Si par exemple tu as un clavier azerty classique sur lequel tu ne te sers pas spécialement de la touche ² (celle au dessus de tab, au début de la ligne où on a les chiffres, ç'généralement pas la plus utile du clavier), tu peux lancer ça dans un terminal :
xmodmap -e "keycode 49 = dead_greek"
Et ensuite, appuyer sur cette touche puis sur a te sort α, sur cette touche puis sur z te sort ζ, etc.
Michel Onfray, avec la finesse et l’analyse qu’on lui connaît ses dernières années jette ses anciens collègues sous le bus avec des clichés qui étaient déjà plus éculés que des caligae lorsque ma grand-mère est entrée à Fontenay-aux-Roses en prépa.
(Oui parce que je sors d’une famille de profs à 8 quartiers, on a la noblesse qu’on peut et celle-là ben je la renierai pas).
Il y a en particulier un de ses « arguments » qui m’énerve tout particulièrement depuis genre... toujours :
Le sketch du prof qui « fait le même cours depuis sa sortie de l’IUFM* », c’te feignasse.
Ce qui me stupéfie dans cette critique marronnière », c'est qu'elle semble ne s'appliquer à absolument aucun autre métier.
Genre ma banquière va changer son formulaire de prêt, tous les six mois, c’est plus fun.
Et les maçons : construire encore des murs en 2026 ? Quel manque de créativité, un vrai professionnel devrait inventer un nouveau concept de gravité tous les deux ans.
Les médecins ? Vous n'allez pas soigner des angines toute votre carrière quand même ? Un peu de sérieux, au bout de vingt ans, il serait temps de proposer un organe inédit ou une nouvelle forme de boyau, en variant les formes et les couleurs.
Les musiciens ? Ah non, ça va pas du tout. Un pianiste qui joue encore Mozart après trente ans de métier ? Quel glandeur ! Il n'a qu'à inventer une nouvelle gamme de notes tous les matins.
Et puis les écrivains, n'en parlons pas. Toujours les mêmes vingt-six lettres. Franchement, où est l'effort , le mérite, le défi ?
Le plus con, c'est que les mêmes qui se moquent du « même cours » sont souvent les premiers à exiger de l'expérience et à râler parce qu’on a balancer un stagiaire (école) ou un interne (médecine) à leur bébé.
Moi, je croyais bêtement qu’en réalité on attendait d’un professionnel qu'il ait fait son métier suffisamment longtemps pour savoir ce qu'il fait.**
Oui, j'explique encore ce qu'est une métaphore (et j’aime ça, et c’est ma joie). Comme mon collègue de maths explique encore Pythagore. Comme un prof d'histoire parle encore et toujours de la Révolution française. Comme un moniteur d'auto-école explique encore où se trouve la pédale de frein. ***
Une des différences déjà, c'est qu'en face, ce ne sont jamais les mêmes élèves.
Car malheureusement, oui, avouons-le, les élèves ont la fâcheuse habitude d'intervenir dans le processus. C'est très gênant pour la reproductibilité industrielle du produit. Une classe de 2005, une classe de 2015 et une classe de 2025, c'est trois planètes différentes. Les références changent, le vocabulaire change, les difficultés changent, les programmes changent, les outils changent. Même les œuvres changent. Donc si j’avais voulu faire le MÊME cours qu’à l’IUFM toutes ces années-là, il m’aurait fallu des prodiges d’inventivité vachement plus éreintants que remettre tout à plat from scratch. Il faut parfois une énergie titanesque pour parvenir à rester immobile. Et puis on se fait chier. Forcément.
Et si faire toujours le même cours était si facile, il suffirait d'enregistrer une vidéo une bonne fois pour toutes et de fermer les établissements. On a essayé pendant le COVID, ça n’a pas rencontré une adhésion nationale, il me semble.
Il y a un vieux fantasme qui consiste à croire qu'un cours est un objet. Un truc qu'on sort d'un tiroir comme une vieille chaussette, propre, repassée mais un poil trouée quand même.
