7/16 Quelques scientifiques de cette époque avaient déjà commencé à se poser la question de l'âge de notre planète. On peut mentionner en particulier Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon. En 1770, soit un an après la naissance de Cuvier, ce scientifique aux multiples spécialités expérimentait dans sa forge le temps de refroidissement de boulets de canons et autre sphères de métal portées à incandescence.
Mesurer le temps nécessaire pour revenir à température ambiante en fonction de la taille du boulet lui a permis, en extrapolant de façon linéaire, d'estimer que la Terre, initialement très chaude, avait eu besoin d'au moins 74 000 ans pour arriver à sa température ordinaire… ce qui était déjà largement plus long que les six mille ans écoulés depuis la Genèse, estimés jusqu'à cette époque en comptant le nombre de générations évoquées dans la Bible.
Mesurer le temps nécessaire pour revenir à température ambiante en fonction de la taille du boulet lui a permis, en extrapolant de façon linéaire, d'estimer que la Terre, initialement très chaude, avait eu besoin d'au moins 74 000 ans pour arriver à sa température ordinaire… ce qui était déjà largement plus long que les six mille ans écoulés depuis la Genèse, estimés jusqu'à cette époque en comptant le nombre de générations évoquées dans la Bible.
6/16 On essaye alors d'expliquer la présence de ces animaux très différents de la faune actuelle par une succession d'extinctions suivies par des repeuplement (possiblement de nouvelles créations divines). C'est ce qu'on appelle le « catastrophisme », que défendra en particulier Georges Cuvier, excellent anatomiste à l'origine de pas mal de progrès, mais pas que.
Quoiqu'assez différente de ce qu'on sait maintenant de la réalité, cette manière d'envisager les choses conduira néanmoins à considérer que les séparations entre ces couches géologiques correspondent à ces différentes catastrophes ayant renouvelé la faune, et que donc trouver des fossiles similaires dans différentes formations géologiques permet de les dater de la même ère, ce qui ouvre la voie vers une histoire géologique globale.
Quoiqu'assez différente de ce qu'on sait maintenant de la réalité, cette manière d'envisager les choses conduira néanmoins à considérer que les séparations entre ces couches géologiques correspondent à ces différentes catastrophes ayant renouvelé la faune, et que donc trouver des fossiles similaires dans différentes formations géologiques permet de les dater de la même ère, ce qui ouvre la voie vers une histoire géologique globale.
5/16 À cette époque, les chronologies qu'on arrive à faire sont essentiellement locales : sans outils plus spécialisés que nos yeux, difficile de comparer les couches qu'on trouve à un endroit et celles qu'on trouve à un autre pour voir si on retrouve ou pas des empilements comparables dans des zones géographiques différentes.
C'est l'essor de la paléontologie qui va débloquer la situation : on commence au cours du ⅩⅧème siècle à considérer que certaines empreintes qu'on trouve dans la roche sont des fossiles d'animaux ayant vécu il y a très longtemps. Or, nous sommes encore avant Darwin, et à l'époque, la majorité des biologistes estiment encore que les formes de vie sont fixes, et n'évoluent pas avec le temps.
C'est l'essor de la paléontologie qui va débloquer la situation : on commence au cours du ⅩⅧème siècle à considérer que certaines empreintes qu'on trouve dans la roche sont des fossiles d'animaux ayant vécu il y a très longtemps. Or, nous sommes encore avant Darwin, et à l'époque, la majorité des biologistes estiment encore que les formes de vie sont fixes, et n'évoluent pas avec le temps.
4/16 Mais donc, restons sur Terre pour le moment. On a mis pas mal de temps avant de réussir à faire des datations absolues, mais on creuse quand même suffisamment le sol avec nos mines pour s'être progressivement rendus compte qu'il y avait différents trucs là-dessus et qu'ils avaient l'air d'être plus vieux les unes que les autres.
C'est à la fin du ⅩⅦème siècle, soit à une période où pas mal de domaines scientifiques progressaient plutôt bien en Europe, mais voyez mes autres threads, qu'on a commencé à poser les bases de compréhension du truc : des couches successives s'accumulent au fil du temps, même si parfois des mouvements du sol peuvent venir mettre un peu le bazar et déranger l'empilement.
