Le Livre d'Argent

Elzen | @elzen@fadrienn.irlnc.org

2/20 On va donc prendre, ou plutôt reprendre, l'histoire en cours de route, au moment où deux robots conçus par la NASA ont réussi à aller se poser sur Mars, et, contrairement à leur confrère soviétique, à rester en fonction pour faire quelques expériences ensuite⁽*⁾.

Les sondes Viking étaient équipées d'une sorte de mini-labo destiné à réaliser quelques expériences cherchant à identifier la présence de vie. Parce qu'on savait déjà que si on trouvait de la vie là-bas, ce serait sûrement plus des microbes que des petits hommes verts.

(∗) Si vous avez manqué le début de l'histoire, c'est par là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B7GRh0gWnSRoyGfl8S

Allez, après le #Vulgadredi de la semaine dernière qui parlait en fait surtout d'illusions d'optique, mais je vous laisse retourner lire si vous l'avez manqué, parlons un peu de ce qu'on sait vraiment au sujet d'une hypothétique vie sur Mars.

On va donc pour ça zapper quelques siècles d'observations à la lunette astronomique et au télescope pour aller directement jusqu'au moment où on a réussi à aller voir ça de plus près, et rien que ça, ça nous fera bien déjà un bon #VendrediVulga de vingt pouets.
Photo, prise par le robot Perseverance, de l'intérieur du cratère Jezero, on reparlera à la fin de ce thread. On voit essentiellement une étendue de terre avec des cailloux, avec quelques montagnes dans le lointain, ce qui pourrait beaucoup ressembler à un désert terrestre, en tout cas si le ciel avait une couleur plus habituelle (j'avais, il y a quelques années, préparé une expo pour le plané où on comparait des photos de déserts sur Terre et des photos de Mars, et ce n'était pas toujours évident de deviner quelle photo avait été prise sur quelle planète). On repère en tout cas assez facilement que cette image (trouvée sur la page Wikipédia anglophone dédiée au cratère) est en fait composée de deux photos juxtaposées, dans la continuité l'une de l'autre, mais avec une légère différence de couleur entre les deux, ce qui colle plutôt bien au contenu de ce thread.

Tiens, je vois encore passer dans ma timeline beaucoup de gens qui n'en peuvent plus de l'attitude relou des LFIstes.

Et c'est vrai qu'à en lire certains, si leur but est de faire en sorte que les gens à qui ils parlent votent LFI, ils s'y prennent vraiment très mal et sont contre-productifs.

Si jamais ça intéresse des gens ici, l'Argumentarium a sorti récemment une vidéo d'analyse à ce sujet, et je trouve qu'elle est particulièrement pertinente pour comprendre ce souci, donc voilà, je vous pose le lien là au cas où.

https://skeptikon.fr/w/7X9FdcHPVj3Fc8mQymarBW

@lord Ceci dit, ç'pas forcément intuitif, mais de l'eau légèrement plus chaude que l'air est quand même plus efficace pour te rafraîchir.

La température compte aussi, évidemment, mais ce qui joue surtout pour le refroidissement, c'est la capacité à transférer la chaleur, et l'eau est beaucoup plus efficace pour ça, donc même à un degré de plus que l'air, tant que les deux sont en dessous des 37°, elle arrivera à voler plus de chaleur que lui en passant.

Du coup par contre, dès que l'eau arrive à dépasser la température de ton corps, elle est aussi plus efficace pour te chauffer.

Catégorie pénible, on a aussi le type qui ne peut pas s'empêcher de jouer avec son téléphone pendant toute la séance, alors que je fais systématiquement un rappel au début en précisant bien que ce qui nous gêne, ç'n'est pas tant le son que la lumière de l'écran.

Celui-ci j'ai dû lui demander deux fois d'arrêter en cours de séance au micro ; puis comme il continuait j'ai même dû aller le voir directement. Il est venu s'excuser à la fin en disant que comme il avait coupé son flash il ne pensait pas que ça se voyait. Mec, t'as un projecteur sur toi en plein milieu d'une salle sombre (et de toute façon les photos ne sont pas autorisées, même sans flash).

@coq Ouaip, mais au cinéma le générique dure trois plombes et la lumière se rallume pendant, ici c'est quand même un peu différent, normalement. Et puis au cinéma, les gens ne prennent pas n'importe quelle porte au pif', aussi.

Nan mais ç'te bande de sans-gêne…

Le générique du film a à peine débuté, je n'ai même pas encore eu le temps d'allumer les lumières, que la moitié des gens se barre ostensiblement par l'entrée et l'autre par la sortie. Les seules personnes qui sont restées dans la salle jusqu'au bout sont celles qui avaient tenté d'entrer trop tôt.

Y a des gens qui ont vraiment des choses à apprendre sur les bonnes manières de base.

J’ai appris hier que je n’étais pas retenu pour un contrat doctoral.

Ce n’est évidemment pas la nouvelle que j’espérais. Mais ce qui rend la situation difficile à formuler, c’est qu’elle ne ressemble pas exactement à un échec. J’ai repris mes études, validé mon master, soutenu un mémoire dont je suis fier, construit un projet doctoral, présenté un dossier solide et franchi les différentes étapes de sélection. Arriver jusqu’au dernier palier, en soi, dit déjà quelque chose du travail accompli.

La difficulté, c’est qu’à ce niveau-là, la qualité du dossier ne suffit plus toujours à expliquer le résultat. Quand une quinzaine de candidat·es arrivent au dernier stade pour 7 contrats doctoraux, il faut bien trancher. Et quand plusieurs dossiers sont très bons, il reste trop peu de places pour que chacun·e puisse poursuivre dans les conditions espérées.

Il en va de même pour les recrutements d’enseignant·es-chercheur·ses. Combien de personnes envoient des dossiers de très grande qualité, parfois pendant des années, sans jamais obtenir de poste, simplement parce qu’il y a beaucoup de très bon·nes candidat·es et très peu de postes ? Ce ne sont pas celles et ceux qui font le choix final qui sont responsables : encore une fois, quelqu’un doit bien trancher. Mais cette situation est le résultat d’années de précarisation de la recherche, de sous-financement, voire de mise sous pression politique de l’enseignement supérieur et de la production scientifique.

C’est ce qui donne à cette situation un caractère paradoxal : une victoire d’apparence dont il est impossible de se réjouir pleinement. Comme si un candidat à la présidentielle était condamné, reconnu coupable, et pourtant se présentait à l’élection comme favori. Vous imaginez un peu ?

Dans mon cas, le paradoxe est plus modeste, bien sûr, mais il dit quelque chose de cette sensation étrange : avoir objectivement avancé, avoir validé des étapes importantes, et se retrouver malgré tout face à une porte fermée. Ce n’est pas une absence de reconnaissance du travail accompli ; c’est plutôt l’impossibilité de transformer cette reconnaissance en conditions matérielles pour continuer.

Je vais devoir rebondir, bien sûr, je pourrais toujours retenter ma chance par exemple via un contrat CIFRE. Mais avant cela, je crois important de nommer ce que cette expérience révèle : dans l’enseignement supérieur et la recherche, beaucoup de trajectoires ne butent pas sur un manque de travail, de sérieux ou de légitimité. Elles butent sur un système qui demande beaucoup, sélectionne fortement, puis laisse trop souvent les personnes qualifiées sans solution à la hauteur de leur engagement.

Maillet de juge

Mais le début de l'été, c'est aussi parfois des surprises sur ce qui a été changé dans la salle entre temps. Par exemple, le midi, on a des séances en langue étrangère. En l'occurrence, on diffuse en ce moment un film en allemand, dont on ne se sert plus en français et qu'on ne diffusait qu'en anglais l'été dernier.

Ben je viens de devoir live-patcher en vitesse le script de lancement, alors que les gens étaient dans la salle, parce que celui-là pointait sur l'ancien emplacement des fichiers vidéos et qu'il n'y avait plus que la moitié de l'image qui s'affichait. Merci les collègues qui font mal le ménage ^^" C'est réglé.

C'est aussi le retour des objets trouvés improbables.

En passant vérifier les sièges entre deux séances, hier, j'avais trouvé une paire de chaussures pour enfants. Je n'avais pas spécialement regardé les pieds des gens pendant qu'ils sortaient, je ne sais pas s'il en avait d'autres ou s'il est reparti pieds nus sans que personne ne s'en rende compte.

J'ai aussi trouvé des lunettes de soleil, ça c'est plus fréquent. Et donc, ce matin, je viens de trouver une boîte de gants jetables oO

C'est aussi l'occasion de retrouver les situations chiantes, du type un parent qui sort en catastrophe par la mauvaise porte en cours de séance parce que son gamin braille, du coup il referme mal la porte, et du coup un peu avant la séance suivante, des impatients tirent dessus et essayent d'entrer avant que je vienne leur ouvrir, ce qui est beaucoup moins fun.

L'été, c'est aussi l'occasion de retrouver les séances qu'on ne fait pas forcément souvent le reste du temps, comme la séance sur les astres et les marées hier soir, qui est bien cool.

Ou comme la séance spéciale pour les deux-cinq ans ce matin <3

@sarah_trichet_allaire enp0s25 c'est un nom d'interface filaire, il me semble.

Par contre d'après le retour de rfkill, ton Wi-Fi est désactivé logiciellement. Si tu veux le remettre en service, essaye de lancer ça :

/sbin/rfkill unblock 0

Normalement « yes » devrait passer à « no » quand tu demandes la liste, et ça devrait mieux marcher. Je pense, mais je laisse @gepeto reprendre la main, je n'ai rien suivi et je suis au taff :-)

(P.S. : si jamais tu ne connais pas, je te suggère d'essayer « ip -br a » plutôt que juste « ip a », ça rend les choses beaucoup plus lisibles ^^)

@sarah_trichet_allaire @gepeto Il est dans /sbin qui n'est pas dans ton $PATH. Tu peux taper la commande en précisant l'emplacement :

/sbin/rfkill list

There is an eclipse this summer. And because this came up in a conversation, something I didn't realise needed to be said.

DO NOT TRY TO MAKE YOUR OWN ECLIPSE GLASSES.

Your eyesight is more important than that. A pair of iso standards certified eclipse glasses are about €3.

Seriously, do not risk your eyesight.

@antoinechambertloir Tiens, la rue n'est pas encore mure, on dirait.

@Milena_Hime Hm, alors… en parcourant rapidement l'article, « Briques de l'ADN » est utilisé ici pour dire : du phosphore. Ni plus, ni moins.

Le phosphore est effectivement un élément chimique présent dans la molécule d'ADN, et on considère que c'est (avec le carbone, l'hydrogène, l'azote, l'oxygène et le soufre) un des éléments essentiels à la vie, mais bon, confirmer d'en avoir trouvé dans les geysers d'Encelade ne mérite peut-être pas un titre aussi exagératif.

D'autant que bon, l'image d'illustration principale générée par IA alors qu'il existe de magnifiques photos de Cassini pas bien dures à trouver et qu'on peut repartager sans problème, et avec la plupart des liens fournis qui renvoient vers une recherche Google sur le DOI au lieu de pointer directement sur le DOI lui-même, et dont pour au moins deux de ces liens l'article pointé n'existe simplement pas… je crains que cette source soit tout sauf fiable pour des infos scientifiques ^^"

@sarah_trichet_allaire @Sobex Ah, tu ne dois pas avoir d'IPv6 sur ta connexion :-/ L'accès en IPv4 uniquement est coupé pour l'instant pour plusieurs raisons, j'oubliais.

Reste la Couronne de Cuivre, là normalement t'as tout ce dont il y a besoin sans souci, et la possibilité de poser des questions si besoin : https://www.baldursgateworld.fr/viewtopic.php?t=33028

@sarah_trichet_allaire @Sobex Tu peux trouver des infos là : https://doc.dotslashplay.it/index.fr.xhtml

Mais comme ça peut se voir à son design assez épuré, ce n'est pas le cœur de l'activité du projet, donc si tu veux pouvoir discuter de ça et de jeux d'une manière générale, je conseille de venir faire un tour sur le forum que le dev principal et moi-même co-administrons : https://www.baldursgateworld.fr/

@sarah_trichet_allaire @Sobex Le PC du dev principal de @playit a plus de dix ans et tous les jeux gérés tournent chez lui, y compris les plus récents ou gourmands (Baldur's Gate Ⅲ par exemple), donc je ne pense pas que l'âge de l'ordi soit un souci pour jouer ;-)

(Et il y a plein de jeux old schools qui sont gérés aussi, vraiment, 'faut pas hésiter de ce côté-là ;-))

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