En réalité, un cours, c'est une conversation de 55mn renouvelée toutes les heures de votre vie de prof, avec trente êtres humains dont quinze ont mal dormi, cinq sont amoureux, trois sont en guerre contre l'univers, leur mère, leur père, le voisin et le reste, deux ont oublié leur trousse et un est persuadé que Napoléon a combattu les dinosaures avec un sabre laser prêté par Katniss.
Si quelqu'un pense qu'on peut faire exactement le même cours dans ces conditions pendant quarante ans, je l'invite cordialement (dans son cul) à venir essayer.
Je lui prête même ma place.
Juste après les corrections, parce que les copies, elles aussi, ont l'insolence d'être différentes chaque année. Quelle absence de professionnalisme de leur part !
* Ou l’ESPE si vous n’êtes pas un dinosaure.
** Mai bon, prof est aussi le seul métier que je connaisse où tout le monde sait mieux que le professionnel.
*** Je sais pas comment font ces gens, je serai moniteur mon pied serait calé à mort sur la pédale de frein justement et on démarrerait jamais, je connais mes élèves.
Et sinon, on ne remercie jamais assez les gens qui font de l'art libre, donc en tant que lecteur autant que personne qui a déjà utilisé tes dessins pour écrire un bouquin, merci !
Techniquement, El Niño rentre de la catégorie de ce qu'on appelle des "processus auto-organisés" en physique, des phénomènes qui émergent par l'interaction collective de différents éléments d'un système complexe hors-équilibre qui pompe de l'énergie à grande échelle spatiale et la dissipe sous forme thermique à petite échelle. L'intensité et la dynamique de ces processus (le cycle d'activité magnétique du Soleil est un autre exemple) est généralement chaotique et variable au fil des cycles. Evidemment lorsque le forçage augmente (ce qui est le cas avec le réchomatique), l'intensité des manifestations de ce type de processus peut et va typiquement augmenter en moyenne, mais pas forcément non-plus de manière systématique.
Bref, il s'agit d'un processus physique variable mais continu dans le temps et dans l'espace, qui trouve son existence dans l'interaction constante au cours du temps des éléments constitutifs du système océan-atmosphère en l'occurrence.
Dites, j’ai horreur d’utiliser mon compte personnel pour ça, mais #jeChercheUnJob sur #Toulouse ou en distanciel.
J’ai une licence en sociologie, plus de deux ans d’expérience en bibliothèque et, comme vous vous en doutez, un expérience dans la modération de réseaux sociaux.
J’apprécierais si vous pouviez partager ce post.
Message aux candidat·es #Parcoursup 2026 : gardez la tête froide et rappelez-vous que la meilleure stratégie c'est de garder en "oui en attente" la proposition qui vous plaît le plus jusqu'à mettre un "oui définitif" à votre préférée, en étant patient·e jusqu'à la fin de la procédure s'il le faut ! C'est dur d'attendre et de pas savoir définitivement, c'est absurde et limite mal traitant, mais c'est quelques semaines d'attente pour plusieurs années de formation derrière. Courage !
Avec la fin du mois de mai arrivent sur mon bureau les formulaires du Grand oral sur lesquels nos élèves écrivent les problématiques qu'ils présenteront au Grand oral. Et je me régale à lire toutes ces questions, qui témoignent d'une vivacité dont beaucoup auraient à apprendre pour se rappeler ce que sont vraiment nos jeunes, si loin du cliché des godillots surconnectés auquel ils aiment tant les réduire.
Petit florilège.
-1
J'ai pas croisé toutes les personnes que j'aurais aimé croisé, mais on aura été bien occupé durant ces #jdll2026.
Merci à l'orga et aux bénévoles !
Par contre, la fatigue est bien là, j'ai pas hâte d'être demain matin.
(Donc si je suis votre compte et que vous le voyez arriver aujourd'hui, c'est sûrement ma faute :-°)
Vous pouvez passer prendre un bonbon, aussi, mais je vous préviens, ils sont eu chaud ^^"
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine…