 300 millions d'années.
Reconstitution de la faune et de la flore dont les fossiles ont été trouvés dans les schistes de Burgess, au Canada, une des premières grandes découvertes de fossiles du Cambrien (les premiers fossiles ont été exhumés en 1909). On voit une vie assez active, avec plusieurs espèces représentées (dont notamment des trilobites), ce qui évidemment contraste beaucoup avec les vues d'artistes des éons précédents.

13/16 Cambrien et Permien sont la première et la dernière période de l'ère Paléozoïque, qui en compte six en tout (vous avez le nom des périodes intermédiaires sur la frise ci-dessous, le plus connu étant sans doute le Carbonifère, on reparlera probablement de ce qu'il avait de particulier dans le thread de la semaine prochaine).

Après le Paléozoïque viendra l'ère dite du Mésozoïque. On retrouve d'ailleurs ici un schéma de nommage courant chaque fois qu'on coupe quelque chose en trois au niveau temporel : paléo- (du grec παλαιός, ancien) désigne la partie la plus distante dans le temps, puis méso- (du grec μέσος, milieu) désigne la partie intermédiaire, et enfin néo- (du grec νέος, nouveau) désigne la partie la plus récente. À une exception près : l'ère qui suivra le Mésozoïque s'appelle Cénozoïque, parce que pourquoi pas.
Tableau à la géométrie un peu bizarre montrant les différentes périodes du Paléozoïque (anciennement appelé « ère primaire », ce qui est aussi mentionné ici). On voit que les différentes périodes s'appellent Cambrien (-540 à -500 millions d'années), Ordovicien (-500 à -435 millions d'années), Silurien (-435 à -410 millions d'années), Dévonien (-410 à -380 millions d'années), Carbonifère (-380 à -295 millions d'années), et enfin Permien (-295 à -245 millions d'années). L'échelle semble très approximative, mais je n'ai pas en le temps de chercher mieux.

14/16 En tout cas, et encore une fois, les périodes qui composent l'ère Mésozoïque portent des noms un peu plus célèbres : d'abord le Trias, qui suit la dislocation de la Pangée (mais aussi la plus sévère extinction de masse qu'a connu notre planète, on en reparlera), puis le Jurassique (ainsi nommé d'après le nom du massif du Jura, où les couches de référence pour cette période ont été identifiées), et enfin le Crétacée.

Après le Crétacée, c'est donc l'ère Cénozoïque qui débute, avec là encore trois périodes : le Paléogène, le Néogène, puis le Quaternaire (là encore, on n'a pas suivi le même schéma que pour les éons précédents, surtout parce que les noms sont restés mais en changeant de niveau au fil des découvertes). Mais comme on se rapproche de nous dans le temps, on commence à entrer un peu plus dans le détail et à parler du nom des époques géologiques plus que des périodes.
Frise chronologique complète de l'histoire de la Terre. Malgré leur longueur, les trois éons du précambrien sont resserrés sur le côté, pour laisser autant de place que possible aux trois ères du dernier éon. On voit donc le Paléozoïque dont les périodes ont l'air d'avoir une échelle un peu mieux respectées, puis le Mésozoïque avec ses trois célèbres périodes, puis le Cénozoïque, divisé en Paléogène et Néogène. Ce schéma date un peu, car on voit ici le Quaternaire compté comme une ère à part plutôt que comme une période du Cénozoïque… et d'ailleurs les trois ères précédentes sont appelées « primaire », « secondaire » et « tertiaire », ce qui n'est plus utilisé aujourd'hui.

15/16 Tout ça nous montre en tout cas qu'il se passe mine de rien pas mal de trucs en quatre milliards et demi d'années, et que notre planète elle-même a connu pas mal de bouleversements au fil du temps. C'est d'ailleurs probablement aussi le cas pour toutes les autres planètes et exoplanètes, même si, fatalement, on les connaît beaucoup moins bien.

Si les lois de la physique sont universelles, les conditions peuvent changer suffisamment d'un lieu à l'autre pour que des histoires très différentes se forment, et il y a un sens à considérer que notre planète est « vivante », même indépendamment des formes de vie au sens classique dont on va reparler très bientôt.
Encore une frise chronologique, montrant cette fois davantage de détails à partir du Cénozoïque : on voit que le Paléogène est divisé en Paléocène, Éocène et Oligocène, puis le Néogène en Miocène et Pliocène, et enfin le Quaternaire (encore ici compté comme une ère à part) en Pléistocène et Holocène, la période actuelle. Notons qu'en vrai, les périodes sont divisées en époques au moins depuis l'ère Mésozoïque (probablement aussi la précédente, mais j'ai eu la flemme de vérifier), simplement, à moins d'être vraiment spécialiste, on ne va croiser les noms de cette période que sur les 65 derniers millions d'années.

16/16 J'ai bien conscience que ce thread n'était probablement pas le plus palpitant de tous, on a plus listé des tas de mots bizarres qu'autre chose, mais au moins ça nous pose à peu près les points de référence pour parler plus spécifiquement, après l'histoire de la Terre elle-même, de l'histoire de la vie sur Terre. J'espère quand même que ça vous aura intéressé, et si vous ne retenez pas tout, au moins vous pourrez revenir lire ça plus tard pour vous y retrouver.

En tout cas, n'hésitez pas à réagir, et pour conclure, je vais citer quelques rimes que Théo Drieu, de la chaîne Balade Mentale, nos répète à la fin de ses épisodes dédiés à l'histoire de la Terre : « Ces endroits ont été, ici, là, sous nos pieds, des ailleurs hallucinants, simplement situés autre part dans le temps. Et même si aucun de ces paysages (…) n'a jamais été vu par un être humain, nous avons pu leur donner des noms, les ancrer dans l'imagination, et le passé est devenu dans nos têtes un grand nombre d'autres planètes. »
Et pour finir, une photo de la Terre prise depuis l'ISS. La photo est prise de nuit et on ne voit pas les continents, mais on distingue l'atmosphère colorée et un croissant de Lune dans le ciel… à sa taille habituelle, puisque, quatre milliards et demi d'années plus tard, elle a eu le temps de reculer un peu. Aux échelles de temps que prend tout ça, nous sommes figés sur un instantané, mais la Terre continuera de changer dans le futur.

@elzen mais du coup quel est celui du chevalier…