C'est donc pour cette raison que l'horaire des marées, au lieu de se répéter à l'identique chaque jour, se décale dans le temps, une marée haute se produisant environ douze heures et vingt-cinq minutes après la précédente. C'est déjà une première couche de bazar.
Comme la gravité tire moins dès qu'on s'éloigne et que les objets en mouvement ont tendance à s'éloigner dès qu'on tire moins dessus (c'est ce qu'on appelle l'effet centrifuge), il y a donc à chaque instant deux endroits sur Terre où l'eau peut monter le plus : celui situé pile sous la Lune, et celui situé pile à l'opposée. Entre les deux, fatalement, l'eau est plus basse.
Même si, en vrai, l'amplitude des marées est aussi pas mal affectée par les reliefs (des côtes autant que sous-marins. Et d'ailleurs leur rythme peut être affecté aussi), mais ce n'est pas de ce bazar-là que je voulais parler ici. Si ça vous intéresse, venez voir la séance sur les marées au Planétarium de Bretagne, mes collègues et moi y donnons un peu plus de détails sur ces aspects-là et quelques autres.
Mais si la matière solide bouge peu, la matière liquide, pour sa part, se déplace bien plus librement. Notre Terre étant en grande partie recouverte d'étendues d'eau liquide plus ou moins grandes, celles-ci vont donc pouvoir se déplacer pour suivre la Lune, avec un déplacement qui peut cette fois atteindre plusieurs mètres.
Juste à cause de la gravité, donc. La Lune n'a aucun pouvoir particulier à part ça, mais bon, vous le saviez déjà, non ? https://skeptikon.fr/w/ofvyBdoFGtVvrTYmMNP62M
Dans les deux cas, cette attraction est bien mutuelle : la Lune attire la Terre autant que l'inverse ; la Terre attire le Soleil autant que l'inverse. Mais la différence de masse énorme entre l'un et l'autre de ces astres fait que, dans leur danse à deux autour de leur centre de masse commun, l'un des deux va faire pas mal de chemin, tandis que l'autre ne va quasiment pas bouger.
Bon, en vrai, cette loi n'est pas si universelle que ça : pour calculer correctement l'orbite de Mercure, par exemple, il faut tenir compte d'effets relativistes. Mais on n'aura pas besoin de dégainer Einstein cette fois-ci, et on gardera les histoires de relativité pour un prochain thread. Pour celui-ci, cette équation nous suffira largement.
Et en 1799 où il a publié ces travaux-là, la France et la Grande Bretagne n'étaient pas en très bon termes, et une meilleure connaissance du phénomène des marées a permis à notre marine quelques victoires sur celle de nos voisins d'outre-Manche. Mais assez parlé d'Histoire pour cette fois, et venons-en au fait.
Puis de toute façon, tant qu'à remonter dans le passé en nageant, autant le faire sur beaucoup plus longtemps, comme la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B4SNAs3P90U7c9lUcy
On ne sais pas forcément quelle a été sa route exacte, d'autant qu'il n'a rien écrit lui-même, ses récits ont été mis par écrit par d'autres. Je me disais que @hist_myth pourrait vous raconter ça, mais visiblement, il n'y a pas assez de matière intéressante. On sait par contre qu'il a parlé de marées tellement plus fortes que celles de la Méditerranée que ses contemporains ont jugé qu'il exagérait. C'est peut-être de là que vient la réputation des marseillais, d'ailleurs.
Nous allons donc passer ce nouveau #Vulgadredi à parler d'un cas où une seule règle simple peut être suffisante pour un niveau de prise de tête mine de rien assez notable. Cette règle simple, c'est l'équation de la gravité d'Isaac Newton, et ce bazar cauchemardesque, ce sont nos marées. Ça vous dit ? Alors attaquons les seize pouets de ce #VendrediVulga.
IAg ; introspection
Je veux dire, je lis plein de gens ici (et pas que) expliquer les problématiques que ça a niveau fascisme et l'impact désastreux sur l'environnement, et en lisant, je suis généralement très d'accord avec.
Mais ces aspects-là restent pour moi très secondaires derrière le fait que ce n'est par construction pas fiable et que tu perds le côté déterministe et reproductible qui fait l'intérêt de base de l'informatique.
Chacun de ces points est un motif de rejet suffisant, mais je trouve intéressante la façon dont mon cerveau, et peut-être le vôtre aussi, va s'accrocher à l'un d'entre eux beaucoup plus qu'aux autres.
Au moins, ce ne serait pas ridicule de l'appeler France Gall.
Intéressant le bandeau « par l'auteur de », sur la couverture du livre. Je trouve que la mise en relation des deux titres éclaire plutôt pas mal sur la crédibilité à donner à son discours.
polfr; nécrologie; pas sérieux
Chirac est mort d'abord.
Puis Le Pen.
Et maintenant Jospin.
Sauf erreur de ma part, tou·te·s les candidat·e·s moins bien classé·e·s que ces trois-là en 2002 sont toujours en vie.
Vous pensez que le prochain à mourir sera Bayrou ? Il avait fait quatrième.
My biggest problem with the concept of LLMs, even if they weren’t a giant plagiarism laundering machine and disaster for the environment, is that they introduce so much unpredictability into computing. I became a professional computer toucher because they do exactly what you tell them to. Not always what you wanted, but exactly what you asked for.
LLMs turn that upside down. They turn a very autistic do-what-you-say, say-what-you-mean commmunication style with the machine into a neurotypical conversation talking around the issue, but never directly addressing the substance of problem.
In any conversation I have with a person, I’m modeling their understanding of the topic at hand, trying to tailor my communication style to their needs. The same applies to programming languages and frameworks. If you work with a language the way its author intended it goes a lot easier.
But LLMs don’t have an understanding of the conversation. There is no intent. It’s just a mostly-likely-next-word generator on steroids. You’re trying to give directions to a lossily compressed copy of the entire works of human writing. There is no mind to model, and no predictability to the output.
If I wanted to spend my time communicating in a superficial, neurotypical style my autistic ass certainly wouldn’t have gone into computering. LLMs are the final act of the finance bros and capitalists wrestling modern technology away from the technically literate proletariat who built it.
Soit tu acceptes la critique, tu t'excuses et t'essaye de faire gaffe à faire mieux la prochaine fois.
Soit tu considères que comme t'as de bonnes intentions, tu ne peux pas avoir tort, voyons. Et donc tu poses en principe que la personne qui te fait remonter le problème exagère, ou ment. Et comme c'est sa faute, tu ne vas pas te gêner pour en remettre une couche, et faire encore plus de dégâts qu'à la base. Et c'est comme ça que tu deviens le méchant de l'histoire.
(Ce pouet ne parlait pas seulement de l'antisémitisme dans certains partis à gauche.)