Enfant de Babylone

Message 1, par Elzen

§ Posté le 01/11/2009 à 1h 55m 55

Enfant de Babylone, je le suis comme toi,

Du genre humain nous sommes, notre Histoire commence là,

La première de nos villes, glorieuse cité d'Uhr,

Et puis sa petite sœur, avec sa grande tour.

Nous apprîmes à écrire en ce lieu, en ce temps,

Nos plus vieux souvenirs y sont gravés dedans.


Enfant de Babylone, je le suis comme vous,

Au fond de moi résonne la légende d'Enkidû,

Gilgamesh est mon roi tout autant que César,

Et Socrate vient à moi par la porte d'Ishtar.

Vos cultures sont la mienne, de Càpac(1) à Bouddha,

C'est la richesse humaine, qui à nous tous échoit.


Enfants de Babylone, vous l'êtes autant que moi,

Quel que soit votre dieu, Yavhé, Aton(2), Allah,

Que vous en ayez deux, que vous n'en ayez pas.

Quelles que soient vos idées, vos fois, vos convictions,

Quels que soient vos trophées, quoi qui vous donne raison,

Du genre humain nous sommes, nous tous à l'unisson.


Enfants de Babylone, nous sommes qui que l'on soit,

Blanc ou rouge, noir ou jaune, cela ne compte pas :

De toutes les ethnies, toutes les ascendances,

Tant que nous sommes unis, vive nos différences !

Ceux qui sont étrangers n'en sont pas moins des nôtres,

Nous savons partager et nous ouvrir aux autres.


Enfants de Babylone, nous sommes sans mystère,

Embarqués tous ensemble depuis Thuban polaire(3),

Nous bâtissons l'avenir au gré de nos rencontres,

Dans les pleurs et les rires, nous construisons le monde.

Dans nos joies, dans nos vies, nous puisons le courage,

De nos peines et nos cris, nous devenons plus sages.


Mais enfant d'Avalon je me préfère parfois,

À l'écart, solitaire, bien loin de tout cela :

Toute cette foule d'hommes, c'est beaucoup trop pour moi.

Cette myriade de langues donne myriade de guerres,

Ils ne s'entendent pas, sauf à polluer la Terre,

Et à leur compagnie, j'aime mieux le désert.


Enfant de Babylone, je le suis cependant,

Et il faut accepter que les gens soient les gens.

Je peux prêcher, sans doute, et leur proposer mieux,

Tout au long de ma route, changer peut-être un peu,

Mais les laisserai sombrer s'ils se perdent d'eux-même,

Car mal gré que j'en ai(4), comme ils sont je les aime…


Enfant de Babylone et de sa multitude,

Comme enfant d'Avalon et de sa solitude.

Enfant de Babylone, voilà ce que je suis,

L'Amour et le Respect sont ce que j'ai choisi.

Enfants de Babylone, marchant à l'unisson,

Voilà ce que nous sommes et là où nous allons.


Envoyer une réponse