C'est à la fin du ⅩⅦème siècle, soit à une période où pas mal de domaines scientifiques progressaient plutôt bien en Europe, mais voyez mes autres threads, qu'on a commencé à poser les bases de compréhension du truc : des couches successives s'accumulent au fil du temps, même si parfois des mouvements du sol peuvent venir mettre un peu le bazar et déranger l'empilement.
3/16 J'en profite d'ailleurs pour préciser un point abordé rapidement la dernière fois : j'ai dit que notre Lune avait « très peu » d'érosion. Il n'y a en effet pas d'air ni d'eau, qui en sont les principaux responsables sur Terre (ni d'êtres vivants qui contribuent aussi ici. Ah, et quand je dis eau, ça marche aussi sous forme de glace, du moins là où on a encore la chance d'avoir des glaciers, qui rabotent bien la pierre en dessous d'eux).
Mais, en l'absence d'atmosphère, notre satellite est beaucoup plus exposé que nous aux vents solaires et aux rayons cosmiques, ainsi qu'aux poussières stellaires qui, chez nous brûlent avant d'atteindre le sol, mais qui, là-bas, causent une sorte de bombardement régulier qui peut aussi avoir une certaine influence. Tout ça provoque donc quand même de l'érosion : même dans l'espace, le passé disparaît peu à peu.
Je ne vais pas détailler ce sujet, mais si vous voulez des infos, on en trouve notamment sur le site de l'Observatoire de Paris : https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_planetologie-surface/xpagesalteration_impression.html
Mais, en l'absence d'atmosphère, notre satellite est beaucoup plus exposé que nous aux vents solaires et aux rayons cosmiques, ainsi qu'aux poussières stellaires qui, chez nous brûlent avant d'atteindre le sol, mais qui, là-bas, causent une sorte de bombardement régulier qui peut aussi avoir une certaine influence. Tout ça provoque donc quand même de l'érosion : même dans l'espace, le passé disparaît peu à peu.
Je ne vais pas détailler ce sujet, mais si vous voulez des infos, on en trouve notamment sur le site de l'Observatoire de Paris : https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_planetologie-surface/xpagesalteration_impression.html
2/16 Et commençons d'abord par ce qui peut être un souci, ou pas, selon le point de vue : notre planète cicatrise plutôt bien, et les traces du passé disparaissent avec le temps. Un impact d'astéroïde va finir par être recouvert par la végétation, puis l'érosion va jouer, etc. Même les plus hautes montagnes finissent par être rabotées : la Bretagne d'où je vous écrit ceci était, il y a un peu moins de 400 millions d'années, une chaîne de montagnes de plusieurs kilomètres de haut !
S'intéresser au passé lointain de notre planète nécessite donc de fouiller, de creuser, de chercher des traces ; et ce passé sera toujours imparfaitement connu. À ce niveau, c'est la même chose pour les archéologues, les paléontologues et les géologues, même si à part ce point ça ces trois domaines de recherche sont bien sûr assez différents les uns des autres.
Et si les astéroïdes vous inquiètent, voyez le thread de la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1sgTCXEXtiqBYaDbs
S'intéresser au passé lointain de notre planète nécessite donc de fouiller, de creuser, de chercher des traces ; et ce passé sera toujours imparfaitement connu. À ce niveau, c'est la même chose pour les archéologues, les paléontologues et les géologues, même si à part ce point ça ces trois domaines de recherche sont bien sûr assez différents les uns des autres.
Et si les astéroïdes vous inquiètent, voyez le thread de la semaine dernière : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1sgTCXEXtiqBYaDbs
La semaine est finie, c'est l'heure du #Vulgadredi, le week-end est là, attaquons le #VendrediVulga ! La semaine dernière, on parlait de défense planétaire, et j'ai mentionné le gros caillou qui est tombé il y a environ 66 millions d'années et a causé une certaine extinction célèbre, en vous disant que je reparlerai probablement de ça plus tard.
Je me disais à ce moment-là que j'allais enchaîner sur un peu de biologie et vous parler des dinosaures et de quelques autres bestioles du passé lointain… Mais en fait, avant ça, il y a peut-être autre chose dont il faut qu'on parle : comment on sait de quand tout ça date, tout ça, au juste ? Consacrons donc les seize pouets de cette semaine à cette question.
Je me disais à ce moment-là que j'allais enchaîner sur un peu de biologie et vous parler des dinosaures et de quelques autres bestioles du passé lointain… Mais en fait, avant ça, il y a peut-être autre chose dont il faut qu'on parle : comment on sait de quand tout ça date, tout ça, au juste ? Consacrons donc les seize pouets de cette semaine à cette question.
Je me permets de rappeler que les sénateurs sont élus notamment par les conseillers municipaux. Qu'on vote pour les municipales en mars 2026 et qu'il y aura des élections sénatoriales en septembre 2026.
#DirectSénat #AESH
Ce matin, y avait des gens qui nettoyaient la salle du plané, donc ils avaient besoin de lumière, donc je n'ai pas pu bosser.
Du coup, avec un collègue, on est partis faire un tour des plages et ports du coin, à la recherche d'un lieu où organiser l'observation de l'éclipse partielle cet été.
Il semble qu'on ait trouvé un coin sympa.
Du coup, avec un collègue, on est partis faire un tour des plages et ports du coin, à la recherche d'un lieu où organiser l'observation de l'éclipse partielle cet été.
Il semble qu'on ait trouvé un coin sympa.
@elzen
On peut aussi en profiter pour mentionner l'entrée en fonction du télescope Véra Rubin, aux capacités extraordinaires, qui viendra alimenter notre connaissance des objets circulant dans le système solaire de façon assez dingue.
16/16 Car en effet, tout ça dépend principalement de la façon dont la gravité fait tourner les corps célestes les uns autour des autres. Quand ces corps sont suffisamment massifs et proches, ils vont se synchroniser les uns sur les autres ; mais dans le cas contraire, chacun va à son propre rythme, et des chocs peuvent donc se produire.
Pas la peine, donc, d'imaginer qu'un truc sur le point de nous tomber sur la tronche viendrait forcément d'extraterrestres. Même s'il faut reconnaître que ça peut donner un scénario plutôt sympa, comme celui du jeu vidéo qui a lancé cette série de threads. Dont j'espère d'ailleurs qu'elle vous plaît toujours autant ? En tout cas n'hésitez pas à réagir !
Pas la peine, donc, d'imaginer qu'un truc sur le point de nous tomber sur la tronche viendrait forcément d'extraterrestres. Même s'il faut reconnaître que ça peut donner un scénario plutôt sympa, comme celui du jeu vidéo qui a lancé cette série de threads. Dont j'espère d'ailleurs qu'elle vous plaît toujours autant ? En tout cas n'hésitez pas à réagir !
15/16 Donc, tout va bien du côté du ciel : rien ne nous menace dans les années qui viennent, et si quelque chose se présentait, nous saurions comment réagir. Ce qui devrait donc nous permettre, au moins, de nous libérer l'esprit de ce problème-ci, pour nous concentrer sur d'autres soucis que nous rencontrons ici sur Terre… mais ça, vous le savez aussi bien que moi.
Et donc, en attendant qu'on ait besoin de lancer une mission d'impact « pour de vrai », on peut continuer de tourner autour du Soleil, avec tout ce que ça change au fil du temps et dont on a parlé la semaine dernière, et profiter des débris des comètes, quand on y passe, pour admirer quelques étoiles filantes.
Ah oui, au fait, si vous avez manqué le thread de la semaine dernière, c'est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1eLdfHtgGiD0P7Qvo
Et donc, en attendant qu'on ait besoin de lancer une mission d'impact « pour de vrai », on peut continuer de tourner autour du Soleil, avec tout ce que ça change au fil du temps et dont on a parlé la semaine dernière, et profiter des débris des comètes, quand on y passe, pour admirer quelques étoiles filantes.
Ah oui, au fait, si vous avez manqué le thread de la semaine dernière, c'est là : https://fadrienn.irlnc.org/notice/B1eLdfHtgGiD0P7Qvo
14/16 Il suffira maintenant de calibrer la taille de l'impacteur en en fonction de celle de l'objet qui nous fonce dessus et, si nous nous y prenons suffisamment en avance et que nous visons bien, nous pourrons faire en sorte de dévier suffisamment l'astéroïde ou la comète pour lui faire manquer la Terre.
Il reste toutefois encore moyen d'affiner nos calculs pour mieux comprendre comment les choses se passent. Pour cela, une autre mission, baptisée Hera, est partie le 7 octobre 2024 pour retourner sur place et faire des mesures supplémentaires. Mais la ceinture d'astéroïde n'étant pas toute proche, Hera ne devrait atteindre les deux astéroïdes qu'à la fin de cette année… on aura donc probablement l'occasion d'en reparler plus tard.
Il reste toutefois encore moyen d'affiner nos calculs pour mieux comprendre comment les choses se passent. Pour cela, une autre mission, baptisée Hera, est partie le 7 octobre 2024 pour retourner sur place et faire des mesures supplémentaires. Mais la ceinture d'astéroïde n'étant pas toute proche, Hera ne devrait atteindre les deux astéroïdes qu'à la fin de cette année… on aura donc probablement l'occasion d'en reparler plus tard.
13/16 Nous avons donc testé, il y a quelques années, de lancer une sonde robotisée foncer sur un astéroïde pour voir à quel point un tel choc le déviait de sa trajectoire. L'impact a eu lieu le 26 septembre 2022 et a été filmé par plusieurs télescopes.
L'astéroïde visé était Dimorphos, un petit astéroïde d'environ 160 mètres de diamètre, satellite de l'astéroïde (65803) Didymos situé dans la ceinture principale, et la mission a manifestement été un plein succès, déplaçant légèrement l'orbite de Dimorphos autour de Didymos, mais impactant aussi celle de Didymos autour du Soleil.
L'astéroïde visé était Dimorphos, un petit astéroïde d'environ 160 mètres de diamètre, satellite de l'astéroïde (65803) Didymos situé dans la ceinture principale, et la mission a manifestement été un plein succès, déplaçant légèrement l'orbite de Dimorphos autour de Didymos, mais impactant aussi celle de Didymos autour du Soleil.
12/16 Avec nos capacités actuelles de détection, aucun objet suffisamment gros pour causer des dégâts significatifs n'a de chances de nous échapper (sachant que plus un objet est gros, plus il renvoie de la lumière et donc plus facilement on peut le détecter, ce qui pour le coup nous arrange). Mais détecter ne fait pas tout : si on trouve un objet qui nous fonce droit dessus, que fait-on ?
C'est là qu'on va remonter en 2022 et parler de la mission Dart, pour « Double Asteroid Redirection Test », soit en français « Test de déviation d'un astéroïde double ». L'idée est plutôt simple. Je vous ai dit que les comètes pouvaient nous foncer dessus parce qu'elles ont été déviées de leur trajectoire initiale par une collision ? Eh bien, on peut de la même manière déclencher une collision pour dévier un de ses objets de la route qui l'amène vers nous.
C'est là qu'on va remonter en 2022 et parler de la mission Dart, pour « Double Asteroid Redirection Test », soit en français « Test de déviation d'un astéroïde double ». L'idée est plutôt simple. Je vous ai dit que les comètes pouvaient nous foncer dessus parce qu'elles ont été déviées de leur trajectoire initiale par une collision ? Eh bien, on peut de la même manière déclencher une collision pour dévier un de ses objets de la route qui l'amène vers nous.
11/16 En utilisant des observatoires au sol et des télescopes spatiaux (on peut mentionner notamment NeoWise, initialement déployé sous le nom de Wise pour rechercher des exoplanètes, puis remis en service après la fin de sa première mission), on s'emploie donc à déterminer les trajectoires d'autant que possible d'objets du système solaire, et à calculer les probabilités d'impacts.
La plupart du temps, les risques d'impacts relayés dans les médias sont plus importants que ceux calculés en vrai. Ainsi, vous avez peut-être entendu parler de (99942) Apophis, un astéroïde géocroiseur qui passera au plus près de notre planète en 2029. Si les premières observations donnaient un risque non-négligeable de collision, il ne passera en fait qu'à plus de trente mille kilomètres de nous, donc une distance plutôt raisonnable.
La plupart du temps, les risques d'impacts relayés dans les médias sont plus importants que ceux calculés en vrai. Ainsi, vous avez peut-être entendu parler de (99942) Apophis, un astéroïde géocroiseur qui passera au plus près de notre planète en 2029. Si les premières observations donnaient un risque non-négligeable de collision, il ne passera en fait qu'à plus de trente mille kilomètres de nous, donc une distance plutôt raisonnable.
10/16 Mais nous avons aussi, et surtout, des gens dont le travail est de scruter le ciel pour identifier les menaces : en repérant autant que possible d'astéroïdes et de comètes et en calculant leur trajectoire, il est possible de savoir à l'avance à quel moment une collision risque de se produire, ce qui est déjà une première étape indispensable pour se protéger.
On pourrait considérer les gens dont c'est le boulot comme des super-héros de la vraie vie… en tout cas c'est ce que le nom de la branche dans laquelle iels bossent laisse entendre : on appelle ça la « défense planétaire », sur laquelle travaillent notamment l'ESA et la NASA.
On pourrait considérer les gens dont c'est le boulot comme des super-héros de la vraie vie… en tout cas c'est ce que le nom de la branche dans laquelle iels bossent laisse entendre : on appelle ça la « défense planétaire », sur laquelle travaillent notamment l'ESA et la NASA.
9/16 Et donc, nous venons de passer la moitié du thread à parler de la menace ; il est plus que temps de commencer à parler de comment s'en protéger. J'ai déjà mentionné que les planètes géantes, avec leur masse énorme et leur gravité importante, peuvent déjà dévier ou attirer certains objets. Jupiter avait ainsi disloqué une comète en 1994, comme mentionné dans l'autre thread.
Mais nous avons aussi la chance d'avoir un plutôt gros satellite, qui nous sert occasionnellement de bouclier : notre Lune est couverte de cratères d'impacts d'objets qui lui sont tombés dessus au cours de la vie de notre système, dont certains auraient pu sans elle tomber sur notre Terre. Il faut dire aussi que, sans air ni eau, notre Lune connaît très peu d'érosion, donc elle garde les marques de ces chocs bien plus longtemps visibles que notre planète.
Mais nous avons aussi la chance d'avoir un plutôt gros satellite, qui nous sert occasionnellement de bouclier : notre Lune est couverte de cratères d'impacts d'objets qui lui sont tombés dessus au cours de la vie de notre système, dont certains auraient pu sans elle tomber sur notre Terre. Il faut dire aussi que, sans air ni eau, notre Lune connaît très peu d'érosion, donc elle garde les marques de ces chocs bien plus longtemps visibles que notre planète.
8/16 Et donc ces comètes, avec leurs orbites très elliptiques, peuvent elles aussi croiser l'orbite de la Terre. On peut d'ailleurs s'en rendre compte assez facilement, car les comètes, avec leur dégazage, laissent plein de matière derrières elles. Quand la Terre arrive à un endroit où une comète s'est déjà trouvée (en tout cas par rapport au Soleil, voyez la conclusion du thread de la semaine dernière), elle va croiser tous ces débris.
On va donc avoir plein de poussières plus ou moins grosse qui vont pénétrer dans l'atmosphère et y brûler : c'est ce qui donne les « pluies d'étoiles filantes », comme les célèbres Perséïdes dont j'avais parlé dans le thread sus-mentionné. Ce phénomène est toujours très sympa… mais ça le serait beaucoup moins si on arrivait au mauvais moment et qu'on tombait sur la comète elle-même plutôt que sur ses débris.
J'allais vous mettre une image des Perséïdes ici, mais autant que je vous renvoie directement au pouet où je l'ai trouvée, pour les gens qui ne savent pas qu'on peut suivre l'APoD sur le Fédivers : https://reentry.codl.fr/@apod/statuses/01K2E9M9CN9ZCW71BHS6S0JCPD
On va donc avoir plein de poussières plus ou moins grosse qui vont pénétrer dans l'atmosphère et y brûler : c'est ce qui donne les « pluies d'étoiles filantes », comme les célèbres Perséïdes dont j'avais parlé dans le thread sus-mentionné. Ce phénomène est toujours très sympa… mais ça le serait beaucoup moins si on arrivait au mauvais moment et qu'on tombait sur la comète elle-même plutôt que sur ses débris.
J'allais vous mettre une image des Perséïdes ici, mais autant que je vous renvoie directement au pouet où je l'ai trouvée, pour les gens qui ne savent pas qu'on peut suivre l'APoD sur le Fédivers : https://reentry.codl.fr/@apod/statuses/01K2E9M9CN9ZCW71BHS6S0JCPD